Les sceptiques seront entendus

Plusieurs milliers de personnes dans les rues de Montréal, samedi dernier, rappellent que la résistance à la « nouvelle normalité » prend de l’ampleur. Parmi les « illuminés » qui rejettent les mesures sanitaires dictées par les autorités, vous aurez peut-être remarqué de plus en plus de femmes qui, elles, ne répondent pas nécessairement au portrait du conspirationniste achevé : un homme, blanc, plutôt jeune, de la « classe populaire ».

Ces « déplorables », pour reprendre le terme utilisé par Hillary Clinton en 2016 pour décrire une partie de l’électorat qui mena Donald Trump au pouvoir, et qu’on retrouve aujourd’hui menant la parade des antimasques chez nous, allant jusqu’à menacer les autorités gouvernementales par tweets interposés, expliquent, en grande partie, pourquoi le phénomène suscite un certain revers de la main. Pourquoi s’attarder à ces ignares, gonflés à bloc sur les stéroïdes des réseaux sociaux, qui veulent à tout prix se rendre intéressants ? Seulement, la réalité est un peu plus complexe.

Une enquête menée récemment par la Fondation Jean-Jaurès en France montre que 63 % des militants antimasques sont en fait des femmes. L’âge moyen est de 50 ans et 36 % ont un niveau d’éducation très supérieur à la moyenne (bac + 2 ans). Il n’y a pas d’étude équivalente au Québec à l’heure actuelle, mais on peut s’imaginer — en entendant jusqu’à des infirmières se plaindre des mesures imposées — que le contingent de protestataires féminins est, ici aussi, à la hausse. Le phénomène est d’autant plus intrigant qu’il semble contredire certaines idées reçues — dont la gestion exceptionnelle des femmes durant la pandémie.

Les cheffes de gouvernement (Angela Merkel, Jacinda Ardern, Sanna Marin) ont en effet mieux tiré leur pays d’affaire que beaucoup de leurs vis-à-vis masculins pour une raison qui, à mon avis, saute aux yeux : les femmes sont généralement plus prudentes que les hommes. Elles ne tiennent pas pour acquis que « ça va bien aller ». S’inquiétant davantage, elles prennent davantage de précautions. On l’a vu d’ailleurs en Colombie-Britannique, où la responsable de la santé publique, la Dre Bonnie Henry, a été plus rapide à fournir le matériel adéquat, à instaurer des zones chaudes et froides dans les résidences pour aînés et à fournir des explications beaucoup plus exhaustives au public, avec les résultats exceptionnels qu’on sait.

Comment alors concilier ce sens des responsabilités et de l’organisation avec la déviance civique d’un nombre croissant de femmes qui refusent de se plier aux consignes ? La maternité y est pour beaucoup — comme l’indique ce message aperçu parmi les manifestants : « Ne touchez pas à mes enfants. » Le besoin de protéger ses enfants de mesures perçues comme mal avisées ou abusives damera toujours le pion à celui de protéger ses voisins. Les groupes anti-vaccins, qui aujourd’hui se fondent avec les antimasques, sont très majoritairement composés de femmes précisément pour cette raison. Au Québec, de plus, 1 mère sur 10 est à la maison à temps plein (11 %), sans compter toutes celles qui l’ont été, ou le sont encore, pour cause de pandémie, ouvrant ainsi la voie à des heures et des heures de plaisir sur Facebook et, quasi inévitablement, à une certaine désinformation.

Une partie de ces femmes ont sans doute rejoint les rangs des complotistes purs et durs — ceux qui imaginent le gouvernement de mèche avec des réseaux de pédophiles et de trafiquants d’enfants. Mais comme l’illustrent les données de l’enquête citée plus haut, il importe de ne pas mettre tous les protestataires dans le même panier. Il y a de bonnes raisons de se plaindre, après tout, de la façon dont la crise a été gérée au Québec. Peut-on l’admettre enfin, tout bon francophone à l’écoute de notre gouvernement que nous sommes ? Sauvons des vies et protégeons les ressources hospitalières, bien sûr, mais où est l’espace public pour se lamenter sur ce qui, à force de se confiner, de se distancier, de se masquer, se perd ?

« Et si notre but était non pas de rester vivants, mais de rester humains », affichait une pancarte samedi dernier. La vie est plus que la simple survie, en d’autres mots. Ce n’est pas là le message de fous furieux ou de laissés-pour-compte qui tentent de s’arroger les feux de la rampe coûte que coûte. C’est le message de gens qui craignent — à la suédoise, disons — qu’une gestion trop répressive de la crise puisse avoir des conséquences plus nocives que le virus lui-même. Ce n’est pas farfelu de penser ça. D’ailleurs, la Suède, qui a subi l’opprobre de la communauté internationale pour sa gestion non orthodoxe de la pandémie, imposant peu de contraintes, s’en tire actuellement beaucoup mieux que d’autres pays européens (la France, l’Italie, la Grande-Bretagne…) et se trouve, en pourcentage de décès, à égalité avec le Canada.

Il n’y a pas qu’une seule bonne règle à suivre et, par conséquent, une seule bonne façon de se comporter. C’est ce qui définit la religion, pas la démocratie. La déviance politique qu’on voit est aussi une réaction à la pensée unique.

fpelletier@ledevoir.com

Sur Twitter :@fpelletier1

93 commentaires
  • Mario Jodoin - Abonné 16 septembre 2020 01 h 00

    Égalité?

