La surprise d’octobre?

Dans la saison électorale présidentielle, la « surprise d’octobre » fait paradoxalement partie des événements attendus. De l’annonce par Kissinger d’une paix à portée de main au Vietnam en octobre 1972, à la diffusion de la « Hollywood Tape » du candidat républicain et des courriels de la candidate démocrate en octobre 2016, en passant par les rebondissements de l’affaire de la libération des otages à Téhéran en octobre 1980 ou encore la divulgation de la vidéo de Romney raillant les 47 % d’Américains non imposables en 2012, ces événements parfois spontanés, parfois créés de toutes pièces, ou simplement diffusés à une date optimale, ont pu avoir un impact déterminant sur le comportement de l’électorat.

Il était donc logique que l’annonce par le président, dans son discours à la convention républicaine, de la production d’un vaccin « d’ici la fin de l’année, voire plus tôt », conjuguée à une directive du Center for Disease and Control Prevention (CDC), laisse entrevoir un scénario du type « surprise d’octobre ». Sauf que la surprise n’en est pas vraiment une. En effet, dans sa lettre aux gouverneurs, le directeur du CDC, Robert Redfield, demande aux États de se préparer à l’administration de vaccins d’ici le 1er novembre en accélérant les procédures d’homologation de l’agence privée qui doit distribuer les vaccins localement. Dans le même temps, le CDC a émis des directives plus précises quant à l’expédition, la manutention et l’administration de deux vaccins dont on sait qu’il s’agit de ceux produits par Moderna et Pfizer / BioNTech.

Jusque-là, en principe, tout va bien. Le hic est qu’aucun des 150 vaccins à l’étude n’a achevé la phase 3 de son développement. En l’état actuel des choses, les plus avancés n’ont été testés que sur quelques dizaines de personnes, alors que la phase 3 prévoit des tests à grande échelle pour en évaluer les risques à terme. Ce n’est d’ailleurs qu’à l’issue de cette étape que la Food and Drug Administration (FDA) donne son approbation : la procédure repose sur des critères scientifiques, assurant tant l’efficacité que l’innocuité du vaccin. Dans des cas exceptionnels toutefois, en cas d’urgence et en l’absence d’autre option, la FDA peut opter pour une procédure accélérée, l’EUA (Emergency Use Authorization). Ce que le comité consultatif sur les vaccins et les produits biologiques connexes de la FDA, qui se réunit le 22 octobre prochain, pourrait envisager… à quelques jours de l’élection.

Et c’est là où le bât blesse. 2020 a montré la vulnérabilité aux pressions politiques des entités (dont le CDC et la FDA) qui relèvent du département de la Santé et des Services sociaux que dirige Alex Azar, inféodé au président. La preuve en est qu’après avoir approuvé en urgence et sans preuve scientifique l’hydroxychloroquine et la chloroquine en mars, la FDA a retiré son approbation 10 semaines plus tard puisque leur efficacité n’a pas été prouvée et que des risques cardiaques se sont avérés. De la même manière, elle a autorisé en urgence en mai le recours au Remdesivir, utilisé dans la lutte contre l’Ebola, et l’élargissement de son application le 28 août, bien qu’aucune recherche n’ait établi son efficacité. Il en va de même pour l’approbation accélérée du recours au plasma convalescent le 23 août, sur la base d’études préliminaires dont les résultats sont contestés.

Or, l’histoire montre qu’un processus trop rapide comporte des risques, comme lorsque le vaccin contre la grippe porcine, développé en quelques mois et administré en 1976 à 40 millions de personnes, a été corrélé à l’apparition du syndrome de Guillain-Barré chez nombre de ses bénéficiaires. Ou comme en 1955, lorsque l’administration de vaccins contre la polio a infecté 70 000 personnes, dont 164 sont restées sévèrement paralysées. Ou encore dans les années qui vont suivre, lorsqu’un vaccin contre la polio a exposé des millions de personnes à un virus oncogène.

