Malaise systémique

Qu’est-ce qu’un parti progressiste ? La question est devenue d’actualité cette semaine après un échange corsé entre le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, et le député néodémocrate Alexandre Boulerice. Ce dernier a diffusé un gazouillis faisant état de la décision du président de la Chambre des communes, Anthony Rota, de permettre au chef néodémocrate, Jagmeet Singh, de retourner en Chambre la semaine prochaine sans s’excuser ou retirer les propos qu’il avait tenus à l’endroit du député bloquiste Alain Therrien la semaine précédente.

Rappelons que M. Singh avait traité M. Therrien de « raciste » après que le député de La Prairie a refusé d’accorder son appui à une motion du NPD affirmant l’existence du racisme systémique au sein de la Gendarmerie royale du Canada. M. Singh fut expulsé de la Chambre pour avoir tenu des propos non parlementaires et pour avoir défié l’autorité du président. Le caucus bloquiste s’est porté à la défense de M. Therrien et a exigé des excuses de la part de M. Singh. M. Rota est arrivé « à la conclusion que les mesures appropriées ont été prises en conformité avec nos règles et usages et qu’il n’y a pas lieu d’y donner suite ». Or, cette décision a suscité l’ire du Bloc.

M. Therrien a dit avoir trouvé les propos de M. Singh « d’une gravité sans commune mesure » ayant donné suite à « une campagne de dénigrement vraisemblablement orchestrée » à l’égard du Bloc et de l’ensemble des Québécois. Si le parcours personnel de M. Singh, en tant que premier chef de parti fédéral faisant partie d’une minorité visible, lui donne une perspective sur le racisme qu’il faut respecter, il est allé trop loin en s’attaquant personnellement à M. Therrien. Mais son emportement n’avait rien du simple théâtre politique. M. Singh a peut-être versé dans l’amalgame, mais il était visiblement blessé par le geste de M. Therrien.

Or, M. Blanchet a répondu au gazouillis de M. Boulerice en accusant ce dernier d’être « fier que son chef ait agressé un député dans une mise en scène partisane orchestrée, appuyée par Trudeau, contre un parti plus progressiste et digne que le sien ». Il s’agit d’une déclaration discutable, et pas seulement parce que M. Blanchet n’a pas présenté la moindre preuve d’un complot : l’idée que le Bloc est plus progressiste que le NPD est risible.

Peut-on nommer un autre parti politique en Occident qui se réclame d’être d’allégeance progressiste et qui nie l’existence du racisme systémique au sein des principales institutions publiques de son pays ? Est-ce qu’un parti progressiste se porterait volontiers à la défense de presque tout ce que fait le gouvernement de la Coalition avenir Québec ? Est-ce qu’un parti progressiste promettrait de déposer un projet de loi pour soustraire le Québec à l’application de la Loi sur le multiculturalisme ? Ce sont plutôt là les traits d’un parti conservateur, n’est-ce pas ?

Le Bloc est né d’une coalition de nationalistes de gauche et de droite unis dans leur désir de faire du Québec un pays. C’est ainsi qu’un politicien conservateur comme Lucien Bouchard pouvait s’allier avec un syndicaliste de gauche comme Gilles Duceppe, mettant leurs différences de côté dans la promotion de la souveraineté. Mais, alors que la politique canadienne a évolué depuis les années 1990, le Bloc n’a jamais su attirer une nouvelle génération de militants pour qui les questions du racisme systémique, du multiculturalisme et de l’intersectionnalité sont d’une importance primordiale, et au cœur de leur engagement politique.

M. Boulerice a mis le doigt sur le problème de M. Blanchet en déclarant, dans une entrevue avec La Presse canadienne, qu’il y a « un malaise au sein du Bloc parce qu’ils jouent un peu sur les deux tableaux. Ils savent qu’il y a une partie de leur électorat qui est très sensible aux arguments un peu xénophobes, un peu sur le nationalisme identitaire, sur le populisme conservateur, donc M. Blanchet est coincé un peu. Certaines journées, il va être plus progressiste et politiquement correct et, d’autres journées, il laisse la porte ouverte parce qu’il sent qu’il ne peut pas plaire à une partie ou l’autre de son électorat ».

