La justice immanente

Dix ans plus tard, de nombreux Québécois ont encore du mal à s’expliquer pourquoi Jean Charest n’a pas été convoqué par la commission Charbonneau alors que les agissements du parti et du gouvernement dont il était le chef étaient au coeur de son mandat.

C’est à se demander si les commissaires n’ont pas craint que sa comparution tourne en sa faveur, comme cela avait été le cas lors de la commission Bastarache, créée l’année précédente à la suite des déclarations de l’ancien ministre de la Justice, Marc Bellemare, qui affirmait avoir subi d’intenses pressions pour nommer des juges recommandés par des collecteurs de fonds du PLQ.

Même ses détracteurs avaient dû reconnaître que le témoignage du premier ministre avait été très solide. Il avait nié en bloc toutes les allégations de M. Bellemare, qui a finalement été le grand perdant de l’exercice. M. Charest avait mis les rieurs de son côté en déclarant qu’il y atoujours « un enfant dans la famille qui a plus de difficultés que les autres ». On l’aurait presque applaudi.

Il y a différentes sortes de bêtes politiques. Quand il était acculé au mur, M. Charest avait l’impétuosité du fauve, dont le réflexe est d’attaquer. L’entrevue qu’il a accordée mardi au collègue Patrice Roy en a donné un bel exemple. Non seulement il a balayé du revers de la main les déclarations faites sous serment aux enquêteurs de l’UPAC, mais il s’est lui-même transformé en procureur, les accusant de se livrer à une « partie de pêche » depuis six ans, en omettant de dire que les manoeuvres dilatoires de Marc Bibeau expliquent en bonne partie cette lenteur. Du grand théâtre.


 
 

Il lui aurait été très difficile de faire croire qu’il n’était pas au courant de tout ce que faisait le grand argentier du PLQ pour amener les bénéficiaires de contrats publics à manifester leur reconnaissance en contribuant généreusement à la caisse du parti. S’il y a une chose dont personne ne l’a jamais soupçonné, c’est bien d’être naïf. Il était préférable de nier que M. Bibeau ait fait quoi que ce soit de répréhensible. On ne peut pas être complice de ce qui n’est pas arrivé.

Il faut avoir du culot pour qualifier de « légende urbaine » l’extraordinaire opulence de son parti sous son règne, très bien documentée par les rapports officiels sur le financement des partis politiques. D’ailleurs, c’est un ancien président du PLQ, Robert Benoit, qui, le premier, a déclaré que M. Charest l’avait transformé en « machine à amasser de l’argent ».

Il était presque touchant de l’entendre se porter à la défense de son ami Bibeau et protester de sa probité. Il avait fait la même chose devant la commission Bastarache, témoignant de l’intégrité des collecteurs de fonds visés par les allégations de Marc Bellemare, comme de celle de son adjointe responsable des nominations, surnommée « Madame Post-it ». Au bout du compte, personne n’a été inquiété.


 
 

La brillante prestation médiatique de M. Charest ne convaincra cependant personne que l’enquête Mâchurer n’a strictement rien à voir avec sa décision de ne pas être candidat à la chefferie du Parti conservateur du Canada. Il est sans doute vrai qu’elle ne l’empêche plus de dormir depuis longtemps, mais les militants conservateurs auraient-ils voulu prendre le risque qu’elle aboutisse un jour ? Même si on y met officiellement un terme, il en restera toujours quelque chose que les adversaires du PCC n’auraient pas manqué d’utiliser.

Soit, les règles de la course sont contraignantes pour un candidat de l’extérieur. Pour M. Charest, qui a quitté la scène fédérale il y a plus de vingt ans, cela constituait assurément un sérieux défi organisationnel, mais il aurait sans doute tenté de le relever si de solides appuis s’étaient manifestés. Pourquoi lui ont-ils fait défaut ? L’hostilité de Stephen Harper ne peut quand même pas tout expliquer.

