La rage du masque

Des effluves de Purell matin, midi et soir et des gens masqués à la piscine comme à l’épicerie, en solo comme en groupe. Ah ! et deux bêtas le sourire fendu jusqu’aux oreilles serrant de trop près une journaliste visiblement tétanisée. Ce sont les images que je retiens de cet été pas comme les autres. Depuis l’imposition obligatoire du masque, notamment, on sent de petites armées se coaliser, se dévisageant avec mépris de part et d’autre d’un grand champ de bataille. D’un côté, la majorité silencieuse, le masque en bandoulière, pour qui la pandémie n’est pas matière à rigoler. On applique ici consciencieusement les mesures de santé publique en ne se gênant pas pour faire la morale à droite et à gauche. De l’autre, la minorité gueularde (« libârté ! »), qui n’entend pas se faire dicter une mesure aussi répugnante et à ses yeux inutile. D’un côté, le théâtre de l’hygiène et de la bonne conduite ; de l’autre, le cirque de la rue et du m’as-tu-vu.

Quiconque ne se reconnaît pas tout à fait dans l’une ou l’autre de ces tendances se retrouve, malheureusement, coincé entre l’arbre et l’écorce. Il n’y a pas de troisième voie, tous les efforts (ou presque) allant dans un sens ou dans l’autre. Ou vous croyez en l’Évangile de la prévention à tout prix et en tout temps, ou vous êtes un « yahoo », un fier-à-bras gavé de fausses informations et imbu de vous-même. C’est pourtant un peu plus compliqué. Il incombe à tous, bien entendu, de minimiser la transmission de la maladie. Le virus, on le voit, est loin d’avoir dit son dernier mot. Le masque, par conséquent, aussi détestable soit-il, est littéralement un mal pour un bien. Il faut l’adopter, peu importe le sentiment d’étouffement ou de libre penseur qui sommeille en vous.

En même temps, c’est trop facile de mettre tous ceux qui s’élèvent contre le port obligatoire du masque dans le camp de l’extrême droite, des fieffés complotistes ou d’émules de Donald Trump. Que des gens remettent en question des directives gouvernementales exceptionnelles est généralement bon signe — et non le contraire. À plus forte raison dans le contexte d’une crise sanitaire mondiale qui, manifestement, a connu beaucoup d’improvisation et ouvre la porte à un certain autoritarisme. Le projet de loi 61 s’inscrit d’ailleurs sous cette enseigne. Et puis, faut-il être de droite, ou tombé sur la tête, pour déplorer l’abandon de l’intimité physique, des gestes spontanés, de l’envie de toucher quelqu’un qui ne nous inspire que du bon ? La vie sociale — et que dire de la vie culturelle ? — est devenue un triste spectacle. Peut-on le dire ? Peut-on ne pas aimer la « nouvelle normalité » qui consiste à se fuir, à se méfier les uns des autres et à déambuler comme une horde de bandits en goguette ?

On a beau comparer le port du masque à celui de la ceinture de sécurité afin de calmer les esprits échaudés, le parallèle tient difficilement la route. D’abord, il n’y a aucune symbolique malveillante associée à la bande de tissu qui vous cloue à votre siège. La ceinture ne change ni votre allure, ni votre comportement et n’altère pas les rapports sociaux. Surtout, la ceinture n’a pas été imposée dans le contexte d’une crise sanitaire planétaire. Elle est libre de toute connotation politique. Elle est neutre alors que le port du masque incarne la mainmise de la santé sur toute la vie publique, incluant la politique. Nos oracles aujourd’hui ne sont pas des philosophes, des artistes ou même de grands hommes ou de grandes femmes d’État, mais bien des experts médicaux.

Au cours des six derniers mois, la santé est devenue un nouveau temple, la valeur suprême à la lumière de laquelle tout doit être évalué. Le nouveau contrat accordé au directeur national de santé publique, Horacio Arruda, avec un salaire qui, en y ajoutant l’allocation de logement, dépasse tous ceux de la haute fonction publique, est une illustration de cette nouvelle consécration. M. Arruda recevra près d’un million de dollars d’ici 2023. On croyait pourtant que la crise sanitaire avait remis les choses en perspective. En santé, ce sont les strates du bas de l’échelle qui ont besoin d’être mieux soutenues, pas le haut de la pyramide. Mais comme les anges gardiens en attente d’une régularisation de leur statut l’ont récemment démontré, il y a malheureusement encore loin de la coupe aux lèvres.

