Le néophyte

L’actuel directeur du collège Saint-Bernard, à Drummondville, racontait en fin de semaine au Devoir qu’Alexandre Cusson a « une capacité d’apprentissage phénoménale ». Tant mieux parce que l’aspirant à la chefferie du PLQ aura beaucoup de choses à apprendre en peu de temps. Le premier conseil à donner à un néophyte est de ne jamais se présenter devant les journalistes quand on n’a rien à dire. Personne ne s’attendait à ce que M. Cusson maîtrise tous les dossiers d’entrée de jeu, mais il lui aurait fallu lancer au moins une idée à laquelle on aurait pu l’identifier, plutôt que de débiter une série de phrases creuses.

Même si son adversaire, Dominique Anglade, part avec une longueur d’avance, qu’il s’agisse du contenu ou de l’organisation, la partie est cependant loin d’être gagnée pour l’ancienne ministre de l’Économie, précisément parce qu’elle ne se jouera pas sur le plan des idées. Le vainqueur sera plutôt celui que les militants libéraux estimeront le plus apte à les ramener au pouvoir.

Mme Anglade a écarté du revers de la main la possibilité qu’ils hésitent à choisir une femme issue de l’immigration, montréalaise de surcroît, de peur d’effaroucher les électeurs des régions. Les Québécois « sont ailleurs », a-t-elle dit. Dans son entourage, on est cependant bien conscient que c’est la principale motivation de ceux qui ont fait la promotion de la candidature du maire de Drummondville.

Par rapport à ceux qui ont un lien avec les années Charest-Couillard, qui ont laissé un mauvais souvenir à certains, il est vrai que M. Cusson apparaît comme une nouveauté, mais il est clair que l’élection d’une femme d’origine haïtienne marquerait un bien plus grand changement, tout à fait conséquent avec le discours inclusif que le PLQ tient depuis des années. Manifestement, tous au sein du parti ne sont pas convaincus que le Québec est prêt à un tel changement.


 
 

Au lendemain de l’élection du 1er octobre 2018, plusieurs ont voulu se rassurer en disant que le PLQ se retrouvait dans une situation analogue à celle de 1976, alors que l’élection du PQ avait causé un choc encore plus grand que celle de la CAQ, mais qu’il s’en était finalement remis. En 1976, les libéraux n’avaient cependant pas été exclus du Québec francophone aussi brutalement qu’ils l’ont été l’an dernier. Malgré la défaite, ils n’avaient pas été cantonnés à Montréal. Ils avaient fait élire des députés en Gaspésie, au Lac-Saint-Jean, en Mauricie, dans Charlevoix, en Estrie.

Il est clair que la prochaine élection se jouera encore une fois à l’extérieur de la métropole. Ce n’est pas sans raison que le prochain congrès de la CAQ, au printemps 2020, sera consacré aux régions. Le PLQ ne peut tout simplement pas se permettre de la laisser s’y installer à demeure.

Les appuis dont dispose Mme Anglade sont à première vue impressionnants, mais la douzaine de députés qui se sont joints à elle représentent tous des circonscriptions situées sur l’île de Montréal ou à Laval. Les règles de la course accordent cependant le même poids à toutes les circonscriptions, peu importe le nombre de membres qu’ils comptent. Ce sont donc les militants des régions qui choisiront le prochain chef.


 
 

Il est évidemment trop tôt pour savoir quel sera le thème central de l’élection de 2022, mais il est probable que la laïcité occupera encore une place importante. Mme Anglade a déjà indiqué qu’elle n’abrogerait pas la loi 21 si elle devenait première ministre, mais qu’elle ne renouvellerait pas la disposition de dérogation, quand celle-ci arrivera à échéance en 2024, laissant ainsi les tribunaux décider du sort de la loi.

Il n’est pas impossible que la Cour suprême indique une voie de passage, comme elle l’avait fait en 1988 en établissant la règle de la « nette prédominance » du français dans l’affichage commercial, que le gouvernement Bourassa avait finalement adoptée en 1993. On peut cependant prévoir qu’à l’élection de 2022, la CAQ fera campagne sur la nécessité de renouveler la disposition de dérogation au nom du droit des Québécois à déterminer eux-mêmes les règles du vivre-ensemble plutôt que de se les faire imposer par des juges nommés par Ottawa.

