Choisir son camp?

Vous m’auriez dit il y a dix ans que l’avortement serait un sujet de division en France, je ne vous aurais pas crus. La loi Veil, adoptée en 1975, était l’objet d’un consensus blindé. Son autrice, la féministe Simone Veil, rescapée des camps de la mort, était d’ailleurs l’objet d’une admiration sans pareille confirmée par toutes les enquêtes d’opinion.

Ce consensus est pourtant aujourd’hui en train de s’effriter. Car il arrive à l’avortement ce qui se passe sur de très nombreux sujets dits « sociétaux ». La loi Veil présentait l’avortement comme un compromis et une solution de dernier recours ne devant pas se transformer en moyen de contraception. Comme la plupart des pays européens, elle fixait le délai pour avorter à 10 semaines.

En 2001, le gouvernement de Lionel Jospin porta le délai pour avorter à 12 semaines, avec pour conséquence que 30 % des gynécologues-obstétriciens refusèrent dès lors de les pratiquer, ce qui créa des pénuries dans certaines régions. En 2014, le gouvernement de François Hollande supprima de la loi l’article précisant que l’avortement s’adressait à des femmes « en situation de détresse ». La semaine dernière, l’Assemblée nationale portait le délai de 12 à 14 semaines.

À chacune de ces réformes, le consensus qui entourait cette loi s’est lentement effrité. Au point que les Français sont convaincus que, peu importe leur opinion, dans quelques années on rallongera le délai à 18, à 24 ou à 30 semaines. Verra-t-on demain les « pro-choix » et les « pro-vie » s’affronter violemment dans les rues comme aux États-Unis ? On a toutes les raisons de le croire. La députée de l’Essonne Marie-Pierre Rixain a d’ailleurs réglé la question à sa manière en décrétant que l’avortement n’était « plus une question éthique » et qu’il relevait du seul « droit des femmes ». De là à dire que cette question ne concerne plus la société dans son ensemble, il n’y a qu’un pas qui aurait fait se retourner Simone Veil dans sa tombe.

Ce même processus de radicalisation et de morcellement de la société semble aujourd’hui s’emparer de nombreux groupes dont les revendications étaient pourtant devenues consensuelles. Que s’est-il passé pour que l’on soit passé du féminisme pragmatique et humaniste de Simone Veil à celui pour le moins délirant d’Alice Coffin ? Cette élue écologiste de Paris s’est fait remarquer récemment en affirmant vouloir « éliminer les hommes » de son esprit, de ses images et de ses représentations. « Je ne lis plus de livres [écrits par] des hommes, je ne regarde plus leurs films, je n’écoute plus leurs musiques », dit-elle.

Que s’est-il passé pour qu’après des décennies de combat courageux, on soit passé des droits légitimes des homosexuels à l’affirmation péremptoire d’un prétendu « droit de choisir son sexe » ! Un défi génétique qui représenterait, on en conviendra, un tremblement de terre anthropologique à côté duquel les révolutions française et bolchevique ne seraient que des faits divers.

Que s’est-il passé pour que nos sociétés, qui combattent le racisme comme aucune autre avant elles, doivent aujourd’hui s’immoler sur l’autel de l’antiracisme et poser le genou au sol en reconnaissant un « racisme systémique » que personne ne parvient à définir, sinon comme l’incarnation du « mal blanc » et le mantra d’une nouvelle religion où chacun est défini par sa race ? On en est même aujourd’hui à dénigrer le droit à un ancien policier d’être ministre des Affaires autochtones. Comme si la police n’était pas, malgré ses inévitables défauts, le premier rempart du droit dans une société libre. On croirait presque entendre les gauchistes de 1968 hurler « CRS-SS ! ».

Que s’est-il passé pour que plusieurs siècles de pensée politique se retrouvent balayés au profit de nouveaux concepts sortis miraculeusement du chapeau d’universitaires néomarxistes américains. On songe à ce vocabulaire surréaliste qui, depuis quelques années à peine, irrigue les médias de « racisés », de « privilèges blancs » ou de « masculinité toxique ». On n’a pas fini de chercher les causes de cette étonnante radicalisation que le journaliste britannique Douglas Murray fait remonter à la grande crise de 2008 et qu’il qualifie dans son dernier livre de Grande déraison (L’Artilleur).