Tout ça pour dire que si les matamores, les fabulateurs et les irresponsables, les forces vives des antimasques à l’heure actuelle offrent un spectacle souvent désolant, il faut se garder de conclure à un comportement au-dessus de tout soupçon chez les forces opposées. Si la peur se trouve derrière plusieurs des menaces, des coups et des insultes venant des récalcitrants, elle motive aussi la bonne conduite d’une bonne part des sans reproches. Personne ne comprend après tout ce qui arrive ; personne ne sait où tout ça va nous mener. Toutes les raisons sont bonnes pour marcher les fesses serrées ou encore pour jeter son désarroi au visage de quelqu’un.


 
62 commentaires
  • Roger Gobeil - Inscrit 5 août 2020 01 h 05

    Faut l’faire!

    Relier le port obligé du masque au projet de Loi 61, faut l'faire!
    Ah... la rage, quand tu nous tiens!

    • Luc Champagne - Abonné 5 août 2020 08 h 08

      Le port obligé du masque , considéré futile en début de pandémie , pour soudainement devenir une obligation relève du cirque. Sur quel pied danser pour ne pas tomber par terre? Et, aujourd'hui,nous sommes obligés de nous déguiser.Sinon, nous versons dans le manque de discipline et la réprobation sociale. Convenez avec moi que la saga des écoles, au printemps, avec le ministre Roberge, était franchement improvisée.Rouvre,rouvre pas,rouvre partiellement et finalement rouvre pas du tout.Les directeurs et directrices d'école ont publiquement ramené le ministre à l'ordre,toujours en poste, tandis qu'une autre ministre ,pour des raisons inexpliquées, a abruptement changé de poste pour être remplacée par un financier .En ce qui a trait au projet de Loi 61,lisez la chronique de Michel David, en ces pages et sur le sujet, pour en arriver à la conclusion que Madame Pelletier a fort bien fait, en parlant d'improvisation et d'un certain autoritarisme, de faire un lien entre deux choses.

    • Pierre Grandchamp - Abonné 5 août 2020 10 h 26

      @ M. Champagne

      A lire la chronique de Mario Dumont, aujourd’hui, dans le JdM, sur PL 21: un pro PL21.

      Ce qui caractérise le gouvernement Legault : des résultats au plus vite. Sauf que, en politique, ce n’est pas toujours facile. Trop vite, ça donne les reculs en immigration, notamment le ridicule test de valeurs à des années-lumière de la promesse électorale. « L’art de la demi-mesure », avait écrit Michel David.

      Et puis, en politique, il y a le possible. En mars, ils ne pouvaient pas demander le port du masque pcq il n’y en avait pas. Pour ma part, je me positionne surtout en questionnant : pourquoi la Colombie britannique a adopté des mesures de prévention, dès janvier, et pas le Québec, dans les résidences de personnes âgées? Pourquoi les 3 médecins qui furent ministres de la Santé( Bolduc, Couillard, Barrette) et la sympathique Mme Mc Can( une ex-gestionnaire en Santé) n’ont pas vu à régler la question du manque de 10 000 préposés? La crise actuelle nous démontre la lourdeur dans la gestion en Santé avec ces boîtes sclérosées que sont les CISSS et CIUSSSS, dans nos régions, où seul le DG peut aller sur la place publique. Ce qui me préoccupe, quant à moi, c’est le fait que le modèle de gestion des nouveaux Centres de services scolaire est calqué sur celui des CIUSSS et CISSS: seul le DG peut aller sur la place publique!

      Quant au masque, je suis un pro masque. Dommage qu’on ne l’ait pas exigé plus vite!

    • Hélène Paulette - Abonnée 5 août 2020 12 h 04

      Le lien, monsieur Gobeil, est très facile à faire. En fait, c'est bien la pandémie qui a inspiré le PL-61 qui a été rédigé dans l'urgence d'une relance économique et qui donne au gouvernement des pouvoirs illimités sans imputabilité.