Le véritable adversaire du Bloc n’est pas le NPD. Ce dernier n’a presque plus d’assises au Québec, la vague orange de 2011 n’ayant été qu’un phénomène passager. Une excellente campagne de M. Blanchet et la fracturation du vote ont permis au Bloc de gagner plusieurs sièges dans Lanaudière et en Montérégie lors des élections de 2019. Mais ces gains sont fragiles et, à l’extérieur de la grande région montréalaise, le principal adversaire du Bloc demeure le Parti conservateur du Canada. Ces deux partis courtisent les mêmes électeurs nationalistes… et conservateurs. Le racisme systémique n’est pas au cœur de leurs préoccupations. Ils ne veulent même pas en entendre parler.


 
127 commentaires
  • Léonce Naud - Abonné 4 juillet 2020 03 h 31

    Néo-tribalisme au Canada anglais

    De savants ethnologues pourraient établir une analogie entre la nature des liens au nom desquels on justifie et finance l’existence de « communautés » au Canada et les rapports de Race, de Sang, d’Ethnie ou de Religion auxquels les sociétés de type tribal sont assujetties, notamment au Maghreb.

    Au Canada anglais, l'Ethnie ou la Race prévaut sur la Citoyenneté, la Foi sur la Raison, la Génétique ou la pureté du Sang sur le métissage et l’égalité citoyenne au sein d'une même Nation.

    Au Québec, bien au contraire, la population en général partage plutôt l’approche du Premier ministre Jean Charest, à l'occasion de son discours inaugural à l’Assemblée nationale, le 9 mai 2007 : « Il n'y a qu'un seul Québec, une seule nation ». François Legault, tout comme le chef du Bloc Québécois Yves-François Blanchet, partagent certes ce constat de l’ancien Premier ministre du Québec.

    • Claude Bariteau - Abonné 4 juillet 2020 08 h 15

      Il y a effectivement des écarts sur le sens des mots et de la pratique politique dont témoigne M. Yakabuski.

      Est-ce conservateur et anti-progressiste de refuser d'appuyer « une motion du NPD affirmant l’existence du racisme systémique au sein de la Gendarmerie royale du Canada » alors que le parlement a mandaté un comité de se pencher sur l’existence « du racisme systémique au sein des services policiers au Canada ».

      Le chef du NPD, en demandant au chef du BQ d’accepter les conclusions du comité, voulait que ce dernier, comme lui et le PM Trudeau, donne carte blanche au comité. La conséquence eut été d’accepter à l’aveugle les conclusions du comité.

      Ça, c’est du conservatisme institutionnel aveugle anti-démocratique. Sont aussi d’un aveuglement idéologique et politique les liens de l’auteur entre le refus du chef du BQ de statuer à l’aveugle et la position du BQ à l’égard de la loi 21, du multiculturalisme canadien, assise du Canada depuis 1982, et du racisme systémique, concept utilisé par le NPD et le PLC plutôt que celui de discrimination systémique, plus approprié puisqu’il déborde les discriminations sur base raciale.

      Cela dit, je rappelle que le PM Trudeau-père, avant de prôner le multiculturalisme et de référer à ce concept pour redéfinir le Canada en 1982, a jeté aux poubelles le rapport Laurendeau-Dunton issue d’une commission créée par le PM Pearson. Si les chefs de parti avaient accepté les conclusions de cette commission avant le dépôt de son rapport, il n’y aurait eu ni loi ni Charte canadienne auxquelles réfère M. Yakabuski. La politique n’est pas une affaire de comité et les députés ne sont pas à la Chambre des communes des protagonistes aveugles des lois et de la Charte.

      Ma conclusion est simple : la position du chef du BQ se justifie en tout point et l’article de M. Yakabuski révèle ses biais, peut-être aussi ceux actuels du Devoir et rien d’autres.

    • Nadia Alexan - Abonnée 4 juillet 2020 10 h 34

      Je suis d'accord avec vous, monsieur Léonce Naud. Effectivement, le multiculturalisme qui favorise le tribalisme, le communautarisme et le sectarisme est raciste en soi. Ce sont les multiculturalistes qui pratiquent la politique identitaire et conservatrice basée sur les différences.
      Oui. Le Bloc Québécois est progressiste dans le sens qu'il favorise le bien commun de tous les citoyens/citoyennes, au lieu de promouvoir les différences sectaires.
      C'est la recherche du bien commun qui est progressiste, pas l'affichage de nos différences sectaires et ethniques dans la fonction publique. Ce sont les tenants de la différence qui sont les identitaires. C'est notre citoyenneté qu'il faudrait promouvoir.