    «la Suède, qui a subi l’opprobre de la communauté internationale pour sa gestion non orthodoxe de la pandémie, imposant peu de contraintes, s’en tire actuellement beaucoup mieux que d’autres pays européens (la France, l’Italie, la Grande-Bretagne…) et se trouve, en pourcentage de décès, à égalité avec le Canada.»

    En fait, le taux de décès au Canada est de 243 par million et il est plus du double en Suède, soit 579.

    • Pierre St-Amant - Abonné 16 septembre 2020 05 h 42

      Celui de la France: 475. Les taux de l'Italie et de la Suède sont presqu'égaux. Les voisins scandinaves et allemand de la Suède ont des taux beaucoup plus bas.

    • Françoise Labelle - Abonnée 16 septembre 2020 08 h 07

      M.Jodoin, c'est le temps des cerises?

      Le Danemark, la Norvège, la Finlande, l'Islande, l'Allemagne, l'Autriche, le Portugal, la Corée du sud, la Nouvelle-Zélande, etc.
      La Suède est plutôt à mettre avec la GB (613 par million). L'Allemagne, beaucoup plus densément peuplée, 113 décès par million, soit près de 6 fois moins que la Suède!
      Le Canada qui compte 263 décès par million contre 579 pour la Suède a fait deux fois mieux que la Suède, contrairement à vos affirmations, à moins que le but de l'exercice soit un maximum de décès. Les USA ont connu près de 1,200 décès hier, proche de l'Inde et du Brésil. Les trois pays sont dirigés par des «populistes».
      La Suède s'est plantée dès le départ et a voulu sauver la face; voilà pourquoi sa face n'est pas masquée. Et la chute du pib suédois sera semblable à celui des autres pays scandinaves.

      Les sceptiques ne peuvent jamais être confondus.
      Source: Worldometer. Pourtant facile à consulter.

    • Charles-Étienne Gill - Inscrit 16 septembre 2020 08 h 15

      OK, mais le Québec est à 679. Changeons la phrase : «et se trouve en pourcentage de décès, à avoir mieux fait que le Québec».

      La Suède a eu le même problème que par exemple l'État de New York ou le Québec. Au lieu de protéger les plus vieux plus vulnérables, on les a exposés. Maintenant, regardons les statistiques : il n'y a presque plus de morts par jour... Je donne raison à Madame Pelletier.

      Le problème c'est que ce type de discours raisonnable aurait dû être tenu dès le mois de juillet. Mais qu'est-ce qu'on a fait? Encore de la propagande en traitant de déplorables conspirationnistes ou de fous furieux irresponsables ceux qui, à l'instar des gens de la manif de ce week-end, osaient remettre en question des directives alors même que plusieurs semaines auparavant, Fauci (aux États-Unis) ou Arruda ici, garantissaient que le port du masque était inutile.

      On a affirmé que les gens qui manifestaient ce printemps mettaient la vie des autres en danger et que cela allait retarder le retour à la normale. La gouverneur du Michigan a même affirmé que des manifestants avaient contaminé les zones rurales parce qu'ils ne respectaient pas le confinement. Or, c'était tout simplement un mensonge. L'admission survient dans sa propre conférence de presse.

      Et quelque temps après, les médias encourageaient les manifestants BLM, dans la foulée de la mort de Georges Floyd, en dépit de tout sens critique, sans pour autant rapporter correctement le degré de violence, de pillage et de destruction qui survenait dans la foulée. Où était la préoccupation pour le COVID?

      Et après ces mêmes médias viennent se plaindre au sujet de la perte de confiance à leur endroit et de la hausse de la polarisation?

      Ciel, ils nourrissent la machine. Pour une chronique qui nuance le comportement des « déplorables », combien de chroniques de Madame ont plutôt consolidé le biais de Clinton?

    • Pierre Rousseau - Abonné 16 septembre 2020 08 h 22

      Au Québec en date du 28 août le taux de mortalité par million d'habitants était de 673,5 (https://comparaisons-sante-quebec.ca/mortalite-par-covid-19-quebec-et-comparaisons-internationales/) contre 576,4 en Suède, ou « corrigé » à 630,2 au QC contre 617,8 en Suède. Mme Pelletier aurait dû utiliser les taux du Québec au lieu du Canada puisque l'infection a été beaucoup plus virulente ici que dans les autres provinces et les mesures étaient aussi très différentes entre le QC et le ROC.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 16 septembre 2020 09 h 48

      Moinsieur Gill, comme vous le savez,CT, NH et NJ ont eu le même scénario. Par ailleurs, vos remarques concernant le traitement médiatique des manifs donnent à réfléchir.

    • Cyril Dionne - Abonné 16 septembre 2020 11 h 34

      Et comme vous le savez, le CT, NH et NJ sont tous des états démocrates M. Desjardins.

    • Christian Roy - Abonné 16 septembre 2020 13 h 44

      Ah ! M. Dionne... ces fabuleux États démon-crates si facile à blâmer. Et pourtant.

      Comme si la Covid avait des préférences partisanes. Comme si la Covid avait voulu nuire aux chances de Trumpy en lui mettant des bâtons dans les roues de son étincelante limousine se dirigeant à toute vapeur vers un deuxième mandat (et une présidence à vie dans ses rêves de gloire sans fin.)