Bien sûr, le PCC de 2020 est très différent du parti qu’il a quitté en 1998 et il se retrouve en porte à faux avec plusieurs positions que les conservateurs ont défendues au cours des dernières années, qu’il s’agisse de questions sociales ou encore d’environnement, mais un des principaux enjeux de la course à la chefferie est précisément de décider si le parti doit se recentrer en vue de la prochaine élection. En d’autres circonstances, M. Charest aurait très bien pu incarner ce virage. Il serait difficile de nier que ses talents politiques sont supérieurs à ceux de Peter MacKay.

Il y a une forme de justice immanente dans ce qui lui arrive. D’une manière ou d’une autre, son passé devait le rattraper. En créant l’UPAC, il avait cru pouvoir éviter d’instituer une commission d’enquête sur la corruption dans l’industrie de la construction et son lien avec le financement des partis politiques. On ne sait par quel prodige la commission Charbonneau a été incapable d’établir ce lien, mais son esprit s’est en quelque sorte réincarné dans l’UPAC pour empêcher Jean Charest de réaliser son grand rêve.

36 commentaires
  • Serge Grenier - Inscrit 23 janvier 2020 04 h 47

    Est-ce qu'un narcissique peut changer ?

    « Si vous avez en face de vous un manipulateur, un vrai de vrai, il ne changera pas. Il ne « possède pas » le module de la remise en question et donc du changement. ... Il n'y a, à ce jour, rien qui permette de faire changer un manipulateur. »
    - Julie Arcoulin

    • Marc Therrien - Abonné 23 janvier 2020 17 h 58

      Il reste maintenant à déterminer qui peut s'autoriser à poser le diagnostic de narcissique et si celui-ci peut être établi à distance sans une rencontre d'évaluation psychologique avec l'intimé. Je ne pense pas qu’un coach de vie le puisse. De plus, quand on pense qu'au figuré manipuler signifie simplement influencer habilement (un groupe, un individu) pour le faire penser et agir comme on le souhaite, il reste à identifier les critères permettant de transformer en pathologie un comportement que n'importe quel quidam peut exécuter pour obtenir d'autrui ce qu'il veut. Les enfants y sont particulièrement habiles d’ailleurs.

      Marc Therrien

    • Serge Grenier - Inscrit 24 janvier 2020 16 h 37

      Monsieur Therrien, si vous n'êtes pas capable de reconnaître une personne narcissique quand vous en voyez une, ça ne veut pas dire que personne d'autre n'est capable de le faire. Je ne suis pas un psychiatre en train de poser un diagnostic, je suis un simple citoyen en train de donner son opinion. Je ne crois pas que seuls les experts aient le droit d'avoir des opinions.

      En ce qui me concerne, Jean Charest est une personne centrée sur elle-même qui fait passer ses propres intérêts avant ceux des autres. Et ça me suffit pour le trouver narcissique et manipulateur.

      Les autres ont le droit de penser ce qu'ils veulent de moi et j'ai le droit de penser ce que je veux des autres.

    • Marc Therrien - Abonné 24 janvier 2020 19 h 29

      M. Grenier,

      Il n'y a pas nécessairement de mal dans le narcissisme qui est au fondement même de notre identité. Les personnes qui atteignent les sommets des différentes échelles sociales des milieux intellectuel, artistique, sportif et politique sont dotés d'un bon fond de narcissisme sain. Bien sûr que Jean Charest est narcissique comme le sont probablement Denise Bombardier, Céline Dion et P.K. Subban, par exemple. Est-ce qu'il souffre d'une pathologie mentale nommée trouble de la personnalité narcissique? J'en doute.

      Marc Therrien

  • Gaston Bourdages - Inscrit 23 janvier 2020 05 h 20

    « Ce passé qui devait le rattraper »...