    • Pierre Grandchamp - Abonné 5 août 2020 16 h 03

      En complément à mon message ci-haut.Puis, il y a, dans ce gouvernement, un médecin neurologue délégé à la Santé. Lui aussi ne savait pas qu'il manquait 10 000 PAB?

      S'Il y a eu tant de décès dans les CHSLD et résidences privées pour personnes non autonomes, c'est en raison du roulement de personnel dans ces institutions.

    • Serge Pelletier - Abonné 5 août 2020 16 h 12

      Exact Mme Paulette. Pire, Legault qui affirme que la "ligne bleue" ne pourra pas se faire, car il y a de l'opposition légale aux expropriations nécessaires... Ouais, la grosse compagnie qui s'oppose appartient à 100% à la Caisse d'économie de Québec, qui est elle-même une bébelle gouvernementale et au service du QV-Q... et il en rajoute le boni-menteur Legault: les CHSLD ne peuvent pas être rénovés ou réparés sans la loi 61, la réparation des routes ne peuvent pas être faites sans la loi 61, les écoles ne peuvent pas être rénovées ou réparées sans la loi 61, etc.

    • Marc Therrien - Abonné 5 août 2020 17 h 10

      M. Grandchamp,

      Vous voulez dire PL61. PL21, c’était la loi sur la laïcité de l’État. Est-ce que vous déplorez aussi que la loi sur la laïcité de l’État démontre que « ce qui caractérise le gouvernement Legault : des résultats au plus vite. »?

      Marc Therrien

    • Pierre Grandchamp - Abonné 5 août 2020 21 h 34

      Merci à M. Therrien de me corriger. Effectivement PL61.

      Tant qu'à y être. Avec PL2, on a exempté les écoles privées. Inaceptable, quant à moi.

  • Marie Nobert - Abonnée 5 août 2020 02 h 00

    «Honni soit qui mal y pense» (!)

    Un million d'Ici 2023!? ?! Pas de problème s'il nous donne sa recette de «pasteis de nata»! Misère!

    JHS Baril

    • Carol Bernier - Abonnée 5 août 2020 10 h 03

      C'est vrai que depuis 4 mois il ne fait que cuisiner 20 heures par jour... Il pourrait nous faire tout un livre de recettes!

    • Claude Gélinas - Abonné 5 août 2020 11 h 07

      Médecin spécialiste en santé publique, il est raisonnable d'accorder au Dr. Arruda un traitement comparable à celui de ses confrères accompagné d'une allocation de logement ainsi que d'un chauffeur garde du corps facilitant ses déplacements. Par contre, là oû le bât blesse c'est sur les montants souvent déraisonnables accordés par le gouvernement aux médecins spécialistes alors qu'en campagne électorale le PM proposait de réduire d'un milliard l'entente consentie précédemment, que le temps d'attente aux urgences ne s'est pas amélioré en raison notamment du refus des médecins de travailler la nuit et du retard découlant de la multiplication des premières lignes tels que les CLSC ains que l'accès aux médecins de famille n'est toujours pas réglé sans oublier la vétusté et l'état déplorable de nombreux hôpitaux.

      En accordant autant davantage aux médecins dont les pouvoirs des fédérations obligent les décideurs politiques à cèder l'on a négligé les CHSLD et facilité la pénurité d'infirmières et d'aide soignates. Ce qui s'appelle mettre tous ses oeufs dans le même panier.

    • Pierre Grandchamp - Abonné 5 août 2020 16 h 07

      @ M. Gélinas,

      Oui, la CAQ avait promis d'aller chercher un milliard de $. Quant au salaire du Dr Aruda, ce n'est pas si exorbitant que cela; il y a des radiologistes et autres spécialistes qui gagnent autant, sinon plus.

      Oui, il y a des questions à poser sur la question de la *patate chaude* des 10 000 préposés manquant...subitement comme ça!

