Le populisme de gauche

Il nous arrive parfois de ressentir l’étrange sensation d’avoir déjà vécu un événement qui se déroule sous nos yeux. C’est un peu ce qui m’est arrivé lorsque j’ai entendu parler du « coton ouaté » de Catherine Dorion. Mais dans quelle vie passée avais-je donc déjà vécu un événement semblable ?

C’était il y a deux ans, après l’élection présidentielle française. L’Assemblée nationale se réunissait pour la première fois. Le candidat de La France insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon, avait obtenu un résultat enviable au premier tour (19,5 %). Ses élus décidèrent de marquer le coup en « brisant les codes », comme on dit dans les milieux branchés à Paris. Ils se présentèrent donc au palais Bourbon sans cravate. Mieux, lorsque les élus se levèrent pour saluer l’élection du nouveau président de l’Assemblée, ils demeurèrent assis.

Dans les semaines qui suivirent, le député François Ruffin se fit à nouveau remarquer en portant un maillot de foot dans la vénérable Assemblée. Il écopa d’une amende de 1378 euros pour avoir refusé de l’enlever. Il n’est pas question d’accuser Catherine Dorion d’avoir bêtement copié le grand frère d’extrême gauche de Québec solidaire. Mais disons que les points communs sont troublants.

Peu importe, c’est la signification du geste qui est la même. Car que voulaient signifier Dorion et Mélenchon par ces provocations vestimentaires sinon que cette Assemblée en tailleurs et complets-cravate n’était pas la leur et qu’ils ne s’y reconnaissaient pas ? « Il y avait les sans-culottes, il y a maintenant les sans-cravates », a d’ailleurs déclaré Jean-Luc Mélenchon. Comme si l’Assemblée nationale, pourtant élue au suffrage universel, n’était pas plus légitime que les États généraux de l’Ancien Régime dominés par la noblesse. Les sans-culottes issus du petit peuple tiraient d’ailleurs leur nom du fait qu’ils ne portaient pas la culotte comme les aristocrates.

Dans son soutien à Catherine Dorion, la Fédération des femmes du Québec n’a pas eu complètement tort d’associer le coton ouaté au voile. Car ces gestes ne sont pas si éloignés. Que l’on caricature les élues de l’Assemblée nationale en filles de joie, que l’on porte le voile islamique ou que l’on se distingue en chambre en refusant de porter la cravate, le message est le même. Il s’agit de dire à tous les autres : « Je ne suis pas de votre monde. Nous sommes radicalement différents. Nous n’appartenons ni à la même classe, ni au même peuple, ni à la même nation. »


 

Le geste de Catherine Dorion, comme celui de Mélenchon, est caractéristique de la radicalisation actuelle des combats politiques où les « adversaires » se métamorphosent souvent en « ennemis ». Il serait erroné de ne voir dans ce goût de la provocation qu’une simple révolte adolescente, même si, aujourd’hui, l’adolescence a fâcheusement tendance à s’éterniser. Après tout, Catherine Dorion a 37 ans ! Et Mélenchon, 68 ! Ce mépris du décorum ne fait pas non plus que véhiculer une image caricaturale des milieux populaires, que certains du haut de leurs diplômes ne peuvent se représenter que mal habillés et pratiquant une langue relâchée.

Non, ces provocations sont plutôt représentatives du populisme de l’époque. Mais d’un populisme qui serait cette fois de gauche. Ce populisme existe et il a même été théorisé par des auteurs comme Chantal Mouffe (Pour un populisme de gauche, Albin Michel) qui s’inspire de ces mouvements autoritaires et populistes d’Amérique latine dirigés par un leader charismatique. Le nom de cette philosophe n’est probablement pas étranger à Catherine Dorion, qui a étudié au King’s College de Londres, à deux pas de l’Université Westminster où elle enseigne.

Comme Donald Trump le fait avec une application sans cesse renouvelée à droite, ce nouveau populisme estime que la gauche ne devrait pas hésiter à mobiliser les affects et les pulsions les plus élémentaires qui sont, comme on le sait, au coeur de nos sociétés médiatiques. Il invite donc la gauche à ne pas cracher sur les méthodes des populistes afin de creuser le fossé entre les élites et le peuple. Un peuple dont il ne lui viendrait cependant pas à l’idée qu’il attend de ses élus qu’ils sachent se tenir et s’habiller correctement lorsqu’ils siègent à l’Assemblée.