Dans ce cas-ci, on ne peut pas reprocher à M. Cusson de vouloir prendre le temps de réfléchir. Mme Anglade n’a pas osé trancher entre ceux qui souhaitaient voir le PLQ se rallier à la recommandation de la commission Bouchard-Taylor sur le port de signes religieux et les partisans du libre-choix. Si M. Cusson veut incarner non seulement la nouveauté, mais aussi le changement, voilà une belle occasion.

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36 commentaires
  • Pierre Boucher - Inscrit 26 novembre 2019 04 h 23

    Bof!

    Cusson, Anglade, Joe Bloe, M. Net, on s'en fout.
    Le PLQ doit passer du purgatoire à Hadès. Point final.

    • Nadia Alexan - Abonnée 26 novembre 2019 11 h 49

      Madame Anglade craint que les Québécois ne soient pas prêts à élire une femme noire issue de la diversité. Ce n’est pas sa couleur qui pose problème. C'est plutôt sa politique néolibérale de largesse avec des subventions aux sociétés à titre de milliards de dollars, sans contraintes ni conditions préalables.
      J'ai des nouvelles pour madame Anglade. Ce sont ces mêmes Québécois des régions qui ont élu Jean Alfred, premier Noir haïtien, élu député de Papineau à l’Assemblée nationale, lors des élections du 15 novembre 1976.
      Je lui rappelle aussi l'élection d'Ézéchiel Hart, député de Trois-Rivières à l'Assemblée nationale, le premier Juif jamais élu dans l’Empire britannique en 1807.
      J'aimerais rappeler à Madame Anglade que la défaite écrasante de son parti aux dernières élections était attribuable au rejet de la loi 21 sur la laïcité, tellement chérie par 70% des Québécois, et qu'elle rejette par le revers de la main.

    • Jean-Henry Noël - Abonné 26 novembre 2019 18 h 04

      Oui, mon meilleur ami est noir, comme vous dites,
      Voici ce que j'ai écrit à propos de ces subventions, soi-disant déraisonnables. Selon ce même chroniqueur.

      « En éditorial, M. Dutrisac a déjà jaugé cette affaire de normés et de non normés. Il a exonéré Madame Anglade de tout blâme. C'était une bonne décision pour l'innovation, en particulier l'intelligence artificielle qui fleurit à Montréal. Vous devriez lire votre propre journal. »

    • Nadia Alexan - Abonnée 26 novembre 2019 19 h 43

      À monsieur Jean-Henry Noël: Le fait que monsieur Dutrisac a exonéré madame Anglade de tout blâme ne veut pas dire qu'elle est vraiment innocente. Je ne suis pas d'accord avec monsieur Dutrisac sur ce point. Même si les subventions sont pour l'innovation et l'intelligence artificielle, mais pas à n'importe quel prix et pas sans conditions préalables. Rappelons le fiasco des subventions versées à la société SNC Lavalin.
      Plus important encore, la vérificatrice générale du Québec, Guylaine Leclerc a dénoncé que de « 2016-2017 à 2018-2019, pendant que madame Anglade était la ministre en charge, le MEI a accordé 262,7 millions de dollars en subventions hors programmes sur la base d’analyses incomplètes et d’une documentation insuffisante.
      Le parti libéral avec sa largesse, avec l'argent des contribuables, en matière de subventions aux entreprises privées excède toutes les autres provinces.
      » En 2015, l’ensemble des subventions des provinces a totalisé 6,6 milliards de dollars au Québec, soit l’équivalent de 794 $ par habitant. Cette somme est 57 % plus élevée que la moyenne des autres provinces. L’Île-du-Prince-Édouard et la Saskatchewan suivent le Québec, avec 634 $ et 528 $ par habitant respectivement. L’Ontario est à 410 $ et le Nouveau-Brunswick est le moins dépensier à ce chapitre (290 $). Le Québec est toujours champion des subventions. Rappelons que la plupart des subventions des gouvernements entraînent des distorsions dans l’économie. Elles gonflent artificiellement l’offre ou la demande pour un produit au détriment d’autres biens, entre autres, nuisant ainsi à l’allocation optimale des ressources».
      http://plus.lapresse.ca/screens/dfac88de-c8bc-4516

