La vraie question

En conclusion du débat de mardi soir, Sylvain Gaudreault a formulé de la façon suivante la « vraie question » que les membres du PQ devraient se poser quand ils voteront pour élire un nouveau chef : « Qui parmi nous peut gouverner le Québec ? » Il y est allé ensuite d’une énumération de ses réalisations au cours de l’année et demie qu’il a passée au cabinet de Pauline Marois.

Personne ne conteste la qualité du travail qu’il a accompli durant cette brève période, mais il ne faut pas rêver en couleurs : la politique a beau être imprévisible, comme le Bloc québécois en a fait la démonstration, il y a bien peu de chances que le PQ forme un gouvernement en 2022. Avant de penser à gouverner, le prochain chef devra faire en sorte que le PQ soit toujours là à l’élection de 2026.

M. Gaudreault a également déclaré que souhaiter l’élection d’un chef qui ne siège pas à l’Assemblée nationale témoigne d’une « méconnaissance crasse du travail parlementaire », semblant oublier que René Lévesque a dû attendre six ans avant d’y faire sa rentrée et Jacques Parizeau, 18 mois. La prochaine élection aura lieu dans à peine deux ans et Pascal Bérubé a toute la compétence requise pour tenir le fort à Québec d’ici là. Après tout, le PQ n’est que le troisième groupe d’opposition.

Il est vrai qu’aucun des trois adversaires de M. Gaudreault n’a déjà siégé dans un Parlement et l’exemple de Pierre Karl Péladeau a démontré que l’inexpérience peut avoir un prix. Qu’il soit député ou non, le prochain chef aura toutefois beaucoup plus à faire à l’extérieur de l’Assemblée nationale qu’à l’intérieur, où il devra inévitablement se concentrer davantage sur la critique de l’action gouvernementale que sur la promotion de la souveraineté.


 

La foi souverainiste du député de Jonquière ne fait aucun doute, mais il appartient fondamentalement à l’école dite du « bon gouvernement », dont l’approche a fait damner les militants péquistes pendant des décennies. Au début de l’année, il jugeait « prématuré » de s’engager à tenir un référendum dans un premier mandat, avant de comprendre que s’y refuser risquait de l’éliminer de la course dès le départ. Sur ce point, la seule différence entre lui et Paul St-Pierre Plamondon est que ce dernier l’a compris plus vite.

De toute manière, si on excepte la question du référendum, les quatre candidats dirigeraient sans doute un gouvernement progressiste bon teint. Sur les questions sociales et l’économie, le débat de mardi soir n’a pas fait apparaître de grandes divergences entre eux. Au-delà des attaques personnelles, ils semblaient à peu près d’accord sur tous les sujets abordés.

La « vraie question » est de savoir lequel serait le mieux en mesure de réintéresser les Québécois, en particulier les jeunes, au projet indépendantiste et de les convaincre que le PQ demeure le meilleur véhicule pour le réaliser, si tant est que la chose soit encore possible. Selon le dernier sondage Léger, il a réussi à distancer QS de 6 points, ce qui semble encourageant. Mais lui-même demeure exactement là où il était à l’élection du 1er octobre 2018. Au total, les deux partis souverainistes sont en recul de 5 points.


 

Frédéric Bastien estime que « parler constamment de la souveraineté nous a amenés dans un cul-de-sac ». La grande majorité des militants péquistes croient au contraire que leur parti n’en a pas parlé suffisamment. En réalité, c’est peut-être l’ensemble de la société québécoise qui a préféré effacer le souvenir douloureux et gênant de l’échec de 1995. Il est plus facile de se dire que la question est dépassée et de blâmer le PQ pour ses erreurs que de reconnaître être passé à côté de l’histoire. Amener les Québécois à faire un examen de conscience et les convaincre de reprendre à zéro sera tout un contrat.