    ...ne semble pas être une «légende urbaine».
    L'impunité a peut-être son propre code de sentences, des fois que... ?
    Tout excès, toute limite dépassée entraîne toujours un prix à payer.
    Nous n'avons qu'à penser aux prisons, aux hôpitaux, aux centres de réadaptation, aux maisons de thérapies. Plusieurs de leurs bénéficiaires sont des gens qui ont forcé quelque chose ou à quelque part.
    Le fameux prix à payer.
    Il semble bien que la conscience, non plus, n'y échappe.
    Il semble aussi que le PLQ soit à purger une peine.
    Le tribunal populiare a tranché.
    Y a-t-il leçon à tirer d'une sentence ?
    Gaston Bourdages,
    Saint-Mathieu-de-Rioux.

  • Hélène Gervais - Abonnée 23 janvier 2020 06 h 20

    En effet ...

    son plus grand rêve ne se réalisera pas; l'enquête machûrer ne donne pas de résultats, elle n'atteignera pas m. charest car trop lente à aboutir, grâce à m. bibeau qui remplit bien son rôle, mais la punition bien plus grande, si je puis dire, c'est que son rêve de devenir pm kanadien tombe à l'eau. Peut-être que cette punition là est beaucoup plus grande pour lui que le reste.

    • Robert Beauchamp - Abonné 23 janvier 2020 13 h 22

      Autant avec la Commission Bastarache (M. Dupuis ministre de la justice le présentait comme un ami qui va faire un bon travail disait-il)
      Autant avec la Commission Charbonneau , les ''post-it'' ont été efficaces, beaucoup de nominations partisanes dans l'appareil judiciaire se sont comportées comme la tour de Pise. Le reste pour moi ce n'est que du théâtre, que du mensonge qui perdure.

  • Richard Maltais Desjardins - Abonné 23 janvier 2020 06 h 51

    Le tribunal de l'opinion


    Il ne fait aucun doute que les soupçons qui pèsent toujours quant à l'intégrité de Jean Charest soit la cause principale de son désistement. Comme l'exercice du pouvoir politique n'est pas un droit mais un privilège qui est suspendu à l'appréciation des électeurs, lesquels n'ont pas à justifier leurs choix, le politicien ne subit aucune injustice.

    Cependant, si le tribunal de l'opinion a toute latitude d'exercer son jugement à l'endroit du politicien, il est parfaitement abusif de prétendre que ce serait là la manifestation d'une justice « immanente » à quoi il faudrait donner préséance sur les tribunaux. Le genre de commentaire que nous sert monsieur David illustre une nouvelle fois cette manière dangereusement populiste de décider que les justiciables qui sont les adversaires politiques peuvent être privés de cette dignité de justiciables et qu'on peut se contenter de les agiter comme des chiffons, de temps à autres...

    • Michel Pasquier - Abonné 23 janvier 2020 09 h 19

      Monsieur Maltais Desjardins vous avez parfaitement raison d’indiquer que le tribunal de l’opinion est une manière dangereusement populiste de décider qui est coupable. Encore faudrait il ajouter que les manants ont la fâcheuse impression que : `` Le monde est emporté par la conviction cynique que la force peut tout, la justice rien.`` Alexandre Soljenitsyne

    • Nadia Alexan - Abonnée 23 janvier 2020 10 h 00

      Les riches et les puissants ont toujours un sens d'impunité. D’ailleurs, monsieur Charest, comme monsieur Mulroney avant lui, comme Trump maintenant, excellent dans l'art de la négation. Au lieu d'avoir un peu de gêne ou de vergogne, ils s'en vont à l'attaque virulente de leurs opposants et du système en général. Ils pensent que tout leur est permis.
      Il faut lire le nouveau livre d'Andréa Bernstein: «American Oligarchs: The Kushners, the Trumps, and the Marriage of Money and Power», pour comprendre l'ampleur de la corruption ambiante de l'argent dans nos démocraties.