On notera que, pour l’instant, cette stratégie n’a pas vraiment réussi à Jean-Luc Mélenchon. Son parti est même en débandade depuis les récentes élections européennes, où il n’a obtenu que 6,3 % des voix. Ce n’est pourtant pas faute de « coups médiatiques ». L’an dernier, Mélenchon avait poussé la provocation jusqu’à se filmer en direct lors d’une perquisition menée par des policiers à son domicile. La scène, qui devait révéler l’existence d’une « justice politique », s’est transformée en comédie-bouffe.

Comme quoi il n’est pas toujours « payant » de rivaliser de vulgarité et de coups fumants. On souhaiterait à certains le même esprit ravageur qui avait inspiré en 1972 cette savoureuse réplique à la jeune députée de droite Michèle Alliot-Marie. À l’huissier qui lui avait signifié que le pantalon était alors interdit dans l’enceinte de l’Assemblée nationale, elle avait aussitôt répondu : « Qu’à cela ne tienne, Monsieur l’huissier, voulez-vous que je l’enlève ? »

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78 commentaires
  • Nadia Alexan - Abonnée 15 novembre 2019 02 h 16

    Madame Dorion projette une attitude pharisaïque, moralisatrice qui signifie un sentiment de supériorité .

    Le fait que l'on soit mal vêtu ne constitue pas une vertu en soi. Même Shakespeare avait précisé dans sa pièce de théâtre "Hamlet" que "le vêtement proclame l'homme". C’est-à-dire, il faut être habillé proprement pour y être respecté. On peut être solidaire avec les pauvres sans pour autant s'habiller misérablement.
    De plus, c'est un manque de respect de la part de madame Dorion pour ses collègues de l'Assemblée nationale de se moquer de leurs vêtements. Une attitude pharisaïque, moralisatrice qui signifie un sentiment de supériorité qu’elle est mieux que les autres !

    • Pierre-Alain Cotnoir - Abonné 15 novembre 2019 09 h 14

      J'ai 68 ans et je soutiens Catherine Dorion dans cette remise en question de devoir s'affubler, s'endimancher, se déguiser pour entrer dans le "salon de la race".

      Car quand on est incapable d’avoir de la vision, on s’arrête sur des détails. Bref viser la messagère plutôt que le message! Faut-il être engoncée dans le paraître plutôt que dans l’être.

      Emprunter l'habit des oligarques, des mafieux encravatés, des "hommes d'affaires" aux affaires trop souvent louches... jamais!

      Je lui préfère les frusques des gens ordinaires, celles du peuple auquel j'appartiens et auquel ces députés trop souvent arrivistes bien arrivés ne veulent plus s'identifier, se drapant dans les fringues des ploutocrates idiots qui nous mènent vers la ruine ne pensant qu'à s'enrichir.

      Que ça déplaise aux esprits empesés qu'à cela ne tienne, le changement s'en vient que vous l'aimiez ou non.

    • Jean Jacques Roy - Abonné 15 novembre 2019 11 h 56

      «il faut être habillé proprement pour y être respecté. On peut être solidaire avec les pauvres sans pour autant s'habiller misérablement. » N. Alexan

      Ai-je bien lu?
      Madame, vos lunettes sont-elles ajustées à la réalité? D’où tirez-vous ce jugement que l’habillement de Catherine Dorion ne serait pas «propre» et qu’il serait même « misérable »!

      Laquelle des femmes est la véritable « pharisienne », moralisatrice? Laquelle regarde de haut sa co-soeur et qui de sa tribune accuse l’autre de « mal » s’habiller, porter des vêtements « sales » et « misérables ». Vos préjugés, chère Dame, vous apparentent étrangement à ceux de Dame Bomardier qui elle carrément traitait Catherine Dorion de s’habiller en « fille de joie »!

    • Nadia Alexan - Abonnée 15 novembre 2019 13 h 08

      À monsieur Pierre-Alain Cotnoir: C'est vous-même qui portez des lunettes mal-ajustées à la réalité. C'est Catherine Dorion elle-même qui a lancé un pied de nez à ses collègues en se posant déguisée en «costume de députée » pour l'Halloween dans le salon rouge. C'est elle qui a méprisé ses collègues de l'Assemblée nationale.

