L’Assemblée bien-pensante

Tout le monde était ravi d’apprendre que le premier ministre Legault est un amateur de lecture, qui est en effet un grand plaisir de l’existence. Il faudrait cependant être naïf pour penser que sa liste n’a pas été révisée avec soin par ceux qui sont chargés de veiller à son image. Ici comme ailleurs, quand il s’agit du chef du gouvernement, rien n’est laissé au hasard.

Il a voulu envoyer un message en y inscrivant le livre de Mathieu Bock-Côté, L’empire du politiquement correct. Cela plairait certainement à ses électeurs, parmi lesquels le sociologue chroniqueur vedette compte de nombreux admirateurs. Cela signifiait aussi que lui-même n’entendait pas se soumettre aux diktats de la bien-pensance. M. Legault aurait parfois intérêt à tourner sa langue sept fois avant de parler, mais les Québécois apprécient généralement sa candeur.

Il a aujourd’hui une magnifique occasion de démontrer son indépendance d’esprit et de réparer du même coup une injustice flagrante sur laquelle ses prédécesseurs ont préféré fermer les yeux depuis deux décennies. Le 14 décembre, il y aura vingt ans que l’Assemblée nationale a cloué Yves Michaud au pilori pour un crime qu’il n’avait pas commis. Tout le monde le sait, mais personne n’ose lui donner réparation, de peur de replonger dans la controverse.

Avec le député caquiste de Montmorency, Jean-François Simard, M. Legault est le seul parlementaire encore en poste qui était assis au Salon bleu quand la motion de blâme condamnant M. Michaud a été adoptée à l’unanimité. Il était ministre de l’Éducation dans le gouvernement Bouchard à l’époque et membre du comité des priorités. Il ne peut pas ne pas savoir que le gouvernement dont il faisait partie a cautionné une saloperie, trop heureux de se débarrasser d’un homme qui aurait été un fauteur de troubles s’il avait été élu député de Mercier.

  

Quand on sait à quel point un mot ou même une simple virgule peuvent servir de prétexte pour s’opposer à une motion présentée par l’opposition, il demeure sidérant que tous les députés péquistes aient dénoncé à l’unisson et sans la moindre vérification les propos prétendument antisémites qu’un député libéral l’accusait d’avoir tenus lors de sa participation aux États généraux sur la situation et l’avenir de la langue française au Québec. Il est vrai que certains élus sont très heureux que la ligne de parti les dispense de s’informer et de réfléchir.

L’ancien député du Parti Égalité Robert Libman, devenu entre-temps président de la section québécoise de l’organisme juif B’Nai Brith, n’avait certainement aucune raison de se porter à la défense de M. Michaud, qui l’avait qualifié de « zélote partitionniste » et lui reprochait d’avoir demandé à Lucien Bouchard de bloquer sa candidature à l’investiture péquiste dans Mercier. M. Libman a pourtant déclaré que la déclaration de M. Michaud avait été « déformée de façon incroyable ». En réalité, ce dernier s’était plutôt dit admiratif de la détermination du peuple juif, qu’il donnait en exemple aux Québécois.

L’article 4 de la Charte québécoise des droits et libertés de la personne stipule que « toute personne a droit à la sauvegarde de sa dignité, de son honneur et de sa réputation ». On s’attendrait à tout le moins à ce que les parlementaires donnent l’exemple. Même en retenant l’hypothèse d’une crampe au cerveau collective, l’Assemblée nationale a eu de multiples occasions de s’amender. Elle s’y est toujours refusée, préférant se réfugier derrière l’immunité que lui confère la loi.