    • Richard Lupien - Abonné 4 juillet 2020 10 h 50

      @ monsieur Bariteau,
      Merci pour votre grande compréhension de la situation et de la position des québécois sur qui on continue, tout comme monsieur Konrad Yakabusk, à tirer à bras raccourcis.
      Merci d'avoir su si bien nous l'avoir expliqué.
      Si ça continue, je vais plutôt m'abonner à L'aute Journal!

      Richard Lupien

    • Jacques Patenaude - Abonné 4 juillet 2020 11 h 43

      @Bariteau
      Bien vrai que m. M. Yakabuski. révèle son biais, il révèle d'ailleurs bien plus que cela.: la stratégie libérale et néo-démocrate. Soit briser une fois pour toute l'alliance entre les progressiste socio-démocrates indépendantistes et les nationalistes conservateurs qui a assuré le succès du projet de souveraineté au Québec lorsqu'elle était dirigée par des socio-démocrates tel que Lévesque et Parizeau..

      Citons le :
      "Le Bloc est né d’une coalition de nationalistes de gauche et de droite unis dans leur désir de faire du Québec un pays."
      "le Bloc n’a jamais su attirer une nouvelle génération de militants pour qui les questions de racisme systémique, du multiculturalisme, et d’intersectionnalité sont d’une importance primordiale et au cœur de leur engagement politique."
      "le principal adversaire du Bloc demeure le Parti conservateur du Canada. Ces deux partis courtisent les mêmes électeurs nationalistes… et conservateurs. "

      Le discours est clair: Attirer ceux qui se positionnent comme libertaire qu'il associe à la nouvelle génération pour identifier le bloc donc les souverainistes aux seuls conservateurs. Est-ce la réalité? Ça n'a pas d'importance pour lui. L'important c'est de créer un discours qui à force de le dire sera perçu comme vrai. Poussant ainsi les libertaires vers eux.
      Personnellement je crois que le Devoir fait bien de lui donner place dans une chronique qu'on ne retrouverait que dans le Globe and mail, Ça permet de comprendre les points de vues contradictoire sinon il devient comme les réseaux sociaux : une chambre d'écho.

    • Claude Bariteau - Abonné 5 juillet 2020 08 h 41

      M. Naud, je reviens sur votre commentaire en ciblant votre écho au discours inaugural de PM Charest en 2007 alors que son parti est minoritaire.

      Effectivement, après avoir dit qu'un gouvernement minoritaire doit composer avec l'opposition, il réfère à cette notion de « nation ».

      Ce faisant, il conforte la position du PC appuyée par le PLC, le NDP mais aussi le BQ à la suite des pressions venant de l'ex-PM Landry pour forcer le chef du PQ comme celui du BQ à défendre ses idées en présumant que cette reconnaissance par une motion adoptée à la Chambre des communes ramènera sur la table ce que le PM-Trudeau-père a retiré en jetant aux poubelles le rapport de la Commission Laurendeau-Dunton.

      En cela, le PM Charest reprenait les idées d'un pacte entre deux « nations » ayant donné naissance au Dominion of Canada alors qu’il fut une entente à l'arrachée de trois provinces britanniques dont l'une, le Canada-Uni, était issue d’une fusion par les Britanniques des Bas et Haut-Canada.

      Qui plus est, cette idée des deux « nations » n'a jamais tenu la route puisqu’il n'y a pas eu d'aval donné par la population de l'ex-Bas Canada, sauf par des élus « canadiens-français » sans mandat associés au parti conservateur du Canada-Uni..

      Le gouvernement Charest de 2007 abrogea très vite le gouvernement de 2007 après que les élus aient choisi d'élire un président d'assemblée qui ne soit pas du PLQ, mais surtout à la suite de la crise des « subprimes » suivie en 2008 d'une crise économique mondiale qui affecta le portefeuille de « subprimes » de la CDPQ.

      Pourquoi l’a-t-il fait si ce n’est pour éviter que son parti, devenu promoteur de la « nation québécoise » du gouvernement Harper, n’ait plus les mains sur le volent et doive rendre des comptes aux parlementaires.

      On parlera d’une nation québécoise seulement lorsque le peuple québécois aura choisi de se doter d’un État indépendant détenant les pouvoirs régaliens des États indépendants.

  • Yvon Montoya - Inscrit 4 juillet 2020 05 h 17

    Excellente réflexion et de plus le Bloc prend en otage les «  québécois » pour une querelle de gamins qu’il a lui-même créée. Évidemment que le NPD est largement plus progressiste. ( bonjour a Mathieu Lacoste qui accoste souvent par ennui).