    • Denis Drapeau - Abonné 15 novembre 2019 15 h 34

      @ Pierre-Alain Cotnoir
      Pour quelqu'un qui dénonce sans retenue «le paraître plutôt que dans l’être» vous êtes plutôt doué pour les insultes fondées sur l'habillement.

      «.. l'habit des oligarques, des mafieux encravatés, des "hommes d'affaires" aux affaires trop souvent louches..»
      « ... s'affubler, s'endimancher, se déguiser»
      « ... fringues des ploutocrates idiots»

      Ps: Avez-vous remarquez que même dans la députation de QS M. Dorion est la seule à contrevenir au code ? Soit que les autres savent lire le réglement, soit qu'ils ont décider de donner priorité au message plutôt qu'au messager. Faut croire qu'elle même disire le contraire. (j'écarte l'autre hypothèse présumant ici qu'elle sait lire)

    • Marc Therrien - Abonné 15 novembre 2019 16 h 43

      Madame Alexan,

      Il serait intéressant que vous nous disiez de quelle valeur québécoise essentielle vous faites la promotion avec ce commentaire de même qu'avec celui par lequel vous apporter un soutien moral à Don Cherry ailleurs dans le Devoir d'aujourd'hui. J'ai l'impression parfois que la fierté nationale tourne en un orgueil qui s’approche du péché.

      Marc Therrien

    • Cyril Dionne - Abonné 15 novembre 2019 17 h 59

      Bon. Les trolls de Québec solidaire, le parti des islamo-gauchistes (certaines mauvaises langues disent les islamo-fascistes), commencent à hanter ce forum d'opinion. Pourtant, l'Halloween, c'est terminé. Qu'ils « vargent » sur vous Mme Alexan puisque vous les dérangez dans leur démagogie. SVP, continuez à les faire pleurer comme des petites fillettes. C'est trop drôle. ;-)

    • Pierre-Alain Cotnoir - Abonné 15 novembre 2019 20 h 39

      @ Denis Drapeau Vous voulez des noms pour des crapules encravatées? Attention vous allez crouler sous ceux-ci de la lettre A avec Accurso jusqu'à la lettre Z avec Zampino... pour ne prendre que ceux-ci. Mais visons ailleurs, le maire Drapeau avec le saccage en 1976 de "Corrid'art", avec sa "réponse" au juge Malouf mérite itou de figurer dans la liste. Vous désirez qu'on parle des encravatés ministrables du gouvernement Charest en commençant par ce premier... mais non attendons, attendons, attendons que l'UPAC finisse son enquête!

      Vous pouvez vous déguiser avec une cravate dont, je suis certain, vous ne connaissez pas l'origine! Allez, précipitez-vous, il s'agit d'un ornement porté par des hussards croate au sortir des guerres napoléoniennes. Ouille tout un ornement de prestige! Complètement inutile cet accoutrement phallique porté comme un superstimuli de la même manière que ce jabot étriqué fait penser à l'ergot de coqs.

      Mais si ça vous plaît! Mais n'obligez personne à s'accoutrer comme vous SVP!

    • Pierre-Alain Cotnoir - Abonné 15 novembre 2019 22 h 13

      @ Denis Drapeau Vous voulez des noms pour des crapules encravatées? Attention vous allez crouler sous ceux-ci de la lettre A avec Accurso jusqu'à la lettre Z avec Zampino... pour ne prendre que ceux-ci. Mais visons ailleurs, le maire Drapeau avec le saccage en 1976 de "Corrid'art" ou avec sa "réponse" au juge Malouf mérite itou de figurer dans la liste. Vous désirez qu'on parle des encravatés ministrables du gouvernement Charest en commençant par ce premier... mais non attendons, attendons, attendons que l'UPAC finisse son enquête!

      Vous pouvez vous déguiser avec une cravate dont, je suis certain, vous ne connaissez pas l'origine! Allez, précipitez-vous, il s'agit d'un ornement porté par des hussards croates au sortir des guerres napoléoniennes. Ouille tout un ornement de prestige! Complètement inutile cet accoutrement phallique porté comme un superstimuli. C'est bien pourquoi je prétends que l'ergot de coqs pourrait s'apparenter à ce jabot étriqué!

