Mentors et tuteurs

Il semble bien que les rentrées collégiale et universitaire se feront essentiellement en ligne dans un très grand nombre d’établissements. C’est là quelque chose d’énorme et d’inédit, qui ne manquera pas de soulever de grands défis et d’énormes problèmes, pour certains impossibles à prévoir aujourd’hui. Pire, je le crains, personne ne peut se prononcer avec assurance ni sur la durée de cette crise, ni sur celle des mesures provisoires qui seront mises en place, ni sur les effets à long terme de tout cela.

Une telle situation devrait en tout cas nous inciter tous et toutes à faire preuve de beaucoup d’indulgence et de bonne volonté. D’autant que la situation n’est rien de moins que tragique. Entre autres choses, selon un récent sondage commandé par l’Association canadienne des professeures et professeurs d’université (ACPPU), près du tiers des étudiants au pays envisagent de ne pas retourner aux études en raison de la pandémie. Outre des problèmes financiers, on invoque pour justifier cette décision la piètre qualité des apprentissages en ligne.

Je sais que les directions, les professeurs et les équipes de spécialistes de tous les établissements concernés sont à pied d’œuvre pour imaginer des formules qui, on l’espère, permettront de faire au mieux dans les terribles circonstances qui nous attendent. Je sais aussi que la TELUQ s’active pour aider les professeurs à apprivoiser ce nouvel univers : l’enseignement à distance.

Je voudrais aujourd’hui, très modestement, suggérer deux petites idées qui pourraient — qui sait ? — se révéler utiles et bienvenues lors de notre inédite rentrée d’automne. Elles me sont inspirées de mon expérience d’étudiant et de mon expérience de professeur.

Mentorat

On le sait : il y a bien plus que la salle de classe (que le télé-enseignement ne parvient d’ailleurs pas à remplacer totalement) dans la vie du cégépien ou de l’universitaire. Il y a aussi tout ce qui se passe avant et après la classe — et parfois même pendant.

Si on exclut les activités qui ne peuvent se faire qu’en présentiel (laboratoires et évaluations, notamment), tout ce riche réseau de relations humaines sera à peu près absent à la session d’automne. Il ne sera pas possible de le reconstituer entièrement, même si des relations, certaines même en contact réel, vont se nouer et, pour certaines, se poursuivre.

Mais je veux attirer l’attention sur ces étudiants qui vivent un passage d’un niveau (le secondaire ou le collégial) à un autre (le collégial ou l’universitaire). Ces passages sont qualitativement importants et, par plusieurs de leurs dimensions, sont un saut dans l’inconnu. Pour aider à apprivoiser ces changements, en temps normal, on discute avec ses collègues nouveaux venus comme nous, mais aussi avec les anciens. On recueille ainsi de l’information très précieuse pour s’acclimater au nouveau monde dans lequel on vient de pénétrer.

En plus de mille détails pratiques, on apprend des choses comme les suivantes, pour en rester sur le plan pédagogique.

Tel cours est finalement plus facile qu’il en a l’air et, si le professeur est sévère, il est juste et compréhensif ; j’ai enfin compris telle idée dans cette nouvelle discipline (le calcul différentiel et intégral, disons…) en lisant tel texte : je te le recommande ; ce concept d’amortissement, en comptabilité, que tu trouves si obscur, tel autre prof l’explique par l’éclairante analogie que voici. Et ainsi de suite.

Pour ces étudiants de première année, dont certains se connaissent, mais qui risquent de ne pas connaître des étudiants de deuxième ou de troisième année, je pense que ce serait une bonne idée de créer une sorte de banque de mentors, jumelant vétérans et novices. Tout cela demande de la planification et une soigneuse préparation. Je vous laisse réfléchir aux détails. Mais je pense qu’une telle initiative pourrait jouer un rôle dans la persévérance des études.

Si ces mentors sont bien sûr d’une certaine utilité sur le plan pédagogique, il faut, en ce qui me concerne, en faire plus.

Des tuteurs seront, selon moi, nécessaires.

Tutorat

Je veux suggérer que cégeps et universités constituent et préparent pour septembre une armée de tuteurs. J’entends par là des experts recrutés partout où il s’en trouve (et donc dans les établissements, mais aussi à l’extérieur de ceux-ci) qu’on préparera pour leur importante tâche d’appui aux cours en ligne.