      La mauvaise gestion de la Covid revient à un petit bonhomme, celui qui prétendait pouvoir régler tous les problèmes à LUI SEUL !!!
      2000 000 morts plus tard (et c'est pas fini, c'est rien qu'un début), on apprend, comme si de rien n'était, que le petit bonhomme SAVAIT dès janvier que l'épidémie meurtrière s'en venait sur un maudit temps. Un recours collectif devrait être déposé contre le roi de la montagne. Ça ressemble à de la négligence criminelle cette histoire-là. Trumpy a "choké" devant un putt de trois pieds. Il n'a eu de cesse, sciemment, de minimiser le problème et de mentir à tous les Américains. C'est lui qui a paniqué.

      T'as voulu être président mon p'tit bonhomme... ben assume. À moins que tu te réfugis sous les lauriers d'un empereur qui n'a d'intérêt que pour le cours de la Bourse pendant que brûle son pays. Une partie de golf avec ça ?

      Pence a des remords de conscience. J'ai hâte de lire ses mémoires.

    • Raymond Labelle - Abonné 16 septembre 2020 16 h 19

      Attention aux mauvaises interprétations statistiques.

      La seule variable du taux de décès ou d'infection n'est pas les politiques adoptées et appliquées. D'autres facteurs agissent. Par exemple, la Suède est moins densément peuplée, n'a qu'une seule grosse ville, a beaucoup moins de touristes - par exemple on sa condition à celle de l'Italie. Ces autres facteurs sont très importants aussi quant à la dissémination de la pandémie.

      Pour isoler la variable "mesures adoptées", il faut comparer la Suède avec d'autres pays qui ont des mesures différentes, mais d'autres conditions comparables - ce qui pourrait être le cas du Danemark ou de la Norvège. Or, quand on fait cette comparaison, la Suède s'en tire nettement moins bien. On peut alors vraiment dire que ses mesures sont un échec.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 16 septembre 2020 16 h 26

      « le petit bonhomme SAVAIT». C'est beaucoup dire. :)

    • Raymond Labelle - Abonné 16 septembre 2020 16 h 28

      "Et comme vous le savez, le CT, NH et NJ sont tous des états démocrates M. Desjardins." CD

      Reste à déterminer, au-delà de cette corrélation, les chaînes causales des événements. Est-ce que le fait que ces états soient dirigés par des démocrates ou d'autres des républicains est un facteur déterminant dans la dissémination de la pandémie ou non dans tel état ou non? Et si oui, quel est le poids de ce facteur?

      Peut-être que d'autres facteurs sont plus déterminants, comme par exemple, la densité de la population ou le statut socio-économique de ses habitants.

      L'Alaska a, en proportion moins de cas, que New-York. Mais insinuer que c'est PARCE QUE l’Alaska est un État républicain et celui de New-York, un démocrate... Il faudrait analyser et réfléchir plus et, surtout, mieux.

      Pour quelqu'un qui se réclame de la Science...

      L'Alaska a, en proportion moins de cas, que New-York. Mais insinuer que c'est PARCE QUE ll'Alaska est un État républicain et celui de New-York, un démocrate... Il faudrait analyser et réfléchir plus et, surtout, mieux.

      Pour quelqu'un qui se réclame de la Science...

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 16 septembre 2020 16 h 31

      autre facteur de mésinterprétation : bien qu'il soit pertinent de comparer les juridictions politiques, dans la mesure où c'est là qu'on peut voir les différences de décisions sanitaires, la Covid ne joue pas pour une équipe...

    • Pierre Grandchamp - Abonné 16 septembre 2020 16 h 35

      @ M. Gill qui répète souvent l’expression « les médias ». Or, Fox News fait partie des méchants * médias*.

      Trump a aboli une agence, en 2018, reliée à la protection contre la pandémie. Mieux encore, il a aboli le poste d’un scientifique, basé en Chin,e pour connaître sur place la question des virus.

      Dans une crise comme celle du Covid-19, un chef d’État se doit d’être digne de confiance. Le président américain n'a fait que semer chaos, confusion et désinformation. Quand le président des USA organise des meetins électoraux devant des milliers de personnes, facile à comprendre que d’autres aient voulu faire de même dans des manifs.

    • Raymond Labelle - Abonné 16 septembre 2020 16 h 42

      "Les chiffres sont des innocents qui avouent facilement sous la torture ; mais cette facilité même leur permet ensuite de reprendre vite leurs aveux."

      Mythologie de notre temps, Alfred Sauvy, éd. Payot, Paris, 1965, p. 41

      Sauvy était démographe, économiste et sociologue.

    • Gilles Sauvageau - Abonné 16 septembre 2020 16 h 47

      Tout à fait juste !!!

    • Raymond Labelle - Abonné 16 septembre 2020 16 h 50

      De plus, la seule grande ville de Suède, comparée à plusieurs autres pays, n'est même pas si peuplée +- 976 000 habitants en 2019.

      Source: https://en.wikipedia.org/wiki/Stockholm

    • Cyril Dionne - Abonné 17 septembre 2020 00 h 05

      Cher M. Labelle, ce n’est pas moi qui le dit, mais bien la recherche scientifique. Prenez par exemple celle du Pew Research Center qui est claire et limpide. Cela, c’est de la science et non pas des ouï-dire philosophiques qui peuplent ou hantent plusieurs de ces forums dans le Devoir.

      https://www.pewresearch.org/fact-tank/2020/05/26/coronavirus-death-toll-is-heavily-concentrated-in-democratic-congressional-districts/

      Et pour tous les philosophes, eh bien continuer à philosopher. Les gens ne vous écoutaient pas hier, ne vous écoutent pas aujourd’hui et ne vous écouteront pas demain.