    • Nadia Alexan - Abonnée 15 novembre 2019 23 h 49

      À monsieur Marc Therrien: Vous n'avez pas compris mon commentaire sur Don Cherry auquel je n'ai jamais apporté un soutien moral. J'ai dit: «Don Cherry est un être vulgaire et méprisable. Il aurait dû être congédié depuis longtemps surtout après son "Quebec bashing" contre les joueurs francophones, à plusieurs reprises.
      Par contre, cette fois-ci il n'a rien dit de mal. Il a proclamé le fait que les groupes ethniques ne versent pas quelques dollars pour acheter un coquelicot afin d'aider les vétérans. Il a exprimé la vérité comme monsieur Parizeau l'avait déjà fait avant lui en 1995, quand il a blâmé l'échec du referendum sur « l’argent et le vote ethnique » et lui aussi a été crucifié.
      Nous sommes arrivés au point qu'il est impossible de critiquer les groupes ethniques.» Comment avez-vous conclu que j'appuie Don Cherry? Je parle du double standard. Deux poids deux mesures. J'ai dit qu'il fallait le congédier depuis longtemps.

    • Christian Montmarquette - Abonné 16 novembre 2019 06 h 00

      @ Nadia Alexan,

      "C'est Catherine Dorion elle-même qui a lancé un pied de nez à ses collègues en se posant déguisée en «costume de députée » - Nadia Alexan

      Tiens donc..

      Les mensonges abondent encore sur ce fil, et ce, malgré le déni public de Catherine Dorion elle-même, qui a bien précisé qu'il s'agissait "d'auto-dérision" et non d'un "pied de nez"à ses collègues, puisque que son amie Ruba Ghaszal s'habille elle-même de cette manière.

      C'est sous ce lien, directement de l'Assemblée nationale et de la bouche même de Catherine Dorion.

      http://www.assnat.qc.ca/fr/video-audio/archives-pa

    • Christian Montmarquette - Abonné 16 novembre 2019 06 h 19

      @ Jean Jacques Roy,

      "D’où tirez-vous ce jugement que l’habillement de Catherine Dorion ne serait pas «propre» et qu’il serait même « misérable »!" - Jean Jacques Roy

      Les deux Madame Bec-Sec de la politique.

      C'est la bien-pensance de la droite féminine qui a parlé !

      "Les gens ne respectent plus rien, aujourd'hui !" - Madame Bec-Sec

      À 9min 40 sec de la vidéo :

      https://youtu.be/iqtyTcY5QPY?t=406

    • Marc Therrien - Abonné 16 novembre 2019 11 h 03

      Madame Alexan,

      Si je vous comprends bien, Don Cherry aurait dû être congédié depuis longtemps, notamment pour son mépris envers les francophones, mais ses dernières déclarations ne sont pas une raison suffisante pour le congédier. Vous appliquez vous-même un double standard. Bien évidemment, s'il avait été congédié bien avant, il n'aurait pu faire ces déclarations devant un aussi grand public. Je comprends aussi que l'ambivalence exprimée rend plus difficile la compréhension des propos ou de la personne. Enfin, je cherche toujours à comprendre la valeur québécoise qui justifie vos propos et pour laquelle vous passeriez le test.

      Marc Therrien

  • Louise Collette - Abonnée 15 novembre 2019 03 h 29

    ouf

    Pas encore Catherine Dorion, vous lui accordez beaucoup beaucoup trop d'importance à cette adolescente attardée; faire une pause serait la chose à faire, à envisager du moins. Elle approche de la quarantaine et se comporte comme une ado, il me semble qu'il y a des choses plus intéressantes à souligner.
    Je n'en reviens pas de voir tous ces journalites tomber tête première dans le panneau.
    Nous vivons une bien triste époque caractérisée par le vide, très déprimant.
    Chacun y va de son laïus, de son bla bla, parlez-nous donc des <<vraies affaires> pour changer un peu.

