Manque de vision

Des actions concrètes. Une approche pragmatique. À partir des constats déjà connus. C’est ce que nous avait promis le premier ministre François Legault en lançant en juin son Groupe d’action contre le racisme. On pourrait traduire : pas le temps de niaiser. Pas le temps de poser le problème auquel on s’attaque, d’expliquer comment il opère dans la société, et comment les mesures proposées pourront altérer positivement cet état de fait.

François Legault, Nadine Girault et Lionel Carmant nous disent qu’ils ne veulent pas parler de racisme systémique. Mais ils ne disent pas non plus de quoi ils veulent parler, eux.

Sur les 25 « actions concrètes » du rapport du Groupe d’action, une douzaine peut se résumer à des campagnes d’information et d’éducation. On veut former les policiers, les enseignants, les employés de l’État et les jeunes en âge scolaire, sensibiliser les ordres professionnels, informer les propriétaires et les locateurs et développer une campagne de sensibilisation qui ne vise rien de moins que l’ensemble de la population — et même, de manière étrangement spécifique, l’industrie de la construction, et cette industrie seulement. Les former, les sensibiliser à quoi ? Le racisme, c’est mal ? Le racisme, tolérance zéro ? Mais encore ?

Est-ce qu’on formera à l’impact des biais cognitifs sur les processus décisionnels, ou est-ce que les recherches en psychologie menées de front notamment par l’Université Harvard seront aussi considérées comme dangereuses pour le « consensus » québécois ? Est-ce qu’on formera à la réalité des Premières Nations et des Inuits en parlant de la colonisation des territoires autochtones notamment par le gouvernement du Québec, ou est-ce que ce serait aussi faire le « procès » de la majorité francophone ? Il semble qu’on a balayé en avant, avec ce rapport, tout le débat qu’on souhaitait éviter. On réalisera bien, en tentant de le mettre en œuvre, qu’il est impossible de lutter contre le racisme sans poser d’abord ce qu’il est.

Par exemple, les auteurs du rapport souhaitent s’en prendre au profilage racial des corps policiers en interdisant une fois pour toutes les interpellations policières aléatoires. Il faudra désormais que les policiers interpellent un citoyen en se basant sur des « soupçons raisonnables » et des « faits observables ». Très bien. Alors, si un agent scanne les plaques d’immatriculation des hommes noirs qu’il croise au volant et interpelle tous ceux qui conduisent une voiture enregistrée au nom de leur conjointe ou de leur mère (comme c’est parfois le cas), s’agit-il là d’un « soupçon raisonnable » de vol ou d’une pratique raciste ? Si un corps de police se met à pratiquer plutôt le « profilage criminel » en associant la criminalité à des traits et à des comportements qui sont plus communs parmi les Noirs, les Autochtones et les Arabes, est-ce là du racisme, du profilage racial, une interpellation non aléatoire ?

Les questions posées ne relèvent pas de la conjecture: c’est déjà souvent ainsi qu’on opère le déni de profilage racial au sein des corps policiers, malgré tous les rapports qui condamnent de telles pratiques. Une action efficace contre le racisme dans les corps policiers est une mesure qui anticipe le naturel qui revient au galop au fil des réformes, enveloppé dans de nouveaux prétextes politiquement corrects, et qui prévoit comment contrecarrer ces pièges.

Avec ce rapport, on est loin du compte. On déclare que l’on veut « rendre l’évaluation des compétences par les ordres professionnels plus rapide et flexible », ce qui est répété par tous les partis politiques au pouvoir depuis des décennies. On n’explique pas comment, cette fois, on réussira. On veut « augmenter, d’ici cinq ans, le taux de présence des membres des minorités visibles au sein de l’effectif de la fonction publique ». On ne précise même pas quel taux on souhaite atteindre, d’ici ces cinq années, ni avec quelles mesures.

