Le dieu Cronos

Lundi, les Français commémoraient les 50 ans de la mort du général de Gaulle. Pendant que le temps suspendait son vol à Colombey-les-Deux-Églises, la saga électorale américaine suivait son cours. L’espace d’un instant, on était tenté de se demander ce que le fondateur de la France moderne aurait pensé du cirque médiatique qui est devenu notre quotidien.

Nul doute que le Général serait étonné de voir un président s’accrocher au pouvoir, lui qui le quitta sans même qu’on lui montre la porte après avoir simplement perdu un référendum. Contrairement à ce que pensait Roosevelt, qui le prenait pour un dictateur, de Gaulle respectait trop le peuple pour lui faire la leçon. « Pourquoi voulez-vous qu’à 67 ans, je commence une carrière de dictateur ? » avait-il dit avec ironie lors de son retour au pouvoir en 1958.

Donald Trump devrait méditer cette boutade. Mais le fondateur de la Ve République serait encore plus étonné de constater qu’à notre époque, ce ne sont plus les présidents qui censurent la télévision, mais la télévision qui censure les présidents. On sait que, dans les années 1960, le ministre de l’Information Alain Peyrefitte relisait le texte du journal télévisé de 20 heures avant sa diffusion. Soixante ans plus tard, la censure n’a pas disparu. Elle est même en recrudescence.

Le 5 novembre 2020, le cadavre de la 45e présidence n’était pas encore tiède que CBS, MSNBC et Fox News n’hésitaient pas à censurer brutalement Donald Trump. En direct sur CNN, le journaliste Anderson Cooper le traita même de « tortue obèse renversée sur le dos qui se débat sous le soleil brûlant et qui comprend que son heure est venue ».

On peut trouver la presse d’hier trop sage. Mais a-t-on idée du tremblement de terre médiatique que représente la censure d’un président par une presse devenue toute-puissante et convaincue de son bon droit ? Aux dernières nouvelles, Donald Trump n’était-il pas un président en exercice élu en 2016 démocratiquement et qui a même obtenu en 2018 une majorité au Sénat ? Sans compter que, ce soir-là, son sort était loin d’être joué.

On nous dira qu’il mentait. La belle affaire ! Si demain le mensonge politique devait être censuré avec autant de zèle, il y a fort à parier que CNN mettrait la clef sous la porte. Personne n’avait songé à censurer Hillary Clinton en septembre 2019 lorsqu’elle avait déclaré que Trump était « un président illégitime ». Ni l’ancien président démocrate Jimmy Carter qui soutenait en juin 2019 que « Trump n’avait pas remporté l’élection en 2016 ». Ce dernier avait-il plus de preuves que Trump n’en a aujourd’hui pour affirmer que les Russes l’avaient porté au pouvoir ? Que penser aussi de cette candidate démocrate au poste de gouverneur de la Géorgie, Stacey Abrams, qui déclara en 2018 que l’élection lui avait été « volée » ? En réalité, la plupart des démocrates n’ont cessé pendant quatre ans de pratiquer le même déni que Donald Trump en faisant comme si l’élection de 2016 n’avait jamais existé.

L’entêtement du personnage n’est pas une surprise. Le président fait aujourd’hui ce que l’homme d’affaires a toujours fait. Ce négociateur à la dent dure a toujours multiplié les actions en justice. Sa fortune s’est construite avec des armées d’avocats. Dans un livre paru en 2004, Think Like a Billionaire, il se riait des banquiers qui lui prêtaient de l’argent et conseillait à ses lecteurs de « toujours contester les factures ».

Ce n’est pas la première fois qu’un président sortant refuse de collaborer avec son successeur. En 1932, en pleine crise bancaire, Herbert Hoover avait ainsi boudé Franklin Roosevelt. Mais les institutions ont toujours été les plus fortes. Malgré la petite musique de « coup d’État » que serine une certaine presse, on cherche encore les milices prêtes à monter sur Washington pour s’emparer du Capitole. On pourrait même s’étonner du calme qui a marqué cette élection serrée qui, outre les célébrations d’usage, n’a été suivie ni de grandes réjouissances ni de grandes protestations. Comme si la majorité des Américains ne participait pas à cette hystérisation de la vie politique qui, dans certains milieux, semble devenue une drogue dure.