À l’époque, les effets de la poliomyélite étaient visibles dans la population, et la mémoire des « poumons d’acier » sur lesquels certains malades devaient se reposer supplantait la peur d’un accident vaccinal. Il en va différemment aujourd’hui : l’érosion de la confiance, à une époque où les fausses informations se multiplient, qu’elles émanent de réseaux partisans, des médias sociaux ou du président lui-même, pourrait déterminer l’issue de l’élection. Selon les sondages récents, les trois quarts des Américains estiment que le processus d’approbation est plus politique que scientifique, et s’inquiètent de l’innocuité d’un vaccin homologué trop rapidement, tandis qu’un quart des adultes a déjà annoncé qu’il refuserait le vaccin. Or, début août, 417 experts de la santé expliquent dans une lettre à Stephen Hahn, qui dirige la FDA, que la réussite d’une campagne de vaccination repose sur sa capacité à immuniser un pourcentage suffisant de la population pour protéger son entièreté. Faute de confiance, la couverture vaccinale ne suffira pas à endiguer l’épidémie.

Si le vaccin s’avère peu efficace, le sentiment de fausse sécurité pourrait mener à un relâchement des mesures et générer une autre vague. Si les accidents vaccinaux se multiplient, c’est la confiance dans tout le procédé qui sera obérée, et les répercussions pourraient être considérables, dont la résurgence de maladies que l’on pensait éradiquées. Dans tous les cas, une simple manipulation politique affecterait durablement la santé en Amérique du Nord. Et de cette élection, c’est la science qui sortira grande perdante.


 
21 commentaires
  • Françoise Labelle - Abonnée 5 septembre 2020 08 h 46

    La trumpisation de l'administration

    La vraie surprise serait sa démission.

    Comme les saboteurs Barr à la «justice» et DeJoy à la poste, le doc Redfield a été nommé par Trump en 2018 à la tête de la CDC dont le financement a été coupé par Trump comme tous les organismes scientifiques gouvernementaux. Redfield est donc responsable, en tant que directeur, de l'échec des tests MAGA, au lieu des tests allemands, qui a privé les USA de tests en mars, les tests étant non fonctionnels. Les chiffres sur la covid sont donc sous-estimés aux USA.
    Selon la fausseté trumpienne voulant que les tests créent la covid (!!!), la CDC de Redfield a mis à jour ses consignes sur les tests en recommandant que les gens ne cherchent plus à être testés même lorsqu'ils ont été en contact avec une personne infectée. Si la jauge d'essence indique vide, arrachez-la pour régler le problème.
    «Trump asked for fewer Covid-19 tests. Now the CDC is recommending less testing.» VOX, 27 août.
    «Trump says he had asked U.S. officials to ‘slow the testing down’ for coronavirus» Global, 20 juin.

    Mais s'il veut rouvrir l'économie (la vraie), il faudra beaucoup de tests et pas ceux vantés par Trump en mai.
    « Un test COVID-19 rapide vanté par Trump produirait beaucoup de faux négatifs » La Presse, 13 mai.

  • Cyril Dionne - Abonné 5 septembre 2020 09 h 14

    Parlons plutôt de la défaite de Joe Biden le 3 novembre 2020

    On parle de la pandémie comme si c’était la faute à Donald Trump. Le virus est venu de la Chine communiste et capitaliste. En parlant de bilan, malgré les mesures draconiennes au Québec, il n’est demeure pas moins qu’il a fait bien plus pire que les États-Unis. En plus, ce sont les états démocrates et les districts démocrates du Congrès partout au pays « du Donald » dirigés par des représentants démocrates où la situation a été le plus désastreuse. Et avant de dire que c’était dans les quartiers pauvres, eh bien, c’est tout le contraire selon une recherche du Pew Research Center. Mais cela, on l’occulte et on n’en parle pas.