C’est avec la comparaison qu’on voit le mieux le peu de substance qui nous est présenté cette semaine. Imaginons un plan d’action contre les changements climatiques dont près de la moitié des mesures pourraient être résumées à de la sensibilisation et à de l’information des individus, où l’autre moitié ne contiendrait aucun objectif chiffré, où le gouvernement du Québec parlerait simplement « d’inciter » certaines entreprises à agir et où on ne définirait même pas les changements climatiques, sous prétexte que chaque environnementaliste que l’on a rencontré a défini la notion en ses propres mots, que les climatosceptiques existent et qu’il y a donc absence de consensus social sur ce dont on parle. Pourrait-on aussi imaginer, en 2020, un plan de lutte contre le sexisme et la violence faite aux femmes où l’on garderait secrète la liste des organismes et des expertes rencontrés, et qui n’annoncerait aucuns fonds publics pour les organismes qui mènent la lutte sur le terrain depuis des décennies ?

Pour plusieurs observateurs mal avisés, le rapport ne semblera pas si mal, au premier coup d’œil. Ce sera parce que nos standards en matière de lutte contre le racisme sont extrêmement bas — ce qui n’est pas nécessairement la faute de la CAQ. Le rapport Racisme au Québec : tolérance zéro n’est pas particulièrement plus faible que les documents fades auxquels les gouvernements libéraux qui ont précédé à M. Legault nous avaient habitués. C’est notamment que ceux-ci n’avaient rien à gagner, politiquement, à poser la question du racisme trop sérieusement : Montréal, où vit la majorité des personnes racisées, était considérée comme acquise, et on courtisait le vote francophone des régions.

Une CAQ plus ambitieuse pourrait chercher à convaincre des électeurs à l’extérieur de sa base actuelle. Ce n’est pas le choix qu’on a fait avec la stratégie annoncée cette semaine.

  

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68 commentaires
  • Serge Lamarche - Inscrit 15 décembre 2020 04 h 34

    Systématiquement

    Le racisme systémique est du racisme des gens dans le système, au fond. Le système n'est jamais vraiment raciste à moins d'avoir des lois ou règlements par écrit qui font du racisme. Comme la loi 21, par exemple.
    Alors la solution est effectivement d'éduquer les gens pour leur montrer que les autres races ne sont pas plus pire que notre race. Par exemple, montrer aux anglais que le français québécois est bien compréhensible par les français de France. Ou même montrer ceci aux français de France. Là je parle de racisme de langue pour ceux qui habitent dans l'ouest.
    Mais on a beau dire et faire, on veut toujours aider son groupe plus que les autres... ou moins nuire à son groupe que les autres groupes.
    Le racisme flagrant peut quand même être éliminé. Il suffit de tester les employés avec des races autres pour voir. Et mettre les racistes à la porte. Comme avec la loi 21, tiens! Haha!

    • Daphnee Geoffrion - Inscrite 15 décembre 2020 08 h 29

      Ce que vous décrivez est un phénomène biologique incontrôlable chez la plupart des humains de toute les races, plus on se ressemble culturellement et physiquement plus on a de la compassion et de l'empathie les uns envers les autres...
      Ça explique beaucoup de chose qui n'est pas du racisme mais une plus sélection naturel de nos alliés toujours dans le but de survivre...

    • Antoine Champagne - Abonné 15 décembre 2020 11 h 17

      Depuis quand la religion est une race? La loi sur la laicité souhaite la liberté de conscience des citoyens face à un travailleur de l'état en situation d'autorité. Toute les religions sont incluses dans cette loi.

    • Michel Thuot - Inscrit 15 décembre 2020 11 h 37

      Raciste la loi 21? Tu prends ça où toé? Quand nous avons sortie la religion catholique des écoles c'était du racisme? Quand on a enlevé les crucifix des salles de classe c'était du racisme aussi? L'Allemagne, la France, la Belgique et la Suisse sont racistes aussi pour avoir votées des lois beaucoup plus sévère que la nôtre? N'oubliez pas ma chère qu'en traitant cette loi de raciste vous nous traitez tous de racistes. 70% de la population qui sont pour cette loi n'est pas raciste chère dame. À votre place je me garderai une p'tite gêne. Mais si votre texte avait pour but de faire plaisir à madame Nicolas c'est gagné.