Le narcissisme de Donald Trump n’a eu d’égal que celui des médias qui n’ont cessé de lui donner la répartie. Comme si, pour ces générations qui n’ont connu ni la guerre ni la famine et qui ont grandi bercées par ces jeux et ces livres « dont vous êtes le héros », l’occasion était trop belle de se rejouer les années 1930.

Le théâtre était planté. D’un côté, un fascisme d’opérette jamais à court de déclarations fracassantes. De l’autre, une presse justicière imbue de sa supériorité morale et qui réagit au quart de tour comme si elle se rêvait en redresseur de torts. Imagine-t-on Pierre Nadeau, Bernard Derome, Walter Cronkite ou Patrick Poivre d’Arvor censurer les paroles d’un président ? Ou se mettre à pleurer en direct un soir d’élection comme l’a fait le commentateur Anthony Kapel Jones sur CNN ?

On dit que, comme le dieu Cronos, la Révolution mange ses propres enfants. Il y a une ironie tragique à voir aujourd’hui l’univers médiatique censurer sa propre créature.

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62 commentaires
  • Étienne Borella - Abonné 13 novembre 2020 05 h 58

    Excellente mise en perspective

    Je suis souvent éclairé par les chroniques de Christian Rioux. Mise en perspective, contre-pied des discours dominants ou à la mode, intelligence et clarté des démonstrations, M. Christian Rioux, vous portez haut le flambeau du journalisme !

  • Richard Maltais Desjardins - Abonné 13 novembre 2020 06 h 09

    Entre narcissiques, on se comprend

    Très bel exercice d'introspection de la part de monsieur Rioux. Il n'allait quand même pas rater son tour pour pousser son air d'opérette dans les décors d'opérettes où il aime se faire voir.

    Anthony Kapel Jones, c'était pas le soir de l'élection. On n'en est pas à ces détails près quand on veut étaler son mépris.

    • Françoise Labelle - Abonnée 13 novembre 2020 09 h 33

      Ajoutez un J'aime, Richard.
      Entre un Herbert Hoover, issu de la classe populaire, qui s'est battu pour ses vrais diplômes en génie (le vrai) et a construit sa fortune lui-même et l'héritier Trump protégé par Pôpa Fred, il y a une très grosse marge que seule l'gnorance peut franchir.
      Pour Hoover, le gouvernement pouvait aider les pauvres. Il a mis en place des réformes sociales et économiques reprises par Roosevelt. Trop timides, comme l'ont été celles de Roosevelt au début. Hoover a fait deux erreurs: des tarifs et l'austérité en récession, comme le PLQ après 2008.
      Quant aux mensonges politiques, on n'est plus dans le même univers avec Trump: on est plutôt dans la théorie de l'inflation d'Allan Guth.

      L'accusation de narcissisme des médias vaut peut-être pour la France où la gauche dite «ultra» a donné lieu à la guignolesque poursuite de l'anar Julien Coupat à Tarnac, avec la diffusion des fadaises gouvernementales par les médias. Aux USA, à part CNN, Fox, NYT et Wapo, il y a plein d'autres sources comme le républicain Bulwark, l'Atlantic, Politico, NewYorker, Harper's, LA Times, The Nation, DemocracyNow, etc. Du côté trumpien, le National Enquirer (people et cancans). La censure d'appels à la sédition n'a rien de surprenant.
      Bezos, propriétaire du Washington Post, avait appris à Trump qu'il n'avait aucune influence sur «ses» journalistes.

