L’aveuglement

Personne n’y croyait, à l’automne 2016. Les républicains s’étaient donné le candidat le plus atypique de l’histoire récente des États-Unis. Cet homme vulgaire et mal dégrossi ne pouvait pas l’emporter devant la fine fleur des élites progressistes, féministes et mondialisées de la côte est que représentait Hillary Clinton. Et pourtant, l’impossible se produisit. Donald Trump devint le 45e président des États-Unis !

L’espace d’un instant, ces mêmes élites s’interrogèrent. Le prestigieux New York Times alla même jusqu’à se demander ce qu’il avait raté. Peut-être, des gratte-ciel de New York, de Portland et de San Francisco, ne voyait-on pas avec exactitude ce qui se tramait dans le pays profond ? Comme les enfants au Nouvel An, on prit donc des résolutions. Le New York Times alla même jusqu’à engager la chroniqueuse centriste Bari Weiss venue du Wall Street Journal. Elle a depuis démissionné !

Car le déni reprit aussitôt ses droits. Dans les facultés, on rédigea de longues thèses aussi lancinantes que fumeuses expliquant que Donald Trump n’était ni plus ni moins que la réincarnation de Mussolini. Pendant quatre ans, la gauche bien-pensante répéta jusqu’à plus soif sur toutes les tribunes que ce monstre n’avait aucune légitimité à gouverner et qu’il devait donc être destitué. Bref, que 2016 n’avait été qu’un accident électoral.

D’ailleurs, l’élection de 2020 en serait l’éclatante démonstration. On allait voir ce qu’on allait voir. Le balayage démocrate était en marche. La mondialisation heureuse reprendrait son cours comme si de rien n’était. Toute la presse et les plus grands instituts de sondage en étaient convaincus.

Mardi soir vers 11 heures, lorsqu’on apprit que Donald Trump venait de remporter la Floride, cet immense château fort minutieusement édifié depuis quatre ans s’est effondré. Car la réalité est têtue. Il aura fallu quatre ans de déni pour faire la démonstration que 2016 n’avait pas été un accident.

Au fond, quel que soit le président qui prêtera serment le 20 janvier prochain, l’élection se sera jouée dans un mouchoir de poche. D’une certaine manière, les républicains sortent même plus forts de cette élection dont le taux de participation est historique. Non seulement conservent-ils le Sénat et la Cour suprême, mais la majorité démocrate est affaiblie au Congrès.

Il faudra surtout expliquer par quel mystère un président que l’on a traité pendant quatre ans de « suprémaciste blanc » a pu augmenter son vote dans toutes les couches de la population, sauf… chez les hommes blancs ! Non seulement Donald Trump est-il allé chercher une plus grande part du vote hispanique en Floride et au Texas, mais plus d’Afro-Américains ont voté pour lui qu’en 2016.

Nul doute que certains répéteront ce qu’une gauche paternaliste disait autrefois de ces ouvriers « aliénés » qui avaient l’inconscience de voter pour des partis capitalistes. Tout plutôt que d’admettre que, même révoltés par le meurtre répugnant de George Floyd, nombre d’électeurs noirs ne communient pas à l’idéologie racialiste, qu’ils n’ont que faire du « définancement » de la police et qu’ils ont encore moins apprécié les longues semaines d’émeutes qui ont mis à feu et à sang leurs quartiers.

Il semble en effet que la stratégie ouvertement clientéliste adoptée par les démocrates ainsi que le choix de Kamala Harris comme candidate à la vice-présidence n’aient pas fait le poids face aux résultats économiques des dernières années, qui ont bénéficié aux plus pauvres, parmi lesquels on compte beaucoup de Noirs. En signant le First Step Act, un projet de loi bipartite, Trump a aussi permis d’alléger les peines de nombreux délinquants noirs qui peuplent les prisons américaines.

Cela ne fait pas de Donald Trump un saint et encore moins le plus grand président des États-Unis, loin de là. Ses déclarations sidérantes le soir de l’élection réduisent la politique à un pur rapport de force. Mais cela ne l’empêche pas d’être un candidat dans lequel la moitié de la population américaine — dont les couches qui ont le plus souffert de la désindustrialisation et qui ne s’identifient pas aux réformes sociétales des démocrates — peut légitimement se reconnaître.

Cette élection témoigne surtout du monumental échec des élites américaines. Un aveuglement qui a beaucoup à voir avec le mépris dans lequel les nouvelles élites diplômées tiennent ces portions de la population qui ne participent pas à l’économie du savoir et que décrit dans son dernier essai le politologue britannique David Goodhart (La tête, la main et le cœur, Les Arènes).

Depuis que la jeunesse universitaire a remplacé la vieille base ouvrière dans les partis de gauche, on a l’impression que ce peuple affreux sale et méchant n’a plus le droit d’exister. Comme si quatre ans de cécité ne suffisaient pas, on voit se multiplier dans la presse les sermons paternalistes qui font la leçon à 48 % des électeurs américains. Qui pour leur racisme, qui pour leur sexisme, qui pour leur homophobie.