Tout se passe en effet comme si nos nouveaux croisés avaient fait leur la célèbre phrase de Margaret Thatcher : « There is no such thing as society » (la société, cela n’existe pas). Dans ce monde du chacun pour soi, de l’irrédentisme racial, ethnique et sexuel, finis les compromis et le dialogue social. On est sommé de choisir son camp !

En France comme au Québec, ce nouveau radicalisme survient en même temps que s’effondre la social-démocratie, qui obligeait peut-être encore certains gauchistes à garder un pied sur terre. Il est en train de faire voler en éclats l’idée même de nation, seul lieu où peuvent communier des citoyens de toute origine, quel que soit leur sexe, leur couleur ou leur orientation sexuelle.

On savait que la nation était menacée par la mondialisation qui, en supprimant les frontières, fabrique un consommateur sans appartenance ni patrie. La voilà menacée de l’intérieur par une étonnante guerre culturelle et un nouveau tribalisme qui refuse tout consensus social.

88 commentaires
  • Nadia Alexan - Abonnée 16 octobre 2020 01 h 46

    La bien-pensance a perdu la tête.

    L'on ne peut pas avoir une cohésion sociale sans des valeurs communes. C'est ainsi que les peuples de pays scandinaves sont les plus heureux au monde. Ces pays obtiennent les scores les plus élevés sur toutes les mesures de l'activité humaine.
    Les citoyens de pays comme la Suède, le Danemark, la Norvège et la Finlande ont un sens de responsabilité civique les uns vers les autres et une confiance généralisée dans leurs institutions. Cette notion d'appartenance prédit leur bien-être et leur cohésion sociale, notamment la connectivité avec les autres et un sens de responsabilité pour la collectivité.
    C'est loin de l'individualisme crasse qui se trouve aux États-Unis où chaque un est pour soi.
    Les éducateurs nordiques ont travaillé fort pour cultiver le sentiment d'appartenance de chaque élève à la nation. Le programme nordique a inculqué aux étudiants une fierté de leur histoire, de leur folklore et de leur patrimoine. Vive la citoyenneté et la responsabilité civique.

    • Claude Bariteau - Abonné 16 octobre 2020 08 h 13

      La France est la nation d'un État indépendant reconnu sur la scène internationale comme toutes les nations d'États indépendants qui assurent leur reproduction au quotidien avec des politiques objet de débats selon les règles qui régissent l'exercice du pouvoir pour statuer sur des valeurs partagées.

      Le Québec n'est pas une nation d'un État indépendant, mais plutôt une province qui présume être celle d’une nation sans accord entre les personnes qui vivent au Québec et sans une reconnaissance au Canada et sur la scène internationale.

      Le nouveau radicalisme que M. Rioux décode en France et l’associe à une remise en cause de la social-démocratie, s'il s'exprime au Québec, ne met pas en cause l'idée de nation comme celle de la France, mais plutôt l'importance que les personnes vivant au Québec se dotent d'un État indépendant associé à une nation politique et créent un système politique qui leur permet de décider collectivement à la suite de débats de leurs valeurs communes.

      Il sera alors possible de comparer ce qui a cours au Québec avec ce qui a cours dans des États indépendants. Actuellement, le faire introduit un biais méthodologique et nourrit une lecture provincialiste au Québec.

