La zone noire

Alors que les Québécois se demandent avec anxiété si et quand ils vont passer du vert ou du jaune à l’orange, voire au rouge, le gouvernement Legault donne l’inquiétante impression d’être dans le noir.

Les explications données mercredi par le premier ministre étaient tout sauf rassurantes. À l’entendre, la Santé publique est actuellement incapable de faire la moindre projection sur l’évolution de la pandémie au cours des prochaines semaines, ce qui rend évidemment difficile de décider quelles mesures doivent être prises au-delà des appels à la prudence, qui semblent maintenant relever de l’incantation.

Le contraste est saisissant avec l’image rassurante que M. Legault projetait il y a six mois, quand il affirmait que tout irait bien. Après avoir répété à satiété que son gouvernement avait été le premier au Canada à imposer des mesures de confinement quand la crise a éclaté, il semble soudainement être à la traîne.

Que l’ensemble de la planète soit aussi aux abois ne constituera pas une excuse aux yeux de la population, à qui on avait assuré que tout était prêt pour faire face à une deuxième vague, qui pourrait faire paraître l’éclosion du printemps comme « de la p’tite bière », à en croire le Dr Horacio Arruda, qui a lui-même perdu beaucoup de sa superbe.

La nature humaine étant ce qu’elle est, on a voulu croire que l’accalmie des mois d’été indiquait que le pire était passé et que le retour à la normale se poursuivrait sans trop de heurts. Le réveil est brutal et la population risque d’être nettement moins indulgente qu’elle l’a été au printemps face aux hésitations et aux errements du gouvernement.

  

Les partis d’opposition ont bien senti le changement de climat. Quand l’Assemblée nationale avait repris ses travaux, en mai dernier, leurs critiques étaient relativement modérées. Une certaine solidarité était de mise. Malgré les restrictions qui leur avaient été imposées, les Québécois avaient généralement apprécié le travail du gouvernement. C’est seulement lors de la présentation du projet de loi 61 sur l’accélération des travaux d’infrastructure, qui semblait démanteler les garde-fous érigés dans la foulée de la commission Charbonneau, que la société civile a commencé à regimber sérieusement.

Cette semaine, l’opposition a enlevé ses gants blancs, sachant très bien que la population préférera blâmer le gouvernement plutôt que de reconnaître être elle-même largement responsable de la contagion communautaire qui provoque la résurgence de la pandémie.

Lui demander de rester à la maison était une chose, envoyer la police dans les résidences privées pour imposer le respect des consignes, même en s’assurant de la légalité de l’opération, serait infiniment plus délicat. Si une petite minorité proteste contre le port obligatoire du masque, la violation du domicile soulèverait un tollé. L’opposition serait la première à s’en indigner.

Sans parler des conséquences d’un reconfinement sur l’économie et les finances publiques. Selon le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, cela provoquerait carrément un « désastre ». Déjà que de nombreuses entreprises ne se relèveront pas des pertes subies au printemps. L’État n’aurait tout simplement pas les moyens d’une nouvelle opération de sauvetage.

  

Les prochaines élections n’auront lieu que dans deux ans, mais tout gouvernement qui arrive à mi-mandat commence à y songer. Le sondage Léger réalisé au début du mois créditait la CAQ de 48 % des intentions de vote et d’un taux de satisfaction astronomique de 76 %, mais tout peut s’effondrer rapidement quand la grogne s’installe. On pardonne difficilement à un héros qui déçoit.

Qui aurait cru qu’après la performance de Lucien Bouchard durant la crise du verglas, qui lui avait redonné son aura de la campagne référendaire, le PQ recueillerait moins de votes que le PLQ deux ans plus tard, même si Jean Charest avait mené une campagne atroce ?

Au printemps dernier, la pandémie a propulsé M. Legault à un sommet de popularité, mais la deuxième vague risque d’être encore plus difficile à gérer que la première. Au cours de l’été, il a jugé nécessaire de renforcer son trio de choc en remplaçant Danielle McCann par Christian Dubé à la Santé. Personne ne remet en question la compétence de M. Dubé, mais on ne sent plus la même magie dans la communication qu’au printemps dernier, quand M. Legault semblait toujours trouver les bons mots.