Ironiquement, ces tristes sires ressemblent à ce personnage de Bertolt Brecht qui, du haut de sa tour d’ivoire, se demandait s’il ne serait « pas plus simple […] de dissoudre le peuple et d’en élire un autre ».

98 commentaires
  • Nadia Alexan - Abonnée 6 novembre 2020 00 h 39

    C’est votre aveuglement qui refuse de voir un homme sans honneur et sans décence.

    L'élection du voyou Trump symbolise la décadence des États-Unis et la fin de l'Empire américain.
    Je n'arrive pas à croire que vous pouvez glorifier l'élection de ce bandit, au lieu de pleurer. Même les républicains de droite, eux-mêmes, ont honte de ce babouin orange. C'est vraiment honteux.

    • Yvon Pesant - Abonné 6 novembre 2020 04 h 57

      Madame Alexan, Christian Rioux ne glorifie pas l'élection de Donald Trump qu'il qualifie d'entrée de jeu d'homme vulgaire et mal dégrossi. Il nous dit tout simplement que son élection à la présidence des États-Unis, en 2016, n'était pas un aussi incident ou accident de parcours que beaucoup trop de gens pouvaient le croire. Dont vous et moi, de toute évidence.

      L'élection de 2020, avec son fort pourcentage accru d'électeurs s'étant prévalu de leur droit de vote, nous fait la flagrante démonstration qu'il y a un grand pan de la population américaine qui n'a pas la tête et le cœur aussi à gauche que nous pouvions le penser. Pas loin de la moitié et peut-être plus encore, tout compte fait, parce que beaucoup de républicains dans l'âme n'ont pas voté pour Trump à la présidence cette fois-ci parce qu'ils avaient honte de lui et de ses façons grotesques de dire et faire les choses.

      C'est là, à mon sens, tout ce qu'il nous faut comprendre du texte de Christian Rioux. À savoir quelque chose comme une forme d'aveuglement volontaire, côté gauche, sur une réalité de fond, côté droit...e.

    • Françoise Labelle - Abonnée 6 novembre 2020 07 h 37

      J'aime votre commentaire, Mme Alexan.
      Sans honneur pour avoir livrer les Kurdes sans patrie au sultan Erdogan pour protéger ses intérêts en Turquie.
      Il ne faut pas manquer de culot pour faire du cynique Trump International le champion des délaissés de la mondialisation pratiquée par sa famille et sa caste. Voilà la véritable élite qui a délocalisé.

      M.Rioux nous pond sa salade défaîchie truffées de clichés, d'approximations et surtout d’omissions. Il oublie commodément le nombre phénoménal de collaborateurs qui ont démissionné de la maison très blanche de Trump, le très pieux républicain Dan Coates nommé dès le début par Trump directeur du renseignement national, écœuré comme les autres par l'incompétence de Trump, Tillerson que Trump a tiré de sa retraite qui a fini par constater qu’il avait affaire à un moron, les généraux Kelly et Mattis qui a défendu le colonel Vindman rapportant le chantage ukrainien, l'encagement d'enfants dont certains sont définitivement séparés de leurs parents, etc. et l'incompétence finale dont M.Rioux ne pipe mot: les milliers de gens qu'il a livré à la covid, qui a touché sévèrement les afro-américains bien aimés de Trump et les délaissés aliénés qui ne vivent par dans des tours.

      M.Rioux ignore que bien des républicains accusent Trump d’avoir vampirisé le parti républicain.
      Citation pour citation : «L'homme est bon, mais le veau est meilleur.» - Bertold Brecht

    • Michel Pasquier - Abonné 6 novembre 2020 07 h 41

      Le sens des mots.
      Madame, parlant d'aveuglement le vôtre vous empêche de comprendre que Monsieur Rioux explique comment Trump est arrivé à représenter la moitié de la population américaine, comment elle s'identifie à lui. Le chroniqueur ne le glorifie pas, il explique le pourquoi de la situation, de grâce respirez par le nez.
      Refuser de comprendre en s'enfermant dans un ghetto idéologique ne fera qu'ouvrir le chemin à d'autres individus tout aussi déplorables.

    • Yves Mélançon - Abonné 6 novembre 2020 08 h 06

      Madame, je crois bien que M. Rioux partage votre opinion sur la personnalité de M. Trump et je vous seconde. Admettons tous que Donald Trump a su se maintenir et faire des gains chez les Afro-américains et les hispanophones. Je suis certain que ces deux grands groupes sociaux admettent les travers du comportement général du chef de la Maison blanche, peu présidentiel dans son style. Alors pourquoi ce pays est encore plus divisé qu'en 2016? Comment se fait-il que les Républicains sortiraient renforcés de cette élection même s'ils perdaient la présidence? La gauche est devenue un repère de prétendus intellectuels qui ne savent pas lire leur propre société et ne savent plus communiquer avec les défavorisés d'un système qui exploite les démunies. La gauche porte regarde de haut avec condescendance. Paradoxalement le petit peuple se retourne vers la droite économique et culturelle . On l'observe aussi en France et certainement dans d'autres pays où semble-t-il la démocratie règne.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 6 novembre 2020 09 h 39

      Monsieur Pasquier, si son but avait été d'expliquer que la moitié de la population américaine se serait sentie représentée par Trump, il s'y serait for mal pris pour accréditer cette idée pour le moins approximative. Non... il ne s'attache ici aux masses laborieuses que pour mieux attribuer les souffrances de celles-ci (qui l'intéressent si peu...) à l'ignoble gauche caviar inersectionnelle mondialisée dont la seule existence justifierait presque que les bandits fassent rouler leurs Colts. Qu'il profite bien du temps qui reste aux téteux de son espèce.