    • Jean-Pierre Marcoux - Abonné 17 septembre 2020 03 h 43

      Vos statistiques me tombent sur les rognons.

      On dirait que la gestion de la covid19 est devenu un sujet de discussion à défaut de s'occuper des vrais affaires.

      Merci à Mme Pelletier de nous rappeler les dangers de la pensée unique.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 17 septembre 2020 08 h 32

      Monsieur Dionne prend manifestement plaisir à étaler son médiocre mépris à l'endroit des « philosophes » (les guillements parce qu'il n'en connaît que ce l'écume de ses incessantes invective lui met au coin des lèvres). Il faut lui donner raison pourtant sur un point : la science importe plus que ce que nous pourrions en dire (et cela vaut d'ailleurs au premier chef pour lui):

      « While the current death rates remain highest in districts controlled by Democrats, the trend in coronavirus fatalities over time has been decreasing in Democratic districts steadily since mid-April. In contrast, Republican-controlled districts have not seen the same declines in the trend over time. »

      Remarque de philosophe : l'article du 26 mai !
      Remarque de philosophe encore : l'article n'infère pas l'ombre d'un lien du causalité que notre savant monsieur déduit du haut de son autorité d'infectiologue et d'épidémiologue. Tout au contraire, une fois cette corrélation notée, de même que son atténuation rapide, on observe qu'il y a aussi (moins intéressante, évidemment pour qui veut écouter La Science quand elle vous hydrate l'ombilic) un lien statistique avec l'origine ethnique, le niveau d'instruction, la densité de population.

      Remarque finale, de « philosophe », cette fois (régalez-vous) : il est bien connu que si tant de gens sont noirs, ignorants et vivent empilés dans des quartiers à la salubrité problématique, c'est à force de voter démocrate de génération en génération.

      Non. ils disent pas cela dans l'article non biaisé de Pew Research. Écoutons la science. Mais pour vrai.

    • Charles-Étienne Gill - Inscrit 17 septembre 2020 09 h 57

      C'est quoi votre point Monsieur Grandchamp?

      Vous m'interpellez, mais avez-vous seulement lu l'un des livres que je recommande ici depuis des mois sinon des années?
      J'explique, preuve à l'appui, qu'il existe un biais. Je donne, constamment, des exemples d'un double standard. Dans les réflexions sur le sujet, je décris les conséquences. Dans cette chronique, Pelletier parle des « déplorables », Madame NIcolas fait pareil aujourd'hui.

      J'en parle depuis 2016 et j'étais l'un des premiers à dénoncer, lors de la couverture du lancement du livre de Clinton, pour laquelle le traitement ici était en fait de la promotion, le fait que l'on ne pouvait pas constamment produire et diffuser un contenu défavorable à un camp sans soumettre l'autre camp à la même rigueur.

      Ainsi même, hier, Deglise revenait sur le serveur de Clinton pour comparer ce que fait Mélania Trump avec son propre serveur privé, Or, dans l'affaire de Clinton, c'est qu'il y avait aussi un contenu, très préjudiciable au sujet de l'utilisation que Madame faisait de sa fondation en mélangeant ça avec son travail de secrétaire d'État... Le fond de l'affaire n'a jamais été traité, c'est comme le « Russiagate » : tant ce que cela nuisait à Trump, on tartinait, mais depuis que les transcriptions des audiences du comité permanent à la sécurité ont été rendues publiques, ce qui confirme ce que plusieurs savaient depuis longtemps à savoir que c'était un gros pétard mouillé, on n'en parle plus. Pire, on sait maintenant que l'implication des Démocrates ET de Joe Biden est confirmée, c'est la DNC qui a payé pour la recherche partisane au sujet du Steele Dossier. Pire, le Devoir, en B8, le 10 septembre, dans un entrefilet, à la suite d'une sempiternelle dépêche de l'AFP, revenait sur les « révélations de l'ingérence russe » . Ça mériterait en soi une plainte au Conseil de presse tellement le traitement était tordu.

    • Cyril Dionne - Abonné 17 septembre 2020 10 h 03

      Chers philosophes qui hantent les différents forums du Devoir,

      Voici la conclusion de cette recherche du Pew Research Center :

      « Harder-hit districts also tend to be places where residents have higher levels of formal education: 39% of those living in the districts with the highest death rate have a four-year college degree or more, compared with 28% of those living in the districts with the lowest death rate. »

      « However, there are no differences across districts in terms of poverty rates. About equal shares of those living in both the most and least hard-hit places are under the poverty level as defined by the Census Bureau (13% of those in the districts with the highest death rate, 14% of those in districts with the lowest death rate). »

      « Je n'ai rien à ajouter votre honneur. »

    • Charles-Étienne Gill - Inscrit 17 septembre 2020 10 h 20

      Monsieur Maltais-Desjardins,
      Le fait est que bien des intellectuels, eux-mêmes Afro-Américains à commencé par Thomas Sowell, qui est loin d'être un imbécile, ont remarqué que quand « tant de gens sont noirs, ignorants et vivent empilés dans des quartiers à la salubrité problématique », cela en fait un électorat captif du Parti Démocrate. Cette absence de compétition politique génère un mutualisme malsain : on promet des aides pour une clientèle électorale captive, laquelle en retour ne veut pas voir ses acquis menacés et continue de voter de la même manière.