J’imagine aussi que tel psychologue en pratique privée ou publique a accepté d’être tuteur ou tutrice pour tel cours et aidera la personne qui le donne en répondant aux questions qui lui seront posées par les étudiants. Que tel écrivain fera de même pour tel cours de littérature. Qu’une ingénieure se rendra disponible pour telles activités. Que tel journaliste viendra en appui à l’enseignant qui donne le cours sur le journalisme d’enquête. Que tel professeur retraité… Et ainsi de suite.

Ici encore, tout cela demande une importante planification, en plus de devoir décider comment, le cas échéant, rémunérer ces tuteurs. Mais il me semble que, bien préparés et motivés, ceux-ci joueraient un rôle très important en septembre.

Ils témoigneraient aussi de l’importance que collectivement nous accordons, comme il se doit, à l’éducation, à laquelle tous ces tuteurs doivent beaucoup.

En attendant, je vous suggère de visiter ce site pour vous préparer aux défis de l’enseignement à distance : www.teluq.ca/site/etudes/clom/enseigne-a-distance.php


 
31 commentaires
  • Roxane Bertrand - Abonnée 23 mai 2020 07 h 17

    Ou alors...

    On fait comme la Suède.

  • Cyril Dionne - Abonné 23 mai 2020 08 h 25

    La réalité des cours en ligne

    Quand j’ai lu cette chronique, je me suis demandé si les étudiants à l’université savaient lire. Pardieu, tout est disponible pour celui qui veut et fait les efforts. Il y a même des universités prestigieuses qui offre des cours en ligne gratuitement, sans évidemment de diplômes, mais on peut y apprendre toutes les connaissances requises dans tel ou tel discipline. Et dire que les cours en ligne sont de piètre qualité, c’est que la plupart du temps, les étudiants disent cela parce qu’ils sont plus difficiles et exigeants que ceux en présentiel.

    Ceci dit, 85% de tous les cours universitaires peuvent être donnés en ligne facilement, même plusieurs cours de médecine et sciences pures et appliquées où aujourd’hui, les laboratoires virtuels abondent. Et on n’a pas à subir les croyances personnelles du professeur en avant de la classe. Mon dieu, un cours de philosophie en ligne ou bien un de sociologie qui requiert dissertations et recherche, dites-moi pourquoi un étudiant ne peut pas le faire en ligne? La matière à l’étude ne changera pas et surtout, ne sera pas influencée par un professeur qui a ses opinions très serrées sur le sujet. Pour le plagiat, de nombreux logiciels existent pour retracer le tout rapidement.

    La plupart des étudiants universitaires aiment surtout la vie sociale que procure la vie sur les campus. Ce n’est pas pour apprendre. Plusieurs y vont pour s’amuser tout simplement en changeant de discipline à tous les semestres comme ils changent de chemise, surtout au Québec où les cours sont peu dispendieux et l’aide financière est très généreuse. Ce qu’on occulte des cours en ligne, c’est que cela prend une discipline de fer pour aboutir au bout et de réussir. La plupart des jeunes d’aujourd’hui n’ont pas cette discipline requise.

    Enfin, pour comprendre le calcul intégral, il s’agit seulement d’ouvrir le livre. Ceux qui ne peuvent pas l’apprendre, eh bien, ne comprendront jamais de toute façon.

    • Bernard Terreault - Abonné 23 mai 2020 09 h 39

      Il y a beaucoup de vrai dans ce qu'écrit M. Dionne, il est possible d'apprendre par soi-même quand on est motivé, mais M. Dionne minimise le problème du contrôle des connaissances, des examens et de la diplomation. Critique, quand on pense qu'un 0,1% de différence dans la note finale peut faire le différence pour l'acceptation ou le rejet en médecine, ou pour l'obtention d'une bourse pour des études avancées en sciences pures, par exemples.
      (B. Terreault, ex-prof-chercheur).