    • François Poitras - Abonné 6 novembre 2020 10 h 08

      Oui Donald Trump a signé le First Step Act pour réduire les populations carcérales, oui ses baisses d’impôt ont aussi profité aux classes moyennes inférieures et oui, un certain nombre d’emplois manufacturiers ont été rapatriés sous sa gouverne.

      La stratégie de Trump fut de cristalliser des idées polarisantes en bafouant la décence, la vérité et la mesure, empruntant les chemins parallèles à ceux de l'Internationnale bien-pensance médiatique.

      Visions sociétales obtuses, fétichisme discriminatoire, bigoterie haineuse : l’arsenal idéologique déployé sur les champs de bataille universitaires, médiatiques et politiques est l’inépuisable source d’inspiration du héros orangé.

      Quiconque a lu Francine Pelletier cette semaine ou Émilie Nicolas ne peut que constater le parfait alignement du mur idéologique entre le soi-disant progressisme de ces chroniqueuses et le grotesque trumpien.

      Les fractures sociales de l’électorat américain sont beaucoup nombreuses et complexes que les généralisations abusives et stigmatisantes qui tapissent moult papelards et reportages simplets.

      2 éléments ont favorisé le très fort vote populaire obtenu par Trump : l’angoisse économique générée par le déclin de l’empire ; le rejet du mépris des gagnants de la mondialisation.

    • Christian Roy - Abonné 6 novembre 2020 16 h 44

      @ Mme Alexan,

      Peu de choses dans cette chronique sont basées sur la réalité. En voici un exemple: "Dans les facultés, on rédigea de longues thèses aussi lancinantes que fumeuses expliquant que Donald Trump n’était ni plus ni moins que la réincarnation de Mussolini."

      En vérité, Trumpy n'en est pas la réincarnation. il est bel et bien Mussolini; d'où la chenille jaune qu'il porte sur la tête, le botox et l'épaisseur du maquillage qui font de lui un "beau bonhomme" irrésistible. Melania dévoilera bientôt cette choquante vérité dans un livre où elle dira tout (oui, tout) de sa vie de couple. Bien sûr, on ne parle jamais de cela dans les médias traditionnels, les si bien nommés "Fake News"!

  • Yann Leduc - Abonné 6 novembre 2020 00 h 40

    Partiellement d'accord avec Rioux

    Rioux est la mauvaise conscience du Devoir, il excelle quand il s'agit d'évoquer les tendances lourdes, les grands mouvements de l'histoire. Mais quand on entre dans les détails, on reste sceptique :

    "les résultats économiques des dernières années ont bénéficié aux plus pauvres ". Quel résultats ? Et ces résultats économiques, c'est dû à la bonne gestion et à la vision à long terme des Républicains, ou c'est seulement conjoncturel ?

    "Trump a aussi permis d’alléger les peines de nombreux délinquants noirs qui peuplent les prisons américaines".

    Selon quelles sources, quelles études, quels chiffres, quels témoignages M. Rioux ?

    • Raymond Labelle - Abonné 6 novembre 2020 06 h 10

      Le "First Step Act" a bel et bien atteint le résultat "d’alléger les peines de nombreux délinquants noirs qui peuplent les prisons américaines". Vous aurez des détails sur ses modalités et fonctionnement ici: https://en.wikipedia.org/wiki/First_Step_Act

      Il faut quand même mentionner que cette législation a été initiée par un comité bipartisan du Congrès, d'où son adoption par les deux partis. Un des rares cas des deux partis s'élevant au-dessus de la politique partisane dans ces États-Unis polarisés.

      Il est vrai que Trump et son entourage ont fini par appuyer cette initiative, mais ils n'en sont pas les initiateurs. Il ne faudrait quand même pas en attribuer tout le mérite à Trump, tout en reconnaissant son appui.

      Quant aux résultats économiques, en effet, on peut se demander dans quelle mesure Trump en est la cause, et aussi s'interroger sur leur nature. Il faudrait détailler. Je ne crois pas savoir que l'industrie de l'auto ou du charbon se sont améliorés par exemple. Donc, premièrement, ces résultats sont-ils si bons et si oui, dans quelle mesure et enfin, pourquoi?

      De plus, il faudrait s'interroger sur la mesure dans laquelle la présidence précédente aurait pu y contribuer (ou non). Et, comme vous le dites, ce qui est conjoncturel ou, en tout cas, dépend de facteurs autres que des actions de l'administration.

      Ceci dit, c'est un coup classique des gouvernements de tous les pays de s'attribuer les mérites d'une économie qui va bien, que l'état de l'économie résulte ou non de leurs actions. Ou à l'opposition de blâmer un gouvernement pour un mauvais état de l'économie, que l'état de l'économie résulte ou non des actions ou inactions du gouvernement. On le voit régulièrement dans nos propres élections, élection après élection.