Malgré le désintérêt de la population pour les questions constitutionnelles, M. Bastien a sans doute raison de penser qu’une crise comparable à celle provoquée par le rejet de l’accord du lac Meech mobiliserait à nouveau les Québécois, jeunes et vieux. Mais qui voterait pour un parti dont le programme consisterait précisément à la provoquer ?

Si l’échec de Meech a eu un tel effet, c’est parce que le Canada anglais a rejeté les propositions faites de bonne foi par un gouvernement fédéraliste. Qui le blâmerait de rejeter celles d’un gouvernement qui avouerait ouvertement chercher un moyen de faire l’indépendance ? Si l’initiative venait du gouvernement Legault, ce serait évidemment autre chose.


 
55 commentaires
  • Patrick Boulanger - Abonné 10 septembre 2020 01 h 29

    Bienvenue M. David!

    Bienvenue M. David! Je suis bien content de vous relire cette nuit!

    « M. Bastien a sans doute raison de penser qu’une crise comparable à celle provoquée par le rejet de l’accord du lac Meech mobiliserait à nouveau les Québécois, jeunes et vieux. » (M. David)?

    Par rapport à ce passage, je ne peux que penser au possible rejet de la Loi 21 par le juridique. J'imagine que le PQ - et même des souverainistes au sein de la CAQ - se préparent sérieusement à cette possibilité. Si le juridique devait rendre difficile la survie de cette loi, il est fort possible - à mon sens - que cela engendrerait une fenêtre pour faire l'indépendance du Québec.

    • Raymond Labelle - Abonné 10 septembre 2020 05 h 32

      La loi 21 va survivre à cause de la clause dérogatoire.

    • Claude Bariteau - Abonné 10 septembre 2020 07 h 33

      Comme M. Boulanger, je m'impatientais de vous lire parce que vos analyses et les commentaires offrent des éclairages pertinents de la vie politique québécoise et canadienne.

      Votre texte de ce jour met les points sur les « i » sur la course à la chefferie du PQ et l’avenir de ce parti. Vous ouvrez la porte à un chef absent à l’Assemblée nationale d’ici les élections en soulignant le travail de M. Bérubé. Puis, vous signalez que le chef de la CAQ est en meilleure position qu’un PQ avec M. Bastien pour susciter un débat constitutionnel.

      Le PM Legault, fédéraliste devenu, peut revendiquer, comme le fit Duplessis, de revoir les règles canadiennes du pouvoir. Il a des dossiers à cet effet sur la langue, les fonds fédéraux en santé, l’immigration, les infrastructures sans oublier la loi 21 qui nécessite d’être renouvelée au cinq ans. En fait, il possède un arsenal pour maintenir son taux de satisfaction et forcer la main du Canada.

      Dans ce contexte, le PQ, avec son taux d’appui, son programme social-démocrate revisité et son obstination référendaire, pourrait se retrouver en 2022 au mieux l’opposition officielle mais probablement la deuxième opposition parce que ce parti n’a pas digéré la défaite de 1995, mal décodé le Canada de 1982, encore moins la tutelle qu’impose la loi de clarification en ajout au pouvoir de dépenser, ni la portée limitée de la loi 99 du gouvernement Bouchard.

      Dans la conjoncture actuelle, le PQ peut déborder l’approche de la CAQ en s’inspirant de la démarche référendaire écossaise après une entente entre le gouvernement écossais et le parlement du Royaume-Uni sur sa tenue, le pourcentage décisif de 50 % + 1 et les suites advenant son atteinte.

      En clair, ça implique de recourir, conditionnellement à une entente avec le Canada, à un référendum et, sans entente, de tenir une élection plébiscitaire qui mandate, avec un appui de 50 % + 1, les parlementaires de créer l’État indépendant du Québec.

    • Patrick Boulanger - Abonné 10 septembre 2020 09 h 27

      @ M. Labelle et M. Bariteau

      Si la Cour suprême du Canada devait se prononcer contre la constitutionnalité de la Loi 21, est-ce que le gouvernement québécois pourrait toujours l'appliquer à l'aide de la clause dérogatoire?