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 27 novembre 2019 08 h 23

      « au rejet de la loi 21 sur la laïcité, tellement chérie par 70% des Québécois, et qu'elle rejette par le revers de la main. »

      Tant qu'à refaire l'histoire... Personne ne savait que L21 irait aussi loin. Personne ne peut prétendre sérieusement que 70% des québécois « chérissent » cette loi. Cela les aurait conduits à donner un appui bien plus fort au Bloc, dont on peut comprendre qu'il ne se soit pas trop avancé sur cette question pour ne pas mettre à mal cette prétention. Le plus hallucinant, c'est de suggérer que madame Anglade se présenterait à la chefferie en accusant d'avance les membres de son parti et la population de lui réserver un mauvais sort.

  • Jean Lacoursière - Abonné 26 novembre 2019 06 h 02

    « ...une femme issue de l’immigration » (Michel David, en parlant de Dominique Anglade)

    Dominique Anglade est une Québécoise née à Montréal en 1974. C'est de là qu'elle vient. C'est çà qu'elle répondra si on lui pose la question « tu viens d'où, toé ? »

    Ce n'est pas vrai qu'on est « tous immigrants », et cela s'applique aussi à madame Anglade.

    Et de grâce, chers journalistes, allez-vous nous lâcher avec la couleur de sa peau, car c'est bien de çà qu'il s'agit ici avec l'expression « issue de l'immigration ». Revenez-en, on est en 2019.

    • Daniel Boiteau - Abonné 26 novembre 2019 08 h 46

      D'accord avec vous M.Lacoursière. En plus des villes en région avec une population 100% de "souche" ont élu à répétiton des maires d'origine Haitienne. Les libéraux ont perdu l'élection avec un chef québécois qui les méprisaient.

    • Jean-Henry Noël - Abonné 26 novembre 2019 08 h 51

      Et rappelez-vous qu'en démocratie, il y a trois pouvoirs distincts. Ce sont : le législatif, l'exécutif,
      le judiciaire. Ces pouvoirs sont rigoureusement séparés. La tyrannie, c'est lorsque ces trois pouvoirs sont assumés par le même chef de gouvernement. Votre discours sur les nommés et les élus, c'est la négation même du principe démocratique. Manifestement, vous préférez l'autoritarisme, en prétendant que les francophones, pardon les Québécois (72%), ont choisi la CAQ. Qu'en est-il des autres citoyens du Québec qui ont voté contre la CAQ (63 %). Votre gouvernement en est un de régime bananier. Vous régressez. Avez-vous fait rien d'autre que de régresser ?

      La Loi 21 est tortueuse. Elle ne passera jamais le niveau ultime de la démocratie, le judiciaire. La dite loi est challengée devant les tribunaux, même avec clause dérogatoire incluse. Il faut attendre l'échéance pour que les élus soient obligés de respecter le judiciaire. Je me demande ce que vont faire «les élus» vont pour dominer ce que vous appelez «les nommés». Prendre les armes ? Revenir au beau temps des Rose et du Front Révolutionnaire du Québec ? Après tout, c'était dans les années soixante-dix.

      Le débat d'idées est la seule voie.

    • Jacques Patenaude - Abonné 26 novembre 2019 09 h 25

      Tout à fait d'accord avec vous m. Lacoursière. Ce genre de commentaire démontre surtout les préjugés des commentateurs patentés de la politique sur les régions. Si on prend le temps de faire un recherche sur ce sujet on peut trouver plusieurs exemple de "minoritaires visibles" très bien acceptés dans leur milieu régional comme l'ex-maire de Mont-Laurier élus pendant 14 ans. Si Dominique Anglade ne passe pas bien en région ce sera plutôt pour l'ensemble de l’œuvre du gouvernement dont elle fut une pièce maîtresse que pour la couleur de sa peau. Ce gouvernement libéral a liquidé toutes les structures de régionalisation gagnées de hautes luttes par les régions. Sa crédibilité sur ce sujet sera bien plus en cause que ses origines .