    • Françoise Labelle - Abonnée 6 novembre 2020 07 h 55

      J'aime votre commentaire explicitement faute de pouvoir cliquer.
      M.Rioux est un pamphlétaire. L'ivresse de l'envolée compte plus que les détails de l’atterrissage. D’ailleurs, le diable est dans les détails et le satanisme est évidemment de gauche, selon le pote Qanon de Trump. Il ne faut pas changer le peuple ni l'exploiter mais l'éduquer.

      Obama et son équipe ont remis sur rail l'économie et la finance saccagée par les libertariens républicains des années 2000. Trump est un éternel héritier qui ne vend que lui-même (comment appelle-t-on ça déjà?). Les emplois créés l'ont été dans le secteur des services, haut et surtout bas de gamme. Les cadeaux fiscaux proportionnels à la richesse est du ruissellement 2.0 voué à l'échec.
      «The New Servant Class» The Atlantic, 12 août 2019

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 6 novembre 2020 08 h 54

      Comme au Canada et au Québec, toutes les décisions ne sont pas là prises sur la base de lignes partisanes ou même «transpartisanes». Cela d'autant plus que le mode électoral fait en sorte que les élus nationaux font plus naturellement allégeance aux électeurs de chacun leurs états plutôt qu'à l'un ou l'autre des partis nationaux

    • Raymond Labelle - Abonné 6 novembre 2020 10 h 27

      "(...) le diable est dans les détails et le satanisme est évidemment de gauche, selon le pote Qanon de Trump" FL.

      Elle est bien bonne. J'ai ri.

      Merci Mme Labelle et Mm. Leduc et Desjardins pour l'ensemble de vos commentaires éclairants.

  • Michel Lebel - Abonné 6 novembre 2020 03 h 20

    De l'antiélitisme et une honte!

    Que c'est facile de taper sur les élites, M.Rioux! Mais un fait demeure: le président Trump est une honte pour les États-Unis. Un être aussi menteur, amoral et inculte discrédite les institutions américaines. Il ne mérite que la porte de sortie. Umberto Ecco disait que Mussolini n'était que réthorique; il est de même pour Donald Trump, selon moi. C'est tout.

    M.L.

    • Pierre Grandchamp - Abonné 6 novembre 2020 08 h 37

      C'est tout.....mais quelque 48% des Américains ont voté pour lui, malgré qu'il soit clairement "menteur, amoral et inculte"! La majorité des évangéliques américains ( quelque 30% de la population) ont donné leur appui à cet homme dont le comportement et les actions sont très loin des valeurs évangéliques.

      Paradoxal! Ils voient même en oui *un envoyé.de Dieu. "Trump n’est peut-être pas parfait, mais c’est un homme de Dieu qui a permis aux chrétiens de retrouver une voix dans ce pays », nous explique Ted Melton, venu entendre le prédicateur itinérant Daniel McGehee. https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1130363/protestants-fondamentalistes-religieux-parti-republicain-chretien-elections-mi-mandat

      Et ces Cubains et Vénézuéliens américains de la Floride qui écoutent son discours anti socialisme? Trump a su exploiter cette crainte du socialisme reliée à la frange plus à gauche du parti démocrate (Sanders, Warren notamment).Et cette autre catégorie d'Américains qui souhaitent le moins d'interventions possibles de l'État.

      Je suis très loin d'être un fan de Trump, au contraire!.

    • Pierre Grandchamp - Abonné 6 novembre 2020 10 h 50

      Trump joue un jeu très dangereux.....Le chroniqueur Antoine Robotaille en évoquant un éventuel chaos suite au trumpisme et à l'élection de Biden....car pourt certains évangéliques "la victoire lui serait divinement due" .

      "Il y a un autre scénario, et il est terrible pour les Américains. Et va contre nos intérêts, car les États-Unis sont notre principal marché d’exportation. Que les coups de boutoir de Trump conduisent au chaos, aux perturbations, à l’instabilité politique.
      Que les différentes milices de l’univers trumpiste forment leurs bataillons. Et qu’ils tentent d’obtenir par la force ce pour quoi prient compulsivement les pasteurs évangéliques écumants qui entourent et vénèrent Trump : soit ce « fait alternatif » selon lequel la victoire lui serait divinement due."

      https://www.journaldemontreal.com/2020/11/06/trump-le-demolisseur

    • Michel Lebel - Abonné 6 novembre 2020 13 h 06


      J'ai beaucoup de difficulté à comprendre qu'après quatre années de trumpisme autant de gens votent pour ce menteur incompétent. Ça me dépasse. Mais je sais que bien des personnes ont jadis voté pour Mussolini, Hitler, Peron en Argentine, etc. Le nationalisme populiste a toujours eu ses adeptes. Ainsi au Québec, on a réélu Duplessis à plusieurs reprises.

      M.L.