      Cela nourrit une rhétorique qui alimente à la fois le ressentiment et et une idéologie victimaire. D'autres groupes aux États-Unis échappent à cette tendance. Bien qu'ils puissent s'organiser en communauté et se soutenir, comme la communauté vietnamienne, ils savent qu'ils n'ont rien à attendre du gouvernement et de la société, ils sont reconnaissant d'être, pardonnez la référence au rêve américain, mais dans le pays des opportunités. Ainsi, leur échec ou leur réussite est la conséquence de leur propre agentivité, pas de l'oppresion de la société ou de ses cadeaux. Pour réussir, il faut travailler, prendre des risques et surtout collaborer (avec ses pairs, sa famille, son conjoint).

      Ainsi, certains groupes aux États-Unis excellent et dépassent « les blancs ». Leur situation moyenne surpasse individuellement, et collectivement, dans certains états celle « des natifs ». On ne peut pas dire la même chose des Afro-Américains, pourtant, des noirs continuent à immigrer aux États-Unis pour jouir d'une situation meilleure que celle de leur pays d'origine.

      Le problème que je décris culmine avec Chicago : les tueries et la criminalité entre Afro-Américains minent leurs quartiers, alors que les démocrates y règnent sans partage... quelle est la cause? Voici un autre exemple : https://www.theguardian.com/commentisfree/2019/aug/01/uncomfortable-truth-baltimore-democrats-blame

    • Raymond Labelle - Abonné 17 septembre 2020 10 h 37

      "(...) ce n’est pas moi qui le dit, mais bien la recherche scientifique." CD

      Personne n'a nié qu'il aurait pu y avoir une corrélation positive districts démocrates/taux d'infection (nous n'avions pas alors pris connaissance de données à ce sujet). Merci d'ailleurs de donner la source de votre affirmation.

      Ce que nous avons écrit c'est que confondre corrélation et causalité n'est pas conforme à l'esprit scientifique.

      Nous n'avons que précisé qu'il ne faut pas déduire de lien de causalité nécessaire entre les deux éléments, comme expliqué plus en détails ci-dessus par M. Desjardins et moi-même. Les liens de causalité doivent être établis, et chaque facteur peut avoir un poids causal différent.

      Je vous accorde même que vous n'avez pas expressément affirmé qu'i y avait un tel lien de causalité, mais dans le contexte vous le sous-entendiez si fortement qu'il valait la peine de mentionner que la corrélation ne permet pas par elle-même d'établir le lien de causalité entre le fait qu'un comté soit démocrate et le taux d'infection qu'on y trouve. On pense spontanément à des facteurs pouvant avoir une incidence causale plus forte, comme par exemple la densité de la population, son état de santé ou sa condition socio-économique.

    • Raymond Labelle - Abonné 17 septembre 2020 10 h 46

      M. Dionne, je vais illustrer comment confondre corrélation et causalité, comme vous l'avez presque fait, peut mener à l'erreur en appliquant un raisonnement fondé sur cette confusion à la situation locale.

      On constate une corrélation positive entre le fait de voter PLQ et un meilleur état de santé et un revenu plus élevé que chez les électeurs des autres partis politiques. (On sait par exemple, que dans le West Island, l'espérance de vie est de 10 ans plus élevé que dans Hochelaga).

      Donc, si vous votez libéral, vous allez devenir plus riche et en meilleure santé.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 17 septembre 2020 11 h 34

      Merci, monsieur Gill. Vous avez sans doute tort, mais vos arguments ne manquent pas de pertinence ;)

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 17 septembre 2020 11 h 41

      Heureusement, monsieur Dionne a pu se rabattre sur un détail que j'avais vu, concernant le fait que le niveau d'instruction n'était pas déterminant, contrairement à ce que mon énumération suggérait. Pas de chance. Quand tu pars avec un compte de 3 et 2 avec un arbitre qui a une zone des prises aussi large...

    • Raymond Labelle - Abonné 17 septembre 2020 12 h 14

      "Cette absence de compétition politique génère un mutualisme malsain : on promet des aides pour une clientèle électorale captive, laquelle en retour ne veut pas voir ses acquis menacés et continue de voter de la même manière." CEG

      Quand un parti, plus que l'autre, menace, ou même agit de façon à: couper l'aide sociale ou diminuer l'accès à la santé, ou le financement à l'éducation publique, par exemple, et qu'il n'y a que deux partis, on peut en effet parler de clientèle électorale captive pour les électeurs dont vous parlez. Et, justement à cause de la situation de cette clientèle, la COVID y sévit plus.

      Quand à ce qui explique cette situation elle-même, vos remarques méritent considération mais l'espace nous manquerait ici pour une réflexion approfondie. D'autres éléments aussi pourraient devoir être considérés.

      Si on applique à la situation locale un cas de clientèle captive à l'autre bout du spectre du socio-économique, le PLQ a-t-il aussi une clientèle captive?

    • Raymond Labelle - Abonné 17 septembre 2020 13 h 44

      Autre exemple de "clientèle captive": les gens nés aux États-Unis d'immigrants illégaux. Même ceux qui ont le mieux réussi parmi ceux-ci grâce à leur agentivité sont menacés d'expulsion dans un pays qu'ils n'ont jamais connus. Jusqu'à l'âge adulte et au-delà. En tout cas, si un des deux partis continue à être réélu.