    • Hélène Paulette - Abonnée 5 août 2020 18 h 39

      Monsieur Grandchamps, on a ignoré les appels du mileu hospitaliers de puis des années. Je pense que si les infirmières avaient eu leur mot à dire dans la gestion des hôpitaux nous aurions évité ce marasme... Quant au Dr. Aruda, je pense que la Dr. Liu aurait été mieux placée pour gérer la crise...

    • Pierre Grandchamp - Abonné 5 août 2020 21 h 38

      Madame Paquette.

      Il y a des membres du personnel en santé sur le CA de votre CISSS ou CIUSSS. Le problème: 1-personne n'est élu par la population pour y sièger. Donc personne n'a de compte à rendre.2-Seul le DG a le droit d'aller sur la place publique.

  • Clermont Domingue - Abonné 5 août 2020 02 h 24

    Covid,routes et rivières

    Chez les 40 ans et moins, la Covid tue moins que nos routes et nos plans d'eau. Si tel virus devait s'installer dans la longue durée,devrons-nous vivre masqués et nous fuir les uns les autres.?

    Je pense que les retraités doivent se protéger du mieux qu'ils peuvent et laisser respirer les jeunes et les enfants.

    • Pierre Rousseau - Abonné 5 août 2020 10 h 07

      Encore de l'âgisme sans nuances comme l'a dailleurs fait le Premier Ministre et M. Arruda. Au lieu de dire les « retraités » qui peuvent être jeunes, la réalité c'est que l'auteur parle des « vieux » malgré que beaucoup d'entre eux sont en meilleure santé que les jeunes accrochés à leurs téléphones intelligents. Les jeunes et les enfants sont aussi vulnérables que les autres s'ils ne sont pas en bonne santé et c'est à tout le monde de prendre les mesures nécessaires pour se protéger. Enfin, tout le monde a le droit de respirer, du moins je l'espère car le contraire serait dévastateur.

    • Pierre Grandchamp - Abonné 5 août 2020 16 h 12

      @ M. Rousseau

      D'accord sur votre "âgisme".En ce qui concerne les jeunes, le problème c'est que siIls attrapent le virus, ils peuvent le transmettre à leurs parents ou grands-parents; ou à des proches aux prises avec une maladie s.rieuse: obésité,diabète, cancer, asthme....etc.

      D'autant plus qu'Ils peuvent l'avoir et être asymptômatiques.

  • Serge Pelletier - Abonné 5 août 2020 03 h 41

    Madame Pelletier...

    Au Québec, ce n'est pas le Trump qu'il faut écrire en fin de cette phrase mais: "(...) des fieffés complotistes ou d’émules de Haracio Arruda". C'est lui, avec Legault tout sourire, qui criait en pleine télévision qu'un masque ne servait à rien. Pire, qu'il était dangereux d'en porter un, et qu'il était un agent de propagation extrême du virus. le tout était accompagné de simagrées digne de Louis de Funès à son meilleur. Et pour en remettre, il mimait que les québécois sont niais au point de ne pas savoir mettre, porter, et enlever un masque... Et Legault tout fier d'entendre ces balivernes... car cela allait dans le sens de ses propres idées en regard d'un masque... et de ce qu'il pense réellement des québécois.

    Oui, Madame Pelletier, il y en a des gens qui ne se brosse pas les dents comme "la procédure idéale"... Donc, Ô peuple, ne vous brosser plus les dents... Et vous madame Pelletier, pour les dents est-ce que vous suivez scupuleusement, tout le temps, et en toute occasion la "procédure idéale" lors du brossage...

    Mais...

    Après avoir tenu pendant des mois de pareils propos, propos qui étaient émis par des supposés élites intellectuelles et dirigeantes du QC, être simultanément surpise et étonnée comme chroniqueuse professionnelle qu'une certaine proportion de la population québécoise soit "rebelle" à l'idée d'un masque obligatoire pour tous en publique... Aujourd'hui, la situation s'envenime de plus belle avec les boufonneries du ministre de l'Éducation du Québec... sans oublier les autres boniments d'Arruda, et cie. Mais toujours, quelque soit la situation, la faute à tout le monde et à n'importe quoi, mais jamais à eux et à leurs bénis-oui-oui obséquieux de l'apparatchiks.