    Cela dit, Trump mène présentement au Michigan, au Wisconsin, en Iowa, en Ohio, en Pennsylvanie, en Caroline du Nord, en Georgie, en Floride, en Arizona, en Utah et au Texas. En bref, dans tous les états clés pour sa réélection. Il est présentement à égalité au Minnesota. S’il gagne ce dernier, ce sera un raz-de-marée pour les républicains au Collège électoral et des grands Électeurs. Évidemment, on va vous citer les mêmes sondages de 2016 où Hillary Clinton avait supposément plus de 11 point d’avance sur Trump la journée de l’élection. Même le New York Times clamait en gros titre que Clinton avait plus de 92% des chances de l’emporter. Et on connaît la suite. Présentement, entre lui et Joe Biden, ce n’est qu’une avance de 6 points selon les sondeurs classiques aux accents démocrates et l’écart se rétrécit. Et les preneurs aux livres favorisent Trump. Disons poliment que pour les démocrates, cela ne sent pas très bon. Ah! Les ides de novembre.

    Biden ne fait pas le poids devant Trump. En plus de sa santé fragile où il passe la majorité de son temps à se cacher dans son sous-sol, lorsqu’il en sort, les gaffes ne sont jamais très loin. Les débats à venir risque d’être catastrophiques pour les démocrates.

    Alors, on nous parle de pandémie et de vaccin.

    Misère.

    • Jérôme Guenette - Abonné 6 septembre 2020 09 h 07

      "Et de cette élection, c’est la science qui sortira grande perdante."

      M. Dionne,

      Ce texte parle de la politisation de la science et des conséquences néfastes pour la société. Votre réponse, plutôt que de souligner l'importance de la rigueur scientifique comme vous le faites fréquemment, est un exemple de ce que dénonce Mme Vallet.

    • Charles-Étienne Gill - Abonné 6 septembre 2020 15 h 27

      Monsieur Guenette,

      Les médias s'en sont donnés à coeur joie pour politiser la gestion de Trump et le ridiculiser. Par exemple l'injection de Lysol. À lire les médias, c'est comme s'il avait dit ça. Or, si on prend plutôt un site qui offre une transcription officielle, on est très loin du délire promis https://www.politifact.com/article/2020/apr/24/context-what-donald-trump-said-about-disinfectant-/

      Et pendant ce temps, on nous parlait des masques inutiles pour que l'on revienne ensuite nous dire d'en porter, alors que même Fauci, en commission, admet que c'était à cause d'une pénurie qu'il avait évoqué l'inutilité, en usant de mots inutilement compliqués. En clair, on a menti. «On» n'avait aucune idée de l'utilité des masques, mais comme la gestion en amont était désastreuse, il n'y en avait pas pour le personnel important alors on a voulu éviter un drame de plus, .

      Les médias, depuis 2015, ont été impitoyables à l'endroit de Trump qui a fini par le leur rendre, si bien que le minimum de confiance dans un contexte de Pandémie, comme on a pu le voir au Québec, était absent. Au contraire, c'est devenu la seule carte pour battre Trump. Mais ensuite, avec les pires cas dans des comtés démocrates, ça n'a pas collé. Alors les thèses de Trump, du moins pour reconquérir sa base, semblaient fonctionner.

      Contrairement à ce que dit Biden, si le virus est là pour de bon, on ne peut pas espérer « régler » le problème avant de rouvrir l'économie, la seule solution réside dans l'immunité collective, ce que finalement l'approche de Trump semble suggérer.

      Ensuite, pendant le gros des manifs BLM, les médias s'en sont foutus de la Covid, alors c'est un peu contradictoire. Maintenant, on a même Fabien Deglise qui nous fait un reportage pour montrer une pub anti-Trump à Kenosha pour dénoncer qu'il profite des violence devant les restes d'émeute, alors que Le Devoir n'a pas couvert les dites émeutes...

      De la rigueur tout court avant les autres leçons.