    • Cyril Dionne - Abonné 15 décembre 2020 12 h 12

      Bon, enchaînons. Si on pense changer les mentalités par des propositions, eh bien j’ai quelques à vendre pas cher. Mais on parle toujours de racisme au Québec alors que c’est la corruption qui est le plus grand mal. Ce qui gangrène la société québécois est la corruption systémique qui règne en maître partout et n’a pas de couleur d’épiderme. Ceci, des plus hautes sphères du pouvoir jusqu’à votre petit garage local. Le problème numéro un avec la police au Québec est la corruption. Vienne ensuite l’incompétence et le racisme.

      Enfin, pourquoi se demander qu’un groupe paramilitaire armé avec seulement une éducation du secondaire agit impunément sans restriction aucune? « Ben » oui, les cours de cégep sont considérés comme des cours du secondaire partout au Canada si vous prenez la peine de lire le cursus scolaire ou essayez de faire faire accréditer vos cours collégiales dans le ROC.

      Qui police la police? C’est la question qu’on doit posée. Enfin, ils peuvent accuser n’importe qui de n’importe quoi officieusement et obtenir des mandats de juge de paix frauduleux sans recourir aucune réprobation. On l’a vu avec un député de l’Assemblée nationale et pourtant les accusateurs n’ont jamais fait face à la musique. Et cela, c’est un cas médiatisé. C’est à se demander si un coupait les budgets de la police de moitié, il y aurait probablement 50% moins de crimes commis.

    • Serge Lamarche - Inscrit 15 décembre 2020 18 h 25

      J'ai reçu des commentaires disparates. La conclusion est simple: tous les gens qui ont du pouvoir ont aussi la possibilité d'en abuser. Une bonne proprotion en abusent. Des vérifications secrètes pourraient les révéler.

    • Jean-Charles Morin - Inscrit 15 décembre 2020 21 h 39

      "La conclusion est simple: tous les gens qui ont du pouvoir ont aussi la possibilité d'en abuser. " - Serge Lamarche

      ... et ceux qui ne sont jamais d'accord avec les décisions que les gens de pouvoir prennent auront beau jeu de dire que ces derniers abusent... à moins que ce ne soit les premiers qui abusent de leur droit de critiquer

      Madame Nicolas, en bonne militante, n'est pas contente de voir que le gouvernement n’adopte pas à la lettre sa méthode à elle et le vocabulaire spécieux qui va avec. C'est bien sûr son droit le plus strict mais ce genre de discours péremptoire et moralisateur finit pas lasser. Plutôt que de se répandre en procès d'intentions, elle serait mieux inspirée d'attendre pour pouvoir juger l'arbre à ses fruits.

    • Serge Lamarche - Inscrit 16 décembre 2020 19 h 39

      Très amusant m. Morin mais vous abondez dans mon sens en fait. La seule différence est de savoir ce qui est un abus. Il est certain que cette notion varie avec le temps puisque la plupart des us et coutumes d'autrefois appliquées aujourd'hui seraient de l'abus, même passable de prison.
      Le fait que mme Nicolas trouve que c'est insuffisant va faire accepter le plan gouvernemental plus facilement. C'est une goutte d'huile dans la mécanique. Pas un abus de critique.

  • Roger Gobeil - Inscrit 15 décembre 2020 05 h 51

    Pas encore contente !

    Madame Nicolas est facile à prévoir... elle n'est pas encore contente! J'ai bien l'impression qu'elle ne le sera jamais. Il lui reste une chose à faire... se présenter aux prochaines élections et se faire élire au pouvoir. En attendant, je vais appuyer Legault et son comité contre le racisme dans leurs actions concrètes.