    • Nadia Alexan - Abonnée 6 novembre 2020 16 h 01

      À monsieur Lebel: Ce n'est pas difficile à comprendre. Les élites ont abandonné la classe moyenne et les gens ordinaires pour servir les intérêts des riches. Ils ont délaissé les pauvres à leur sort.
      Ils ont aussi appauvri l'éducation publique au point que les ressortissants des écoles publiques aux Etats sont mal instruits. L'élite veut continuer à exploiter les pauvres à leur compte. Donc, ils veulent des travailleurs obéissants et non pas des travailleurs qui puissent utiliser leurs facultés critiques pour faire la part des choses.

    • Pierre Grandchamp - Abonné 6 novembre 2020 16 h 40

      Entendu un commentaire, tantôt, à la radio.Un pasteur évangélique aurait dit que"Dieu est très fâché" pcq Trump n'a pas remporté l'élection.

    • Françoise Labelle - Abonnée 6 novembre 2020 17 h 06

      J'aime votre commentairre, M.Lebel, explicitement n'étant plus sur FB. Je vais finir par y retourner de force!

      Eco n'est pas tendre envers Trump et en tant qu'italien, il sait ce qu'est le fascisme.
      «Donald Trump serait un fasciste, selon Umberto Eco» 2 mars 2016.
      J'assimilerais aussi Trump à Il cavaliere Berlusconi, ma più arrabbiato.
      Ils ont en commun les mensonges, magouilles, fraudes fiscales et le rappport aux médias, Trump pour sa dépendance et Berlusconi comme magnat des médias.
      D'après moi, on oublie les élites financières qu iont beaucoup plus d'importance concrète.

    • Pierre Grandchamp - Abonné 6 novembre 2020 19 h 37

      En conclusion à M. Lebel. Pour moi, facile à comprendre,

      48% de gens ont voté pour Trump pcq il leur a livré la marchandise: baisses d'impôts pour certains, le fait d'avoir enlevé plusieurs exigences en matière d'environnement, la politique pro armes, le mur avec le Mexique......et surtout les évangéliques américains:politiques sur Israel, se montrer anti avortement, nominations de juges conservateurs.

      Entendu à la radio: un pasteur évangélique dire, avec convictions, que Dieu est fâché pcq Trump a perdu.

  • Loraine King - Abonnée 6 novembre 2020 03 h 37

    Le multiculturalisme aux ÉU? Hein?

    J'avais toujours pensé que les ÉU pratiquait plutôt une politique de 'melting pot', concept qui ...peut-être considéré comme la résultante du républicanisme et de l'universalisme républicain (wiki). Les États-Unis n'ont pas de politique multiculturaliste ce qui n'empêche pas la réalité culturelle de la planète terre de les rattraper dès que l'avion fait de l'humain moyen un voyageur planétaire.

    A la prochaine diatribe réchauffée signée Rioux pour tous les amateurs de photos prouvant que Michelle Obama est une homme. Oups, c'est l'autre n.... cette fois. Enfin, je recconnais bien ici celui qui se plaint de clientèlisme chaque fois qu'une femme entre dans le tableau.

    • Gilles Théberge - Abonné 6 novembre 2020 10 h 17

      C'est absolument pas ça qu'il a dit madame King, et même que ce n'est pas ça qu'il suggère... Relisez ce passage à madame Harris attentivement... Vous êtes de mauvaise foi je n'hésite pas à la dire !

    • Cyril Dionne - Abonné 6 novembre 2020 17 h 18

      C'est le melting pot aux États-Unis. Pour le multiculturalisme, ce sont des millions d'illégaux qui ont été amnistiés aux cours des quatre dernières années. C'est cela, la fin de l'empire américain et la chute aux enfers pour ce pays. En bref, bientôt le Canada devra se trouver un autre protecteur pour assurer ses frontières contre les hordes chinoises, russes et autres.

    • Raymond Labelle - Abonné 7 novembre 2020 10 h 10

      "des millions d'illégaux qui ont été amnistiés aux cours des quatre dernières années" CD. Vous oubliez de mentionner que l'expulsion de clandestins avait battu des records sous...Obama - Biden.

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      De: https: //www.lesechos.fr/2014/02/etats-unis-un-record-des-expulsions-dimmigres-272139 2014


      "Jamais les Etats-Unis n'ont expulsé autant d'immigrés clandestins. Au point où « The Economist » n'hésite pas à qualifier Barack Obama de « deporter-in-chief » (le chef des expulseurs). Depuis son arrivée à la Maison-Blanche, quelque 2 millions de clandestins ont été expulsés, soit à un rythme neuf fois plus élevé qu'il y a vingt ans et un record pour un président américain. (...)"

      -------------

      De: https://www.lepoint.fr/monde/etats-unis-les-expulsions-de-clandestins-ont-diminue-sous-trump-02-05-2017-2124270_24.php

      2014

      "Les expulsions d'immigrés clandestins se sont ralenties aux Etats-Unis au cours des trois premiers mois de l'administration Trump malgré la promesse du nouveau président américain de donner un coup d'accélérateur au renvoi des sans-papiers.

      Selon la police des frontières (Immigration and customs enforcement, ICE), 54.564 personnes ont été expulsées du territoire américain depuis l'arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche le 20 janvier.

