Le virus et l’indépendance

Dès lors que l’Assemblée nationale a repris ses activités presque normalement, il allait de soi que le PQ se déconfine à son tour et relance sa course à la chefferie, dont la conclusion est maintenant fixée au 9 octobre.

Avec six candidats en lice, elle devrait normalement éviter la fin en queue de poisson de la course au PLQ, qui a vu Dominique Anglade l’emporter par défaut et dans l’indifférence générale. Cela ne garantit pas que l’opération sera plus profitable. Au cours des quatre prochains mois, les Québécois vont avoir bien d’autres préoccupations.

Il faut d’abord que les candidats amassent les 2000 signatures exigées durant les trois semaines prévues à cet effet, du 5 au 26 juin. Cela ne devrait pas poser de problème au député de Jonquière, Sylvain Gaudreault, qui bénéficie d’une longueur d’avance en matière d’organisation. Malgré l’annulation de ses spectacles, on peut également penser que la notoriété de Guy Nantel lui permettra de s’acquitter de cette obligation.

Avant que le Québec se mette « sur pause », un sondage Léger accordait une nette avance à l’humoriste, qui avait l’appui de 38 % des électeurs péquistes, loin devant M. Gaudreault (16 %) et les deux autres candidats à l’époque, Paul St-Pierre Plamondon (5 %) et Frédéric Bastien (4 %), pour qui l’opération signatures s’annonce moins facile. Pour ceux qui se sont ajoutés depuis, l’avocate Gloriane Blais et l’homme d’affaires Laurent Vézina, la barre semble encore plus haute.

Pour avoir « une belle et vraie course » et éviter d’éliminer ceux qui pourraient être victimes de la pandémie, M. Bastien demande aux membres du PQ de signer les bulletins de tous les candidats, mais cela paraît un peu angélique, dans la mesure où signer un bulletin de candidature est déjà la manifestation d’une préférence.


 
 

En réalité, quel que soit le nombre de candidats, créer un peu d’engouement pour la course constitue un défi en soi. Le retour graduel à la vie en société ne signifie pas que la population sera plus à l’écoute. Au contraire, elle sera trop heureuse de profiter de sa liberté retrouvée pour s’intéresser à une troisième course au PQ en cinq ans. Et elle y sera encore plus indifférente s’il y a une deuxième vague à l’automne.

Les libéraux qui déplorent que le désistement d’Alexandre Cusson n’ait pas permis la tenue d’un « débat d’idées » au sein de leur parti devraient plutôt se réjouir de ne pas avoir dû faire étalage de la vacuité intellectuelle qui l’afflige. Ce n’est pas le cas au PQ, où plusieurs candidats ont déjà pris des positions substantielles, souvent opposées, qui témoignent d’une solide réflexion.

Le problème est que l’essentiel du débat va inévitablement porter sur un sujet qui est actuellement très loin des préoccupations de la grande majorité des Québécois. Peu importe que le référendum ait lieu dans un premier ou un deuxième mandat, que la question porte directement sur l’indépendance ou sur un projet de Constitution, la souveraineté n’est tout simplement plus sur leur radar. Certes, elle ne risque pas de réapparaître si on n’en parle pas, mais il faut être prêt à vivre avec l’ingratitude de prêcher dans le désert.


 
 

Pour rendre le débat plus concret, la pandémie constitue un beau cas de figure. Un Québec souverain y aurait-il mieux réagi ? Certains croient qu’il aurait pu ordonner la fermeture de la frontière plus rapidement que ne l’a fait Justin Trudeau, mais peut-on sérieusement penser que François Legault — en supposant que ce fut lui — aurait été mieux en mesure de bousculer Donald Trump ?

D’un point de vue fédéraliste, les milliards d’aide en tous genres dépensés par Ottawa constituent un argument de poids. La curieuse idée selon laquelle deux gouvernements valent mieux qu’un a la vie dure, mais rien ne permet d’affirmer qu’un Québec maître de tous ses impôts n’aurait pas été capable du même effort. Après tout, M. Legault a lui-même signé un rapport selon lequel les finances d’un Québec souverain se porteraient mieux.

Il n’est pas davantage possible de soutenir que nous aurions mieux anticipé le danger. Il demeure toujours aussi incompréhensible que la Santé publique ait été alertée dès le 12 janvier et que le M. Legault soit tombé de sa chaise seulement le 9 mars, donc après la semaine de relâche où, apparemment, tout le mal a pris naissance. La souveraineté nous apporterait sans doute de grandes choses, mais elle ne nous rendrait ni plus intelligents ni plus compétents.


 
87 commentaires
  • Francois Ricard - Abonné 30 mai 2020 06 h 21

    Avoir un chez-soi

    À tout prendre, on est bien chez soi.Personnellement, je ne sais pas pour vous, je suis mieux chez moi que chez les autres. Faut-il encore avoir un chez-soi et que lorsqu’on en a un, avoir conscience qu’on est chez soi. Qu’on est encore chez soi. Quelque part, ça doit être ce qu’on appelle le patriotisme. Vous savez, ce truc folklorique qu’on va, à l’occasion, chercher au grenier quand on sent que ça va mal.Et pourquoi on ne profiterait pas du départ de la crise pour nous donner ce chez-soi de tous les réconforts et de tous les possibles.
    Pour rebâtir un autre Québec, démocratique, consensuel, de bas en haut et plus jamais de haut en bas.

    • Jean-Charles Morin - Abonné 30 mai 2020 14 h 11

      L'indépendance... il me semble avoir déjà entendu ce mot quelque part. Mais où?