    • Pierre Bédard - Abonné 15 novembre 2019 10 h 27

      C'est donc que vous n'écoutez pas ce que Mme Dorion dit, alors. Car son discours est tu par les média, au profit de ses vêtements, ce qui arrange bien le gouvernement actuel quelque part, qui peut continuer son travail de sape de l'accueillante société québécoise au profit de son électorat de droite.

    • Jean-Pierre Marcoux - Abonné 15 novembre 2019 10 h 29

      Entre le populisme de gauche et celui de droite, je préfère la liberté du chemin le moins fréquenté qui passe au milieu, davariouss que le vent parfumé émeut le boisé en bord de rivière... bref, loin des niaiseries et de la vanité qui courent les rues.

    • Christian Montmarquette - Abonné 15 novembre 2019 11 h 40

      @Louise Collette,

      "Vous lui accordez beaucoup trop d'importance à cette adolescente attardée" - Louise Collette

      Adolescente attardée..

      Je vous croyais plus avisée et plus polie que du lançage de bouette et d'insultes.

      Catherine Dorion, a 37 ans et est bardée de diplômes. Et ce sont les partis politiques et les médias qui ont monté cette affaire en épingle pour tenter de salir sa réputation et de salir QS par la bande en pleine campagne électorale dans Jean-Talon.

      - Écoutez sa réplique au Parti libéral et osez encore la traiter d'attardée.

      « Les libéraux, ou le culot de porter plainte au Commissaire à l'éthique » :

      Réplique de Catherine Dorion, porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière de culture, de communications et de langue française.

      http://www.assnat.qc.ca/fr/video-audio/archives-pa

    • Cyril Dionne - Abonné 15 novembre 2019 16 h 05

      Oui, vous avez raison Mme Colette. Quelle perte de temps pour des enfantillages de la sorte. Comme si cela était important pour que notre chère madame s’habille de façon décontractée même dans la maison du peuple. Ah ! Les supposées féministes révolutionnaires qui veulent qu’on parle d’elles tout le temps. C’est le comble de l’ironie et ceci renforce le message de Marshall Macluhan que le médium n’est que le message. Sans celui-ci, il n’y a absolument rien.

      Ceci me rappelle une autre illuminée de Québec solidaire, Ruba Ghazal, qui a déposé mercredi à l’Assemblée nationale, une pétition remplie de fourberies et qui disait que les compteurs intelligents nuisent à la santé des Québécois. Santé Canada et le ministère de la Santé du Québec ont confirmé que les compteurs ne posent aucun risque pour la santé. Aucun. Nada pour les kamarades.

      Ce qui pose un danger imminent pour les gens, eh bien, ce sont les téléphones cellulaires qui ont un rayonnement électromagnétique (EM) en moyenne de 20 fois supérieur à celui du compteur. Et les jeunes collent leur cerveau sur cet appareil tout le temps, pas sur les compteurs. Disons poliment aussi que pour votre sèche-cheveux, c’est 100 fois plus pire que pour votre cellulaire. En passant, le rayonnement solaire produit aussi une radiation électromagnétique. Essayer maintenant dans une centrale nucléaire.

      Misère. La culture scientifique est totalement absente de ce groupuscule de parti. Il y avait même le p’tit Nadeau-Dubois qui affirmait sans rire cet été, que les nombreuses pannes électriques étaient causées par les changements climatiques. Bien oui, selon lui, les arbres poussaient plus vite et on pouvait en déduire que selon sa théorie, la photosynthèse était en processus accélérée. Wow. On réinvente la science. Disons que si on doublait le budget des émondeurs d’Hydro Québec, on résoudrait facilement la moitié des pannes électriques partout sur le territoire québécois comme on le fait ailleurs.

  • Serge Grenier - Abonné 15 novembre 2019 05 h 38

    Ok Boomers

    « Un peuple dont il ne lui viendrait cependant pas à l’idée qu’il attend de ses élus qu’ils sachent se tenir et s’habiller correctement lorsqu’ils siègent à l’Assemblée. »

    Les nerfs, je fais partie du peuple autant que n'importe qui d'autre et JAMAIS au grand JAMAIS je ne me suis attendu à ce que les élus s'habillent comme des bandits pour me représenter. Ce que vous appelez « s'habiller correctement » veut dire exactement le contraire pour moi et pour la plupart de mes amis.