      Cela représente un repli de 12 % par rapport à la même période de l'année précédente, et un tiers de moins que début 2014."

  • Claude Bariteau - Abonné 6 novembre 2020 04 h 30

    En 2016, Mme Clinton eut 2,9 millions votes de plus que M. Trump. En 2020, M. Biden aura près de 4,3 millions votes de plus que M. Trump et une hausse de participation.

    Des États clés de la Rust Belt (Michigan, Wisconsin et Philadelphie) républicains en 2016, 2 sont démocrates en 2020 et le troisième le deviendra aujourd’hui. Par ailleurs, la Géorgie, républicaine en 2016, sera démocrate sous peu. Idem pour l’Arizona et même la Caroline du Nord.

    Ces faits contredisent votre lecture opposant une élite universitaire méprisante envers un peuple, le leur, « affreux, sale et méchant ». Ils montrent que le peuple américain ne s'est pas dissout.

    Il importe de lire ce qui eut cours aux États-Unis depuis la chute du mur de Berlin et la mondialisation. M Clinton a transformé l’économie américaine pour en devenir le pivot central. M. Bush a voulu le consolider en recourant aux armes.

    En 2008, la crise mondiale incita M. Obama à sauver le système financier américain et à relancer l’économie en ne prêtant pas l’attention qui s’imposait aux Américains endettés.

    C’est dans ce contexte que s’est jouée l’élection de 2016. M. Trump a misé sur le retour des multinationales américaines aux États-Unis tout en limitant l’immigration et l’achat de biens produits hors des États-Unis. Il prit le pouvoir avec l’appui du monde du travail et des grandes entreprises.

    Son « Make the America Great Again » différa des vues de M. Clinton, aussi de celles de M. Obama. Pour modifier les tendances en cours, M. Biden, devenu président, devra assainir le climat politique aux États-Unis et redéfinir l’ancrage des États-Unis sur la scène internationale en sachant que les États-Unis ne sont plus les maîtres du jeu.

    Ne pas le faire serait de l’aveuglement, mais pas celui que vous mettez en relief.

    • Pierre Grandchamp - Abonné 6 novembre 2020 07 h 31

      J'entendais hier un analyste dire qu'il y avait quelque 70 millions d'Américains qui croyaient au complotisme.Je lis, dans ce journal, qu'Il y en aurait quelque 20% au Québec.

      Il est paradoxal que ce Trump ait pu aller chercher quelque 48% de votes. A mon humble avis. c'est parce qu'Il a gouverné en fonction de sa base. En identifiant Biden au socialisme, il est allé chercher beaucoup de voteurs. Avec ses politiques sur Israel également; notamment chez les évangliques américains( plus ou moins 30% de la population). Se disant contre l'avortement, cela lui a attiré cette clentèle.

      "L’actuel président a réussi à convaincre ces fidèles de voter pour lui en se prononçant contre l’avortement, en nommant des juges conservateurs à la Cour suprême et en déménageant l’ambassade américaine en Israël de Tel-Aviv à Jérusalem.La création d’Israël est l’oeuvre de Dieu, selon la Bible. Les évangéliques attendaient, depuis longtemps, ce déménagement promis par plusieurs présidents américains.

      "Trump n’est peut-être pas parfait, mais c’est un homme de Dieu qui a permis aux chrétiens de retrouver une voix dans ce pays », nous explique Ted Melton, venu entendre le prédicateur itinérant Daniel McGehee.
      https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1130363/protestants-fondamentalistes-religieux-parti-republicain-chretien-elections-mi-mandat


      Ses positions pro armes. Son mur face au Mexique et ses positions sur l'immigration.

      Il est évident que l'extrême droite est très présente aux États Unis.Comme dans d'autres pays: notamment au Brésil, en Hongrie.

      Bonne question: si Biden gagne, que sera le parti républicain? Comment ce parti et le trumpisme pourront coexister?

    • Yves Mélançon - Abonné 6 novembre 2020 08 h 21

      M. Bariteau, j'aime bien lire vos commentaires. Je nuance votre observation dans les gains démocrates dans le Rust belt et dans d'autres états. Je pense que ces gains s'explique par la volonté de mettre à la porte ce triste personnage qu'est Donald Trump. Cela ne fera pas de ces électeurs des Démocrates pour autant et les raisons qui poussaient ces états à voter républicains seront encore là. La forte participation du peuple et l'absence d'une vague bleue feront rentrer M. Biden et Mme Harris sur la pointe des pieds à la Maison blanche, souliers dans les mains. La gauche est déconnectée de la réalité de la société qu'elle ne sait plus lire.

    • Françoise Labelle - Abonnée 6 novembre 2020 08 h 32

      J'aime votre commentaire, M.Bariteau, sans pouvoir cliquer.

      Sous Bill Clinton, Lewis Ranieri de Solomon Brothers a conçu la titrisation des obligations adossés à des emprunts (les CDOs) : on crée une société qui regroupe des paquets de prêts (hypothécaires entre autres) qu'on vend sur le marché financier (titrisation). Au départ, l'instrument était destiné à financer les agences de prêt à charte gouvernementale Freddie Mac et Fannie Mae dont les prêts étaient solides et vérifiés.