      Le chroniqueur se demande si la population est encore intéressée à la course à le direction du PQ au vu de la crise actuelle dont l'impact aurait tendance à détourner l'attention portée normalement à la question nationale.

      Il faudrait plutôt se demander, en se référant au parcours de leur formation politique depuis le dernier référendum, si les partisans du péquisme y sont encore eux-mêmes intéressés.

      Au départ un idéal porteur d'avenir, l'idée de l'indépendance semble être devenue au fil du temps une simple et banale tactique de racolage auprès de l'électorat nationaliste, comme c'est le cas actuellement chez un parti aussi paradoxalement allergique au sentiment national comme Québec Solidaire.

      Il s'agit maintenant de savoir si une telle stratégie, qui a déjà connu ses heures de gloire dans un passé pas très lointain, a conservé encore de nos jours un certain potentiel de rentabilité ou si son pouvoir d'attraction est plutôt en chute libre, même chez ceux-là mêmes qui s'en prétendent encore les indéfectibles apôtres.

      Le taux d'appuis plutôt famélique dont jouissent actuellement ceux des candidats à la direction du parti qui sont les plus perçus comme étant les "dignes porteur du flambeau" semble significatif quant à l'évolution déclinante de cette avenue. Que faut-il en penser? That is ze question...

    • Bernard Plante - Abonné 30 mai 2020 15 h 32

      Comme si l'indépendance du Québec ne tenait qu'à quelques raisons de court terme liées à une crise par définition temporaire. Franchement M. David m'étonne.

      Le fait que le Québec ne soit pas maître de sa destinée implique une tonnne de désavantages. Nous les avons souvent nommés, peut-être trop.

      Le problème est systémique. Dans un système où l'on ne contrôle pas les grandes décisions ayant un impact profond sur la progression de notre propre société, où l'on joue le rôle de second violon en suivant des règles du jeu établies sans notre consentement (par ailleurs que nous n'avons jamais entérinées depuis 1982), et où chaque décision doit cheminer pendant des années sans aucune garantie que la décision finale ira dans l'orientation que nous aurions voulue, car irrémédiablement décidée par une majorité qui ignore qui nous sommes, expliquez-moi ce qui pourrait bien nous laisser penser que le Québec serait mieux en pays qu'en province. On se le demande.

      Le Québec pays serait un pays beaucoup plus agile que le Canada. Encore une fois c'est systémique. Prendre des décisions rapidement et alignées avec les intérêts du Québec ne peuvent que nous rendre plus fort. Personnellement je me demande plutôt ce que nous attendons pour nous le donner, ce pays du Québec.

  • Yvon Montoya - Inscrit 30 mai 2020 06 h 33

    En effet les préoccupations du PQ sont tres éloignées de celles des citoyens. De plus le regard des citoyens (non des jounalistes et personnes dites nationalistes) se tournent vers Ottawa devenu l’ultime recours pour une survie à tenir en équilibre. Cependant il ne faudrait pas critiquer les actions de Francois Legault qui a eu le mérite d'être proche des citoyens dans cette crise tout du long. Si la CAQ n’est pas mon plat idéologique que je préfère, j’aimerais saluer comme homme exceptionnel que fut et est cet homme se nommant Francois Legault. C’est un remarquable homme qui mérite notre respect. L’humain d’abord...

    • Jean-François Trottier - Abonné 30 mai 2020 09 h 58

      M.Montoya,

      dites-moi quelles préoccupations du PQ sont "tres éloignées de celles des citoyens".

      Si vous parlez de l'indépendace, je vous rappelle que QS pr.tend être plus indépendantiste que le PQ, avec son prcessus "dès un premier mandat".

      "Si la CAQ n’est pas mon plat idéologique que je préfère", alors il y en a un autre quelque part. Si ce n'est QS, serait-ce le PLQ ? Vous trouvez vraiment que le PLQ a des préoccuypations proches de celle des citoyens? C'est votre droit, hein...

      Mais ça m'étonnerait, Il semble pour que que la vie, celle de tous les jours, celle dont le politique se préoccupe, n'est pas un "plat idéologique".

      Quand la vie répondra à une vision unique, barrée sur une portion de la population et toujours rête à condamner les autres, alors je croirai peut-être en une idéologie.
      Mais comme l'humain a de multiples facettes, comme il ne se résout jamais a une, ni même a seulement 10 équations, je préfére l'humanisme, l'un des rares "ismes" qui ne collent à aucun slogan.

      Si vous mangez un "plat idéologique", je regrette mais vous vous placez en désaccord complet avec votre dernière phrase. Pour vous, c'est l'idéologie d'abord, pas l'humain.
      Mais bon, peut-être vous êtes-vous mal exprimé?

    • Jean-François Trottier - Abonné 30 mai 2020 10 h 01

      (suite)

      Pour en revenir au PQ, je ne vois toujours pas en quoi ses préoccupations sont éloignées de celle des citoyens. C'est le seul parti social-démocrate au Québec, sur le modèle Danois mais sans le copier. Vérifiez en lisant son programme : nulle part il ne parle de contrôler l'économie comme QS, qui est carrément marxiste, ni ne cède un pouce sur la volonté d'une société juste, stable (contrairement au PLQ), le plus auto-suffisante possible pour qu'elle s'assume au mieux.

      Jamais le PLQ n'a prétendu protéger le Québec des crises. AU contraire, il tient à rester dans la mouvance du marché international!
      Et QS est une crise en soi. Le contrôle de l'économie, réductif et astreignant, empêche l'initiaitve, et cm,est encoe pire quand ce contrôle répond à des normes "morales"... C'est un peu comme si, disons, le gouvernement du Malawi décidait de tuier tous les lions pour protéger ces pauvres gazelles qui ne font de mal à personne... En effet, c'est ridicule au point d'être criminel.Mais voil;à, comme une décisio "morale" pourrait être "criminelle", n'est-ce pas?
      C'est pourquoi on ne dit pas criminelle, on dit marxiste. C'est plus vendeur.