    • Jérôme Guenette - Abonné 6 septembre 2020 18 h 02

      M. Gil,

      Trump a vraiment suggéré d'injecter du désinfectant lors d'une conférence de presse.

      https://www.youtube.com/watch?v=zicGxU5MfwE

      https://www.ap7am.com/lv-328280-trump-claims-his-comments-on-injecting-disinfectants-were-sarcastic

      La transcription que vous mentionnez dit la même chose. La voici.

      "And then I see the disinfectant, where it knocks it out in one minute. And is there a way we can do something like that, by injection inside or almost a cleaning, because you see it gets in the lungs and it does a tremendous number on the lungs, so it’d be interesting to check that, so that you’re going to have to use medical doctors with, but it sounds interesting to me. So, we’ll see, but the whole concept of the light, the way it kills it in one minute. That’s pretty powerful."

      Votre publication mentionne aussi que le président le disait de façon sarcastique. La réaction du Dre Birx et des gens autour ne semble pas corroborer cette version. Le journaliste qui a écrit l'article que vous mentionnez dit aussi: Later, Trump clarified his comments after a reporter asked Bryan whether disinfectants could actually be injected into COVID-19 patients. Un reporter sur place a donc compis qu'il avait parlé d'injection et a demandé des clarifications.

      Votre site mentionne aussi que: It’s not clear what part of that discussion he was characterizing as a "sarcastic question" to reporters.

      L'article confirme qu'il a tenus ces propos. Il confirme aussi que Trump a dit après coup qu'il s'agissait d'une question sarcastique, bien qu'il n'y ait pas d'autre question que: "Sounds interesting, right? qui est en fait une recherche d'approbation de sa part envers son entourage.

      Je ne crois pas que le sarcasme ait une place lorsqu'on parle de pandémie à des centaines de millions de personnes. Je pense aussi que quand on s'exprime devant autant de personnes, on doit s'assurer d'avoir un message qui ne porte pas à confusion.

    • Charles-Étienne Gill - Abonné 6 septembre 2020 19 h 19

      Monsieur Guenette

      Il n'y a rien dans la proposition de Trump où il affirme se shooter au lysol. Il y a du « cherry picking » pour parler d'une hypothèse intéressante où franchement il laisse ça aux experts en disant que c'est intéressant et qu'il va suivre ça et le reste est monté en épingle comme à peu près tout au sujet des affirmations «scandaleuses» de Trump, pourtant la balloune finit toujours par se dégonfler.

      J'ai dû faire ça des dizaines de fois, lire les médias comme s'il avait dit quelque chose de terrible, trouver la conférence de presse ou le rally, écouter l'extrait original et ne rien voir là de surprenant. C'est arrivé avec son premier discours avec les questions des journalistes par après, comme président élu avec CNN. Il en a rien eu à cirer et il leur a fit «fake news» et je me souviens bien que c'était ça la nouvelle pendant un bout, Trump qui recommence son cirque aussitôt élu. Mais pour quiconque avait écouté ledit discours et la période de question, c'était pas ça pantoute le clou. Je vous livre juste un exemple parmis d'autre.

      Vous écrivez : « Je pense aussi que quand on s'exprime devant autant de personnes, on doit s'assurer d'avoir un message qui ne porte pas à confusion», ça devrait s'appliquer aux médias qui couvrent Trump et qui avaient, avant, pendant et après son élection, décidé qu'il n'était pas bon pour le peuple américain...

      C'est devenu une «affaire» il me semble parce qu'en réaction, à partir du début du cirque sur l'affaire, les compagnies de désinfectant ont produit un avis pour informer le public de «pas consommer» le nettoyant, ce qui semblait une réaction le contestant son propre avis, ce qui le fait paraitre ridicule avec un nouveau cycle de nouvelles. Puéril.