  

Le juge Jean-Louis Baudoin, de la Cour d’appel, avait souligné l’« étrange paradoxe » dont M. Michaud était la victime. « Pour préserver la démocratie parlementaire, et donc la libre circulation des idées, le Droit à l’époque des chartes et de la prédominance des droits individuels permet qu’un individu soit condamné pour ses idées (bonnes ou mauvaises, politiquement correctes ou non, la chose importe peu), et ce, sans appel, et qu’il soit ensuite exécuté sur la place publique sans, d’une part, avoir eu la chance de se défendre et, d’autre part, sans même que les raisons de sa condamnation aient préalablement été clairement exposées devant ses juges, les parlementaires. Summum jus, summa injuria, auraient dit les juristes romains ! »

M. Michaud est un iconoclaste qui a toujours eu le don de déranger, en particulier ceux qui voyaient dans la promotion du français un facteur irritant. En 1969, il a été le premier député à démissionner pour protester contre la loi 63, qui consacrait le libre choix de la langue d’enseignement. Si on craignait tant de le voir élu dans Mercier, c’est précisément parce qu’il dénonçait la procrastination du gouvernement Bouchard dans le dossier linguistique. En réalité, on l’a ostracisé parce qu’il a trop voulu défendre sa langue.

M. Legault, qui prétend aujourd’hui redresser la situation, devrait se faire un point d’honneur de réparer le tort qui a été fait à M. Michaud. Même le PLQ, qui dit vouloir renouer avec son passé nationaliste, trouverait là une belle occasion d’en faire la démonstration. D’ailleurs, peu importe leur allégeance politique, tous les parlementaires se grandiraient en faisant œuvre de justice.

77 commentaires
  • Serge Trudel - Inscrit 8 décembre 2020 00 h 24

    On verra

    Voilà, avec la plus grande des certitudes, la réponse à laquelle il faut s'attendre de notre cher premier ministre!

  • Jean-Charles Morin - Inscrit 8 décembre 2020 00 h 34

    Les masques vont enfin tomber.

    Monsieur David, le premier ministre n'a pas inclus vos chroniques dans sa liste de lectures mais il est certain qu'il vous lit assidûment et qu'il aura pris bonne note de ce que vous dites aujourd'hui.

    C'est la raison pour laquelle le 14 décembre prochain, vingtième anniversaire de l'ostracisme ignoble du citoyen Michaud par une Assemblée nationale de suiveux de la ligne de parti, les masques vont enfin tomber et nous saurons enfin si François Legault aura le courage de s'assumer comme nationaliste et francophone en faisant ce qui doit être fait pour que l'Assemblée nationale répare enfin sa faute.

    • Claude Bariteau - Abonné 8 décembre 2020 08 h 59

      M. David invite les parlementaires à faire acte d’humanité 20 ans après un vote le 14 décembre 2000 qui les déshonora et déshonora l’Assemblée nationale du peuple québécois. M. Morin, l'enjeu est là.

      Ce vote s’est exprimé sur la proposition des députés Lawrence S. Bergman et André Boulerice, un élu libéral de D’Arcy-McGee et un élu péquiste de Sainte-Marie-Saint-Jacques.

      Elle invitait l'Assemblée nationale à dénoncer « sans nuance, de façon claire et unanime, les propos inacceptables à l'égard des communautés ethniques et, en particulier, à l'égard de la communauté juive tenus par Yves Michaud à l'occasion des audiences des états généraux sur le français à Montréal le 13 décembre 2000. »

      Son contenu ne traite pas lde a candidature de M. Michaud dans Mercier, mais ses propos aux États généraux sur la situation de l’avenir et de la langue française au Québec à l’occasion desquels il fit écho à l’admiration du chanoine Groulx envers le peuple juif, soutint que ce peuple n’est pas le seul à avoir souffert et nota avoir décelé dans des bureaux de votation un rejet de ce que nous sommes, à tout le moins une incompréhension de ce qu’on leur a dit.

      Présentée le lendemain, cette proposition invite à l’unanimité, forçant alors un vote sur des propos pourtant nuancés alors définis inacceptables à l’égard des communautés ethniques, en particulier de la communauté juive.

      Du coup, cette proposition devenait explicitement un vote de désaveu à l’égard de «votes ethniques» que M. Parizeau identifia, en plus de l’argent, pour expliquer la défaite de 1995.