      En fait, toute la "clientèle" électorale est "captive" de la réalité dans toutes les démocraties représentatives. Dans ces démocraties, il y a un nombre limité de partis politiques qui peuvent exister à un moment donné - c'est une limite du réel à un moment X de ne pouvoir choisir qu'entre ceux-ci à ce moment-là.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 17 septembre 2020 13 h 48

      Merci, monsieur Labelle, de faire aux remarques de monsieur Gill un bien meilleur sort que moi en leur offrant un contrepoids tout aussi pertinent.

    • Raymond Labelle - Abonné 17 septembre 2020 13 h 48

      "Quand tu pars avec un compte de 3 et 2 avec un arbitre qui a une zone des prises aussi large..." RMD.

      Il existe même des philosophes qui connaissent le baseball.

    • Raymond Labelle - Abonné 17 septembre 2020 15 h 52

      Merci de vos bons mots M. Desjardins.

  • Jérôme Faivre - Inscrit 16 septembre 2020 04 h 45

    Le moulin à vent de la semaine

    L'auteure de cette chronique a trouvé un nouveau filon pour rendre son texte hebdomadaire un peu plus «cliquant» et clivant: les covidiots sont des victimes sympathiques car on compte beaucoup de covidiotes dans leurs rangs. Elles luttent contre la pensée unique de type religieux. Mais globalement, il y a une excuse: la vilaine gestion du gavarnement masculin du Québec . Celle-ci est si inhumaine que cela affecte logiquement plus les femmes !

    Pourquoi pas la gestion paternaliste, raciste, racisée, genrée, colonialiste et discriminante de la crise sanitaire au Québec, pendant qu'on y est ?

    Soupirs…

    Et de ressortir, des semaines après tout le monde, le fameux exemple de la Suède, la tarte à la crème du grand mouvement pour la Libarté. L'exemple scandinave est vraiment usé à la corde.

    À noter que nos amis anglais ont abandonné en catastrophe l'approche suédoise. Désormais au «royaume uni», pas plus de six chroniqueuses ensemble !

    J'imagine le dessin dans Charlie: la chroniqueuse, brandissant son mäsk, revenant du märché avec son petit pänier Ikea sous le bras, en train de scänder en anglais à la manifestation pour la Libärté et contre la Pënsée ünique religieuse du Québec, avec son amie Sänchö Pänzä. : - ) ♪

    • Cyril Dionne - Abonné 16 septembre 2020 08 h 46

      Cette chronique me laisse perplexe comme vous M. Faivre.

      On est bien content d’apprendre qu’une enquête nous indique que la grande majorité des antimasques sont des femmes éduquées. Mais il est faux de dire que se sont les femmes qui ont mieux tiré leur épingle du jeu. Au Canada, toutes les provinces ont mieux fait que le Québec avec sa gestion hasardeuse sans queue ni tête qui continue encore aujourd’hui. Et maintenant, les Québécois félicitent les politiciens en place qui sont responsables de ce désastre sanitaire et plus des deux tiers des mortalités au Canada. Comment comprendre? Pourtant, les experts (hommes) de l’Ontario avaient avertis tout le monde au mois de mars 2020 que cette pandémie allait durée non pas des mois, mais bien des années.

      D’emblée, il ne faut pas faire des amalgames avec les anti-vaccins et les antimasques. L’un n’appelle pas l’autre. Mais les femmes ont raison de dire que les enfants ne courent pas de risque avec ce virus et que les activités à l’école devraient suivre leur cours normal. Le seul hic à tout cela, c’est lorsque qu’il retourne à la maison pour contaminer leurs parents et qui eux en retour, en contamineront d’autres sur leur lieu de travail. Aussi, ce sont les gens âgés de plus de 60 ans à la hauteur de 98% qui sont tributaires des hospitalisations qui ont conduit à la mort. Pour l’autre 2%, qui représente 89% de la population mondiale, eh bien, il y a eu moins de 19 000 victimes dus à la COVID-19 sur 940 000 à l’échelle mondiale. Nous avons les données aujourd’hui.

      Pour la Suède, grâce à sa position géographique idéale et coincée entre des pays qui avait mis des mesures en place très efficaces, le résultat est moins pire que celui qu’on s’attendait à voir. Mais il y a un bémol à toute cette histoire; les Suédois ne comptent pas les victimes de la COVID-19 à moins qu’ils aient été testés. Ce qui veut dire tout simplement que tous ceux qui sont morts à la maison, eh bien, ne sont pas dans leurs statistiques.

    • Denis - Abonné 16 septembre 2020 12 h 57

      Il ne reste donc plus au Devoir que de demander à Josée Blanchette de sortir une recette nouvelle âgeuse pour soigner la dite maladie....tant qu'à être dans les supersitions....

    • Patrice Soucy - Abonné 16 septembre 2020 13 h 02

      Je vous accorde que l’argument m’a également fait sourire. A mettre sur le compte du syndrome de Tourette féministe, je suppose, un tic dont elles bien du mal à se débarasser. La marée se renverse et ça viendra, tôt ou tard, laissons leurs le temps. Ou faut-il voir la chose comme une sorte de doudou intellectuelle: s’il y a des femmes, c’est donc bien et je peux m’y aventurer? Mais je ne désespère pas de Mme Pelletier. Relisez son texte. Masqué par la doudou, se profile un début de réflexion sur les particularités, bonnes ou mauvaises, du pouvoir féminin. Du reste, elle a raison: les anti-masques ne sont pas tous des idiots irresponsables. Pour emporter leurs adhésion à l'effort collectif il faudra soupirer un grand coup et se donner la peine de les écouter. Même quand il s'égare, le désir de liberté merite considération.