      Précisons : les temps actuels poussent à différents extrémismes. Aussi, les inquiétudes des gens, et non leurs préoccupations, sont loin d'un parti modéré et sensible à la réalité.
      On entend plus les gros canons accusateurs tant de droite que de gauche.

      Les slogans vides de sens, comme des moulins à prières, sont faciles à retenir. Les promesses farfelues en font partie.

      Ils créent un buzz, certainement, et pervertissent les vraies préoccupations des gens.
      Des fois ça marche. Par chance, souvent ça ne fonctionne pas.

    • Nadia Alexan - Abonnée 30 mai 2020 11 h 08

      Par contre, je n'ai pas apprécié le fait que le premier ministre Legault a accordé le 2 avril dernier un contrat de 1,72 million à McKinsey  &  Compagnie Canada, sans appel d'offres. Le contrat prévoit que la firme s'engage à conseiller le gouvernement sur des scénarios de déconfinement.
      Rappelons que Mckinsey a été impliquée dans un certain nombre de controverses ces dernières années. Les médias américains ont notamment beaucoup écrit sur les liens entre la firme et Purdue Pharma, fabricant de l’opïode discrédité OxyContin.
      Il fallait que cette expertise soit fournie par des experts en santé publique et en épidémiologie . Cet argent aurait pu être injecté vers nos universités et nos départements de santé publique, ou par l’INSPQ » (Institut national de santé publique du Québec).
      Pire encore, La CAQ refuse maintenant de dévoiler les conseils de la firme McKinsey. Alors, quelle est la pertinence d’octroyer 1,7 million pour ce mandat, surtout que McKinsey n’est pas redevable envers la population ? Un gaspillage de l'argent des contribuables ! Où se trouve la transparence promise par le gouvernement Legault ?

    • Claude Bariteau - Abonné 30 mai 2020 16 h 14

      Le dépôt de ce rapport s'imposait non par transparence, mais parce qu'il revient à l'Assemblée nationale de débattre des scénarios de déconfinement.

    • Christian Montmarquette - Abonné 30 mai 2020 16 h 43

      "(Le PQ ) C'est le seul parti social-démocrate au Québec." - Jean-François Trottier

      Avec une multimillionnaire comme Pauline Marois et un tzar de la finance comme Péladeau comme chefs qui ont coupé dans l'aide sociale, donné 10 cents de l'heure d'augmentation du salaire minimum, en gavant le banques et les multinationales à coups de milliards avec les impôts et les taxes des petits travailleurs et instauré les politiques d'austérité au Québec..

      Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'on a plus les sociaux-démocrates qu'on avait.

    • Christian Montmarquette - Abonné 30 mai 2020 20 h 08

      Corrigé.

      "Le premier ministre Legault a accordé le 2 avril dernier un contrat de 1,72 million à McKinsey & Compagnie Canada, sans appel d'offres." Nadia Alexan

      1,72 million, c'est du p'tit change à côté des 45 millions octroyés une firme américaine pour la conception publicitaire seulement!

      Publicité : 45 millions à Cossette pour construire l’image du déconfinement - La Presse

      "Ces 45 millions uniquement pour la conception publicitaire semblent toutefois hors norme."

      " Fleuron québécois fondé en 1972, l’agence appartient depuis 2019 à l’entreprise américaine Legacy Acquisition, et avait précédemment été achetée par la chinoise Blue Focus en 2014." -La Presse

      45 millions pour une conception de pub et octroyés à une entreprise américaine..

      - Allô? nationalisme et achat local québécois ?

      http://mi.lapresse.ca/screens/68ead1a5-3eea-4410-a

    • Jean-Charles Morin - Abonné 30 mai 2020 20 h 10

      @Christian Montmarquette.

      "Avec une multimillionnaire comme Pauline Marois et un tzar de la finance comme Péladeau... qui ont coupé dans l'aide sociale, donné 10 cents de l'heure d'augmentation du salaire minimum, en gavant les banques et les multinationales à coups de milliards avec les impôts et les taxes des petits travailleurs et instauré les politiques d'austérité au Québec.. " - CM

      Hmmm... Gaver les banques avec les impôts et les taxes... Cela semble un peu fort en café. Pourriez-vous élaborer un peu et donner quelques détails, question de convaincre les sceptiques?

      En passant PKP, tout "tzar de la finance" qu'il puisse être ou avoir été, n'a jamais été premier ministre et donc n'a jamais pu commettre quoi que ce soit des choses que vous semblez lui reprocher.

      Pour le reste, comme les politiciens ne se montrent jamais sous leur vrai jour, je n'ai jamais pu blairer les partis qui paradent en se collant une étiquette au milieu du front, dans le seul but de paraître bon chic bon genre. Comme par exemple e PQ avec la "social-démocratie" ou QS avec le "progressisme féministe écologiste altermondialiste". Comme vous le soulignez si bien vous-même au sujet du PQ, les étiquettes ont la fâcheuse habitude de partir au vent après les élections.

      Il vaut mieux que les partis laissent les gens les juger suivant ce qu'ils accomplissent une fois au pouvoir que d'après ce qu'ils prétendent être avant d'y parvenir.

    • Jean-François Trottier - Abonné 30 mai 2020 21 h 52

      M. Montmarquette,

      Quand finirez-vous par comprendre que la social-démocratie est la seule vraie solidarité qui existe ?