    • Gilbert Talbot - Abonné 23 janvier 2020 14 h 37

      Dans les pays où il n'y a pas de justice légale organisée, oú que le dictateur se Place au-dessus des lois, lorsqu'il y a impunité, le peuple fait son propre tribunal et rend et appliqué sentence. Les lynchages dans les westerns en sont un exemple. Peut-on dire ici que Jean Charest a été lynché ? Non, pas vraiment. En fait il a rendu la sentence lui-même en renonçant à se porter candidat, comme Nixon avait démissionné avant que le Congrès le destitue.

    • Jean-Charles Morin - Abonné 23 janvier 2020 18 h 03

      "Cependant, si le tribunal de l'opinion a toute latitude d'exercer son jugement à l'endroit du politicien, il est parfaitement abusif de prétendre que ce serait là la manifestation d'une justice « immanente » à quoi il faudrait donner préséance sur les tribunaux. " - RMD

      Faut-il le dire ici? Votre position, Monsieur Desjardins, est d'une justesse malheureusement toute théorique.

      Alors que la justice traditionnelle, celle des effets de toge, des technicalités, des délais indus et autres avocasseries du genre, semble avoir depuis longtemps démissionné au point, dans le cas qui nous occupe, de disparaître complètement du paysage, se pourrait-il que la "justice immanente" - celle de l'opinion publique et des médias - soit au final, pour le meilleur et pour le pire, la seule forme de justice qui reste aujourd'hui encore concevable?

    • Marc Therrien - Abonné 23 janvier 2020 18 h 27

      Il reste que les politiciens participent eux-mêmes de cette justice immanente quand après que les résultats d'une élection aient été dévoilés le gouvernant entrant et le gouvernant sortant s'entendent pour déclarer quelque chose comme: le peuple a voté et le peuple a toujours raison, phrase qui, je trouvais, sonnait particulièrement bien sortant de la bouche de Jean Chrétien.

      Marc Therrien

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 23 janvier 2020 21 h 58

      Monsieur Morin, quand vous dites que ma position est d'une justesse « toute théorique », c'est une manière de ne pas dire qu'elle n'est rien d'autre que théorique et qu'elle est en somme fausse. Mais si elle n'est contredite que par ce qui « semble », cela n'est pas une justification suffisante pour se réjouir, comme monsieur Talbot le fait, que les coupables présumés aient au moins le bon goût de se passer la corde autour du cou de leur propre chef plutôt que de réclamer un juste procès dont on a décidé qu'ils n'en étaient pas dignes parce que c'est bien ce qui «semble».

    • Jean-Charles Morin - Abonné 24 janvier 2020 10 h 40

      "Monsieur Morin, quand vous dites que ma position est d'une justesse « toute théorique », c'est une manière de ne pas dire qu'elle n'est rien d'autre que théorique et qu'elle est en somme fausse. " - RMD

      Monsieur Desjardins, vous me faites dire ce que je n'ai jamais voulu prétendre. Si j'avais voulu affirmer que ce que vous dites est faux, je l'aurais fait sans détour.

      Je maintiens que ce que vous avancez est vrai dans un contexte théorique, donc idéal. Mais nous savons vous et moi que la situation de la justice institutionnelle dans le Québec actuel est loin d'être idéale. En fait elle laisse beaucoup à désirer, c'est un gruyère plein de trous qui laissent passer les courants d'air agités par les faiseurs d'opinion de tout acabit.

      Se reposer aveuglément sur cette justice par les temps qui courent me semble bien téméraire malgré le fait que c'est cette attitude d'espérance confiante qui, au départ, se doit d'être prise. Il est dommage que l'objet de cette confiance ne se montre pas à la hauteur des attentes et occasionne par sa lenteur, son laxisme et - qui sait - sa perméabilité aux influences politiques, les dérives que l'on connaît.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 24 janvier 2020 16 h 00