Il avait connu un passage à vide après la tragédie du CHSLD Herron, mais il avait réussi à se rétablir. Cette fois-ci, il semble plutôt avoir raté son départ. Il lui faudra rapidement retrouver ses marques, avant que la CAQ ne se retrouve à son tour dans la zone noire.


 
33 commentaires
  • Sylvain Fortin - Abonné 17 septembre 2020 01 h 05

    Il n'y a pas plus menteur et manipulateur que François Legault. Il va trouver une astuce pour nous endormir une fois de plus. Parlant de désastre c'est le ministre Pierre Fitzgibbon qui en est un. Il subventionne les riches comme la bijouterie Birks de Westmount. Sa ville de résidence. Il part du privé pour aller au public afin d'assujettir le public aux normes du privé.Quand il y retournera il aura beaucoup beaucoup plus d'amis à Westmount. Un futur maire de Westmount.

    • Serge Pelletier - Abonné 17 septembre 2020 03 h 39

      C'est un boni-menteur depuis sa naissance cet individu. Lui et son parti politique n'ont aucunement gagné les dernière élections, C'est Couillard qui a tout fait pour les perdre... En fait, la population en général avait son voyage de se faire traité de tous les noms possibles, de se voir imposer des coupures de services dans tout et de constater que simultanément les petits amis de Couiliard s'en mettaient plein les poches.

      La situation des petits amis n'a guère changé depuis l'arrivée de Legault et de sa gang. À titre d'exemples: prenez la SAQ, la haute direction "pleurait" que la "crise du virus" avait fait descendre ses profits. Mais les bonis à la gang de la SAQ, eux, n'ont rien subit. À la Loto Québec, même phénomène, à l'Hydro-Q même phénomène.

      Et le Legault qui blâme maintenant la population pour les désastres et catastrophies qui sont reliés à sa propre gestion de la crise "virus".

      Que dire du Arruda, qui dans une émission en directe et diffusée à Hull, disait hautement et sans la moindre hésitation que "les décès dans les CHSLDs étaient "normaux", car de toute manière ces personnes là étaient pour mourrir". Cela doit être ses connaissances scientifiques qui ont fait constater que toute personne naissant meurt un jour ou l'autre... Mais qu'a fait Legault d'un tel énergumène... Un beau contrat blindé or avec retraite elle aussi plaquée or pour ce guignole de première classe.

      L'autre problème se porte sur la complaisance (tous types de médias confondus) des journalistes face à ce Legault et à sa gang. Pire, ils en ont fait des héros.

      Les partis d'oppositions ne sont guère mieux... Toutes se sont cachées "sous le lit" au lieu de "taper sur le clou", et ou de même convoquer des conférences de presse avec le personnel, qui osait décrire la réalité du terrain, et qui se faisait traiter de menteurs et menteuses le tout en ditect à la TV par la "Sainte Trinité".

      Voilà où nous en sommes. Maintenant, c'est la catastrophe dans tout, absolument tout.

    • Cyril Dionne - Abonné 17 septembre 2020 07 h 09

      Oui M. Fortin, je crois que vous avez raison à propos de Legault.

      Ceci dit, quelques scientifiques pensent que les masques faciaux peuvent réduire la gravité du COVID-19 car le porteur inhalerait une dose initiale plus faible du virus, donnant ainsi au système immunitaire une meilleure chance de combattre le pathogène et de développer des anticorps. La variolisation est le processus d’inoculer les gens avec du matériel prélevé sur une vésicule d'une personne atteinte de variole dans le but de provoquer une infection légère et une immunité subséquente. George Washington en attribue une grande part de celle-ci pour la victoire des Américains lors de la guerre de 1776.

      Ce sont les Dr Monica Gandhi et George Rutherford qui avancent cette idée dans le New England Journal of Medicine et qui semble être maintenant la ligne de défense des gouvernements dont celui du Québec. Ils suggèrent que l'utilisation extensive des masques faciaux a le potentiel de servir de vaccin de toutes sortes, similaire à la variolisation de la variole. Cet article a paru en avril et à la fin du mois de juin au Québec, on exigeait le port du masque dans les transports en commun.