    • Jean Duchesneau - Inscrit 4 juillet 2020 09 h 11

      N'avez-vous pas atteint votre quota à titre d' "inscrit" Monsieur Montoya. Moi, j'ai atteint le mien à lire vos commentaires d'une insoutenable condescendance.

    • Benoit Samson - Abonné 5 juillet 2020 08 h 12

      Monsieur Montoya, ''Toué-tais-toué'' vous dit monsieur Duchesneau du haut de sa condescendance. Comme Duplessis qui n'avait jamais dit ce dont on l'accusait, monsieur Duchesneau dira que ce que n'est pas ce qu'il vous a dit.

    • Jean Duchesneau - Inscrit 5 juillet 2020 12 h 37

      Vous vous méprenez M. Samson. Chacun est en droit de s'attendre à ce que les règles du jeu soient les mêmes pour tout le monde sur ce forum, qu'on ait le statut d'inscrit ou celui d'abonné. Je ne fais que souligner que M. Montoya s'exprime au delà de la limite permise en tant qu'inscrit. Où y a-t-il une erreur à corriger dans la désignation de son statut s'il est véritablement abonné. Où existe-t-il un statut privilégié qu'il serait intéressant de connaîttre?

    • Benoit Samson - Abonné 5 juillet 2020 18 h 34

      Alors monsieur Montoya s'exprime au delà de son droit de parole, il en dit trop, ou..il y a anguille sous roche et un complot que vous ètes en train de mettre à jour.Wow

  • Jean Jacques Roy - Abonné 4 juillet 2020 05 h 27

    «Le principal adversaire du Bloc demeure le Parti conservateur du Canada » 

    Selon le chroniqueur, ces deux partis courtisent les mêmes électeurs « nationnalistes...conservateurs »!
    L’argumentation du chroniqueur va alimenter la polémique en cours. Je doutes que cette discussion n’apporte un meilleur éclairage concernant le débat sur le « racisme systémique ».

    Le débat qui se tient à Ottawa sur le racisme systémique est important. Oui certes, pour admettre «verbalement» qu’il y a un problème. Or ce sont les « faits » les plus troublants dont ils faut parler et auxquels le gouvernement doit proposer des « solutions » structurelles s’il y a lieu.
    1- Reconnaître de fait l’autodétermination des peuples autochtones sur leurs territoires et déligitimer le pouvoir des cours provinciales et fédérales d’imposer la justice coloniale canadienne sur ces peples et leurs territoires.
    2- Donner suite aux multiples rapports qui dénoncent les abus et/ou les comportements racistes de la GRC sur et en dehors des réserves. Une réforme structurelle de cette institution s’impose.
    3- Donner suite aux plaintes et faire une enquête approfondie sur les pratiques policières de « profilage » ethetniques (pour ne pas dire racistes) au sein de la SQ et les polices municipales... Et apporter des réformes structurelles s’il y a lieu.
    4- Faire une recherche documentée concernant la DISCRIMINATION à l’emploi basée sur les préjugés en fonction des carectères ethniques et ou linguistiques des candidats ou candidates à un emploi. Apporter des solutions, en premier lieu au sein des institutions publiques et étatiques.
    5- Favoriser à travers le système d’éducation et la communication des médias la reconnaissance de la diversité, les principes d’égalité et de justice. Les autorités publiques et les corps policiers, les enseignants et éducateurs doivent être en première ligne pour respecter ces principes de bases.

    • Richard Lupien - Abonné 4 juillet 2020 10 h 55

      @ monsieur Jean Jacques Roy,

      J’espère que monsieur Konrad Yakabusk vous aura lu. Un poste d’éditorialiste au journal Le Devoir ne vous intéresserait pas?
      Votre commentaire est clair, méthodique et convaincant.
      Merci