    • Cyril Dionne - Abonné 13 novembre 2020 11 h 52

      Non, c’était le soir du 7 novembre où les médias, les petits jouets des milliardaires américains et non pas les institutions judiciaires, ont couronné Joe Biden comme président élu. Donc, un couronnement bidon. Ce M. Jones est un militant et non pas un journaliste qui essayait de faire de la bonne « TV ». Il a notamment travaillé pour une organisation subventionnée par George Soros, vous savez, le sympathisant nazi des camps de la mort. Voir l’entrevue de Steve Kroft de l’émission « 60 minutes » du 20 décembre 1998 pour comprendre.

      https://www.youtube.com/watch?v=icZnxnsMu9I

      M. Rioux a raison de dire que ce sont les médias traditionnels qui censurent les présidents. Pas difficile à comprendre, ils sont tous entre les mains de milliardaires qui veulent que la mondialisation soit soutenue pour continuer à s’enrichir. Trump a toujours représenté un obstacle pour le néolibéralisme aux accents du 1% et du libre-échange. CNN, CBS, MSNBC et Fox News sont les dignes représentants de cette classe aux souliers cirés, l'establishment, qui crachent littéralement sur le petit peuple. Ils ont créé de toute pièce cette culture de rectitude politique.

      Le jour des élections de 2016 où Trump avait gagné, les médias publiaient et nous montraient à la télévision des reportages qui en appelaient à la résistance envers le « Donald ». S’ensuivie ces enquêtes bidons sur la Russie lorsqu’ils ont essayé de la destituer. Aujourd’hui, ce sont les médias sociaux qui pratiquent envers lui la censure, vous savez, ceux des GAFAM qui n’ont certainement pas l’intérêt du bon peuple dans leurs pensées.

      C’est le calme avant la tempête pour 72 millions d'électeurs. Il y a des recomptages officiels partout et on examine la légitimité de plusieurs votes qui semblent frauduleux. On dénoté plus de 23 types de fraude et plus de 6 anomalies statistiques, surtout dans les états clés. Personne n’est élu avant le verdict final des grands electeurs. La colère gronde dans les campagnes américaines.

    • Jean-Charles Morin - Inscrit 13 novembre 2020 13 h 36

      "Monsieur Rioux n'allait quand même pas rater son tour pour pousser son air d'opérette dans les décors d'opérettes où il aime se faire voir. Anthony Kapel Jones, c'était pas le soir de l'élection. On n'en est pas à ces détails près quand on veut étaler son mépris." -RMD

      Monsieur Desjardins, il y a un monde de différence entre l'émotion toute en retenue de Walter Cronkite lors de l'assassinat du président Kennedy et le mauvais mélo auquel s'est livré celui qui se croit son épigone, que ce soit le soir de l'élection ou n'importe quel autre soir. Le mauvais goût est comme le zona: la couleur de la peau, il s'en moque.

      Vous n'en êtes pas à votre première "charge de l'orignal épormyable" contre Christian Rioux. On est certainement en droit d'avoir des opinions divergentes de celles de ce dernier sans pour autant verser soi-même ouvertement dans le mépris supposé qu'on lui reproche et en cherchant davantage à démontrer ses antithèses.

      Pour ma part, je trouve plutôt rafraîchissant que quelqu'un ait l'audace de prendre le contre-pied du discours dominant que cherche à imposer les tenants de la rectitude et de la bien-pensance. La multiplicité des points de vue, surtout s'ils sont contradictoires, contribue à l'équilibre général. Mème si je suis rarement d'accord avec certains types de propos, je serais le premier à déplorer qu'on fasse disparaître leurs auteurs du paysage médiatique.

      Cette hargne personnelle envers ce chroniqueur en particulier et ce recours systématique à un vocabulaire imagé peu élogieux le concernant, venant de quelqu'un d'ordinaire si posé, semblent bien suspects et suscitent à la longue de légitimes interrogations. Des explications s'avéreront sans doute un jour nécessaires pour expliquer un comportement si atypique de votre part à son endroit.