      La social-démocratie ne met pas au ban des riches, contrairement à votre parti qui ne voit que des ennemis, et se les crée quand il n'en voit pas.

      Il y a de très nombreux milliardaires dans les pays scandinaves, ainsi que des compagnies multinationales, des millionnaires, des gens à revenu moyen et oui, des pauvres. Mais ceux-ci ont la possibilité de changer cet état de fait, principalement par l'éducation.
      Mais voilà, ils voient à ce que chaque personne ait le plus des vraies chances detrouver son bonheur, un travail qu'elle aime.
      En fin de compte exactement ce que n'a jamais fait un seul pays marxiste.

      Contrairement à vous, l'inclusion social-démocrate comprends aussi les gens de revenus plus élevés. Et la plupart d'entre eux en sont fiers.

      La façon systématique de QS de dire "Ça c'est le bons, ça c'est les méchants" le disqualifie conmpolètement du pouivoir. Être le gouvernement d'un seul groupe, ceux que vous traitez avc mépris de "victimes" en vous prétendant leurs porte-paroles, mènera à tout coup à des affropntements sans fin et, bien sûr, la faillite de notre société.

      Comme dans tous les pays marxistes sans exception. Et c'est pourquoi les marxistes détestent les sociaux-démocrates, preuve insolente de leur propre échec.

      Votre obstination à vouloir imposer un modèle qui a prouvé sa médiocrité est indécent.
      Combien de morts ça vous prendra au Vénézuéla? Ajoutez-les aux famines dans tous les pays pays marxiste sauf... .Cuba, qui a reçu une aide inouïe de l'URSS pour faire un bon show devant les américains.

      Le marxisme est profondément anti-humaniste.

    • Christian Montmarquette - Abonné 30 mai 2020 22 h 23

      @Jean-Charles Morin,

      "Gaver les banques avec les impôts et les taxes... Cela semble un peu fort en café." - JCM

      Prenez-le quand même, votre café Morin.

      "Le Québec peut être l’endroit où la TVQ (taxe à la consommation) est de loin la plus élevée en Amérique du Nord et qui subventionne le plus avec des fonds publics les entreprises, soit au moins 10 milliards$ l’an, incluant les tarifs préférentiels d’électricité, les prêts sans intérêt, les congés d’impôt, etc. Je mets au défi quiconque du PQ, de la CAQ ou du patronat de me contredire." - Léo-Paul Lauzon

      https://www.journaldemontreal.com/2013/12/30/beaux-gros-cadeaux-de-noel-aux-bs-corporatifs

      Quant à Péladeau..

      Il a eu beau ne pas être premier ministre (je ne suis pas complètement idiot, je le sais), vous n'allez-pas nous faire croire qu'il s'agissait d'un grand socialiste, ça illustre de quel bois se chauffe le PQ.

      Ça fait des années que ces informations et bien d'autres sont diffusées et disponibles. Notamment la taxe de 0,8% sur les profits des banques et des institutions financières retirée par Jean Charest et maintenue par la le PQ et la CAQ depuis 2008.. Une perte d'au moins 10 milliards à elle seule, sinon plus, plus pour financer nos services publics.

      Et maintenant..

      Si vous cessiez de vous enfarger dans les fleurs du tapis pour regarder l'ensemble de l'oeuvre et la réalité en face, vous me feriez moins perdre mon temps.

      (Tanné de radoter.)

    • Christian Montmarquette - Abonné 31 mai 2020 08 h 13

      @ Jean-François Trottier

      On n'est pas «humaniste» quand on laisse crever les plus pauvres à l'aide sociale pendant les 22 ans que le PQ a été au pouvoir avec des prestations d'aide sociale deux fois en dessous du seuil de pauvreté avec des règles ihumaines qui interdisent l'entraide et la liberté de circulation, pénalisent la vie de couple et taxe la mendicité.

      On est déguelasse.

    • Jean-François Trottier - Abonné 31 mai 2020 09 h 35

      M. Montmarquette,

      ce que vous décrivez est exactement ce que font tous les pays marxistes. Vous l'approuvez avec véhémence au nom de la morale!
      Savez-vous ce que veux dire "réalité"?

      Le fait de fonctionner dans un monde ultra-néolibéral ne signifie pas que le PQ n'a pas toujours tenté d'améliorer la situation de tous les Québécois inclusivement, et non QS avec sa vision tronquée.

      Le marxisme s'est toujours foutu de la vie humaine : celle des "pas-bons" ne vaut rien. Il se place en arbitre de morale, exactement comme vous faites ici, au-dessus des lois et au-dessus des individus. C'est ça un anti-humanisme, exactement comme les religions qui prétendent qu'un être supérieur est plus important que les gens.

      Pour vous, ce qui est supérieur, c'est la morale, au point que vous déniez le respect dû aux gens, à leur expérience personnelle, à leur esprit qui, quel qu'en soit le QI, est une véritable univers. Vous réduisez cet univers à des équations simplistes, donc destructrices.
      Vous m'avez souvent appelé "Trottier" pour me provoquer. Ne pas respecter une personne, une "stratégie"? Bof. Une indignité, ça oui.

      À chacune de vos interventions vous me faites penser à l'exemple fictif que je donne plus haut, le gouvernement du Malawi qui déciderait de tuer les lions pour protéger ces pauvres gazelles qui ne font de mal à personne.

      Votre vision est binaire : lion-gazelle.
      Vous "tuez le lion" avec un "c'est un méchant, j'ai le droit".

      Ou bien "Marois est riche, c'est une pas-bonne".
      Tant mieux pour elle si Mme Marois est riche.
      Elle a le cœur à la bonne place, elle!
      Elle n'a jamais publié de livre à sa grandeur d'âââme pendant une année d'élection, elle. Votre culte de la personnalité envers "Manon" est à vomir.