    • Marc Therrien - Abonné 23 mai 2020 10 h 37

      Bien que j’apprécie les conversations virtuelles à distance avec des inconnus qu’offrent les fils de commentaires dans les pages du Devoir, je garde un merveilleux souvenir des conversations, discussions et débats qui se tenaient avant, pendant et après les cours tant au CEGEP qu’à l’université. Il y a une profondeur qui peut être atteinte dans l’interaction humaine en face à face qui ne peut être rejointe dans la réalité numérique distancée qui ne peut dynamiser autant l’intersubjectivité créatrice de sens. Le principal risque d’un enseignement à distance prolongé auprès de jeunes adultes déconnectés d’autrui est la formation d’un peuple schizoïde. Ce n'est sûrement pas avec l'enseignement en ligne et à distance qu'on pensera à se libérer de l'emprise de GAFA.

      Marc Therrien

    • Cyril Dionne - Abonné 23 mai 2020 13 h 28

      M. Terreault, il y a plus de contrôle des connaissances, des examens et de la diplomation avec les cours en ligne. La neutralité de cette forme d’enseignement ne discrimine contre personne et seulement le travail et la justesse des réponses sont pondérés. Ce 0,1% peut devenir facilement un 10% en présentiel si le professeur entretient certaines affinités avec tel ou tel étudiant et surtout, étudiante. Il faut le dire, beaucoup de professeurs universitaires couchent avec leurs étudiantes.

      Pour les examens à distance, c’est très facile d’avoir des gens consciencieux et honnêtes qui œuvrent dans les bibliothèques, places publiques et où trois signatures de supervision sont demandées avec un document attestant la crédibilité des gens et de l’institution. Donc, il n’y aucune chance pour tricher puisque que ce sont avec ces gens avec laquelle l’université communique et achemine l’examen. Encore mieux qu’à l’université dans une salle d’examen avec 200 étudiants où plusieurs paient des gens pour aller passer leur examen. Pensez à Georges W. Bush, qui selon les rumeurs, n’a pas tout écrit ses examen de fin d’année.

      En sciences naturelles, l’interaction humaine n’a rien à voir avec les résultats. Contrairement aux sciences dites molles, il n’y a seulement qu’une bonne réponse même s’il existe plusieurs façons différentes d’y arriver. Et au contraire de ceux qui ne peuvent rien faire sans avoir d’autres pour leur tenir la main, il y a beaucoup plus de créativité et façons novatrices de résoudre des problèmes chez ceux qui cheminent individuellement en travaillant fort. Maintenant, dans une communauté d'apprenants interconnectés, ils sont en mesure de résoudre les problèmes les plus complexes.

      Ceci dit, j’ai fait une maîtrise en sciences de technologies de l’information (TIC) à distance. Aucune perte de temps a contrario avec les cours en présentiel que j’ai dû subir lors de l’obtention de mes baccalauréats. Quelle perte de temps.

  • Réal Gingras - Inscrit 23 mai 2020 08 h 49

    Mais , il n’y a plus de ratio…

    On ne demandera pas à un futur étudiant en médecine se destinant à la chirurgie ou à un futur dentiste de faire une opération du coeur ou une intervention buccale à distance.
    On ne plante pas des choux via un logiciel image par image avec Zoom.

    L’enseignement à distance avec un prof en ligne est un complément au présentiel, pas une panacée.

    P.S: Pour désigner maintenant le nombre de personnes qui s’occupera d’un autre nombre de personnes, on parlera plutôt: ” d’Horacio.”

    On parlera donc ” d’horacio ” maître/élèves, ” d’horacio ” des préposés aux bénéficiaires dans les CHSLD, des infirmières, etc.
    Quel serait alors, monsieur Baillargeon, ” l’horacio ” en ligne des mentors et des tuteurs?…et du nombre d’agriculteurs nécessaire pour planter mille choux?

    Comme quoi le vocabulaire évolue et change avec l’usage.

    C’est bien pour dire;-).

    P.S 2: Il faut espérer que la rentrée de septembre se fera dans les Lumières et que notre Dieu Horacio sortira de ses limbes.

    • Cyril Dionne - Abonné 23 mai 2020 13 h 40

      « On ne demandera pas à un futur étudiant en médecine se destinant à la chirurgie ou à un futur dentiste de faire une opération du coeur ou une intervention buccale à distance. »

      Ah! « Ben ». Ma conjointe, qui est médecin, me disait justement hier qu'il existe aujourd'hui beaucoup de formation en médecine utilisant des laboratoires virtuels. Je vais lui dire qu'elle n’y connaît rien selon vos dires.