    • Pierre Rousseau - Abonné 16 octobre 2020 13 h 20

      Mme Alexan vous écrivez «Les citoyens de pays comme la Suède, le Danemark, la Norvège et la Finlande ont un sens de responsabilité civique les uns vers les autres et une confiance généralisée dans leurs institutions. » C'est un bon exemple car on y retrouve dans tous ces pays, le peuple Sami (autrefois connu comme Lapons) qui sont autonomes dans leurs territoires. En effet, il y a un Parlement sami depuis 1989 en Norvège, 1993 en Suède et 1996 en Finlande. Il y a même une université de Laponie à Rovaniemi en Finlande actique, fondée en 1979. Les rapports entre les gouvernements et les Samis ne sont pas toujours harmonieux mais ces derniers ont un statut très enviable par rapport aux peuples autochtones du Canada. La Norvège a ratifié la Convention 169 de l'OIT sur les droits des peuples indigènes et tribaux en 1990, une convention que la plupart des pays d'Amérique latine ont ratifié mais pas le Canada, et les trois pays ont adhéré à la Déclaration des NU sur les droits des peuples autochtones dès les débuts. Le respect des droits ancestraux des peuples autochtones fait certainement partie des valeurs communes de ces pays. Enfin, il y a aussi le Danemark dont le Groenland fait partie et qui a reconnu le droit à l'autodétermination des Groenlandais (de la grande famille des Inuits) et leur autonomie gouvernementale dans la plupart des compétences étatiques, y compris sur le système juridique. Il y a aussi une université à Nuuk, capitale du Groenland.

    • Nadia Alexan - Abonnée 16 octobre 2020 17 h 48

      Les études démontrent que les citoyens/citoyennes de pays scandinaves sont les plus heureux mondialement. Même les immigrants qui sont partis vivre dans ces pays rapportent un taux de bonheur aussi élevé que les indigènes.
      «Selon l'analyse du World Happiness Report 2018, le ratio d'immigrants à l'intérieur d'un pays n'a aucun effet sur le niveau moyen de bonheur des personnes nées localement, les dix pays les plus heureux ayant une part de population née à l'étranger en moyenne de 17,2%, soit environ deux fois plus que la moyenne mondiale. [16]
      D'autres études ont eu tendance à trouver un petit effet positif plutôt que négatif de l'immigration sur le bien-être des populations nées localement. [17]
      Donc, l'homogénéité ethnique ne fournit aucune explication du bonheur nordique.»
      https://worldhappiness.report/ed/2020/the-nordic-exceptionalism-what-explains-why-the-nordic-countries-are-constantly-among-the-happiest-in-the-world/

  • Jérôme Faivre - Inscrit 16 octobre 2020 05 h 51

    Dans le théâtre communautaire près de chez nous (suites)

    L'auteur de la chronique questionne:

    «Que s’est-il passé pour que nos sociétés, qui combattent le racisme comme aucune autre avant elles, doivent aujourd’hui s’immoler sur l’autel de l’antiracisme et poser le genou au sol en reconnaissant un « racisme systémique » que personne ne parvient à définir, sinon comme l’incarnation du « mal blanc » et le mantra d’une nouvelle religion où chacun est défini par sa race ?»

    L'auteur de la chronique conclut:

    «En France comme au Québec, ce nouveau radicalisme survient en même temps que s’effondre la social-démocratie qui obligeait peut-être encore certains gauchistes à garder un pied sur terre». Il est en train de faire voler en éclat l’idée même de nation, seul lieu où peuvent communier des citoyens de toute origine, quel que soit leur sexe, leur couleur ou leur orientation sexuelle»

    Le Nouveau Devoir illustre parfaitement ce propos. Pas besoin de grande démonstration: la présente semaine de chroniques et autres opinions était presque entièrement orientée sur le même «racisme systémique ». Il fallait absolument faire avouer de sa faute originel le Québec et son Premier ministre.

    Bon courage au chroniqueur pour ne pas être tenté de rejoindre ses anciens collègues sous des cieux plus cléments.

    Amusant: aujourd'hui sur France Culture, la journée est consacrée au débat public !

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 16 octobre 2020 09 h 19

      Tout occcupé à son grimoire, l'enfant à qui on dit que la demeure proteste en pleurant de son innocence et retourne à ses jeux. On avait compris, inutile de répéter le texte.

    • Brigitte Garneau - Abonnée 16 octobre 2020 09 h 35

      "...la journée est consacrée au débat public!" Merveilleux de voir qu'il est encore possible de débattre en France...ici, nous préférons les dialogues de sourds...