    De plus, je trouve VRAIMENT hypocrite de la part des élus de faire tant de cas des apparences vestimentaires et si peu de cas de l'intimidation des députés les uns envers les autres. L'apparence, c'est sans conséquences. L'intimidation, ça a de graves conséquences.

    Je pense Monsieur Rioux que vous manquez gravement de jugement en dénigrant le coton ouaté plutôt que l'intimidation.

    (Lire l'article de Mylène Crête le 13 novembre dans Le Devoir : « Une députée dénonce l’intimidation courante à l’Assemblée nationale ».)

    • Bernard Plante - Abonné 15 novembre 2019 10 h 29

      Trouvez l’erreur: « L'apparence, c'est sans conséquences » mais tout le monde en parle. Si ça n’a pas d’importance, pourquoi réagit-on autant?

    • Gaetane Derome - Abonnée 15 novembre 2019 12 h 06

      M.Grenier, vous me faites un peu rigoler en insinuant que Mme Dorion s'habille comme le peuple..;)Les souliers doc martens qu'elle porte et qui ont fait jaser vale au moins 240$ sans les taxes(ils sont bien jolis tant qu'à moi).Mme Dorion est une "bobo" comme on dit et pensez-vous que son "conton ouaté" vaut 10 à 20$? Car le peuple c'est ce qu'il pait pour un article de ce genre..;)
      Par ailleurs le président de l'Assemblée Nationale a émis une règle:"tenue de ville".C'est clair il me semble et les "justineries" de Mme Dorion ne font que prouver qu'elle n'est pas assez mature.Et je suis désolée de dire cela car il faut plus de femmes en politique.

  • Yvon Pesant - Abonné 15 novembre 2019 06 h 28

    Fendante Catherine

    Je ne sais si cela vaut pour tout le monde mais, chez nous, quand, dans notre langage populaire, on disait d'une personne qu'elle était fendante, c'est qu'on la trouvait un peu trop baveuse au point de nous exacerber avec ses airs supérieurs et cette prétention d'avoir toujours raison. La personne en question finissait toujours par demeurer en plan, seule avec elle-même ou avec sa garde rapprochée qui allait en s'amenuisant.

    On dirait que Catherine Dorion se fend en quatre pour faire parler d'elle et qu'elle se fend un peu la pêche pour rire de ceux et celles qui ne sont pas de même convenance qu'elle. Ça fait un temps puis ça devient lassant pour tout le monde.

    Pour tout le monde y compris pour ceux et celles de sa "gang", chez Québec solidaire, qui, on le sent bien à les écouter, la défendent du bout des lèvres. Il serait bien qu'elle-même s'en rende compte.

    • Michel Lebel - Abonné 15 novembre 2019 10 h 30


      J'ai pu constater que Catherine Dorion faisait partie de la famille de juristes Dorion de Québec. De mémoire, cette famille, du moins certains de ses membres, était connue pour son excentricité. La députée Dorion a étudié à Londres (King's College) chez les Anglais, que je connais très bien, et dont l'excentricité est également bien connue. J'apprécie généralement ce type de comportement. Dans le cas de Catherine Dorion, sans doute donc: '' more to come'' ou ''plus à venir''! Même si elle est députée!

      M.L.

    • Claude Gélinas - Abonné 15 novembre 2019 12 h 34

      Observation fort éclairante sur l'extrencité des membres de cette famille au demeurant fort honorable.

      La saga entourant le port du coton ouaté par la député démontre à l'évidence que la superficialité dans les débats a de beaux jours devant elle.

    • Christian Montmarquette - Abonné 15 novembre 2019 13 h 01

      "Fendante Catherine" - Yvon Pesant

      Fendante.. Pour ses adversaires, devriez-vous préciser.

      Parce qu'il s'agit d'une politicienne formée, brillante, fonceuse et TRÈS articulée, pour ne pas dire d'une étoile montante de la politique.

      Et c'est pour ça qu'autant les "chroniqueux" de la de drette que ses adversaires politiques, lui accordent autant d'importance. Car il faut bien le reconnaitre, Catherine Dorion ne contrôle ni les médias, ni l'importance qu'on lui accorde.

      Pour démonter les capacités politiques de Catherine Dorion, écoutez cette conférence de presse où elle attaque le Parti libéral comme jamais même les péquistes n'ont été capables de le faire.