    • Raymond Labelle - Abonné 13 novembre 2020 17 h 17

      "(...)des reportages qui en appelaient à la résistance envers le « Donald ». " CD. Qui rapportaient des manifestations de gens ayant l'intention de résister, mais rapportaient aussi les manifestations d'appui. Même parmi ceux appelant à la résistance, personne de sérieux ne niait qu'il avait été élu et n'avait invoqué de la fraude pour expliquer l'annonce de sa victoire, quand elle avait été proclamée par... les médias. La coutume de l'annonce par les grands médias, c'est un peu l'équivalent de notre Bernard Derome "si la tendance se maintient" - ils attendent d'être assez certains avant de l'annoncer. Il y a eu la cafouillage de 2000, mais ici, un seul État était en cause, et l'écart n'était que de quelques centaines de votes sur des millions. Ici, dans les 4 états dont on a longtemps attendu les résultats, les écarts se chiffraient par dizaines de milliers dans chacun de ceux-ci, sauf peut-être en Géorgie, mais même si on finissait par attribuer la Géorgie à Trump, Biden gagnerait quand même.

      "enquêtes bidons sur la Russie" CD. L'enquête Mueller a clairement établi que les Russes étaient intervenus pendant l'élection de 2016, avec preuves solides à l'appui. Et que les Russes moussaient la candidature de Trump pour attaquer la foi des étasuniens dans leurs institutions et semer le chaos aux États-Unis. La raison pour laquelle Trump a été exonéré, c'est parce que l'enquête a estimé qu'on ne disposait pas d'assez de preuves pour établir de la collusion entre Trump et les Russes devant les tribunaux.

    • Raymond Labelle - Abonné 13 novembre 2020 19 h 17

      "Personne n’est élu avant le verdict final des grands electeurs." CD

      La victoire de Trump avait été annoncée le soir même du vote en 2016. Et aucun élu démocrate ou commentateur sérieux ne l'avait mise en doute.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 14 novembre 2020 06 h 10

      Monsieur Morin, pour mes raisons,lisez le commentaire de monsieur Langlois, tout en bas. Vous aurez remarqué que je ne commente plus si souvent les textes de monsieur Rioux. Je m'abstiens même de le lire.

  • Nadia Alexan - Abonnée 13 novembre 2020 06 h 10

    Heureusement que les médias censurent les mensonges et les dérives de Trump.

    Heureusement que les médias ont pris la responsabilité de censurer un président qui a perdu la tête et qui n'a jamais eu respect pour la loi.
    Le milliardaire s’y est construit à coups de mensonges, d’abus, d’exploitations et de faillites. C'est un imbécile qui a pris son pays en otage. Le détecteur de mensonges du Washington Post a répertorié 22 247 déclarations fausses, exagérées, trompeuses ou carrément mensongères de la part du président dans les 1316 jours depuis son entrée en poste. Pire encore, il n’a jamais assumé la responsabilité de ses échecs. Bon débarras.

    • Louise Collette - Abonnée 13 novembre 2020 08 h 56

      Merci Madame commentaire pertinent.

      C'est sûrement la COVID qui l'a mis au plancher, pas tout à fait kao mais étourdi par la défaite, il va sûrement continuer d'essayer de se relever. Je ne parle pas du fait qu'il l'ait attrappée mais bien de sa mauvaise gérance de la situation, je dirais de sa non-gérance, cela suffisait pour lui faire perdre ses élections. Se comporter en bon père de famille, connaît pas.

      Et je me demande parfois s'il l'a vraiment attrappée, je trouve qu'il s'en est drôlement bien remis pour quelqu'un de son âge, en forme quelques jours plus tard, pas de séquelles, pète le feu etc. Il aurait mis sur pied ce scénario que ça ne m'étonnerait pas, il en est capable.

      N'eut été de cette pandémie, qu'il avait le devoir de prendre au sérieux, il aurait été réélu. Cette malédiction aura servi à quelque chose, nous débarrasser de ce sociopahte, psychopathe, mégalomane, égocentrique, <<sociopathe et psychopathe>>: pas moi qui le dis, quelqu'un d'autre l'a écrit avant moi.