      C'est comme la femme qui aurait empoisonné son mari à la cloroquine, on a mis ça sur la dos de Trump qui aurait incité le couple à consommer du nettoyant à aquarium... https://news.yahoo.com/woman-blamed-trump-giving-her-133613382.html

  • Claude Gélinas - Abonné 5 septembre 2020 13 h 06

    La goutte de trop qui fera déborder le vase !

    Bien évidemment si le Président pouvait par ses interventions accélérer la mise en marché du vaccin et ce, malgré les risques attribuables aux effets secondaires, il ne manquera pas d'intervenir et de faire pression voire à menacer, Cela fait partie de sa stratégie à savoir que tous les moyens, tactiques, mensonges et entourloupettes sont bons pour être élu.

    Par contre, en traitant les militaires de plleutres comme il vient de le faire alors qu'il n'a jamais défendu son pays préférant être exempté du service militaire lors de la guerre du Vietnam par l'obtention d'un certificat de complaisance, le Président, dépouvru de compassion et d'humantié, vient de toucher une corde sensible que ne lui pardonneront ni les familles de militaires ayant perdu un proche ni les militaires en service.

    Menteur jusqu'à la la lie celui qui désormais est traité de lâche a expliqué que c'est à la suite de l'intervention des membres des services secrets craignant que l'hélicoptère présidentiel ne puisse atterir sur à proximité du cimetière français réservé aux combattants des forces alliés de la dernière guerre qu'il a décidé de ne pas se déplacer alors que des témoins ont oonfié au journaliste respecté de la revue The Atlantici ont précisé que compte tenu de la mauvaise température il le voulait pas être dépeigné.
    Rien n'est plus faux puisque lorsque le Président décide de se déplacer personne ne peut mettre en cause sa décision.

    Pourtant, d'autres chefs d'État plus respectueux des soldats ayant perdu leur vie ont décidé de faire le trajet en voiture. Ce qui démontre qu'il n'y a jamais rien eu d'aussi humainement pauvre que Trump.

    • Charles-Étienne Gill - Abonné 6 septembre 2020 15 h 31

      Êtes-vous capable de prouver qu'il a traité des militaires de pleutres? Pouvez-vous trouver une transcription officielle?
      Moi j'ai une autre vidéo où il parle de deux intervenants qui n'ont rien entendu : https://www.youtube.com/watch?v=fBLiBG2bttA

      Les électeurs indépendants susceptibles de voter pour Trump ne vont pas changer d'idée sur la base d'un ouï-dire.

    • Pierre Grandchamp - Abonné 6 septembre 2020 16 h 04

      "En 2018, Donald Trump a démantelé l’unité de lutte contre les pandémies du Conseil de sécurité américain, un sujet dont il affirme tout ignorer à présent que les États-Unis sont confrontés au coronavirus.

      Interrogé (...) sur cette décision par la journaliste de PBS Yamiche Alcindor, il a déclaré ne “rien savoir”, estimé qu’il s’agissait d’une “question piège” et est passé à autre chose (pour information, des preuves vidéo montrent qu’il était bel et bien au courant).
      Il y a pire: en juillet 2019, le gouvernement a supprimé le poste d’un agent américain de la santé publique installé à Beijing, dont le rôle était d’aider à détecter les épidémies en Chine."

      Les 10 mensonges sur le coronavirus:
      https://www.huffingtonpost.fr/entry/10-des-mensonges-de-donald-trump-sur-le-coronavirus_fr_5e7ff497c5b661492268cd7b

    • Charles-Étienne Gill - Abonné 6 septembre 2020 19 h 21

      Pouvez-vous trouvez la transcription officielle Monsieur Grandchamp au sujet des pleutres et pas un texte d'opinion du Huffpost?