      Il en ressortit que l’Assemblé nationale s’excusa explicitement d’avoir proposé un projet inclusif de «souveraineté partenariat».

      Corriger cet impair fera plus que réhabiliter M. Michaud. Ça aura pour incidence de revaloriser la démarche démocratique qui anime le peuple québécois pour se doter d'outils à son développement, dont la création d’un État indépendant.

      C'est tout à fait approprié.

    • Jean-Charles Morin - Inscrit 8 décembre 2020 09 h 53

      Merci pour ces précisions, Monsieur Bariteau, qui définissent parfaitement les enjeux en ce moment sur la table. Puisse notre premier ministre en tenir compte et faire son devoir.

    • Pierre Desautels - Abonné 8 décembre 2020 13 h 59


      @Claude Bariteau

      Bien dit, Monsieur Bariteau. Les combats pour le français et pour l'indépendance étant interreliés à cette époque, les fédéralistes et leurs complices Lucien Bouchard et Jacques Brassard (qui a refusé plus tard de s'excuser) pouvaient faire d'une pierre deux coups. Malgré tout, Paul Bégin, un homme d'honneur, réussit en 2011 à réunir 51 signatures d'excuses de députés et ex-députés, tous péquistes, qui avaient appuyé la motion Charest-Bouchard.

      Un an plus tôt, en 2010, Pauline Marois avait refusé la motion d'Amir Khadir pour la réhabilitation d'Yves Michaud, préférant s'en tenir à des changements de procédure à l'Assemblée nationale. Du côté des libéraux, en 2011, maintien de la ligne dure: " Le dossier est clos et il n'y a pas lieu de présenter des excuses, a tranché le leader parlementaire et ministre de la Justice, Jean-Marc Fournier." Il ne faut donc pas avoir trop d'attentes pour un vote unanime à Québec.

    • Jeanne M. Rodrigue - Abonnée 9 décembre 2020 09 h 30

      Soulignons que parmi les signataires d'excuses de députés et ex-députés s’y trouvait également celle d’André Boulerice à l’origine, avec M. Lawrence Bergman, de cette motion de blâme.

      Si rien n'est fait pour effacer cette condamnation unanime de l’Assemblée nationale, cette «saloperie» (M. David) qu’est Charest-Bouchard (Bergman-Boulerice) du 14 décembre 2000, cette motion passera dans les annales de l'histoire du Québec comme un exemple flagrant d’une infamie parlementaire.

      Les six anciens premiers ministres (quatre péquistes, deux libéraux) qui signent aujourd’hui une lettre pour la défense de la loi 101, oseront-ils demander l’ouverture de ce litige qui dure depuis trop longtemps et qui risque - si ce n’est déjà fait - de salir indubitablement non seulement la réputation de M. Michaud mais par ricochet celle du Québec tout entier?

  • Nadia Alexan - Abonnée 8 décembre 2020 02 h 09

    «Celui qui cautionne la bassesse politique n'est pas opportuniste, il est complice.»

    Effectivement. L'on a sacrifié la réputation de monsieur Yves Michaud au nom de la rectitude politique et la bien-pensance. Honte à l'opportunisme de nos politiciens.

    • Jean-Yves Arès - Abonné 8 décembre 2020 13 h 11

      l faut lire l'appel de Joseph Facal à corriger cette injustuce fait à un hônnete homme. D'autant que M. Facal a lui-même voté pour cette motion d’urgence. Il décrit très bien tout le contexte de cette précipitation qui appel à voter comme un suiveux, sans vraiment savoir de quoi que ce soit sur le sujet. Et surtout pas de prendre le temps de réfléchir !

      https://www.journaldequebec.com/2020/12/01/affaire-michaud-retrouver-notre-honneur-perdu