      La social-démocratie est née vers la fin du XIXème, du constat que le marxisme est un échec complet.

      Tout le XXème n'a fait que le prouver.
      Votre thèse est un radotage de 150 ans.

    • Jean-François Trottier - Abonné 31 mai 2020 11 h 09

      M. Montmarquette, tant qu'à utiliser des termes sales...

      C'est dégueulasse de se poser en porte-parole de gens alors qu'on n'a jamais fait partie des leurs, qu'on n'a aucune connaissance en économie et autres sciences humaines (hé oui! L'économie est une science humaine!), que tout ce qu'on a c'est une théorie qui a prouvé amplement ses failles énormes, inhumaines, une théorie qui a tué des millions de gens, la seconde cause de massacres historiquement, tout de suite après les religions et très loin avant le néolibéralisme.

      C'est dégueulasse de refuser de le voir.

      Tous les marxismes trouvent leur Staline, leur Mao, leur Brejnev, leur Maduro... la liste est interminable. Vous le savez parfaitement!

      Oui, dégueulasse.

      Dans un laboratoire on dit : "quand ça marche pas, c'est que les prémisses sont fausses."

      Ben, vos prémisses sont archi-fausses depuis 4 générations et plus. Votre "solidarité" de surface est fausse. Vos statistiques, biaisées exprès pour rentrer dans une vaste théorie du complot haïssante et haïssable.
      Vos prpos sont anti-humanistes parce que leur motivation est avoir raison contre les "méchants". Comme les jésuites.
      Vos jugements moraux sont des poisons. Comme les curés.

    • Christian Montmarquette - Abonné 31 mai 2020 18 h 00

      @ Jean-François Trottier,

      Et toute votre diatribe sur les démons ensorcelés du marxisme..

      Ça change quoi sur le fait qu'on n'est pas «humaniste» quand on laisse crever les plus pauvres à l'aide sociale avec une revenu deux fois en dessous du seuil de pauvreté?

  • Gilles Delisle - Abonné 30 mai 2020 06 h 50

    Un chef crédible

    Le Québec et le Parti Québécois ont besoin d'un chef crédible comme le furent les Lévesque, Parizeau ou Landry. Il ne faudrait surtout pas répéter l'erreur de se donner un amuseur public comme ce fut le cas avec Boisclair, par exemple.

    • Marc Therrien - Abonné 30 mai 2020 10 h 21

      Je ne sais pas si le PQ et le chef qu’il nommera pour en parler désirent vraiment l’indépendance. Parlant d’erreur à ne pas répéter, il sera intéressant de voir si le PQ 2.0 réussira à transcender cette propension malsaine qu’il a à répéter les mêmes erreurs qui tient du masochisme. Il s’agirait d’une névrose d’échec qui les amène à s’organiser pour ne pas parvenir à leurs fins afin de rendre indépassables les exploits de leurs héros René Lévesque, Jacques Parizeau ou Bernard Landry et de faire en sorte que leurs statuts d’idoles d’un peuple demeurent intouchables. La répétition de l’échec devient alors une forme du masochisme dans lequel l'évitement d'une réussite est source immédiate de soulagement.

      Marc Therrien

    • Francois Ricard - Abonné 30 mai 2020 10 h 39

      En quoi M. Legault a-t-il été exceptionnel? Dans le nombre de psersonnes âgées mortes en institution? Mortes de déshydratation? D'inaninition? Dans leurs excérments? Tout fin seules?
      Pour dire qu'une personne a été "exceptionnel",. il faut la comparer avec les meilleurs.
      Un modèle d’intervention: la C-B.Le 8 mars, une première mort dans un centre pour vieux.Le gouvernement aussitôt réagit.Il nationalise le fonctionnement de toutes les résidences privées. Il uniformise les conditions de travail de tous les employés. Tous les partiels passent à temps plein. Et les conditions de travail sont resserrées partout.Les employés du réseau ne pouvent plus se promener d’un centre à l’autre. Ceux qui s’occupent des patients infectés ne peuvent interagir avec ceux qui ne le sont pas. Le matériel de protection nécessaire est rendu disponible.Dès le début, on s’est préoccupé des vieux.
      À Québec, on les a ignorés totalement. Ce n’est que le 2 avril qu'on s'en est occupé Alors que situation était devenue incontrôlable..
      Jusqu'au 2 avril, les CHSLD ne faisaient même pas partie du comité spécial pour la crise.
      La gestion du crise en résidences pour personnes âgées dub tandem Arruda-Legault fut exceptionnelement mauvaise.

    • Christian Roy - Abonné 30 mai 2020 16 h 50

      @ M. Ricard,

      Je me demande si le fait que la Colombie britannique ait été géographiquement et culturellement plus près de la Chine n'a pas permis à ses dirigeants d'anticiper ce qui s'en venait du côté de l'Empire du Milieu.

      Alors que le Québec dormait au gaz en janvier, les colombiens britanniques ne dormaient plus que d'un oeil.

    • Christian Montmarquette - Abonné 31 mai 2020 13 h 47

      @ Francois Ricard

      "La gestion du crise en résidences pour personnes âgées du tandem Arruda-Legault fut exceptionnellement mauvaise." - Francois Ricard

      Vous avez très bien décrit la pitoyable performance du tandem Arruda-Legault, qui avait installé la joute de manière particulièrement vicieuse en répétant sans cesse : "Notre approche va fonctionner à condition que les gens fassent ce qu'on leur dit". Ce qui permettait à Legault de récolter le mérites en cas de réussite et de blâmer le peuple en cas d'échec. Un machiavélisme digne des libéraux.