  • Diane Pelletier - Abonnée 5 septembre 2020 14 h 47

    Pas de vaccin

    L'Organisation Mondiale de la Santé (oui je sais qu'elle a mauvaise presse ces derniers jours) a averti qu'envisager un quelquonque
    vaccin avant 2021 était une utopie.
    Trump peut bien dire ce qu'il veut, aucun vaccin ne sera prêt pour les élections américaines.
    On dit que Biden commet des bourdes lorsqu'il s'exprime. Que dire de celle de Trump ce jeudi, à savoir que les soldats
    américains blessés ou morts sont des perdants et des emmerdeurs (dixit 2018).
    Celle où il a conseillé de boire du Clorex pour guérir de la pandémie...Ou bien encore qu'il y a des gens très bien parmi ceux
    de l'extrême droite en Virginie. Etc, etc, etc, amen.
    La force de Biden est Kamala Harris. Qui vivra verra....

  • Diane Guay - Abonnée 5 septembre 2020 20 h 49

    MANIPULATION POLITIQUE DES SOINS / pouvoir politique

    C'est bien de cela que traite judicieusement la chronique de Mme Vallet; M.Dionne vous esquivez l'appât sanitaire utilisé par Trump pour encore une fois séduire son électorat. Le papier de Mme Valet nous amène à une réflexion sur la responsabilité des hommes d'État comme celle des parents sur la continuité de la vie humaine. La menace de l'épidémie et la contamination existante n'a pas besoin de comparaison démographique avec le Québec ou autre population pour minimiser l'état actuel de la politique de ce président américain "unfit to serve". La responsabilité de l'existence humaine et sa continuité d'être devrait être le seul paradigme qui nous fasse discourir sur l'irresponsabilité narcissique de ce leader délirant.
    Alors que les plus grands scientifiques ont cherché refuge aux États-Unis après 1945 et que depuis les Américains mènent dans plusieurs découvertes scientifiques au niveau mondial, Trump les menace de tutelle . Un ignorant qui a payé un remplaçant de service
    pour être accepté dans une université américaine. Je ne conçois pas votre plaisir à nous partager vos souhaits pour l'élection américaine. Parlons plutôt de la défaite d'une éthique de la responsabilité humaine des républicains devant autant d'actes antisociaux commis par leur leader.

    • Cyril Dionne - Abonné 6 septembre 2020 09 h 46

      Bon Mme Guay, voici plusieurs citations de Joe Biden pour garder votre morale et elles sont toutes fausses.

      « Aucun président américain élu avant Donald Trump n'était raciste. » La liste est trop longue ici.

      « La NAACP m'a soutenu chaque fois que je me présentais. » Faux, elle n’endorse personne. En plus notre Joe a dit que ceux qui ne votaient pas pour lui n’étaient pas des Afro-Américains.

      « Le plan « Medicare for All » de Sanders coûterait plus que la totalité du budget fédéral que nous dépensons actuellement ». Le budget américain est de l’ordre de 41 trillions par année. Le plan de Sanders coûterait 3,3 trillions.

      Selon lui, l'administration Obama, « n'a pas enfermé les gens dans des cages ». Oui, ils séparaient les enfants des familles qui avaient traversés illégalement pour les mettre en cage.

      Se référant à la guerre en Irak, « immédiatement, au moment où elle a commencé, je me suis prononcée contre la guerre à ce moment-là » après qu’il a voté pour elle.

      « J'ai toujours été étiqueté comme l'un des membres les plus libéraux du Congrès des États-Unis. » Non, il faisait parti de l’establishment. Voir la guerre d'Irak.

      « Aux États-Unis seulement, nous perdons plus de 3 000 personnes par jour à cause du cancer » Faux, essayez 1 630.

      « General Motors est à nouveau la plus grande société au monde. » Celle-là est tout simplement ridicule.

      « C'est la première fois que chaque décision solitaire nécessite 60 sénateurs. » lol

      « Barack Obama n'a adopté aucun (projet de loi). » Ah! « Ben ».

      Ici, on ne parlera même pas de ses nombreux plagiats de discours, le plus récent, avoir copié une partie du discours de Jack Lawton, lui qui avait copié celui de Wilfrid Laurier. Pour celui qui se dit le pure des pures, il s'est vanté d'avoir obtenu son diplôme dans la moitié supérieure de sa promotion à la faculté de droit. Il était 76e dans une classe de 85. Quant à l'obtention de trois diplômes, il en a obtenu seulement un.