    • Nadia Alexan - Abonnée 10 septembre 2020 10 h 33

      J'abonde dans le même sens que monsieur Boulanger. La loi 21 qui définit les valeurs québécoises et le bienvivre ensemble est la voie à suivre.
      Je pense que la meilleure personne passionnée qui pourrait entreprendre cette initiative serait le candidat, Frédérick Bastien.
      Il ne faut pas se désespérer de la relance du Parti Québécois qui a réalisé tant de projets nécessaires pour les citoyens-citoyennes à travers les années. La renaissance de ce parti dépend surtout de sa politique de justice sociale pour la majorité des citoyens.
      Il faut arrêter de dorloter les grandes sociétés au dépend du bienêtre de la population.

    • Cyril Dionne - Abonné 10 septembre 2020 10 h 59

      Oui, tout simplement M.Boulanger. Selon l’arrêt Ford, rendu par la Cour suprême du Canada en 1988, seul arrêt où la Cour s’est penchée de manière substantielle sur les conditions de validité d’une disposition de dérogation à la Charte canadienne, a établi que les tribunaux ne pouvaient pas évaluer la raisonnabilité des motifs invoqués par le législateur pour justifier son recours au mécanisme de la dérogation. Et lorsque le Québec sera un pays doté d'une constitution républicaine avec des contre-pouvoirs, on pourra dire adieu à la dérogation et bonjour au 21e siècle.

      Donc la loi 21 est là pour demeurer, n'en déplaise à tous les mondialistes, multiculturalistes, fédéralistes et fanatiques religieux de ce monde imparfait.

    • Claude Bariteau - Abonné 10 septembre 2020 11 h 29

      M. Boulanger, la loi 21 s'inscrit dans les règles définies dans la Charte canadienne insérée pas la constitution. Le seul problème est le prolongement de l'application de la clause dérogatoire. Un gouvernement du Québec qui ne le ferait pas rendrait inconstitutionnel la Loi-21.

      Aussi, tant que cette clause est retenue, la Cour suprême peut difficilement la déclarer inconstitutionnelle, à moins de s'appuyer sur d'autres articles qui échapperaient à la clause dérogatoire.

  • Francois Ricard - Abonné 10 septembre 2020 05 h 41

    Maudit référendum ! ! ! !Il faut débarrasser le PQ de cette teigne qui lui colle au derrière.

    Un référendum n’est ni un but politique ni une démarche vers l’indépendance. Ce n’est qu’un outil de consultation.Un outil à mettre sur la tablette.Pour l’oublier.
    Bien des gens prêtent au référendum sur l’indépendance du Québec des vertus qu’il n’a peut-être pas. En 1998, la Cour suprême a dit que, advenant un oui en faveur de l’indépendance, le Canada aurait l’obligation de négocier.Cette obligation juridique n’existait ni en 1980, ni en 1995.Par ailleurs, quelle serait la réaction du Canada face à un résultat positif douteux (50% + 1) ?Possiblement déciderait-il de tenir son propre référendum? Ou peut-être accepterait-il de négocier ne se sentant pas obliger de faire de concessions importantes face à un rapport de force d’égale ampleur? Tout ce que le référendum peut accomplir, peut-être, c’est de faire subvenir une possible étape de négociation.Beaucoup d’énergie dépensée pour l’obtenir.Et pendant tout ce temps à palabrer notre situation ne fait qu’empirer. Discourir plutôt qu’agir.
    Le but du PQ : Faire du Québec un État républicain français et laique en Amérique.
    La démarche :
    Dès la prise du pouvoir en 2022, en posant des gestes de souveraineté:
    a) étendre la loi 101 à toutes les institutions faisant affaire au Québec
    b) étendre la loi 21 à tous les fonctionnaires et enseignants du Québec
    c) doter le Québec de sa propre citoyenneté
    d) rapatrier tous les impôts et taxes perçus au Québec
    e)exiger d'Ottawa le retour de notre butin volé en 1920:le Labrador
    f) refuser d'endosser tout traité où le Québec n'avait pas droit au chapitre.
    g) exiger de faire partie de la gestion internationale de la Voie maritime du St-Laurent