    Oups! Arruda en personne, et en pleine TV, criait qu'il ne pouvait imposer un masque, car cela était illégal... Les Chartes interdisant une telle directive... Cela aussi n'est pas assé inapperçu dans certains milieux de "cabochons".

    • Louise Collette - Abonnée 5 août 2020 07 h 50

      En effet, je n'oublierai pas les pitreries d'Arruda, déplacées dans les circonstances.
      Un million de dollars pour le <<bon docteur>>.....ça laisse perplexe.
      Ce cafouillage concernant le masque, c'est grave.

      La Dre Joanne Liu aurait fait du bien meilleur travail, il n'est pas trop tard.

      Arruda qui s'adressait aux gens comme s'ils étaient tous débiles, particulièrement les aînés.

      Je ne décolère pas de tout ça.

    • François Caron - Abonné 5 août 2020 07 h 59

      Que faut-il choisir? Suivre les directives d'experts comme le Dr Arruda, avec les changements de cap lorsque de nouvelles connaissances sont disponibles, ou suivre l'instinct infaillible du président du pays voisins? Il faudra juger aux résultats !

    • Claude Gélinas - Abonné 5 août 2020 11 h 11

      Sans minimiser le travail du Dr. Arruda n'aurait-il pas été approprié pour la seconde vague attendue de la pandémie d'en confier la direction à la Dre Joanne Liu : nouvelle approche, nouvelle vision, nouveau discours, nouvelle pédagogie, nouvelle perspective.

    • Serge Pelletier - Abonné 5 août 2020 11 h 58

      M. Caron (François de prénom) l'individu Arruda n'est pas un spécialiste, et ceci dans absolument rien. En fait, il ne possède qu'un parchemin universitaire de premier cycle, soit un baccalauréat. Ce type de baccalauréat s'intitule dans sa version longue: baccalauréat de docteur en médecine.
      L'on est loin, fort loin des spécialisations de second cycle, ou de troisième cycle.
      Cette appellation date d'une autre époque, mais la pratique demeure. Tout comme la pratique d'appellation baccalauréat en droit dans certaines universités: "baccalauréat de maître en droit". Plusieurs universités ont changé l'appellation pour que celle-ci soit plus réaliste et se nommant maintenant "baccalauréat en sciences juridiques".

      Dans certains domaines, les anciennes coutumes perdurent... Ce qui crée de la confusion dans l'esprit de plusieurs. Alors des biais de confirmation foisonnent de toutes parts cela avec des mais et des pis à profusion.

      Il n'y a pas uniquement des problèmes d'appellations pour ces deux formation, celles-ci sont répandus à tous les niveaux scolaires...

      M. Gélinas, de même que Mme Collette ont parfaitement raison. Mme Dre Joanne Liu, entre autres, aurait été très bien dans cet emploi de fonctionnaire au GV-Q. Malheureusement, l'actuel GV-Q, tout comme les autres GV-Q - surtout récents et contemporains à nos jours, n'aime pas du tout l'ombrage que donneraient les personnes non obséquieuses dans leur soleil relisant d'ignorances.

      Quant à Trump et ses pitreries, celui-ci est aux USA... et aucun directeur de la santé publique des USA (hauts fonctionnaires eux-aussi - tout comme ici Arruda) le conforte dans ses pitreries. Bien au contraire, ils le contredisent à tour de bras. Sans omettre bien entendu les grands médias de tous les types... Sauf un ou deux qui applaudissent à tout rompre pour le féliciter à chacune des pitreries.

      Quant a y être dans le niaisage comparatif, pourquoi ne prenez-vous pas l'exemple du président Jair Bolsonaro de la République du Brésil...

    • Jeannine I. Delorme - Abonnée 5 août 2020 17 h 47

      Dr. Arruda
      Monsieur Pelletier, depuis quand un doctorat en médecine devient un baccalauréat ? Quand on ignore à peu près tout des études de ce monsieur, on ne dit rien, Monsieur Pelletier. Et les journalistes ont fait bien attention de ne pas parler de son salaire "annuel" avant de sauter sur le total de trois années c'est-à-dire le MiIIiON ! Pourtant, ce montant reste inférieur à ceux des spécialistes et de bien d'autres employés au gouvernement. Pourquoi cette hargne envers un personnage qui supporte de fortes responsabilités et qui est exposé à la critique et à toutes sortes d'accusations ?