    • Claude Bariteau - Abonné 26 novembre 2019 11 h 29

      M. Noël, le judiciaire voit à l'application des lois. S'il intervient à l'encontre d'une loi, il devient législateur. Puis s'il dicte leur application, il exerce un pouvoir exécutif.

      Au Canada, le judiciaire n'a que baisser pavillon quand le législateur a rapatrié et modifié la constitution. Il n'a fait que l'appliquer, car il n'avsit plus en mains les arguments de l'ancienne constitution.

      Qu'une loi soit tortueuse, elle demeure une loi et seul le pouvoir législatif peut la corriger. Le judiciaire n'est en aucune façon, dans une démocratie, son niveau ultime. Aux États-Unis, ce niveau ultme est entre les mains des élus. Idem en Norvège et en Grande-Bretagne.

      Vous véhiculez un biais anti-démocratique.

    • Pierre Grandchamp - Abonné 26 novembre 2019 11 h 33

      Le fait que le PLQ soit contre le PL21 annonce des jours difficiles pour le PLQ....

    • Léonce Naud - Abonné 26 novembre 2019 11 h 53

      Jean-Henri Noël : « Le Droit est la résultante d’un rapport de forces ». Hegel

    • Nadia Alexan - Abonnée 26 novembre 2019 14 h 07

      Vous avez tort, monsieur Jean-Henry Noël. La loi 21 sur la laïcité n'a rien de «tortueuse» comme vous l'exprimez. La laïcité assure la séparation entre l'Église et l'État, une loi qui protège les citoyens de l'emprise de la religion dans les affaires de l'État.
      D’ailleurs, la Cour européenne des droits de l’homme considère que l’interdiction de signes religieux de la part des employés de l’État est une exigence légitime et acceptable commandée par la laïcité de l’État. De tels interdits ont cours en France, en Belgique, en Allemagne, en Suisse, aux États-Unis, en Turquie, au Kosovo (L’actualité, 15 octobre 2013).
      Alors, arrêtons de faire de la démagogie en proclamant que la loi 21 brime les droits individuels. Aucune religion n’oblige le port de signes ou de vêtements religieux. Que ce soit chez les chrétiens, les juifs, les sikhs ou les musulmans, la très vaste majorité des croyants pratiquants ne porte pas de signes distinctifs. Ceux et celles qui en portent affirment d’ailleurs le faire par libre choix; si c’est un libre choix, ce n’est pas une obligation.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 27 novembre 2019 08 h 45

      Monsieur Bariteau a raison. Le judiciaire ne fait pas la loi, il voit à son application. On pourrait donc s'attendre que, la dérogation étant inscrite dans la charte canadienne, qu'il se limite à protéger son exercice par Québec dans toute son extension. Par conséquent, quel que soit l'accueil que les cours réserveront aux représentations à l'effet que L21 irait contre les droits dits fondamentaux inscrits dans les deux chartes, elles n'auront pas le pouvoir de contraindre le législateur à renoncer à ce qu'il a démocratiquement décidé au nom de la population. Si cette légitimité venait à être remise en cause, ce serait de toute façon par le peuple lui-même. Or même s'il paraît exagéré de dire que les québécois adhèrent à L21 à 70%, il n'y a pas d'indice clair qu'il la réprouve. On peut le regretter. Je le regrette.

      Il faut pourtant ajouter que le rôle des cours et de la suprême ne se limite pas à faire mécaniquement appliquer les lois et qu'elles ont aussi la latitude et e devoir d'examiner les lois votées en parlement, L21 comprise, au regard de la cohérence de celles-ci entre elles et avec les principes sur lesquels le droit est fondé et consigné dans les chartes, québécoise comprise. Éventuellement, donc, d'apprécier dans quelle mesure telle loi les met à mal et de donner avis au législateur sur l'opportunité de les modifier, même quand la décision en revient ultimement et sans partage au législateur comme dans le cas de L21 pour tout ce qui y fut décidé en le soustrayant à l'application des chartes.