    • Claude Bariteau - Abonné 10 septembre 2020 09 h 29

      D'accord avec vous pour oublier la magie référendaire. Pour le reste, poser des gestes de souvraineté dès la prise de pouvoir implique d'en avoir le mandat du peuple québécois. Entre 35 et 49 % d'appuis, peut-on parler d'un mandat populaire ou tout simplement d'un pouvoir provincial découlant d'un système électoral qui octroie le pouvoir à un parti détenant une majorité de députés pour administrer une province plutôt que de bomber le torse en votant des lois ou posant des gestes dont l'appui populaire est partiel et, de surcroît, permet au Canada de constester ces lois et ces gestes ?

      Un État provincial demeure un État provincial tant que le peuple québécois, composé de tous les habitants du territoire du Québec, n'a pas mandaté au-delà de 50 % + 1 des votes exprimés les parlementaires de porcéder. Pourquoi faire fi de cette exigence en démocratie et plonger tête première dans une piscine de glace ? Les Lévesque et Parizeau n'auraient jamais osé placer le peuple québécois dans une telle situation, mais auraient procédé avec un appui de 50 % + 1, assurés d'avoir l'appui du peuple québécois. Vous le savez.

    • Claude Bariteau - Abonné 10 septembre 2020 10 h 04

      M. Ricard, j'ajoute ceci : si deux partis partagent votre approche, en font une plate-forme commune et obtiennent ensemble un appui au-delà de 50 % + 1, leurs élus auraient le mandat de procéder. Ils pourraient aussi avoir une approche commune pour créer l'État indépendant du Québec, ce qui serait plus déterminant.

    • Pierre Samuel - Abonné 10 septembre 2020 10 h 13

      Parfaitement d'accord avec vos propos, M. Ricard. Dans l'état actuel, le PQ n'a véritablement plus rien à perdre et initier un troisième référendum sur la question nationale représente la meilleure façon de rejoindre définitivement l'Union Nationale de Maurice Duplessis dans les limbes de l'Histoire ou encore pour paraphraser l'ineffable Camille Samson de l'ex- Crédit Social, également disparu: < Nous sommes au bord du gouffre, faisons un pas vers l'avant. > !

      Le parti fondé par René Lévesque, il y a maintenant plus d'un demi-siècle, n'a finalement plus d'autre choix que d'affronter l'ultime défi pour lequel, paraît-il, il avait été créé : faire du Québec un pays !

      Les tergiversations n'ont définitivement plus cours et seule une élection référendaire peut enfin nous apporter la réponse à ce sempiternel dilemme, car dans l'état social et politique du Québec dans lequel nous évoluons désormais, c'est l'unique option à prendre ou à laisser !

      Salutations cordiales !

    • Cyril Dionne - Abonné 10 septembre 2020 13 h 39

      Moi je dis maudits courtisans du pouvoir et non pas maudit référendum. Est-ce que vous avez remarqué nos girouettes journalistes qui font maintenant des courbettes devant M. Legault, eux, qu'il n'y pas si longtemps, le traitait de tous les noms possibles qu'on peut imprimer sans censure? On parle du même « crosseur » d’auparavant. Aller au JDM et vous allez voir des émetteurs d’opinions qui louangent maintenant la CAQ et cette bande d’incompétents. Misère, tout ce que Legault voulait, c’était de devenir premier ministre du Québec et au diable le reste. Et le reste est maintenant rendu chez le diable. Le parti d’un homme, quoi.

      Ah ! Les bâtards de Voltaire; ils sont légions dans les médias.

    • Pierre Samuel - Abonné 10 septembre 2020 17 h 56

      @ M. Claude Bariteau :

      Le mandat de procéder dans un régime présumément démocratique se doit ipso facto être accordé en vertu d"une élection réfendaire majoritaire soit 50 % + 1 tel que covenu. La < plate forme commune de deux parties > que ce soit avec Québec solidaire ou la CAQ relève de l'utopie compte tenu de leurs écarts infranchissables ave les péquistes.