    • Jérôme Guenette - Abonné 6 septembre 2020 16 h 53

      M. Dionne,

      Mme Guay a bien raison de parler d'éthique et de responsabilisation, et je crois que vous faites bien de souligner que les Républicains n'ont pas le monopole de la vertu.

      Il se trouve que dans votre commentaire publié à 9h14 intitulé "Parlons plutôt de la défaite de Biden du 3 nov.", il s'y trouve des énoncés questionnables.

      Le virus vient bien de Chine, mais il est d'origine animale. On l'associant à un pays, vous politisez le virus, comme le fait Donald Trump.

      Vous donnez 11 états aux Républicains. Selon https://www.270towin.com/2020-polls-biden-trump/, le Michigan, le Wisconsin, la Pennsylvanie, la Caroline du Nord la Floride, l'Arizona et le Minnissota vont aux Démocrates et la Georgie est au coude à coude. Il n'y en a donc que 5 qui allaient aux Républicains lorsque j'écris ces lignes.

      La majorité des média annonçaient une élection serrée en 2016.

      Vous associez le taux de mortalité de certains états avec leur couleur. En croisant les données disponibles sur https://www.worldometers.info/coronavirus/country/us/ et https://en.wikipedia.org/wiki/List_of_United_States_governors, on découvre que 7 des 10 états les plus touchés sont dirigés par des démocrates. Parmis les 10 états les moins touchés, il y a parité: 5 dirigés par des démocrates et 5 par des républicains. La densité de population semble déterminante pour la contamination, pas politique.

      Selon https://www.inspq.qc.ca/covid-19/donnees, le taux de cas de Covid aux USA est 2.5 fois plus élevé aux USA qu'au Québec, et leur taux de mortalité se rapproche tranquilement du nôtre. Les USA ne font pas mieux que nous.

      Vous concluez votre texte en disant de Biden qu' "En plus de sa santé fragile où il passe la majorité de son temps à se cacher dans son sous-sol, lorsqu’il en sort, les gaffes ne sont jamais très loin.". Il se trouve que Trump aussi fasse des gaffes, comme de suggérer à 330 M de personnes de s'injecter ou boire de l'eau de Javel. Et vous dites aimer la science. Misère...

    • Charles-Étienne Gill - Abonné 6 septembre 2020 19 h 34

      Mais où est-il question de boire de l'eau de javel? On vient d'argumenter vous et moi sur le sujet et vous avez même trouvé un extrait sur YouTube Trump pose fait des affirmations sur des hypothèses, en se pendant, avec un ton interrogatif, vers ses conseillers, et dans l'ensemble il parle plus de lumière que de désinfectant et jamais il ne parle d'en boire ou de s'en injecter. Le contexte évident est celui d'une opération et il parle entre autres des poumons.

      Si on parle d'un autre extrait, montrez-le-moi, car moi, dans un autre commentaire, je fais référence à l'affaire du nettoyant pour aquarium qu'un couple aurait ingéré, prétendument à cause de Trump, alors que c'était plus tôt un homicide. Le 24 mars la presse parle d'un couple qui aurait suivi le conseil de Trump (alors qu'ils sont donneurs démocrates) et le 29 on apprend qu'il y a plutôt une enquête policière.

      C'est à peu près tout le temps comme ça. Sauf qu'on n'a jamais, en une une rétractation. On laisse la rectification dans l'ombre et on trouve une nouvelle histoire.

      Voilà comment on a construit un épouvantail alors que les médias n'ont pas, comme le rappelait Fortin, creusé l'affaire des courriels d'Hillary. J'en connais pourtant un rayon sur le sujet et je me souviens très bien d'un journaliste et de son ami dans un bar qui parlaient ensemble et l'un d'eux d'évoquer l'affaire du serveur de la DNC comme étant un non-événement. Il suivait simplement la ligne de presse sans même faire ses propres recherches, car s'il les avait faites, il aurait vraiment mieux compris ce qui se passait aux États-Unis.