      Ah.. Mais j'oubliais..!

      Il ne fallait surtout pas oser les critiquer en début de crise!

      C'était de la basse partisannerie !!

      LES FAITS SAILLANTS DU JOUR : 31 mai 2020:

      202 nouveaux décès, dont 37 dans les dernières 24 heures;
      51 059 cas confirmés au total, une augmentation de 408;

      https://www.ledevoir.com/societe/sante/579921/coronavirus-bilan-quebc-31-mai

  • Roger Gobeil - Inscrit 30 mai 2020 07 h 23

    Intéressante course au PQ, mais...

    Vrai que la qualité des candidats à la chefferie du PQ rend cette course pas mal plus intéressante que celle du PLQ.Il n'en reste pas moins que leur rêve d'indépendance est complètement évanoui depuis longtemps.

  • Claude Bariteau - Abonné 30 mai 2020 07 h 42


    État indépendant, le Québec une marge de manœuvre supplémentaire avec sa banque centrale, un service militaire, des frontières et des aéroports grâce auxquels il contrôle l’accès des biens et des personnes, est membre des Nations-Unies et de l’OMS, ce qui l’informe de la situation et peut agir comme des pays informés que le virus voyage par les personnes.

    Dit autrement, il dispose d’outils et d’informations et n’a pas à quémander au Canada des services et l’inviter à agir plus promptement qu’il ne l’a fait. Tout ça, les gens du Québec l’ont découvert dans un contexte dramatique.

    Ils ont aussi découvert les gaffes d’une gestion des services aux personnes en soins de longues durées, poussées à l’extrême par les coupes canadiennes en soins de santé et la centralisation sous le PLQ qui généra une déresponsabilisation des dirigeants et un sous paiement des employé/e/s.

    Alors lire sous votre plume que les gens du Québec sont ailleurs alors qu’ils réfléchissent comme jamais à leur situation de dépendance dans une province redevenue manchote, m’est apparu coupé de la réalité.

    Il y a trois crises majeures à l’échelle internationales (pandémie, environnement et économie) qui annoncent des changements en profondeur et vous pensez que les gens du Québec sont déconnectés la tête enfouie dans leurs retrouvailles d’antan alors que tout laisse voir qu’ils peuvent devenir partie prenante à ces changements en se dotant d’un État indépendant.

    La course à la chefferie du PQ sera plutôt une occasion pour repenser l’approche et l’ancrer au cœur des préoccupations de futurs citoyens et des futures citoyennes du Québec. Que Le Devoir soit pris d’un fixisme sur le Canada, soit. Que vous jouiez dans cette pièce est consternant.

    • Pierre Grandchamp - Abonné 30 mai 2020 08 h 12

      Stephane Gobeil, auteur de "Un gouvernement de trop" est maintenant rédacteur de discours de Legault. Jonathan Valois, ex-député péquiste, est maintenanr chef de cabinet de la ministre de la Santé.

      Comment faire pour que ces ex-souverainistes, rendus dans l'entourage caquiste,nous reviennent?

    • Francois Ricard - Abonné 30 mai 2020 08 h 26

      Nous sommes 2% de francophones en Amérique du Nord. Pourtant, refusant de voir cette réalité crue, nous hésitons à nous donner les moyens de préserver l’héritage français qui est nôtre. Le français régresse à Montréal et nous refusons d’agir.

    • Raynald Rouette - Abonné 30 mai 2020 08 h 49


      Ce journal, Le Devoir n'est plus l'ombre de lui-même. Si l'au-delà existe, Henri Bourassa doit être dans tous ses états...

    • Claude Bariteau - Abonné 30 mai 2020 10 h 08

      Ils n'ont pas à « nous » revenir. Ils n'ont qu'à promouvoir l'indépendance là où ils se trouvent.

    • Pierre Grandchamp - Abonné 30 mai 2020 11 h 50

      M. Bariteau:"Ils n'ont pas à « nous » revenir. Ils n'ont qu'à promouvoir l'indépendance là où ils se trouvent."

      Il faudrait qu'ils virent de cap, une autre fois.Car, pour Gobeil, il n'y a plus un gouvernement de trop!

      Un nombre considérable d'ex-péquistes sont rendus à la CAQ.

    • Claude Bariteau - Abonné 30 mai 2020 13 h 31

      M. Ricard, un État indépendant dont le français est la langue officielle et les habitants pour qui le français est la langue officielle demeure et demeurera toujours la langue du Québec parce qu'elle sera valorisée par les habitants, l'État et les organismes de communication.

      Actuellement, ce n'est pas le cas. Le Québec est une province, pas un État indépendant. Et il y a un État indépendant qui fait la promotion de deux langues officielles seulement là où il y a assez de personnes pour avoir accès à des services en français ou en anglais.

      La conséquence est simple. Les locuteurs de langue anglase au Québec bénéficent des largesses du Canada pour se muter en anglo-canadiens au Québec. Ce ne sont pas des paroles de défense et de promotion du français qui changeront cela. Seul un état indépendant pourralt faire.

      il ne faut pas convaincre le canada, mais convaincre les gens qui vivent au Québec que c'est la seule approche.

    • Serge Lamarche - Abonné 30 mai 2020 16 h 59

      C'est ça le problème. Si l'indépendance est la seule approche et que les gens n'en veulent pas, le français fout le camp. Alors les gens qui pensent à l'avenir de leurs enfants veulent les envoyer en anglais au plus vite. Si on n'y gagne peu ou même on y perd avec l'indépendance, alors le français peut rester vivant et les anglais vont vouloir parler français aussi. On voit tout de suite qu'il n'y a qu'une formule gagnante à tous coups.