      Quoi qu'il en soit, advenant une élection fort improbable du PQ au prochain scrutin, il n'a définitivement aucun autre choix que de se montrer enfin sous son vrai jour à défaut de retomber dans ses traditionnelles tergiversations qui nous ont constamment enferrés dans les perpétuels culs-de-sac dans lesquels nous sommes enfouis depuis toujours.

      Face à la situation agonique actuelle du parti et conséquemment n'ayant plus rien à perdre, il ne ne peut faire autrement que d'affirmer, une fois pour toutes, l'objectif ultime et sans équivoque d'une élection référendaire sur l'indépendance du Québec. Abattre enfin ses cartes, pour le meilleur ou pour le pire !

    • Claude Bariteau - Abonné 10 septembre 2020 20 h 39

      M. Samuel, je ne lis pas dans la proposition de M. Ricard « une élection réfendaire majoritaire soit 50 % + 1 ». Vous, ça semble le cas, mais je n'en suis pas certain, car l'élection référendaire n'implique pas 50 % + 1 alors qu'une élection plébiscitaire l'exige.

    • Pierre Samuel - Abonné 10 septembre 2020 21 h 45

      @ M. Bariteau :

      Alors cessons de jouer sur les mots et qu'on en finisse une fois pour toutes avec toutes ces sempiterrnelles tergiversations sur l'influence des queues de poisson sur l'ondulation des vagues. Que le PQ y aille au plus sacrant avec la promesse sans équivoque d'une élection plébiscitaire afin de régler le probléme une fois pour toutes, car que ça plaise ou non, lors de la prochaine élection ce parti n'aura d'autre choix que de jouer le tout pour le tout : assurer sa survie avec dignité ou disparaître définitivement de l'échiquier politique !

      Salutations !

    • Claude Bariteau - Abonné 11 septembre 2020 06 h 34

      Une élection plébiscitaire à défaut d'une entente comme celle de l'Écosse pour la tenue d'un référendum selon les règles du Québec. Telle est ma position et le prochain chef du PQ doit mettre de l'avant cette approche, car elle sera mobilisatrice dans la mesure où elle enlève le carcan imposé par la loi de clarification, donne tout son sens à la loi 99 et place le peuple québécois, non le PQ, responsable de son avenir.

    • Pierre Samuel - Abonné 11 septembre 2020 09 h 23

      @ M. Bariteau :

      La question qui tue : La majorité du peuple québécois est elle véritablement intéressée à ce que le Québec devienne un pays indépendant, alors même que les jeunes, même ceux dits " de souche ", se définissent maintenant essentiellement comme " citoyens du monde " tout en ignorant, volontairement ou non, l'Histoire de leurs prédécesseurs ?

      Personnellement, ce que je crois, c'est qu'à défaut d'avoir agi en temps et lieu et puisqu'il ne faut toutefois jamais jurer de rien : si éventuellement le Québec accède à une forme d' indépendance quelconque, ce ne sera certes pas en vertu d'une volonté majoritaire du Québec multiculturel actuel, mais plutôt conséquence d'une dislocation de la " fédération " sous impulsion majoritaire des provinces anglophones.

      Salutations cordiales, cher Monsieur !

  • Gérard Quevillon - Abonné 10 septembre 2020 07 h 28

    Un été trop long

    Il me fait plaisir de vous lire ce matin.
    Le parti est dû pour une refondation et je crois M.Bastien apte à la faire.

    • Denis Grenier - Abonné 10 septembre 2020 15 h 38

      Monsieur Quévillon, la refondation du Parti Québécois est faites. Vous pouvez lire la déclaration de principe pour connaître sur quoi repose son action à l'adresse pq.org.