      Avec l'arrivée de Bush et du libertarien Greenspan, l'instrument est généralisé aux banques commerciales. Il fonctionne tellement bien qu'on court après les emprunteurs et qu'on offre des prêts sans mise de fond à de simples ouvriers agricoles (les subprimes, prêts sans valeur). Les agences de cotation Moody's et SP peinent à suivre et la valeur des titres n'est pas vérifiée. Les banques européennes vont investir dans les subprimes américains et en passant par Londres vont déréglementer encore davantage le marché financier, laissant tomber toute exigence de réserve conséquente aux sommes engagées. Ils ont répété le modèle américain en Europe, en Espagne notamment. Jusqu'à l'éclatement de la bulle. Crashed, Adam Tooze, Ch.2 Les subprimes
      Les gens endettés l'ont été par une finance mondiale laissées à elle-même.

      Michael Bury, qui a misé et gagné contre les subprimes, nous a mis en garde contre la bulle des fonds indiciels tout aussi opaques.

    • Cyril Dionne - Abonné 6 novembre 2020 09 h 01

      Bon M. Bariteau, on n’aime pas quand M. Rioux parle d’une une élite universitaire méprisante et c’est bien le cas. Pardieu, on nous a dit que tous les sondages donnaient à Biden 10% d’avance, ce qui représente plus de 12 millions votes de plus que Trump selon nos experts qui n’en sont pas. Oui, Hillary avait reçu seulement 2,9 millions de vote de plus que Trump en 2016, mais si on regarde le calcul proportionnel avec plus de gens qui ont voté, Biden reçoit à peu près le même total, soit 3,8 millions. Là-dessus, plusieurs millions d’illégaux ont été amnistié depuis 2016 et donc, ont voté pour les démocrates. Le vote par courrier sera débattu puisque dans certains états, il semble qu’il y a plus de gens qui ont voté que le nombre de bulletins de vote alloué.

      Ils n’ont rien compris. Réduire plus de 70 millions d’Américains en âge de voter à des déplorables ou bien des gens qui ne comprennent pas parce qu’ils ont voté pour Trump, c’est de l’élitisme purement et simplement. C’est évident, ce sont les villes contre les campagnes tout comme ici. Les gens aux souliers cirés des villes avec les populations immigrantes qui décident des gouvernements. Trudeau, sans son vote majoritaire à Montréal, Toronto et Vancouver, ne serait jamais élu. Plus de la moitié de ces villes regroupe des immigrants de la 1ère et 2e génération.

      Certains Américains n’ont pas accepté l’élection de Trump en 2016 et ce sera de même pour Biden en 2020. Les États-Unis se dirigent lentement mais sûrement, vers des confrontations qui pourraient tourner en une guerre civile, en tout cas dans certains états. La pandémie continuera de faire ses ravages et rien ne pourra la contrer même si Biden dit qu’il écoute les scientifiques. C’est le même qui a promis qu’on guérira tous les gens du cancer durant son mandat. Il fera face au même dilemme, l’économie ou la pandémie et il y aura plus d'un million de morts bientôt. Vous pouvez aussi être assuré de 4 ans de protestation violente dans la rue.

    • Raymond Labelle - Abonné 6 novembre 2020 10 h 37

      "(...) si Biden gagne, que sera le parti républicain? Comment ce parti et le trumpisme pourront coexister?" PG

      En effet.

      Le nationalisme étasunien, et le fondement de son État-nation, se fondent grandement sur la Constitution et le principe démocratique (We, the people). Aussi bien la Constitution, de par l’interprétation, que le fonctionnement démocratique ont évolué depuis la fondation du pays, mais ces principes demeurent le fondement profond de cet État-nation.

      Le principe démocratique étasunien accepte le différend, sinon, il n’y a pas de démocratie, mais repose aussi sur le principe du respect des institutions et, malgré tout, l’unité de la nation.

      Souvent au cours de son mandat, mais plus récemment dans son attitude face aux résultats électoraux, Trump manifeste un mépris profond envers le coeur des institutions de son pays et sème une division qui incite à la violence. Ces institutions visent à régler les différends normaux par la démocratie et le système judiciaire, précisément pour éviter la violence et aussi pour conjuguer les différends compréhensibles avec la paix sociale et l’unité de la nation.

      Non seulement Trump attaque-t-il le fondement des institutions de son pays et incite-t-il à la violence, mais il le fait par le mensonge. Demander un recomptage dans un vote serré est une chose normale. Crier sans preuve à la fraude en est une autre.

      Avant même qu’une seule personne n’ait voté, plusieurs mois d’avance et à répétition, il affirmait que s’il perdait l’élection, cela ne pouvait être attribuable qu’à de la fraude! Quand on a l’impression de se faire voler une élection, on ne respecte pas le résultat, on imagine des complots, les élus ne sont pas respectés, on ne se plie à la volonté de la majorité (avec le droit de s'exprimer et les recours démocratiques).

      Un conservateur traditionnel étasunien pourrait être profondément indigné pour cette raison, comme le sont certains républicains plus classiques d’ailleurs.