    • Serge Pelletier - Abonné 8 décembre 2020 22 h 30

      M. Arès, depuis quand un député possède-t-il une faculté de réflexion... La même chose pour les ministres actuels. À tous les jours des scandales éclatent mettant en cause le GV-Q-Legault. Aujourd'hui, le peuple du Québec est bien chanceux, car il n'y en a que trois qui sont resortis des paniers... Et que dit le cher homme de P-M... "C'est la Loi qui n'est pas bonne, on va la changer", et autres arguties du même genre...
      Quand à Joseph Facal, bien que chaleureux par ses propos en ondes et écrits dans le Journal de MTL, n'en demeure pas moins l'un de ceux qui a fait passé ses intérêts propres et de carrière avant toute "réflexion" sur ce fait.

  • Serge Pelletier - Abonné 8 décembre 2020 02 h 40

    Ouais!

    Vous avez parfaitement raison M. David, mais le Legault va-y-il le faire rapidement, très rapidement même. Il ne faut omettre que M. Michaud n'est pas très jeune.

    Même l'Affaire Dreyfus n'a pas pris autant de temps avant que le capitaine Dreyfus soit totalement innocenté et jouisse une réhabilitation totale... Pourtant, le capitaine avait contre lui toute la haute hiérarchie militaire qui persistait dans le mensonge, les fourberies, et autres moyens...

    Par ailleurs, ce cas illustre très bien la nullité absolue du nombre, toujours grandissant d'aiileurs, des députés se trouvant à l'Assemblée nationale (actuellement au nombre de125). Notez que cela s'applique (pour le nombre) aussi pour les échevins des ville de Montréal, de Laval, etc.). À quoi bon avoir un ramassis de bénis oui-oui, si ce ramassis est juste et uniquement un faire-valoir des volontés du P-M...

    Être un béni oui-oui a été très utile à Legault... Il est demeuré ministre dans le cabinet Bouchard, puis dans le cabinet Landry... Aujourd'hui, il gère le Québec, comme il l'a appris: "un bon député doit être un béni oui-oui docile et obéissant". Qu'il en profite pour déposer lui-même la notion de correction de cette injustice flagrante... Quand à Lucien Bouchard, le Père Fouettard, il mériterait une notion de blâme pour avoir menti et manipuler l'Assemblée nationale dans cette affaire là. Ce serait un juste retour des choses.

    Actuellement, la seule chose que nous voyons se porte sur les larmes de crocodiles de ces messieurs dames de l'Assemblée nationale...

    • Nicole D. Sévigny - Abonnée 8 décembre 2020 09 h 23

      Suis d'accord avec vous...! Trop longtemps que cette injustice dure.!..Et, j'appuie votre "motion"** de blâme à l'adresse de Lucien Bouchard.
      (**La faire paraître dans tous les journaux . Oyé, Oyé ...)
      (** Il faudrait "y" ajouter les noms de tous les députés qui étaient présents à l'AN lors de cette "noire" journée du 14 décembre 2000..)
      Une colonne vertébrale ça ne s'achète pas.. On en a une ou on n'en a pas.

    • Claude Bariteau - Abonné 8 décembre 2020 13 h 57

      M. Pelletier, vous oubliez M. Charet, alias M. Canada, devenu chef du PLQ l'opposition, qui s'empressa à inviter le PM Bouchard à procéder à ce vote historique, ce qu'il fit avec l'appui du Vice-PM Landry.