    • Jean-Pierre Marcoux - Abonné 16 octobre 2020 09 h 41

      @Maltais-Desjardins
      Votre mépris hautain à l'endroit de M. Faivre est irritante. Pour qui vous prenez-vous?

      D'autre part votre première phrase est incompréhensible.

      Bonne journée.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 16 octobre 2020 09 h 57

      que la demeure est en feu

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 16 octobre 2020 13 h 28

      Monsieur Marcoux, mon commentaire ne visait pas d'abord monsieur Faivre. Pour le mépris, je me passserai du vôtre.

    • Marc Therrien - Abonné 16 octobre 2020 17 h 51

      Que s’est-il passé? Ou tout simplement : que continue-t-il de se passer? Peut-être seulement le balancier du changement social et politique qui oscille entre les extrêmes de façon à mieux les connaître, ce qui permet en même temps de découvrir le point d’équilibre dont les humains (équilibristes) qui le dynamisent sont à la recherche.

      Marc Therrien

  • Raynald Rouette - Abonné 16 octobre 2020 06 h 10

    En effet la société n’existe plus au Québec


    Vivre en société a perdu tout son sens. Son système social-démocrate s'effrite de jour en jour n'ayant plus les ressources financières suffisantes pour le maintenir quoiqu'on en dise...

    Sa population ancienne et nouvelle est de plus en plus divisée. Signe que le colonialisme canadien qui a pour origine le pays de Margaret Thatcher se porte de mieux en mieux depuis que le Québec ne représente plus une menace pour lui...

    Même sans COVID-19, des jours sombres pointent à l'horizon. Après celle-ci, le monde sera le même "en un peu pire ", Michel Houllebecq.

  • Yvon Montoya - Inscrit 16 octobre 2020 06 h 43

    Quelle perception affolée que vous présentez-la! Le monde dans lequel nous vivons est neo-Libéral et capitaliste en aucun cas il est communiste ou risque de le devenir. Dieu merci! Trump et Limbaugh justement disent la même chose dans leur Talk Show parce que tout comme vous ils alarment contre les neo-marxistes et que demain les USA seront un immense Venezuela. C’est une pensée des annees 50 alors on n’avancera pas vite ni loin avec. Dans le fond la « radicalisation » que je lis dans vos articles ne fera pas que le dialogue puisse être opérant car avec vos insinuations sournoisement idéologiques on ne peut entamer une discussion démocratiquement saine. Il y faut des nuances dans la pensée ainsi cela nous empêche d’avoir a ‘« choisir son camp ». Jusqu’a preuves du contraire tous les pays occidentaux ont des frontières sauf qu’il y a moins ou pas du tout de policiers et douaniers. Je parle de l’Europe qui lutte contre son histoire terrible des guerres nationalistes...La Nation actuelle, c’est l’hégémonie occidentale par son encerclement du monde depuis le XVe siècle ( une des graves conséquences de ce colonialisme est bien le racisme systémique dans nos societes). La nation, ce sont les GAFA, Wall Street, les 1%, les paradis fiscaux, les deregulations, l’etat piteux des hopitaux et du système de santé...capitalisme pur et dur et predateur, c’est pas très communiste ni neo-marxiste tout ceci...Le monde du 21e siècle n’est plus celui de Louis de Funes, il va bien falloir vous en apercevoir un jour.

    • Sylvio Le Blanc - Abonné 16 octobre 2020 09 h 51

      Du pur délire, M. Montoya, inscrit.