      Denis Grenier
      Abonné

  • Cyril Dionne - Abonné 10 septembre 2020 07 h 45

    « La question est oui. Mais quelle était la question? » Woody Allen

    Il y a six ans, la CAQ récoltait 16% de support. Pourquoi? Parce que les libéraux avaient encore la ferveur populaire malgré qu’eux et la police soient les deux pieds dans le ciment des scandales de corruption. Le Parti québécois avec PKP était dans les 30% et Québec solidaire, où ils demeureront toujours.

    Viens ensuite Jean-François Lisée et son projet de convergence avec les extrémistes de gauche et le PQ ne cessait de perdre des plumes. Et lorsque le dernier a fait volte-face, le PQ s’est retrouvé dans une situation de « no man’s land » politique.

    La morale de cette histoire, eh bien partout, lorsque vous courtisez le vote réactionnaire et extrémiste, vous allez à votre perte. Les gens, le 80% et plus sont au centre de l’échiquier politique.

    Bon, pour la question si la ferveur référendaire reviendra chez les jeunes et le moins jeunes, eh bien, il faut un chef qui peut aller les chercher, Guy Nantel oblige. Présentement François Legault trône au sommet et ne comprend pas lui-même ce qu’il l’a propulsé dans une telle situation. On pourrait dire de même pour les électeurs. Enfin, le citoyen québécois est une « bibitte » à part dans un pays qui n’est pas le sien. Comme une girouette, il s’aligne toujours dans la direction du vent sans comprendre vraiment pourquoi. Pour Legault, l’engouement pour celui-ci tient plutôt au syndrome de Stockholm créé de toute pièce par une pandémie. Les gens s’identifient à celui qui les tient en otages. Et il faut le redire, les pandémies sont payantes politiquement pour ceux qui ont le pouvoir. Mais cette contagion émotionnelle risque de prendre fin brutalement et les gens tourneront bientôt la page, ce qui annonce une fin rapide au régime des mauvais gestionnaires de la CAQ.

    La CAQ n’est même pas capable de vendre de l’électricité à l’Ontario. Ceux-ci préfèrent subventionner l'électricité à la hauteur de 300% par leurs citoyens plutôt que d’acheter de l’énergie verte du Québec. Faut le faire.

  • Bernard LEIFFET - Abonné 10 septembre 2020 08 h 13

    Nous vivons une crise sanitaire, qui sait ce qui adviendra quand il faudra payer le déficit de Justin Trudeau!

    Heureux de vous relire Monsieur David! Évidemment croire en la potion magique dépasse notre imagination! Cependant, lorsque la planche à billets fédérale va s'arrêter de tourner, des québécois pris dans une autre tourmente s'attaqueront aux deux paliers de gouvernement. D'ailleurs ceux-ci le savent. La distribution fédérale est déjà commencée en vue d'une élection prochaine à Ottawa et François Legault cherche de l'aide en Ontario pour combler un déficit imprévu en santé!
    C'est dans un contexte imprévisible que les Québécois se retrouveront si la loi 21 est mise KO par le fédéral! Le nationalisme de François Legault n'ayant plus aucune signification, il faudra bien remettre les pendules à l'heure est démontré, facilement, grâce aux médias qui ne pourront plus jouer sur plusieurs tableaux, tellement leur rôle est connu, que les Québécois en ont marre de payer des împôts au fédéral pour des actions qu'ils ne contrôlent pas! Dans l'austérité soudaine pour la majorité, qui peut prédire la réaction des citoyens?
    Dans le feu de l'action, la mobilisation des jeunes et des plus âgés, guidés par l'instinct d'appartenance à un groupe francophone, peut secouer le Dominion qui de toute façon n'est plus homogène comme auparavant! Je fais partie des plus vieux membres du Parti Québécois et, contrairement aux sondages, je crois que Paul St-Pierre Plamondon pourrait guider le Québec sur la voie de l'indépendance, en évitant de retomber dans les limbes routiniers d'un bon gouvernement, en brandissant une loi 101 renouvelée, inaliénable!