    • Serge Pelletier - Abonné 8 décembre 2020 16 h 00

      M. Bariteau, êtes-vous un flagonnaire au service de la CAQ. Vous n'avez de cesse qu'a crié l'indépendance. Vous aimeriez être sous l'irresponsabilité crasse de nos fourbes et retors députés. Que grand bien en fasse. Moi personnellement, j'étais pour "l'indépendance dure" en 80, puis en 95. Nous avions des chefs péquistes qui se tenaient debout et ne s'étaient entourer de racailles. Malheureusement, depuis Parizeau, la situation a bien changé... et ne cesse d'empirer.
      Charest (PLQ) et Landry (PQ) sont des carriéristes, et des menteurs exactement comme le manipulateur actuel.
      Madame Sévigny soulève un excellent point... Il faut le nom de toute la gang des députés qui étaient là. Mais en omet un tout aussi important, même plus important... Le nom de chacun des chums à Bouchard qui étaient sa garde raprochée.
      C'est comme la gang actuelle de chums d'obséquieux professionnels de Legault... Tous dans l'ombre... Mais toujours entrain de faire des maguouilles. Nous connaissons l'un d'entre-eux un dénommé Arruda. Il serait très plaisant de leur voir la face lors des points de presse pour expliquer pourquoi ils recommandent des ci et des ça à leurs boss respectifs... Arruda avec des pseudos spécialistes scientifiques, et Legault avec ses petits copains du cabinet politique... Les journalistes professionnels pourraient ainsi se "lâcher losse" en les cuisinant... Et le peuple bien rire des pitreries de réponses de ces chers...

  • Jean Tardif - Abonné 8 décembre 2020 03 h 29

    Tombé au champ du déshonneur

    Fier et ardent serviteur de l'État québécois, militant infatigable de la cause du français dont il a fait un usage souvent brillant, polémiste redoutable qui n'a jamais hésité à pourfendre les lâchetés, Yves Michaud a été la victime - loin d'être la seule hélas ! - d'une vindicte scandaleuse de Lucien Bouchard qui n'a pas hésité dans ce cas à violer le principe à la base du droit qui exige l'établissement et la vérification des faits avant toute condamnation.
    Le commentaire du juge Beaudoin devrait conduire l'Assemblée nationale à rétablir l'honneur de ce citoyen, condamné sans cause et sans procès, avant qu'il ne passe l'arme à gauche. Un geste qui témoignerait de son respect pour la vérité et pour le respect des citoyens qu'elle est censée représenter dignement.

    • Serge Pelletier - Abonné 8 décembre 2020 09 h 33

      M. Tardif, et le Bouchard, alors premier ministre, en question était et est encore un avocat. Cela donne une idée du pevertissement d'une certaine proportion des membres du Bareau.

      "Summum jus, summa injuria":" Cet adage, attribué à Cicéron, signifie que « l'application excessive du droit conduit à l'injustice » et constitue, sans doute, le tempérament d’un autre adage : dura lex, sed lex.

      Selon Portalis lui-même, « une excessive rigueur dans l'administration de la justice aurait tous les caractères d'une tyrannique oppression : summum jus, summa injuria. Le bien se trouve entre deux limites ; il finit toujours où l'excès commence » (Fenet, t. XIV, p. 123).

      Le droit offre donc des moyens d'empêcher les excès que pourrait permettre une application mécanique de la règle de droit. Parmi ces mécanismes correcteurs, on peut citer l'équité. Le droit poussé trop loin est une injustice souveraine". (dictionnaire Dalloz - droit)

      Notez aussi que " Le pervertissement d'un groupe politique n'est parfois dû qu'à son seul leader, et à la faiblesse de ceux qui le suivent." (dictionnaire de français). Et Legault était alors ministre.

    • Jean-Charles Morin - Inscrit 8 décembre 2020 09 h 57

      À ce que je sache, Lucien Bouchard est l'un des rares protagonistes francophones à ne pas s'être excusé de sa conduite en ce jour fatidique il y a maintenant bientôt vingt ans.

      Ce n'est pas à son honneur, bien au contraire.Cela le rapetisse terriblement et ternit à jamais son image.

    • Denis Langlois - Abonné 8 décembre 2020 11 h 22

      et la médaille du Québec pour sa constante défense de notre langue...

    • Jean-Yves Arès - Abonné 8 décembre 2020 13 h 16

      Intéressant adage M. Pelletier, d'Autant qu'il est attribué à un homme qui véçu avant l'an 1 de notre calandrier, mais fait toujours plein de sens !