      Toute sa vie il n'a pensé qu'à lui, moi, moi, moi, je, moi et remoi. Il finit par récolter ce qu'il a semé.
      Ce qu'il a fait aux enfants Mexicains, 545 d'entre eux, les séparer de leurs parents et ce n'est pas terminé, cela seulement devrait l'envoyer derrière les barreaux.
      Alors franchement je n'ai aucune pitié.
      Du respect pour la loi, en effet il n'en a jamais eu. Il ne sait pas ce qu'est la loi, à part la sienne. Il a déjà enfirouapé des banquiers, rien à son épreuve.

    • Marc Therrien - Abonné 13 novembre 2020 09 h 40

      C’est Talleyrand, homme d'État et diplomate français, qui disait: « la parole a été donnée à l’homme pour dissimuler sa pensée ». En se démontrant vrai menteur qui refuse de jouer le jeu de faire semblant qu’il dit la vérité, Donald Trump a peut-être paradoxalement donné confiance aux gens qui ont voté pour lui. Depuis toujours, l’homo fabulator apprécie les belles histoires fausses et les bons conteurs. Peut-être se méfie-t-on davantage de l’habile menteur secret et surtout de celui qui nous dit qu’il ne ment jamais. Et sur ce sujet un esprit dialectique peut s’associer à cette réflexion de Paul Valéry « La vérité a besoin de mensonge - car comment la définir sans contraste? »

      Marc Therrien

    • Jean-Charles Morin - Inscrit 13 novembre 2020 16 h 11

      "Heureusement que les médias ont pris la responsabilité de censurer un président qui a perdu la tête et qui n'a jamais eu respect pour la loi." - Nadia Alexan

      Les médias auraient dû plutôt s'employer à démontrer avec constance et assiduité que le président ne cesse de mentir. Le déni de parole, autrement dit la censure, n'est pas dans la tradition de la démocratie et s'est toujours révélée mauvaise conseillère, étant l'arme ultime de ceux qui se retrouvent à court d'arguments.

      Au final, c'est Donald Trump qui doit jubiler dans les coulisses de ce faux pas des médias à son endroit. Maintenant il peut se vanter de faire l'objet d'un lynchage médiatique. Difficile de prétendre qu'il a tort.

      En temps normal, Madame Alexan, j'aime bien la pertinence de vos commentaires. Plus grande alors a été ma déception quand j'ai pris connaissance de la teneur de celui-ci.

    • Pascale Galarneau - Abonnée 14 novembre 2020 23 h 47

      Jean-Charles Morin. Il n'y a aucun second degré avec Trump, il a la maturité émotive d'un enfant de maternelle et il est extrêmement mauvais perdant, il l'a dit lui-même, il méprise les perdants comme le sénateur John McCane qui fut emprisonné et torturé pendant 5 ans au Vietnam alors que Trump a magouillé pour ne pas y aller du tout. Il a foutu à la porte à un rythme de dément tous ses plus proches collaborateurs qui osaient le contredire. Et ses pourquoi les médias l'ont censuré et bâillonné pour lui servir sa propre médecine et soyez-en assuré il s'en est senti humilié au plus haut niveau devant ses partisans, lui qui adore être sous les projecteurs et vénéré en tout temps, cet incompétent crasse sans aucune expérience politique ni militaire et dénué de toute qualités et empathie humaines et qui s'est moqué des médias depuis le premier jours et a lancé des insultes personnels dénigrantes à tous les dirigeants des autres pays occidentaux ses plus proches alliés, mais faisant un fou de lui-même en relatant ses échanges épistolaires amoureux avec son cher dictateur coréen. Trump a fait de la Maison-Blanche un cirque quotidien pendant 4 ans et une maison d'alliénés.