    • Jean-Charles Morin - Abonné 30 mai 2020 20 h 16

      " ...le français peut rester vivant et les anglais vont vouloir parler français aussi." - Serge Lamarche

      Monsieur Lamarche, j'ai beaucoup de misère à vous suivre dans vos raisonnements, pour ne pas dire plus.

      Si le passé est garant de l'avenir, c'est rêver en couleurs que de penser que le Canada anglais ve se mettre à l'étude du français.

    • Jean-Charles Morin - Abonné 30 mai 2020 20 h 37

      @Claude Bariteau.

      "Alors lire sous votre plume que les gens du Québec sont ailleurs alors qu’ils réfléchissent comme jamais à leur situation de dépendance dans une province redevenue manchote, m’est apparu coupé de la réalité. " - Claude Bariteau

      Monsieur Bariteau, j'ai toujours cru en l'indépendance du Québec mais aujourd'hui je ne vois qu'un seul chemin pouvant mener à la création d'un pays distinct du Canada.

      1) Affirmer clairement dans son programme politique que les tous gestes de rupture menant à la sécession seront entrepris dès le lendemain de la prise du pouvoir.

      2) Obtenir un mandat de gouvernance majoritaire lors des prochaines élections, puis foncer quoi qu'il puisse arriver.

      Si ce que vous affirmez en exergue est vrai, cela devrait constituer une simple formalité.

      Surtout pas de référendum. Quand on voit ce qu'un référendum gagnant a apporté aux Catalans et la réaction internationale qui a suivi, il n'y a rien à espérer de ce côté.

    • Claude Bariteau - Abonné 31 mai 2020 06 h 26

      M. Morin, d'accord sur la mise au rancart d'un référendum.

      D’accord aussi pour obtenir un mandat majoritaire s’il consiste à élire une majorité de parlementaires favorables à l’indépendance ayant reçu un appui de la majorité des électeurs et des électrices, les futurs citoyens et les futures citoyennes du pays du Québec.

      Pourquoi ? Parce qu’une telle élection devient plébiscitaire et les parlementaires ont le mandat de procéder à la création de l’État indépendant du Québec.

      Une gouvernance majoritaire, par contre, implique qu’un parti qui obtient une majorité de sièges indépendamment d’une majorité d’appuis n’a pas l’appui du peuple du Québec, que composent les gens qui habitent le territoire du Québec, mais entend réaliser des gestes de rupture.

      En clair, cette proposition invite le peuple québécois à transformer les parlementaires en rebelles. Aussi limitera-t-elle les chances d’une prise de pouvoir par un parti qui prône cette approche.

      Pour créer démocratiquement un État indépendant, le seul moyen est l’obtention d’un appui majoritaire des électeurs et des électrices en faveur de cette création lors d’une élection plébiscitaire. La nationalisation de l’électricité s’est réalisée après l’élection plébiscitaire de 1962. Agir sans cet appui rend irrecevable la création d’un État indépendant du Québec à l’échelle internationale et par le Canada.

      Agir avec cet appui est différent, car avec lui, une nouvelle autorité politique est créée dont le mandat est d’instituer cet État indépendant. En découlera des appuis de tiers États pour qui le respect des règles démocratiques est incontournable et ces tiers États, aussi des organismes internationaux, exerceront des pressions pour dénouer le conflit, comme ce fut le cas dans les Pays baltes.

      Si vous privilégiez une démarche démocratique plébiscitaire, nous sommes sur les mêmes longueurs d’onde. Dans le cas contraire, pas du tout.

    • Jean-Charles Morin - Abonné 31 mai 2020 09 h 20

      "Si vous privilégiez une démarche démocratique plébiscitaire, nous sommes sur les mêmes longueurs d’onde. Dans le cas contraire, pas du tout." - Claude Bariteau

      Monsieur Bariteau, nous sommes effectivement sur la même longueur d'ondes, du moins en théorie. Je dis "en théorie" parce que je vois difficilement comment une élection référendaire peut devenir une réalité tangible dans le contexte politique actuel.

      Vous citez l'élection provinciale de 1962 en exemple, celle qui a mené à la nationalisation de l'électricité. Il faut dire qu'il n'y avait alors que deux partis et que le gagnant était forcément majoritaire, à la fois en sièges et en nombre de voix. De nos jours, avec le multipartisme et ses effets imprévisibles sur la polarisation du vote, l'équation devient passablement plus difficile à résoudre, pour ne pas dire impossible.

      Une réforme du système électoral pour en arriver à une proportionnelle qui permettrait plus facilement une élection de type référendaire semble aussi bien improbable du fait que le parti au pouvoir priorisera toujours ses propres intérêts, n'ayant acquis son statut actuel que grâce à l'obtention de la pluralité des voix.

      Il ne reste donc qu'à espérer qu'une coalition de partis qui se disent indépendantistes puisse, malgré les dissensions idéologiques souvent insurmontables des tenants qui la constituent, obtenir à la fois une majorité de sièges et de voix lors d'une élection future. Jusqu'à preuve du contraire et en tenant compte des mentalités des protagonistes actuels, un tel scénario appartient malheureusement à la politique-fiction.

      À moins toutefois qu'un cataclysme politique à l'échelle mondiale n'autorise un rebrassage général des cartes. Cela appartient bien sûr au domaine des possibles mais certainement pas, vous en conviendrez sans doute, à celui du souhaitable.