    • Claire Beauchemin - Abonnée 5 août 2020 19 h 08

      le masque ne pouvait être recommandé parce qu'il en manqiait

  • Françoise Labelle - Abonnée 5 août 2020 07 h 11

    Le temps, concept clé de la relativité

    Temps 1: En mars (plus tôt en Corée ou en Chine), il fallait éviter l'engorgement des urgences dû à un virus inconnu par un confinement strict (et lavage). Le masque est alors superflu. Ceux qui ont réagi en retard ou mollement se retrouvent au sommet des décès par million (worldometer, 5 août): la GB (3e), l'Espagne (5e), l'Italie (7e), la Suède (8e), les USA (10e), la France (11e), comparativement à la Nouvelle-Zélande (161e), l'Allemagne (43e), l'Islande (94e), le Danemark (45e), la Norvège (73e), la Finlande (65e), le Canada (24e). Les Allemands et les Danois voyagent autant que les Français.

    Temps 2: Le déconfinement, si les cas sont bas, ce qui n'était pas le cas en Floride, en Géorgie et au Texas. Le port du masque devient nécessaire sinon prudent dans les endroits exigus. Il y a des simulations de dispersion aérosole mais elles visent à développer des instruments de détection du virus et non à répondre à la question: quel est le taux de contagion des personnes pré- ou a-symptomatiques dont, par définition, les émissions sont minimales. En attendant, précaution oblige.

    Une étude de modélisation (et non de mesures réelles) conclut que les émissions de toux ou d'éternuement sont plus importantes en concentration virale et en distance que lors de la respiration la respiration normale, comme prévu. Reste à déterminer la dose minimale nécessaire à la contagion.
    https://jamanetwork.com/journals/jamanetworkopen/fullarticle/2768712

    • Gilles Sauvageau - Abonné 5 août 2020 09 h 47

      Intéressant !!!

    • Réjean Martin - Abonné 5 août 2020 10 h 22

      Merci, Madame, pour ces propos lumineux; vous êtes toujours pertinente !

    • Serge Pelletier - Abonné 5 août 2020 12 h 27

      Ce type de virus n'était aussi "nouveau" que cela. Sa méthode de contamination, dès le début, était connue.

      C'est pour cela que certains pays ont immédiatement intervenu en imposant les mesures nécessaires pour en limiter la contamination.

      Pour l'occident, il faut faire attention à ce qui s'est produit dans le Nord de l'Italie. Surtout en regard des médecins décédés ou "malades" suite à la contamination par le virus. L'Italie est le deuxième (ou troisième selon les années) état occidental possédant le systême de santé le plus performant et efficace. La raison est fort simple, les médecins sont immédiatement réquisionnés (conscriptions) - peut importe leur âge - par l'État en situation de besoins. Ce qui a donné. malheureusement dans ce cas, des dizaines de médecins âgés (pour ne pas dire très âgés) plongés directement dans les lieux d'éclosion...

      J'ajoute que le clown Arruda d'ici a clairement affirmé à la télévision, en citant l'Italie, que les médecins faisaient des tris des malades pour n'en soigner que certains, et laisser mourrir les autres. Cela est faux, complètement faux. La direction générale du système de la santé d'Italie, a simplement mentionné que si le contrôle s'afférait impossible, les risques d'appliquer les mesures militaires en santé sur les champs de batailles devraient devenir un fait. Ce qui ne s'est pas, heureusement, produit. En France, la même réflexion des hautes autorités gouvernementales en santé fut effectuée... Mais jamais ne fut jamais appliqué, car pour son application il faut obligatoirement avoir en premier lieu l'autorisation écrite du Président de la République, du Premier Ministre de la République, et du Sénat de la République... Donc, Arruda est un boni-menteur de première classe.