    • Pascale Galarneau - Abonnée 15 novembre 2020 00 h 03

      Jean-Charles Morin. Encore une fois Trump déteste être ignoré par les médias et c'est pourquoi il est furieux contre Fox News qu'il juge ne plus être assez à ses genoux. C'est pathétique et ridicule. Quel enfant-roi gâté-pourri. Il est grand temps de sortir les ordures (ce "grand génie" auto-proclamé) à la Maison-Blanche, c'est nauséabond

  • Yvon Montoya - Inscrit 13 novembre 2020 06 h 33

    De Gaulle créa la France moderne? il se comporta comme dictateur en partant un 29 mai 68 a Baden Baden rencontrer avec armes et bagages et famille itou, le grand Massu afin de savoir si on pouvait intervenir militairement en France ( ce qui consola De Gaulle aux dires de Massu). Pendant ce temps-la la bourgeoisie francaise partait de France fissa.

    Pour la chronologie de la « censure » pour le tyran populiste ce sont les GAFA qui commencèrent a avertir de ses mensonges non la presse mainstream ( on peut le prouver). Pour le reste il est bon de respecter un peuple sans mentir comme le font souvent les tyrans. Vous légitimez Trump mais aussi les Poutine et autres chinois voir Biélorusse ou brésilien. Le plus troublant est que vous pratiquez ce que vous critiquez de la presse lucide en nous censurant qu’hier Stewart Rhodes, chef des Oath Keepers une milice bien puissante, sera présent a la marche a Washington demain en support de Trump pour The million Mega March. Oui, contrairement a ce que vous dites, il y aura des milices qui attendent l’ordre de Trump. Aussi elles disent a Trump de montrer des textes et je les cite: « Rhodes a également fait sien un refrain des adeptes du mouvement QAnon en affirmant que Donald Trump devait faire la lumière sur la pédophilie qui sévit au sein de l’«État profond» afin de pouvoir empêcher le vol de l’élection présidentielle. Il a demandé au président de rendre publics les documents prouvant la présence de ces pédophiles dans tous les lieux du pouvoir, y compris à la Cour suprême. «  Et vous légitimez ce tyran? Etrange époque. En passant, Biden, c’est officiel, a gagné l’Arizona et les instances officielles du vote national confirment qu’il n’y a jamais eu de fraude contrairement a ce que dit notre ami Cyril Dionne que Biden aura volé a Trump par la fraude son élection. Pour votre Chronos, il y manque le Tic du Tic Toc pour l’objectivité journalistique non idéologique...Restons lucide.

  • Jacques Warren - Abonné 13 novembre 2020 07 h 06

    Étonnant

    Vous m'étonnez M. Rioux ce matin. Votre analyse nous force à la réflexion même si cela veut dire regarder la situation sous un angle qui nous met mal à l'aise. Merci pour cela. Malgré mon dédain pour le personnage, j'ai sursauté quand j'ai vu en direct NBC News interrompre sa déclaration du jeudi. Malgré toutes ses âneries et ses élucubrations indignes, on venait en direct de censurer le président des États-Unis d'Amérique. Du jamais vu je pense. Alors il ne faut pas s'étonner que les supporters de Trump crient aux fake news. Comme votre texte le soulève bien, nous ne pouvons pas prendre à la légère l'idée que la presse devienne partisane, assoiffée qu'elle est devenue maintenant de temps d'attention, de clics et de likes.

    • Françoise Labelle - Abonnée 13 novembre 2020 09 h 47

      Étonnant en effet, M.Warren,
      Fox et CNN, deux grandes chaînes, ont diffusé en entier la déclaration du président des USA qui prétendait sans preuve qu'il y avait fraude électorale. Il ne manquait que les bananes. Du jamais, je pense.
      Les médias sont à l'affût du buzz médiatique, en mal ou en bien, surtout en mal; c'est la base-même du règne médiatique de Trump. Vous voyez, vous commentez cette «coupure». Tout est bon, pour Trump comme le gendre Jared l'a fait remarquer.