    • Françoise Labelle - Abonnée 6 novembre 2020 17 h 23

      M.Dionne,
      s'il vous plaît, soyez précis «une élite universitaire méprisante et c’est bien le cas». Méprisante envers qui? Envers Trump? Le peuple ne veut rien dire. Envers les milices d'extrême-doite? Les bigots évangéliques? Un exemple précis et concret?
      Certainement pas les laissés pour compte. Ni M.Rioux ni vous ne vous bûlerez pas en écoutant Amy Goodman de Democracy Now ou en lisant The Nation Encore un cliché sans fondement.

      «tous les sondages donnaient à Biden 10% d’avance». Faux. Publié la veille de l'élection:
      «Biden’s Favored In Our Final Presidential Forecast, But It’s A Fine Line Between A Landslide And A Nail-Biter» fivethirtyeight.com
      À propos d'avance, vous affirmiez que Trump partait avec un handicap de 10 millions d'électeurs sur Biden.
      Pour quelqu'un qui invoque la «science» comme on invoque Baal, vous manquez sérieusemnt de précision.

    • Christian Roy - Abonné 6 novembre 2020 17 h 32

      @ M. Grandchamp,
      J'aime votre commentaire. J'y ajouterais le fait que Trumpy a mis une partie de la population dans sa poche arrière en se présentant comme celui qui ne "fermerait" pas l'Amérique. Comme l'avouait candidement à Bob Woodword son prétentieux gendre, Jared Kushner, la stratégie adoptée par rapport à la Covid a consisté pour lui de jouer le beau rôle (celui qui distribue les bonbons) alors que les gouverneurs devaient prendre des décisions d'adulte basées sur les recommandations de scientifiques. Trumpy a manipulé la population américaine comme on le ferait avec un enfant de 4 ans. Ses discours ont toujours été à ce niveau - c'est remarquable en soi. Feux d'artifices, parade de pompiers, contes à faire frémir - et même horrifier - les esprits impressionnables. déguisement de Superman, poudre de perlinpinpin, présentation de soi comme le seul pouvant résoudre les problèmes (de pression d'eau !)... tout pour rendre le monde complexe le plus simple et réconfortant possible.
      Binaire: les bons et les méchants. Trumpy, c'est le plaisir avant tout. Bidy, c'est la raison et la privation. Trumpy, c'est bar open à l'année. Bidy, c'est "pas de fête de Noël, pas de Jour de l'An, confinement complet pour les quatre prochaines années !" Trumpy a cette qualité d'être très convaincant et divertissant en plus ! Faut lui donner ça.
      Si je généralise, disons que les dernières élections américaines nous prouvent que tout bon populiste doit s'adresser à l'enfant qui se trouve en chaque électeur. Cela risque de marcher... à moins d'avoir un contre-discours politique suffisamment convainquant pour lui permettre de soupeser les choses afin de quitter un égocentrisme débilitant.

    • Marc Therrien - Abonné 6 novembre 2020 17 h 51

      M. Dionne,

      Si la tendance se maintient pour confirmer l’élection de Joe Biden vous serez peut-être désolé de n’avoir pu supplanter le brillant professeur Allan Lichtman qui aura eu raison une fois de plus. Voilà que vous prédisez maintenant qu’avec l’élection de Biden « vous pouvez aussi être assuré de 4 ans de protestation violente dans la rue ». Si vous aviez été étatsunien, aurait-ce été une raison minimale suffisante pour vous de voter pour Trump?

      Marc Therrien

    • Raymond Labelle - Abonné 7 novembre 2020 19 h 54

      « vous pouvez aussi être assuré de 4 ans de protestation violente dans la rue » CD

      En effet M. Dionne, la prédiction selon laquelle Trump va encourager la violence de façon irresponsable est une prédiction vraisemblable. Malheureusement. Il n'y a pas eu de fraude (bien sûr on grossira au microscope de possibles petites erreur comme il y en toujours dans les scrutins). Les gouverneurs des États, responsables de l'organisation du scrutin sont très insultés, à raison, en raison de leurs efforts de bonne foi pour avoir un scrutin équitable, et il y a des républicains parmi ceux-ci. Mais des personnes convaincus par ce mensonge et croyant sincèrement avoir été flouées pourraient devenir violentes. Vous avez raison M. Dionne.

      Poutine doit être mort de rire. Son objectif de faire perdre confiance à une frange importante de la population étasunienne dans ses institutions démocratiques et de semer la pagaille et la division dans la société civile a été atteint. Il a été clairement établi que là était l'objectif de l'intervention russe en 2016. Pourquoi les Russes seraient-ils intervenus en 2020? Trump fait très bien le travail et inutile de prendre le risque de se faire prendre et décrédibliser Trump dans sa déstabilisation.

      Étoiles dans votre cahier pour votre prédiction quand même M. Dionne - Trump a été battu, mais ça a été beaucoup plus serré que prévu et la vague bleue n'a pas eu lieu. Mais Biden a quand même gagné. Mentionnons quand même que sans la règle du collège électoral, Trump aurait été battu plus rapidement sans équivoque.