    • Bruno Charette - Abonné 5 juillet 2020 09 h 50

      Le but du chroniqueur Yakabuski était de donner raison à Singh et de prendre les accusations faites contre la GRC et de les rediriger vers le Bloc, la CAQ et les Québécois. Ainsi, au lieu de reconnaitre que le NPD est un véritable adversaire au Bloc, car il veut remporter les élections en gagnant le Québec (en recréant une vague orange peut-être), Yakabuski avance que c'est le parti Conservateur. Au lieu de souligner que le Bloc soutient les décisions de l'Assemblée nationale, Yakabuski avance que le Bloc se porte "volontiers à la défense de presque tout ce que fait le gouvernement de la Coalition avenir Québec". Au lieu de souligner que le Bloc supporte le principe d'autodétermination des peuples, Yakabuski tait ce point et suggère que le Bloc n'est pas progressiste. Or, il n'a rien de plus progressiste que le principe d'autodétermination des peuples. De plus, c'est le seul principe qui permette l'application de n'importe quelle politique progressiste.
      D'ailleurs, vous, monsieur Roy, devriez rephrasez votre premier principe pour être cohérent, régler le "racisme systémique" et être progressiste:
      1- Reconnaître de fait l’autodétermination des peuples sur leur territoire et déligitimer le pouvoir des cours provinciales ou fédérales d’imposer la justice coloniale canadienne sur ces peuples et leur territoire.
      Ça serait bon pour tous les peuples, pas juste les autochtones, mais aussi les Québécois, les Acadiens...

  • Anne-Marie Bilodeau - Abonné 4 juillet 2020 05 h 30

    Progressisme et racisme appelé "systémique", dangereux amalgame

    Le qualificatif "systémique" est utilisé à toutes les sauces, dès qu'il y a discrimination selon la race et l'ethnie. Le racisme érigé en système relève de l'État. C'est celui-ci qui, par l'ensemble de ses institutions, exerce un racisme à l'égard d'une communauté. Il existe à là l'endroit des Autochtones, d'abord par la Loi sur les Indiens et son application, notamment par la GRC.

    Ce systémisme racial n'a rien à voir avec le progressisme ou le conservatisme. C'est un état de faits. Il n'est pas reconnu en droit.

    Affliger le Bloc, comme vous le faites, c'est de l'insulte à l'injure. C'est un parti social-démocrate, à la défense des intérêts du Québec, de ses travailleurs, des mesures sociales, de l'environnement et pour les droits collectifs tels la langue et la culture françaises et la laïcité. C'est viser le peuple du Québec. D'où le malaise avec la théorie du multiculturalisme canadien.

    Ne pas reconnaître le racisme dit "systémique" n'est pas raciste, comme le prétend le chef du NPD.

    Plus de rigueur journalistique!

    • Brigitte Garneau - Abonnée 4 juillet 2020 08 h 29

      Merci Mme Bilodeau pour ce commentaire clair et limpide.

    • Christian Montmarquette - Abonné 4 juillet 2020 09 h 16

      @ Anne-Marie Bilodeau,

      "Ce systémisme racial n'a rien à voir avec le progressisme ou le conservatisme. C'est un état de faits. Il n'est pas reconnu en droit." - Anne-Marie Bilodeau

      Depuis quand ? ..le racisme quel qu'il soit, individuel, institutionnel, politique ou sociétal est-il progressiste?

      Et depuis quand, parce qu'une notion n'est pas reconnue en droit, n'est-elle par valide ou pertinente?

      Les règles juridiques ne sont pas figées, mais en constante évolution.

      Et c'est d'ailleurs pourquoi un des rôles majeurs de nos gouvernements est d'adopter, d'abolir et de modifier nos lois.

    • Bruno Charette - Abonné 5 juillet 2020 09 h 24

      @ Christian Montmarquette,

      Un progressisme racisme: le colonialisme. L'imposition du libéralisme à tous les peuples sans leur consentement afin de les civiliser. Le parti libéral et le NPD en sont adeptes. Le Bloc Québécois supporte la primauté du droit des peuples à l'autonomie. Droit qu'accordent au seul Canada beaucoup de Canadiens. Le progressisme n'est que le point de vue de celui qui se dit progressiste.

      De plus, le gouvernement n'a pas le rôle "d'adopter, d'abolir et de modifier nos lois". C'est le pouvoir législatif qui s'en charge. Le gouvernement exécute les ordres du législatif.

  • Pierre G. Blanchard - Abonné 4 juillet 2020 06 h 21

    Tiers partis et Covid 19

    Les tiers partis se marginalisent et leurs chefs sont en chute libre. Le Bloc n'a rien à voir de la faible incidence de la Covid 19 à l'extérieur du 514 et s'il y a seconde vague, elle ne sera pas orange. Il faut aussi douter qu'un prochain congrès à la chefferie du Bloc ou du NPD se tienne un jour à Hérouxville. Quant à l'horrible CHLDicide de nos vieux, le nationalisme systémique au Québec ne les aura pas protégé.