  • Marcel (Fafouin) Blais - Abonné 26 novembre 2019 06 h 13

    Bienvenue Alexandre !

    « L’actuel directeur du collège Saint-Bernard, à Drummondville, racontait en fin de semaine au Devoir qu’Alexandre Cusson a « une capacité d’apprentissage phénoménale ». Tant mieux parce que l’aspirant à la chefferie du PLQ aura beaucoup de choses à apprendre en peu de temps. Le premier conseil à donner à un néophyte est » (Michel David, Le Devoir)

    De cette citation, douceur yahou :

    En effet. M Alexandre Cusson, maire de Drummondville, est et demeure une personne qui, fortement engagée au sein de la communauté drummondvilloise et québécoise l’ayant vu naître, aime tout autant apprendre que comprendre et vivre « ensemble et différent » ce qui l’entoure d’énergie HUMAINE !

    De plus, et compte tenu de ses talents politico-administratifs (parfois « osés »?!?), ce « néophyte » risque de sur-prendre ce dont plusieurs adoreraient le voir s’embourber dans des méandres inutiles d’aucune Vision présumée « viable » !

    De ce yahou douceur, qu’ajouter ?

    Bienvenue Alexandre ! - 26 nov 2019 –

    Ps. : Qu’il perde ou qu’il gagne la Chefferie du PLQ, M Cusson, de plusieurs, demeurera toujours un GAGNANT !

    • Pierre Grandchamp - Abonné 26 novembre 2019 12 h 01

      Il y a un monde de différence entre la politique municipale et la politique nationale québécoise. Pour un "gagnant", il a mal paru, en fin de semaine: pas de contenu!

      L'ex-maire populaire de Trois-Rivières était, aussi, un "gagnant": il vient de se faire battre à la dernière fédérale.

      Son problème:il embarque pour le PLQ! Avec sa position sur le PL21, il part avec du négatif. Bien hâte de connaître ses positions sur la langue.

    • Marcel (Fafouin) Blais - Abonné 26 novembre 2019 19 h 49

      « Il y a un monde de différence entre la politique municipale et la politique nationale québécoise. » (Pierre Grandchamp)

      Effectivement, tout un Monde sépare la/les politiques municipales et la/les politiques nationales, notamment dans les manières d’appréhender tout autant la que le politique !

      De plus, en politique et le sachant, M Cusson sera toujours un « Gagnant » s’il demeure en lien avec sa personne, qu’il perde ou …

      … qu’il gagne ! - 26 nov 2019 -

  • Yvon Pesant - Abonné 26 novembre 2019 06 h 49

    Maman! J’ai raté...l’occasion

    À l'entendre dire rien,ou si peu, on aurait dit qu'Alexandre Cusson se trouvait encore dans les jupes de sa mère politique, Francine Ruest-Jutras, ex-maire(sse) de Drummondville qui, voyant en lui son dauphin, en avait fait son poulain.

    Sans l'appui indéfectible de cette femme grandement populaire auprès de l'électorat drummondvillois, il est à se demander où en serait Alexandre Cusson, aujourd'hui. Au collège privé pour refaire ses classes?

  • Michel Bouchard - Abonné 26 novembre 2019 07 h 53

    Lu dans le texte....

    '' On peut cependant prévoir qu’à l’élection de 2022, la CAQ fera campagne sur la nécessité de renouveler la disposition de dérogation au nom du droit des Québécois à déterminer eux-mêmes les règles du vivre-ensemble plutôt que de se les faire imposer par des juges nommés par Ottawa.'' (sic)

    J'espère que le CAQ renouvellera la disposition de dérogation. Il ne faut quand même pas se faire dicter quoi faire par des juges à Ottawa ou par les autres provinces du Canada.