    • Pierre Grandchamp - Abonné 23 mai 2020 14 h 54

      Moi, ce qui m'interroge. Les étudiants finissants en dernière session: au secondaire dans un métier; au collégial dans une technique; à l'université (optométriste, arft dentaire....etc).

      Que s'est-il passé depuis la fermeture des institutions, mi-mars? On sait tous que la dernière session est consacrée à de la pratique.

      Va-t-on leur donner un diplôme quand même?

    • Marc Therrien - Abonné 24 mai 2020 10 h 23

      M. Dionne,

      On comprend l’idée de la formation technique assistée par simulateur pouvant s’insérer dans un parcours d’acquisition et de perfectionnement de compétences. En relisant avec vous l’extrait du commentaire de M. Gingras que vous citez, votre conjointe pourra sûrement vous aidez à nuancer votre réponse en vous aidant à comment imaginer qu’un chirurgien-dentiste ou cardiaque pourrait réaliser une opération sans intervenir directement dans la bouche ou le corps du patient. Tout comme on n’est pas encore rendu à penser qu’un pilote d’avion pourrait piloter à distance un vol à partir de son simulateur de vol sans être présent physiquement avec les passagers du vol dont il a leurs vies entre ses mains.

      Marc Therrien

    • Cyril Dionne - Abonné 24 mai 2020 11 h 36

      J'imagine qu'on n'apprend pas cela dans les cours de sciences sociales ou bien de philosophie. Cher M. Therrien, il y a des chirurgiens cardiaques qui opèrent déjà à distance par l'entremise de la technologie via des caméras où ceux-ci dictent aux autres les étapes des opérations à faire. Il y a même des robots chirurgicaux qui sont téléguidés par des chirurgiens via une télémétrie sophistiquée qui opèrent et qui aident dans les procédures nécessitant une grande précision. Le seul hic avec ces robots sont leurs coûts prohibitifs présentement.

      Il y aussi des drones M. Therrien qui sont des avions sans pilote et qui sont très précis dans leur envol et atterrissage assisté par ordinateur. Devinez qui pilote ces avions à distance? Enfin, cette technologie est tellement précise que les pilotes au sol dans une station perdue dans un désert quelconque aux États-Unis peuvent lire les entêtes des journaux lorsqu’un terroriste relit ses derniers exploits à plus de 8 000 km de là avant le « boum » évidemment.

      Enfin, comment pensez-vous qu’ils alimentent les réacteurs nucléaires? Est-ce qu’ils jouent au jeu de la paille la plus courte pour savoir celui qui se portera volontaire pour non seulement l’alimenter avec du nouveau combustible, mais aussi de pousser hors du réacteur, le combustible usé? « Ben » non. Tout est fait via une technologie robotique qui date des années 1980.

      Revenez-nous en 2020 SVP, pas au temps des philosophes morts et enterrés.

    • Marc Therrien - Abonné 24 mai 2020 15 h 49

      M. Dionne,

      Je m'incline devant votre savoir. Je ne sais pas ce qu’on apprend dans les sciences sociales depuis que je suis sorti de l’université en 1990. Pour le reste, il est bien évident qu’on apprend ce que l’on a envie de connaître et que pour ce qui est de la science, technoscience, biotechnologie, etc. vous êtes plus savant que moi, car probablement plus passionné par ce domaine de connaissance. Que l’homme consente à évoluer vers le cyborg s’il le veut. Quant à moi je serai bien content d’avoir quitté ce monde et d’être un pseudo-philosophe mort et enterré quand cet avènement se produira, car les robots ne m’intéressent pas.

      Marc Therrien

  • Loyola Leroux - Abonné 23 mai 2020 09 h 21

    Du jovialisme pédagogique ?

    Camarade Baillargeon, il me semble que vous faites preuve d’un certain jovialisme dans votre chronique, non ! Est-ce l’effet du confinement ?