      Lui et son pote rigolaient alors que je savais bien que Trump avait des chances... c'est juste qu'en 2020, le traitement de ce qui se passe aux États-Unis, dans le reste de la presse occidentale, est pitoyable. Il y a quand même des médias à droite qui propose un autre aspect à l'hitoire, ça ne vous dérange pas qu'on en entende jamais parler?

    • Cyril Dionne - Abonné 6 septembre 2020 20 h 52

      UNO, personne n’est plus blanc que blanc en fait d'éthique et de responsabilisation.

      DUE, le virus vient de la Chine et ce pays a tout fait pour cacher la nouvelle jusqu’à dire à l’OMS : « Nous n'avons pas trouvé de preuve de transmission interhumaine » et ceci, c’était le 14 janvier. L'OMS a donc conclu : « Les enquêtes préliminaires menées par les autorités chinoises n'ont trouvé aucune preuve claire de transmission interhumaine du nouveau #coronavirus. »

      TRE, le Michigan, le Wisconsin, la Pennsylvanie, la Caroline du Nord et la Floride vont à Trump selon la maison de sondage TheTrafalgarGroup. Et c’est eux qui avaient prédit la victoire de Trump en 2016 au Michigan, en Floride, en Caroline du Nord et en Pennsylvanie alors que tous les autres disaient le contraire. Même le New York Times titrait le 18 octobre 2016 qu’Hillary Clinton avait 91% de chance de remporter les élections et qu’elle avait 7 points d’avance. Votre site, 270towin.com, disait que Clinton allait remporter 317 des votes du Collège électoral contre 221 pour Trump le 5 novembre 2016. Voici ce que le site Realclearpolitics dit à propos du TheTrafalgarGroup :

      https://www.realclearpolitics.com/articles/2018/11/10/pollster_who_got_it_right_in_2016_does_it_again_138621.html

      QUATRO, dans 10 des 15 états où on compte le plus de décès, eh bien, ils sont administrés par les démocrates (voir gouverneurs, sénateurs etc.). En plus, selon l’enquête du Pew Research Center, la plupart des morts sont concentrés dans les districts démocrates du Congrès. En plus, les districts les plus durement touchés sont des endroits où les résidents sont éduqués. Et il n’y a pas de différences entre les districts en termes de taux de pauvreté.

      CINQUE, il y a plus de cas et de morts par million de population au Québec qu’aux États-Unis même si on a imposé des mesures draconiennes et on a un système de santé publique. Il n’y pas de système de santé publique aux USA et encore moins de restrictions comme au Québec.

    • Jérôme Guenette - Abonné 6 septembre 2020 22 h 53

      M, Gil,

      À mon avis, on entend beaucoup parler de cet autre "aspect" de l'histoire comme vous dites.Trump donne une voix puissante à cette droite et par le fait même entraîne la gauche à tenter de parler plus fort, chacun se campant de plus en plus dans ses positions.

      Vous avez raison, il n'est pas question de boire de l'eau de Javel dans cet extrait, et je n'aurais pas du mentionner cela. Trump parle plus d'exposer l'intérieur du corps à des lumières très fortes que d'autres choses. Par contre, il n'est pas question d'opération aux poumons, mais bien des dommages que leur cause le virus.

      Trump se questionne sur la possibilité d'injecter à l'intérieur(sic) quelque chose qui désinfecterait, comme un nettoyage. Désinfecter se fait avec un désinfectant.

      Il semble que les compagnies pharmaceutiques se soient concentrées sur la recherche d'un vaccin, pas d'une solution désinfectante injectable, ni d'un traitement basé sur l'exposition à la lumière par l'intérieur. Il doit y avoir une raison à cela.