      Le seul hic là-dedans, c’est qu’il n’y a aucune façon éthique de prouver cette idée. Tout d'abord, les scientifiques n'ont pas encore démontré quelle quantité de charge virale conduit à un COVID-19. De plus, on ne sait pas comment une personne pourrait garantir qu’elle n’est pas exposée à une charge virale plus importante en portant un masque. Ensuite, chez certain virus du type corona, eh bien, une particule est assez pour déclancher une attaque en règle du système immunitaire et donc, la maladie de la COVID-19. La théorie ne peut même pas être prouvée par des essais cliniques car elle impliquerait d’exposer intentionnellement des groupes de personnes au virus, et certains pourraient en mourir. De plus, même avec une variolisation, certaines personnes ont encore développé la variole et sont mortes.

    • André Labelle - Abonné 18 septembre 2020 23 h 55

      WOW ! Les trolls n'y vont pas avec le dos de la cuillère. On blâme les politiciens pour des décisions alors que les informations objectives concernant le virus responsable de la Covid-19 n'étaient tout simplement pas disponibles car les scientifiques à peu près rien sur ce virus.
      Les saboteurs communautaires prennent un malin plaisir à contrecarrer toutes les décisions gouvernementales.
      Ils gueulent à qui mieux mieux mais ne présentent rien.
      Ils auraient voulu que le gouvernement soit dans le déni complet comme l'a été Trump, peut-être leur héro ? Auraient-ils voulu au contraire que les autorités accroissent encore plus le confinement et le maintiennent avec fermeté ?
      Les commentateurs, sans doute bien intentionnés, portent des jugements à gogo. Ils sont comme ces gérants d'estrade qui rejouent le match le lendemain. J'aurais bien aimé les voir sur le terrain.
      «On ne saurait stigmatiser par trop d'expressions le vice de ces hommes souples et trompeurs toujours prêts à parler comme vous le voulez, non comme la vérité l'exige.»
      [Cicéron]

  • Yolande Chagnon - Inscrite 17 septembre 2020 05 h 25

    LES SCÉNARIOS POSSIBLES

    Même si nous sommes dans le clair-obscur, je n'arrive pas à croire que la Santé publique et forcément le gouvernement n'aient pas de scénarios, même imparfaits.

    Au printemps, même s'il en avait été forcé par le gouvernement, le docteur Arruda avait rendu publics des scénarios.

    Un optimiste, l'autre réaliste et le dernier pessimiste.

    Pourquoi ne fait-il pas de même cette fois alors que nous dépassons les 300 cas par jour ?

    Mon sentiment est que pour ce qui est du scénario pessimiste, ce serait «les femmes et enfants d'abord« ou «sauve qui peut !»

    Même le scénario réaliste ne doit pas être joli.

    Monsieur David a bien raison de souligner que le gouvernement, du moins celui du Québec, ne peut effectuer un deuxième sauvetage de l'ampleur de celui du printemps et de l'été derniers.

    Quant au fédéral, en situation de gouvernement minoritaire et en possession de la planche à billet, il pourrait ajouter encore à la dette fédérale, laissant les provinces dans le rôle de départements français ou de collectivités locales.

    Par manque de moyends financiers, le Québec risque de se trouver dans la même situation d'aplaventrisme que le gouvernement Godbout lors de la seconde guerre mondiale, devant tout céder devant Ottawa.

    C'est vrai aussi pour les autres provinces, mais elles ont l'avantage d'avoir leur gouvernement national à Ottawa.

    Pas nous.

    Les référendums, surtout perdus, ont des conséquences dont on découvre chaque jour de plus en plus l'ampleur.

    • Claude Bariteau - Abonné 17 septembre 2020 08 h 03

      À la lecture de M. David, nous ne sommes pas au Québec dans le clair-obscur, mais, comme vous le dites en mots clairs, face à une débandade devant un choc majeur appréhendé et sans s'être donné les moyens en 1995 pour y faire face avec les outils des États indépendants.

      La CAQ dans le noir et le Québec dans le rouge après l'orange laissent présager un brassage politique.

      Sûrement à l'émergence de forces anarcho-syndicalistes aux couleurs rouge et noir, comme celles qui émergent en France, en Italie, en Catalogne et en Espagne entre 1880 et jusqu’à l’aube de la Deuxième Guerre mondiale.

      Plutôt une révolte citoyenne aux formes disparates avec des milices et des brigades volontaires opposés aux pro-libertaires et aux tâtonnements d’un gouvernement qui entend éviter à tout prix un désastre économique et une hausse de son endettement.