    • Pierre Grandchamp - Abonné 5 août 2020 12 h 41

      @ Mme Labelle

      Merci de ces informations.Si le Québec était un pays, il se situerait dans le peloton de tête au prorata de la population en ce qui concerne les décès. Le Québec représente environ 22,5% de la population canadienne; mais quelque 63% des décès au Canada furent des Québécois.

      Je suis estomaqué de voir les stats en Colombie britannique: très peu de décès!

    • Serge Pelletier - Abonné 5 août 2020 15 h 52

      M. Grandchamp, pour la B-C, il faut voir comment la responsable de la santé publique et le GV-B-C et la ministre de la santé ont immédiatement agit, et ce dès le premier cas.
      En gros:
      1) interdiction des transferts des malades entre les hôpitaux et tous les types de CHSLD
      2) mise en place d'une tutelle administrative de tous les types de CHSLD
      3) mise en place immédiate de "quarantaine" de tous voyageurs en provenance de l'étranger
      4) commandes immédiates de tous le matériel et équipements de sécurité qui étaient nécessaires
      5) interdiction des transferts du pesonnel soignant entre les étages d'hôpitaux (étages dédiés) et entre tous les types de CHSLD
      6) interdiction aux citoyens étrangers d'entrer par les postes frontaliers terrestres (État de washington) sans un contrôle "médical)
      7) etc., etc., etc.

      Dans l'Est aussi les provinces ont réagit dans le même sens, ou presque: la Nouvelle-Écosse, l'Île-du-Prince-Édouard, Terre-Neuve... et en dernier le Nouveau-Brunswick... Là aussi les résultats sont étonnants.

      Malheureusement pour nous, notre GV-Q est constitué de "m'as-tu vu", doubler de boni-menteurs qui n'en ont que pour leurs grandes, fabuleuses et insignifantes personnes, tout comme pour les projets grandiloquents... Et quand cela ne marche pas comme dans leurs rêves, c'est la faute à tout le monde - tout le mode qui sont selon les propos même d'Arruda des crétins - et à toutes les "affaires" pas bonnes à rien... et les députés des oppositions sont exactement pareils, agissent pareil, etc.

      J'y pense, où est-il chacun de ceux-ci quand une infirmière faisait une conférence de presse "sur le pouce" pour décrier les manques d'équipements, ce qui était exactement le contraire des propagandes du GV-Q-CAQ... ces députés auraient pu facilement convoquer une autre conférence de presse et être accompagé par l'infirmière pour en confirmer les dires par des mots faciles à prononcer; "je la crois moi". Les journalistes auraient alors mis la machine anti-propagande en marc

    • Marc Therrien - Abonné 5 août 2020 17 h 28

      Vous venez de réfuter simplement et clairement l’affirmation de madame Pelletier à l’effet qu’« il n’y a pas de troisième voie ». Cette troisième voie, que j’exprimerais comme « un temps pour chaque chose et chaque chose en son temps » est possible pour ceux qui ont une perspective plus systémique dynamique que la traditionnelle polarisée statique que préfèrent souvent les chroniqueurs et chroniqueuses d’opinion qui privilégient la polémique émotive génératrice de passions plutôt que la réflexion rationnelle.

      Marc Therrien

    • Françoise Labelle - Abonnée 6 août 2020 07 h 08

      M.Grandchamp,
      habituellement, je mentionne le dérapage au Québec, en partie dû à la centralisation Barrette et je cite l'exemple du CHSLD Lachine qui a confiné très strictement (pas de mobilité interne, pas d'agence externe, pas de visites, etc). Confinement strict donc.

      M.Pelletier,
      un virus se propage toujours de la même façon, de personne à personne. On cherche un vaccin ou un remède à coup de milliards parce qu'on n'a pas développé d'anticorps. Il est de ce point de vue «nouveau». Il y a un vaste bouillon de virus zoonotiques (de l'animal à l'homme). J'espère que'on vit pas une répétition générale, mais c'est possible.

      M.Therrien,
      la propagation étant géométrique (multipliée par une constante 2 ou 3) , si on déconfine trop tôt et mal, quand les cas sont encore nombreux, la propagation explose vite. Mais il faut bien déconfiner à un moment donné. Donc, chaque chose en son temps.