    • Sylvain Auclair - Abonné 16 septembre 2020 13 h 07

      Monsieur Dionne, je viens de regarder à nouveau les statistiques suédoises, et le nombre annoncé de victimes de la covid-19 suit de très près le nombre de morts supplémentaires en comparaison de ceux des dernières années. Donc, si de nombreuses personnes mortes de la covid-19 n'étaient pas comptabilisées comme telles, la Suède aurait connu, hors covid-19, une importance et inexplicable baisse de nombre de morts au cours des derniers mois. Je vous donnerais bien le lien, mais les modérateurs n'aiment pas trop.

    • Serge Pelletier - Abonné 16 septembre 2020 14 h 12

      M. Dionne, les enfants risquent aussi d'avoir les conséquences, mêmes celles qui sont mortelles, du COVID-19. Cela les différents gouvernements le savent très bien, malheureusement ils en cachent le fait dans statisques, et quand cela "sort" pour les décès sous de fumeuses excuses... du style des conditions pré-existantes des enfants décédés.

      Ici au Québec, la situation est catastrophique, car nous avons affaire à un gouvernement fourbe et rotord toujours enclin à blâmer tout le monde et n'importe quoi pour son propre laxisme. Laxime administratif et légal dans tout, absolument tout ce qui touche le GV-Q, ses créatures, et les "enfants" de ses créatures. Mais de combien toujours la faute aux autres quand cela tourne aux cauchemars... et, pour la population, répétitifs les dits cauchemars.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 17 septembre 2020 08 h 36

      Monsieur Pelletier, on ne dit pas « rotord » mais bien « rotor »

    • Jean Richard - Abonné 17 septembre 2020 08 h 46

      Et si c'était plutôt « retors » et non « rotor » ?

  • Jacques Lalonde - Inscrit 16 septembre 2020 06 h 46

    Ces préjugés qui aveuglent...

    "...une raison qui, à mon avis, saute aux yeux : les femmes sont généralement plus prudentes que les hommes." Ce que vous considérez comme une vérité de La Palice n'est autre chose qu'un préjugé. Je vous rappelle que l'augmentation des départs chez les infirmières (profession majoritairement féminine) est en hausse de 30% au Québec. Cet abandon des malades temporise cette responsabilité propre aux femmes que vous suggérez. De plus, je ne crois pas qu'une mère anti-vaccin protège de façon raisonnée ses enfants sachant la résurgence de maladies réputées éradiquées à cause de ce mouvement. Ceci dit, cette mauvaise habitude de plaquer des statistiques européennes sur la réalité nord-américaine et les distorsions qu'elle implique diminue votre argumentaire. Je termine en disant que 1 sur 10 ne fait pas 11%.

    • Jean-Yves Arès - Abonné 16 septembre 2020 10 h 20

      " l'augmentation des départs chez les infirmières (profession majoritairement féminine) est en hausse de 30% au Québec "

      Voila une nouvelle qui dit rien de rien.

      Donné un pourcentage d'une chose qu'on ne connait pas informe de rien du tout. C'est même une des meilleur façon de parler pour rien dire. Et c'est souvent utilisé en économie !

      Et dans le cas ici c'est pervers. Non seulement on ne donne pas les chiffres réels, mais on passe sous silence les départs accélérées a la retraite pour cause de modification du taux de correction des rentes pour ceux qui prennent leur retraite tôt en carrière et en âge.

    • Raymond Labelle - Abonné 16 septembre 2020 16 h 35

      De façon générale, ce qui affecte peut-être aussi les infirmières, les nombreux baby-boomers se dirigent vers la retraite. Quoiqu'il en soit, ça pose un problème.

  • Michel Lebel - Abonné 16 septembre 2020 06 h 52

    Des mesures raisonnables, mais...

    Je peux comprendre ces antimasques, mais ll faut garder la tête froide ou ne pas mettre celle-ci dans le sable! Bref, les mesures gouvernementales pour contrer le virus me semblent tout à fait raisonnables et nécessaires. Autre chose est de savoir si le gouvernement a bien géré ce qui s'est passé dans les CHSLD, avec les très nombreux décès constatés. Une enquête indépendante est ici nécessaire. Plusieurs personnes semblent avoir perdu confiance dans le gouvernement québécois au plan de la santé. À rétablir.

    M.L.

    • Marc Therrien - Abonné 16 septembre 2020 17 h 34

      Imaginez maintenant, M. Lebel, que les sceptiques se mettent à perdre leur tête froide pour se transformer en une horde de citoyens anxieux débordés par la peur envahissant les centres de dépistage pour faire la preuve par l'absurde que le gouvernement est incapable de répondre à la demande qu'il a créée.