      Vous maintenez que ce que j'avance n'est qu'une espérance téméraire que la réalité ne justifie pas. Mais d'une part je ne sais pas si nous sommes vraiment en mesure d'établir l'état des lieux du systèmes judiciaire de façon aussi péremptoire. D'autre part, ce qui doit avant tout nous préoccuper c'est ce qui DOIT être. Or cet ordre des choses n'est pas conçu d'abord pour satisfaire les inclinations subjectives et hélas trop souvent arbitraires des uns et des autres, mais pour offrir aux justiciables toutes les protections auxquelles ils ont droit dans la même mesure qu'on leur enjoint de rendre des comptes. On a beaucoup parlé des manoeuvres dilatoires de Marc Bibeau, depuis plusieurs années. À moins qu'on décide que la justice doit être d'autant plus expéditive que les actions reprochées sont graves (chacun peut s'imaginer comment il éprouverait cela si on l'accusait d'un meurtre qu'il n'a pas commis), au lieu de décrier cela comme une conséquence du « laxisme » de notre système judiciaire, il faudrait au contraire l'accueillir comme une mesure de prudence et d'équité. Et oui : on le sait que c'est cette méticulosité qui permet à des criminels habiles de se faufiler. Mais si c'est le prix à payer pour éviter une caricature de justice, j'en suis.

    • Jean-Charles Morin - Abonné 24 janvier 2020 20 h 48

      "Vous maintenez que ce que j'avance n'est qu'une espérance téméraire que la réalité ne justifie pas... D'autre part, ce qui doit avant tout nous préoccuper c'est ce qui DOIT être." - RMD

      ... et ce qui doit être ne le sera jamais vraiment tout à fait, malheureusement. C'est la réalité, que cette dernière nous plaise ou pas.

      "Or cet ordre des choses () est () conçu... pour offrir aux justiciables toutes les protections auxquelles ils ont droit dans la même mesure qu'on leur enjoint de rendre des comptes." - RMD

      Ici, tous seront d'accord, moi le premier. Toutefois les cyniques feront remarquer que l'étendue des droits juridiques dont jouissent les individus est souvent en relation directe avec l'épaisseur de leur portefeuille.

      "Cette méticulosité qui permet à des criminels habiles de se faufiler... est le prix à payer pour éviter une caricature de justice." - RMD

      La question est de savoir si le "prix à payer" évite une caricature de justice comme vous le prétendez ou, au contraire, semble renforcer cette dernière aux yeux des observateurs.

      La justice doit jouer à l'équilibriste sur le fil d'un rasoir: si elle est trop expéditive, elle trahit son idéal; si elle est trop méticuleuse ou complaisante, elle se fera dénigrer par l'opinion publique. On n'en sort pas.

      Quoi qu'il en soit, il demeure que ce sont les turpitudes du système judiciaire, dans un sens ou dans l'autre, qui alimentent le cynisme et le caractère 'immanent de la justice populiste. Dans tous les procès, une des parties sortira insatisfaite du jugement rendu et si les tribunaux n'arrivent pas à juger une cause d'une manière que l'opinion publique estime (à raison ou à tort) convenable, cette dernière interviendra pour porter jugement à sa place et ce jugement sera sans appel, quels que soient les arguments que les justiciables peuvent faire valoir et les moyens dont ils disposent.

  • Gilbert Talbot - Abonné 23 janvier 2020 07 h 06

    On l'a échappé bel.

    Dans mon entourage, M.David, tout le monde à poussé un soupir de soulagement en apprenant que Jean Charest ne serait pas candidat à la chefferie du PCC. Peut-être que pour les médias, Jean Charest est un maître de l'esquive, mais pour le peuple,ça veut dire: un maître-menteur et un escroc, qui a trempé dans la corruption et la collusion. Sous son règne, le Québec, vu du ROC, est la province la plus corrompue, où même le bonhomme carnaval était soupçonné d'être un faux!.
    Pour une fois le PCC et moi sommes en accord: on ne veut pas du retour de Jean Charest. Il les ferait trop mal paraître, particulièrement au Québec.

    • Louise Collette - Abonnée 23 janvier 2020 17 h 05

      Gros soupir de soulagement ici aussi...