    • Guy Milette - Abonné 15 décembre 2020 08 h 21

      Je comprends votre réaction. Mais il faut quand même souligner que certains de ses arguments prêtent à réflexion. Une critique peut permettre de faire évoluer les choses, ne trouvez-vous pas?

    • Roxanne Deslongchamps - Abonnée 16 décembre 2020 00 h 08

      Je lui suggère plutôt de changer de pays. Elle n'aime visiblement pas le Québec.

    • Christian Roy - Abonné 16 décembre 2020 11 h 16

      @ Mme Deslongchamps,

      Bien au contraire, madame, je considère que madame Nicolas "aime" le Québec pour y démontrer autant d'intérêt et partager avec l'ensemble des citoyens sa critique sociale. Je dirais même qu'elle croit au pays... et à ce que l'on peut en tirer de meilleur. Prenons le temps de revenir aux arguments présentés. On y trouve matière à réflexion.

    • Joane Hurens - Abonné 16 décembre 2020 13 h 05

      “On verra” comme aime bien dire ce cher Legault. À la lumière des initiatives entreprises ailleurs pour améliorer l’intégration de groupes mis en minorité pour des raisons historiques, sociétales ou systémiques, il est impératif de rester vigilants et de ne pas se contenter de demi-mesures.

      Prenons l’exemple de la présence des francophones dans la Fonction publique fédérale. Dans les années 70, un programme de dotation (POC), programme d’orientation de carrière, dévolu strictement aux diplômés francophones leur a permis d’accéder à des postes importants avec comme objectif de modifier le visage unilingue anglais de la fonction fédérale d’alors. Une génération plus tard, sans programme proactif de dotation, la force du nombre et du système a tôt fait de nous ramener aux années 60 et à une sous-representation des francophones dans des secteurs-clés de l’appareil gouvernemental.

      Il fallait entendre les plaintes des fonctionnaires anglophones de l’époque criant à l’injustice et exprimant des opinions ressemblant à ce que l’on peut lire dans cette section des commentaires.
      Tout ça pour dire que pour changer une culture organisationnelle, ça prend des coups de barre importants. Se contenter de mesures molles sans objectifs précis aura peu d’effets concrets sur la réalité des groupes visés et contribuera à exacerber les tensions. Sans compter la perte considérable de l’apport que les membres des communautés visées ne manqueraient pas de fournir à la richesse collective.
      La force d’inertie du nombre et des habitudes est implacable si on la laisse faire. C’est ce que madame Nicolas tente de démontrer. C’est un phénomène que nous devrions comprendre comme québécois francophones noyés dans une mer de plus 350 millions d’anglophones.

  • Denis Grenier - Abonné 15 décembre 2020 05 h 53

    Encore une belle promesse ?

    Les maisons d'hébergements pour femmes violentés devaient recevoir des millions à se répartir vu la période du manque de logement à louer et le confinement. La promesse s'est révélé n'être qu'une promesse après quelques mois.
    Vous nous avertissez de ce qu'il faudra surveiller, voire dénoncer. S'agit-il d'une manoeuvre de relation publique gouvernementale cette fois-ci ?
    Nous gagnons du temps à vous lire.

  • Michel Leduc - Abonné 15 décembre 2020 07 h 31

    Qu'est-ce que le racisme?

    Critiquez c'est bien dans l'ordre des choses. Vous critiquez le plan mis de l'avant. Dans votrre argumentation, on cherche pourquoi au juste? Vous n'êtes pas clair contrairement au plan du gouvernement? Commencez donc par définir pour vous ce qu'est le racisme, de façon claire et précise. Est-ce que l'ajout du mot systémiique vous aurait satisfait? Est-ce que l'ajout de ce mot change tout? Si oui, pouquoi? Soyez claire et n'essayez pas de bifurquer vers une critique qui ne dit pas ce qu'ellle veut dire par besoin de critiquer.