    Vous écrivez : ‘’ près du tiers des étudiants au pays envisagent de ne pas retourner aux études en raison de la pandémie.’’ A mon humble avis d’enseignant en philosophie au cégep, pendant 36 ans, dont cinq, de 2000 à 2005, avec une demi-tache pour donner des cours à distance, dans le cadre de la patente du DECVIR, et comme mentor dans une école secondaire depuis ma retraite, ces fameux étudiants qui ne reviendront pas, avaient-ils leur place au cégep ?

    Dans votre livre ‘’Je ne suis pas une PME’’, ni critiquez-vous pas le clientélisme apparu en 1990, dans l’enseignement supérieur, en vous basant sur les recherches du sociologue Michel Freitag de l’UQAM, qui regrettait que l’aspect commercial pris par les universités, pour augmenter leur clientèle ?

    Pourquoi ne pas profiter des changements actuels pour revenir aux ‘’Jeunes étudiants’’ (JEC) qui étudiants et aux ‘’Jeunes ouvriers’’ (JOC) qui travaillent ? Je favorise une éducation supérieure gratuite avec salaire et un examen d’entrée.

    Concernant les difficultés rencontrées lors du passage du secondaire au cégep et du cégep à l’université, pourquoi ne mentionnez-vous pas que le Québec est le seul endroit au monde qui possède quatre niveaux d’enseignements ? Au grand bonheur de notre fonction publique !

    Concernant les cours à distance. Dans mes deux groupes réguliers la moyenne était, bonne session, mal session, de 70% avec 90% de réussite, 6% d’échec et 4% d’abandon. Pendant mes cinq années d’enseignement virtuel à distance avec ordinateur et examen en classe aux 4 semaines, la moyenne, de mes deux groupes virtuels, était de 85%, avec aucun échec, mais 50% d’abandon… Pour les cours à distance, il faut beaucoup de discipline, une qualité absente du curriculum des écoles québécoises !

    https://www.ledevoir.com/opinion/chroniques/579467/mentors-et-tuteurs

    • Pierre Grandchamp - Abonné 24 mai 2020 08 h 04

      Vous écrivez:"le Québec est le seul endroit au monde qui possède quatre niveaux d’enseignements ? Au grand bonheur de notre fonction publique !".

      A ce que je sache, l'Ontario a, aussi, 4 niveaux d'enseigbement..Sauf que le réseau collégiail est différent.J'ignore si ça fait le bonheur de leur fonction publique.

      "il faut beaucoup de discipline, une qualité absente du curriculum des écoles québécoises". L'.école est le produit de la société; si cela est vrai, ce ne serait pas le propre de l'école. Je suis d'accord avec vous pour dire que notre société vit une crise de la tradition et de l'autorité: ce qui n'aide pas l'école.

    • Loyola Leroux - Abonné 24 mai 2020 13 h 16

      Monsieur Grandchamp. Au Québec,le primaire dure 6 ans, le secondaire 5, le cegep 2 et le bac est de 3 ans, soit 16 annes en tout. Ailleurs le primaire dure 7 années, le secondaire 5 années comme en Ontario, puis l'université avec un bac de 4 ans, soit 16 en tout. C'est pourquoi un bon nombre de mes étudiants détenteurrs d'un DEC, passaient directement a la 2e année au bac dans une université ontarienne. La différence, une couche de plus de fonctionnaires.

    • Pierre Grandchamp - Abonné 24 mai 2020 15 h 36

      M. Leroux

      L'Ontario a 4 niveaux d'enseignement contrairement à votre affirmation.Bien sûr que je savais tout cela.En ajoutant que, au Québec , il y a, aussi, des bac. de 4 ans. Tout dépend du programme.

  • Madeleine LaRoche - Abonnée 23 mai 2020 11 h 04

    Point à la ligne?

    Deux bonnes solutions à condition que ces mentors et tuteurs accompagnent les élèves et les étudiants en chair et en personne. Je me permets ajouter que d'avoir à se lever, se doucher, s'habiller pour ensuite cheminer jusqu'à l'école, la petite ou la grande, et arriver à l'heure à son cours fait partie en quelque sorte de la formation et prépare, comme la matière et les concepts étudiés à ce qu'on appelle le marché du travail. À moins bien sûr que le marché du travail ne s'étiole et que chaque citoyen ait sa propre épicerie en ligne de la maison.