      M. David a mis la table avec un texte qui révèle le désarroi du PM Legault, les sombres estimations de M. Arruda, les hyper-craintes ministre Fitzgibbon et un ministre Dubé démuni de magie persuasive sans oublier la vice-première ministre Guilbault dont le silence étonne.

      Ils ont certainement des prévisions alarmantes et ont préféré préparer le terrain sans les révéler, ce qui est une façon de vouloir diriger le peuple québécois plutôt que de lui faire confiance. Ce genre d'approche peut conduire à un point de bascule.

    • Cyril Dionne - Abonné 17 septembre 2020 11 h 47

      Mme Chagnon, restons dans les scénarios réalistes. Ce qui perturbe la Santé publique et le gouvernement d’un homme, François Legault, c’est la contamination communautaire qui se rendrait dans les domiciles des particuliers qui reçoivent présentement des soins du gouvernement au lieu des CHSLD. Or, ils n’ont encore rien prévu pour empêcher cette nouvelle source de contamination. Rien. Si les dizaines, centaines ou milliers de décès surviennent lors d’une 2e vague possible cet hiver, alors ce sera eux qui en feront les frais. Or, il n’est pas encore trop tard pour prendre les mesures qui empêcheront un 2e génocide chez les gens âgés de 65 ans et plus.

      Pour le reste, si on se fie aux données qui nous avons, si les derniers mentionnés sont protégés, eh bien, il y aura peut-être une augmentation poussée du nombre de cas et une certaine paralysie au niveau des hôpitaux, mais les morts ne seront pas au rendez-vous pour cette fois-ci. 98% de ceux qui sont décédés suite à la COVID-19 au Québec (et dans tous les pays du monde) avaient plus de 60 ans. Ce qui fait à peu près 5 670 personnes des 5 788 Québécois qui sont morts suite au développement de la maladie de la COVID-19 et qui est de loin, le pire bilan au Canada. Si on arrive à protéger les plus vulnérables, on devrait bien se tenir.

      Ceci dit, la perte de confiance envers le gouvernement commence à être confirmée. La confiance des Québécois envers la gestion de la crise par le gouvernement Legault a chuté de 6% en seulement trois mois. Et deux ans en politique est une éternité. Vite un chef pour le Parti québécois.

    • Claude Bariteau - Abonné 17 septembre 2020 17 h 40

      Précision : Sûrement pas à (au troisième paragraphe).

    • Serge Pelletier - Abonné 17 septembre 2020 19 h 09

      M. Dionne, ceci est malheureuseent faux : "98% de ceux qui sont décédés suite à la COVID-19 au Québec (et dans tous les pays du monde) avaient plus de 60 ans". Ce qui donne un faux sentiment de sécurité à ceux sous le seuil des 60 ans.

      Pour le Québec, le GV-Q a noyé les informations sur les dangers de décès de toutes les tranches d'âge par la catastrophe des décèes en CHSLD. La même d'information pour les statistiques globales. Or, de 20 à 30% (selon les méthodes de compilations) touchent des gens sous le cap des 60 ans, et ce dans plusieurs milieux "de vie" et de travai.

      Un petit article de ce matin et dans ce quotidien (Le Devoir) fait état de l'avis des médecins spécialistes américains. Ceux-ci mentionnent les dangers pour tous, y compris pour les très jeunes enfants.

      Dire que le virus n'est dangereux que pour les 60 ans et plus, relève de la pensée magique, et attribue au virus une intelligence qu'il n'a pas. Ce virus, tout comme tous les autres de ce type, va où il peut survivre... L'âge de la cible n'a aucune importance, il va où il est le plus facile de survivre, et les milieux clos sont sur la "top liste" des milieux de contaminations. En fait, pour imager la situation liant le virus, être dans un CHSLD (ou un hôpital) c'est comme magasiner dans une grande surface (style Costco) qui serait comparer au dépanneur du coin.

      Et même si le décès n'est pas constaté chez plusieurs, les séquelles, elles, peuvent être vie durant.

  • Yvon Montoya - Inscrit 17 septembre 2020 06 h 15

    Ne jamais faire confiance aux politiques en troisième millénaire. C’est la dure lecon de ce siècle. Merci.

    • André Labelle - Abonné 19 septembre 2020 00 h 27

      Alors à qui ?