    • Céline Delorme - Abonnée 15 décembre 2020 09 h 54

      Mme NIcolas est fidèle à elle-même, elle dit les questions et les réponses et est contre tout. Elle sait déjà que le futur rapport suivra des standards "extrêmement bas."
      Aujourd'hui, au moins elle donne un exemple pratique du racisme systémique qui aide à comprendre son point de vue: Des policiers qui scannent l'immatriculation de voitures avant des les arrêter, pour identifier son propriétaire, c'est du racisme! Ce n'est pas pour connaître s'il s'agit d'un dangereux criminel recherché, ou une alerte Amber, et prendre leurs précautions. Non c'est du racisme, point.
      On apprend des choses très surprenantes dans Le Devoir. J'aurais dû savoir que j'étais victime de racisme les quelques fois dans ma vie où j'ai été interpellée en auto pour une infraction routière: les policiers savaient déjà mon nom avant de me parler... Ils avaient donc scanné mon immatriculation....Quel racisme de leur part, c'était sûrement pcq je suis une blanche francophone.

    • Daphnee Geoffrion - Inscrite 15 décembre 2020 14 h 49

      À Mme.Delorme..
      Excellent, vous m'avez bien fait rire!

    • Marc Therrien - Abonné 15 décembre 2020 16 h 48

      Madame Delorme,

      Vous nous illustrez là un merveilleux exemple de ce qu’est la mauvaise foi. Je ne peux croire que vous ne comprenez pas ce qu’est le profilage racial. Être arrêtée suivant une infraction au code de la route n’a rien à voir avec une interpellation policière aléatoire. Pouvoir se moquer de façon aussi cavalière d’une situation pénible vécue par une personne de couleur noire que vous n’êtes pas susceptible d’éprouver vous-même, c’est un peu ça le privilège blanc.

    • Céline Delorme - Abonnée 16 décembre 2020 17 h 06

      M Therrien,
      Mon commentaire d'adresse à Mme Nicolas uniquement, avec ironie, et non aux personnes noires en général. Car Mme Nicolas semble incapable de s'expliquer clairement dans aucun de ses commentaires, malgré qu'on lui offre un poste privilégié pour diffuser sa pensée, si pensée il y a. Le seul exemple pratique de racisme québécois donné ici est que les policiers devraient cesser de "scanner" les immatriculations de voitures avant de les arrêter... Vraiment, c'est sérieux?
      Ce ne serait pas une pratique des policiers de toute origine et dans tous les pays?

      Je ne me moque pas des noirs en général. Je suis tout à fait anti raciste. Vous devez savoir que les personnes racistes sont fières de l'être, ils s'en vantent eux-mêmes, Ils ne le nient pas, et ne sont pas insultées qu'on les traite de raciste.
      Comme le dit M Leduc, ci-haut, à Mme Nicolas:
      "Commencez donc par définir pour vous ce qu'est le racisme, de façon claire et précise. Est-ce que l'ajout du mot systémiique vous aurait satisfait? Est-ce que l'ajout de ce mot change tout? Si oui, pouquoi? Soyez claire et n'essayez pas de bifurquer vers une critique qui ne dit pas ce qu'ellle veut dire par besoin de critiquer."

  • Martin Lepreux - Inscrite 15 décembre 2020 07 h 44

    Madame est une experte?

    La journaliste est à l'image des médias sociaux, une pseudo experte instannée.

    Le rapport possède des recommandations. Le débat sur semantique est futile. Les partisans de cette idéologie n'offre rien de concret.

    Puisque nous avons été conquis par la couronne britannique, allons-nous demander le retrait de tout les signes de la morpnarchie? Cela heurte ma sensibilité...

    • Pierre Robineault - Abonné 15 décembre 2020 12 h 20

      Tout à fait d’accord avec vous, monsieur Lepreux. Mais il ne faut pas oublier la connivence évidente du Devoir devant elle, c’est du moins l’impression que j’en ai aujourd’hui. Elle a droit en ce jour, avec de tels propos récurrents, à une demi-page entière en format papier et pleine largeur. On la met en vedette, et ça ne peut pas se faire sans motif .