    • Nadia Alexan - Abonnée 16 octobre 2020 11 h 13

      À monsieur Montoya: C'est incroyable que l'on puisse lire la même chose et sortir avec une interprétation complètement différente.
      Monsieur Rious déplore le néolibéralisme que vous dénonciez. Il déplore le morcellement de la société avec des revendications individuelles qui rend le consensus impossible. Il déplore l'individualisme crasse du néolibéralisme énoncé par Margaret Thatcher qu a dit: «There is no society."
      Il déplore, d'ailleurs comme vous, le manque d'une cohésion sociale «menacée par la mondialisation qui, en supprimant les frontières, fabrique un consommateur sans appartenance ni patrie.»
      Monsieur Rioux dénonce le fait que la sociale démocratie est «menacée par la mondialisation qui, en supprimant les frontières, fabrique un consommateur sans appartenance ni patrie». Vous n'avez pas compris les propos de monsieur Rioux,

    • Pierre Desautels - Abonné 16 octobre 2020 13 h 43


      Vous avez bien raison Monsieur Montoya, quand vous parlez de nuances dans la pensée. Christian Rioux, qui pourfend le radicalisme, un modéré? Au contraire, il prêche une idélogie radicale de droite depuis plusieurs années, il a même ses entrées à Radio X, tout un honneur! Et il refuse de condamner les propos d'Éric Zemmour, bien sûr!
      Ce serait bien que Monsieur Rioux nous parle de ce qui se passe vraiment en France. Mais, à cause de son idéologie, ses chroniques deviennent redondantes et les lecteurs du Devoir apprécieraient des informations plus diversifiées sur beaucoup d'autres dossiers. Mais en est-il capable?

    • Nadia Alexan - Abonnée 16 octobre 2020 22 h 39

      À monsieur Pierre Desautels: Vous dites: «Ce serait bien que Monsieur Rioux nous parle de ce qui se passe vraiment en France».
      Voilà ce qui se passe vraiment en France, monsieur Desautels. C'est la barbarie des intégristes.
      «Victime d’un «attentat islamiste», un prof d’histoire décapité en région parisienne. Il avait montré récemment à ses élèves des dessins faisant la satire de Mahomet lors d’un cours sur la liberté d’expression. L’agresseur a crié «Allah Akbar» avant d’être abattu par les forces de l’ordre.»

    • Pierre Desautels - Abonné 17 octobre 2020 07 h 35


      @Nadia Alexan

      Cette barbarie dont vous parlez, elle est encouragée par la droite et l'extrême droite en France. Ce pays est profondément raciste, mais Christian Rioux ne l'admettra jamais. Alain Juppé, pourtant à droite, déclarait en 2015:

      "Ce pays devient fou. Il y a aujourd'hui en France du racisme, de l'antisémitisme et de l'islamophobie".

      Le temps lui a donné raison. Zemmour et ses copains extrémistes jettent de l'huile sur le feu à longueur d'année, mais Christian Rioux ne le dénoncera pas.

    • Nadia Alexan - Abonnée 17 octobre 2020 12 h 28

      Vous essayez de justifier l'injustifiable. Ce n'est pas la droite qui encourage la violence, monsieur Deshautels. C'est la haine propagée par l’idéologie des djihadistes intégristes qui ne veulent pas se conformer aux valeurs des Lumières.
      De plus, ils pratiquent leur violence partout dans le monde, pas seulement en France. En refusant de dénoncer la violence de ce mouvement djihadiste internationale et en blâmant la victime de la violence au lieu de décrier cette barbarie, vous êtes complice de l'horreur.

    • Pierre Desautels - Abonné 17 octobre 2020 14 h 53


      @Nadia Alexan

      Vous n'avez pas le monopole de la dénonciation des crimes djihadistes, qui ont été dénoncés autant par la gauche que la droite en France. Mais la haine attise la haine. Et les gens qui gardent le silence sur les propos de l'extrême droite, comme ceux du fasciste Zemmour, condamné pour provocation à la haine, font le jeu des djihadistes.

  • Michel R. Morissette - Abonné 16 octobre 2020 06 h 43

    La raison a foutu le camp.

    Excellente analyse. La saine raison a cédé la place aux idéologies douteuses et à une rectitude politique qui donne la nausée.

    Merci pour vos chroniques qui alimentent nos réflexions.

    Michel R. Morissette

    • Pierre Robineault - Abonné 16 octobre 2020 11 h 13

      Que dire de plus en effet, monsieur Morissette. Laissons donc les commentateurs-chroniqueurs s'adonner à leur sport favori de faire-valoir personnel, mais sans nous priver du plaisir d'en rire.