      «Il te montre la Lune et tu regardes son doigt.»
      [Proverbe africain]

  • Raynald Rouette - Abonné 17 septembre 2020 07 h 05

    Les coffres sont vides


    François Legault fait ce qu'il peut avec ce qu'on lui a laissé entre les mains. Il n'a pas les moyens comme Justin Trudeau de jouer au Père Noël. Il en est de même pour notre système d'éducation. Le Québec Inc est en lambeaux. Cessons de feindre de ne pas voir et savoir!

    Collectivement nous avons fait de très mauvais choix politiques depuis 1995. Dans les 25 dernieres années le Québécois de tous les horizons ont fait différents choix. Il nous faut collectivement assumer et espérer des jours meilleurs, sans être trop optimiste...

    • Pierre Grandchamp - Abonné 17 septembre 2020 10 h 20

      M. Rouette,

      La CAQ est allée chercher Mme McCan pcq elle était gestionnaire en Santé.En mars dernier, elle savait qu'il manquait de préposés dans les CHSLD. Et les 3 ministres de la Santé précédents: Bolduc,Couillard, Barrette le savient aussi. Conclusion: pour administrer des grosses boïtes comme la Santé, çca prend des gestionnaires; pas des gens du réseau.

      Regardez le petit prof en Éducation.

      D'autre part, le Père Nöel Trudeau, notre part est de plus ou moins 23%!

    • Raynald Rouette - Abonné 17 septembre 2020 12 h 39

      M. Grandchamp,

      Le Québec est confronté depuis plus de 25 ans à trois problèmes chroniques de fond, dans l'ordre ou le désordre, comme vous le voulez. Finances publiques, Ressources humaines et pour couronner le tout, Sociétal. Nous accumulons difficit sur difficit et les grosses entreprises ne paient pas leurs justes parts de taxes et d'impôts. En bout de ligne les gouvernements sont réduits à gérer des crises de finances publiques les une après les autres, année après année. Le gouvernement de la CAQ est devant un mur ériger depuis quelques dizaines d'années. Les premières briques de ce mur ont été posées par nul autre que Lucien Bouchard avec son difficit zéro. Les fourberies politiques de Jean Charest ont faits le reste...

    • Serge Pelletier - Abonné 18 septembre 2020 03 h 59

      M. Rouette, il joue très bien au père noel avec les petits copains: nominations, augmentations de salaires et primes à n'en plus fnir pour les petits copains d'en haut, des projets pharaoniques de tunnels, d'écoles, de maisons pour les aînés, etc.

      Pendant ce temps, les routes existantes sont similaires aux routes d'européennes de l'après-guerre, les écoles sont "crottées" et toutes croches, les CHSLDs sont en décrépitudes accélérées, etc.

      Legault est un bonimenteur né, il s'est entouré de gens comme lui. Regarder sa "garde rapprochée" tous de non élus et petits copains de longue date... Pour ce qui comporte la députation, ce n'est gère mieux et cela du "back bencher" aux ministres.

      En fait nous sommes passés d'un père fouettard, à un gigolo, puis un bref intermède avec une niaise, un retour au gigolo, puis pour couronner le tout un "mondialiste" n'en ayant que pour injurier les québécois d'être des québécois blancs... Et maintenant un bonimenteur qui puise des inspirations en gestion des affaires de l'État dans des romans...

      C'est Michel Chartrand, sur son lit de mort, qui a dit la réalité, la dure réalité: "PAUVRE QUÉBEC". Il ne oparlait pas de la richesse des personnes, mais de la pauvreté intellectuelle des "élites" du Québec.

  • Dominic Alexandre - Abonné 17 septembre 2020 07 h 18

    Un gouvernement brouillon

    Je ne comprends pas la surprise à propos d'un gouvernement aussi brouillon. Durant la campagne électorale, on avait décelé ce côté brouillon de Legault. Ça s'est concrétisé à de nombreuses reprises au cours de ces 2 premières années de mandat.

    • André Labelle - Abonné 19 septembre 2020 00 h 39

      Pouvez-vous être plus explicite ? Faites-nous part des dossiers où nous pourrions comprendre votre opinion.

      «Si les singes avaient le talent des perroquets, on en ferait volontiers des ministres.» [Chamfort]