    • Christian Montmarquette - Abonné 31 mai 2020 11 h 22

      @ Claude Bariteau,

      "Pour créer démocratiquement un État indépendant, le seul moyen est l’obtention d’un appui majoritaire des électeurs et des électrices en faveur de cette création lors d’une élection plébiscitaire." - Claude Bariteau

      C'est donc dire que l'intégration du Québec dans le fédération canadienne qui a été faite sans vote et sans appui populaire est invalide puisqu'il n'y a eu nul besoin d'un appui de la population pour faire rentrer la Québec dans la fédération canadienne et qu'il n'en faudrait donc pas davantage pour en sortir.

      "Il n'y a que trois manières de faire l'indépendance :

      Par les armes, par un référendum ou par un vote de l'Assemblée nationale." — Jacques Parizeau

      Par un vote de l'Assemblée nationale... affirme Parizeau.

      L'Assemblée nationale étant souveraine..

      Le vote d'une majorité de députés indépendantistes suffit.

    • Serge Lamarche - Abonné 31 mai 2020 15 h 45

      Le français ne diminue pas. Il augmente. En pourcentage il diminue graduellement. Pourquoi? La France a perdu des plumes suite à plusieurs guerres. Les États-Unis se sont renforcit suite à des guerres et ont fait du développement technologique en acceptant des génies étrangers parmi eux. Il ne s'agit pas d'un problème politique qui se résoudrait par enchantement avec la séparation. C'est ridicule de penser ça. Pire encore, un Québec souverain pourrait bien empirer les choses. La solution réside dans l'avancement technologique et la paix mondiale.

    • Claude Bariteau - Abonné 31 mai 2020 17 h 45

      M. Montmarquette, àla création par Londres du Dominion of Canada, le Québec n'existe pas comme province coloniale, car, par décision de Londres, les Bas et Haut-Canada furent fusionnés dans le Canada-Uni, devenu une colonie britannique avec deux sections, qui deviendront la province de Québec et la province de l'Ontario après la création de la colonie du Dominion of Canada.

      Ces provinces n'existant pas, le Canada-Uni, qui disposait de deux votes, s'est associé à la Nouvelle-Écosse et au Nouveau-Brunswick, après la Grande Coalition à l'issue de la rencontre à Charlottetown où fut présenté aux colonies des Maritimes un projet concocté par le gouverneur général Monck et le député George Brown, un libéral propriétaire du journal Globe, à la tête de la Coalition.

      Cette rencontre fut organisée par le gouverneur Monck pour deux motifs : 1) la fin imminente du Traité de réciprocité entre le Canada-Uni et les États-Unis et 2) la crainte de Londres, des dirigeants coloniaux et des hommes d'affaires des représailles des États-Unis à cause du support qu'ils donnèrent aux Sudistes lors de la Guerre de sécession.

      Comme il y eu demande de référendum dans la section-est, Londres suggéra qu'il y ait un vote des élus sur base raciale. Pour Londres, cette procédure répondait à ses attentes. Le vote des « raciaux de langue française », des conservateurs accoquinés à ceux de la section ouest et au clergé, fut majoritaire.

      Après ce vote, Londres approuva le projet de Dominion qu'elle avait concocté.

      Londres procédait ainsi avec ses colonies. C'est ce processus qui a conduit à la guerre d'indépendance des colonies de la Nouvelle-Angleterre qui sont devenues toutes indépendantes.

    • Christian Montmarquette - Abonné 31 mai 2020 17 h 55

      @ Claude Bariteau,

      Je souscris à votre référence historique.

      Mais ça ne change pas le fait que l'Assemblée nationale étant souveraine, le vote d'une majorité de députés indépendantistes suffit pour sortir le Québec du Canada, et ce, aux dires mêmes de Jacques Parizeau.

    • Claude Bariteau - Abonné 31 mai 2020 17 h 58

      Suite à M. Montmarquette.

      Pour M. Parizeau, une élection plébiscitaire n'était pas exclue. J'ai échangé sur ce point avec lui. À ses yeux, une élection portant sur l'indépendance qui donnerait un appui au-delà de 50 % +1 en faveur mandate les parlementaires de procéder. Il voyait dans une élection plébiscitaire la cadillac menant à l'indépendance.

      Quand il prend le pouvoir en 1994, il n'est pas en cadillac, d'où le recours au référendum. Depuis, tenir un référendum est piégé et s'y engager implique de négocer les termes et les suites comme l'a fait l'Écosse. Sans entente, il y a le recours à une élection plébiscitaire, qui n'est pas une élection référendaire, car une élection plébiscitaire donne le mandat de procéder alors qu'un référendum est consultatif.

      Une élection plébiscitaire a même plus d'incidence qu'un référendum parce qu'elle crée une nouvelle autorité politique.

      Chose certaine, M. Parizeau, comme M. Lévesque d'ailleurs, refusait une déclaration d'indépendance à la suite d'un vote des parlementaires qui n'auraient pas obtenu un appui majoritaire des électeurs et des électrices.

    • Claude Bariteau - Abonné 31 mai 2020 20 h 46

      M. Montmarquette, un vote d'une majorité de députés indépendantistes ayant l'appui d'une majorité d'électeurs et d'électrices lors d'un référendum ou d'une élection plébiscitaire suffit, mais l'appui est déterminant. C'est d'ailleurs ce qui explique le recours au référendum par M. Parizeau mëme s'il avait une majorité de parlementaires indépendantistes.

      Depuis la loi de clarification, le recours au référendum est piégé, cor sous tutelle du Canada. La seule autre option est une élection plébiscitaire qui a la particularité de faire des futurs citoyens et des futures citoyennes les fondateurs de l'État indépendant du Québec et non des parlementaires qui décideraient au-dessus du peuple québécois, que constituent les habitants du territoire du Québec.