      Marc Therrien

  • Mikhael Said - Abonné 16 septembre 2020 07 h 02

    Merci

    Merci pour cette chronique qui donne un autre point de vue sur ce qui est en train de se passer. Les médias ont choisi délibérément de ranger toute contestation ou même toute interogation dans la catégorie de complotistes sans même aller à leur rencontre.Oui il y a des gens inquiets des mesures prises , il y a des gens qui ont perdu leur emploi, des gens qui sont allé faire la file pour les banques alimentaires, des gens qui ne doivent pas juste porter un masque pour aller à l'épicerie mais la journée longue. Oui il y a des victimes collatérales des mesures drastiques imposées par des gouvernements dont la politique de santé publique (ou même la politique tout court) n'a plus que pour alpha et omega le combat contre un virus qui a l'air d'être fait pour rester.
    Madame Pelletier en est à dépécher un article de France pour trouver un début d'informaiton sur le sujet. Aucun article n'a été fait sur la manifestation de plus de dix milles personnes dans ce journal, est-ce que même les journalistes étaient au courant et si c'est le cas pourquoi n'ont-ils pas été sur place pour essayer de comprenre ou à tout le moins informer ? Ce qui est à craindre c'est que faire le jeu de la non information est de dérouler un tapis rouge à tous les meneurs extrémistes et pour le coup complotistes. Les délires sur les Bill Gates de ce monde ou la 5G qui cause la covid ont de beaux jours devant eux ...

    • Olivier Demers - Abonné 16 septembre 2020 11 h 17

      Monsieur Said,

      Je ne sais pas où vous avez regardé mais j'ai vu deux pages de photos et un article sur la manifestationd dans le JDM... Et autres mentions sur cette manifestation à Montréal dans d'autres médias. Hier encore, j'ai vu des articles sur la manifestation devant l'assemblée nationale. Alors votre argument «Aucun article n'a été fait sur la manifestation de plus de dix milles personnes dans ce journal, est-ce que même les journalistes étaient au courant et si c'est le cas pourquoi n'ont-ils pas été sur place pour essayer de comprenre ou à tout le moins informer ?» est inexact.

    • Olivier Demers - Abonné 16 septembre 2020 11 h 23

      Ici par exemple : https://www.rcinet.ca/fr/2020/09/14/manifestation-anti-masque-a-montreal-alors-que-les-cas-de-covid-19-bondissent/

      Ou là : https://www.journaldemontreal.com/2020/09/12/les-visages-des-antimasques

      On a même eu un article de CBC news : https://www.cbc.ca/news/canada/montreal/anti-mask-protest-montreal-1.5722033

      Ou ce CTV News : https://montreal.ctvnews.ca/thousands-protest-quebec-s-mask-regulations-in-downtown-montreal-1.5102594.

      Est-ce que cela suffit comme preuve ? À moins que vous parlez d'une autre manifestation (Si c'est ça, je m'en excuse). Si vous parlez du 12 septembre, voilà. Des journalistes ont essayé d'aller à leur rencontre. Je ne veux pas partir un débat mais disons qu'ils peuvent être insultés etc. Même des journalistes ont été refusé d'accéder à une petite manifestation en Outaouais à chaque fois, j'ai entendu des extraits de manifestants enregistrés par des journalistes...

    • Mikhael Said - Abonné 16 septembre 2020 13 h 05

      Merci pour votre réponse "Aucun article n'a été fait sur la manifestation de plus de dix milles personnes dans ce journal" J'ai bien indiqué dans ce journal (donc Le Devoir). Je n'ai rien vu dans La Presse non plus à vrai dire. Plus généralement il ne s'agit pas d'aller trouver tel ou tel article mais de regarder quelle est l'ampleur de la couverture médiatique pour ce genre d'évènement (indépendamment de ce qu'on pense du bien-fondé ou pas de ce tel évènement). Merci.

    • Francis Leblanc-Lebeau - Abonné 16 septembre 2020 15 h 37

      Monsieur Demers,

      Le problème n'est pas l'absence total de couverture au Québec, mais l'absence de discussion possible. Toute critique est étiquettée comme conspirationniste. Une poignée de personnes avaient des drapeaux Trump et QAnon lors de cette manifestation: les médias parlent de miliers de conspirationnistes. C'est déjà connu: les extrémistes ont toujours été une très petite minorité qui prend toute la place dans les médias. Que faites vous de la majorité qui doute de cette hystérie de tests? C'est du déjà vu d'ailleurs, comme en 2009 avec la "pandémie" de H1N1. Avez-vous oublié ce scandale? Le revoici: https://www.reuters.com/article/us-roche-hldg-novartis-search/stockpiles-of-roche-tamiflu-drug-are-waste-of-money-review-finds-idUSBREA390EJ20140410

      Avez-vous été discuter avec les gens qui marchaient samedi? Ils sont rassemblés parce qu'ils ont fait leurs recherches, hors des médias traditionnels: des centaines de médecins, directeurs d'hopitaux, statisticiens, épidémiologistes démontrent que c'est une grosse grippe, comme celle de H1N1. Les courbes de mortalité sont normales en comparaison avec les autres années. La moyenne de mortalité sur la dernière année est normale, même en Suède, là ou il y a peu de confinement. Statistiquement, les règles sanitaires ont des effets négligeables: c'est ca dont il est question. Voyez vous même les statistiques de 2020 en comparaison avec les autres années dont celle du H1N1 (2009): https://www.youtube.com/watch?v=8UvFhIFzaac

      Au sujet du nombre de cas, les spécialistes le disent: les tests PCR ne peuvent être utilisés pour diagnostiquer les asymptômatiques. Source LCI TV France: https://www.youtube.com/watch?v=KE1BGMidZME

      Je crois intéressant de prendre le temps d'écouter les deux côtés de la discussion, mais ce n'est pas possible dans les médias traditionnels.

    • Serge Pelletier - Abonné 16 septembre 2020 19 h 52

      Et bien , M. Leblanc-Demers, je vous souhaite d'avoir la dite "grosse grippe". Et si vous en survivez on en reparlera du "gros fun noir" d'avoir une "grosse grippe".