      Réplique de Catherine Dorion, porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière de culture, de communications et de langue française:

      http://www.assnat.qc.ca/fr/video-audio/archives-pa

    • Yvon Pesant - Abonné 15 novembre 2019 18 h 54

      De facto, j'aurais dû écrire "se rire de ceux et celles...", car Catherine Dorion ne rit pas des gens, elle se rit de ceux et celles qui ne sont pas d'accord avec elle et ses façons d'être et de faire les choses.

      Pour ce qui me concerne, le problème n'est pas dans le coton ouaté ou quelque habillement que ce soit, il se trouve dans la personne qui met son intelligence certaine à la faire valoir de manière tellement péremptoire que, quoique que vous puissiez en penser et en dire, monsieur Montmarquette, la majorité des gens ne retient en rien sa réplique pour ne s'en tenir qu'à sa superbe façon qu'elle a de les faire scier... la branche qui les faisait garder Une certaine estime pour Québec solidaire.

      Un Québec solidaire qui, soit dit en passant veut changer le régime politique au Québec non pas pour une sociale démocratie, comme vous l'avez déjà écrit en réponse que je vous posais, mais en "démocratie participative " avec plein de "contrôles collectifs" sur à peu près tout ce qui bouge, tel que bien écrit dans le programme de QS que tout le monde aurait eu intérêt à lire d'un bout à l'autre avant d'aller voter.

    • Christian Montmarquette - Abonné 16 novembre 2019 10 h 22

      "La majorité des gens.." - Yvon Pesant

      - Vous tenez-ça de où? La majorité des gens ?

      Dorion a été élue avec 8,500 voix de majorité, et ce, sans rien changer de sa personnalité, mais au contraire, mise de l'avant.

      Faut croire qu'elle est loin de faire "scier" tout le monde, sauf ses adversaires bien sûr, qui prennent leur opinion pour des faits avérés.

  • Jean-Henry Noël - Abonné 15 novembre 2019 06 h 50

    Vous avez dit «populisme de gauche» !

    Quoi que vous disiez, s'il y a populisme en Amérique latine, il y en aussi un de très singulier en Amérique du nord. C'est celui du gouvernement Legault dont le maître à penser est Mathieu Bock-Côté.

    Le gouvernement, fort de son électorat qui épouse volontiers le nationaliste identitaire, a fait de la province une République autoritariste :
    --Le gouvernement Legault avec le bâillon a charcuté la Charte des froits et libertés pour promulguer sa Loi 21;
    --Le gouvernement Legault prétend que sa Loi 21 s'est imposée comme sujet majeur lors de des dernières élections fédérales, via son homme de mains, Yves-François Blanchet;
    -- Le gouvernement entend remettre au pas les minorités, y compris l'anglaise;
    -- Le gouvernement prétend tout refaire la société en changeant les principes qui régulent l'immigration avec son ministre-vedette fonçant, teaureau qui voit rouge;
    -- Le gouvernement Legault veut recouvrir la fonction publique d'une patine résolument québécoise. Même le goouverneur de la Caisse de dépôts et placements, dont le parcours est impeccable, a dû fuir en Ontario. Il faut bien vider les lieux au profit de pontes économiques québécois qui, après tout, peuvent aussi bien exécuter les taches, si ce n'est mieux;
    -- Et cetera !

    Gouverner en s'appuyant sur le petit peuple, petit peuple qui comme tout le monde a fait de Bock-Côté son leader spirituel, culturel, ethnique, et dont le conservatisme est vaste et profond, laisse entrevoir le Québec indépendant selon Legault, péquiste invétéré.

    Une démocratie autoritaire imposée de 72% de Québécois. Mais seulement par 37% des habitants du Qiébec !

    • Léonce Naud - Abonné 15 novembre 2019 09 h 05

      Cher monsieur Noël : Plaignez-vous pas, Frontenac était bien plus expéditif ! Ce qui lui a d'ailleurs permis de passer à l'Histoire, lui !

    • Christian Montmarquette - Abonné 15 novembre 2019 11 h 30

      @Jean-Henry Noël,

      Vous avez raison sur le populisme du gouvernement Legault.

      S'il y a un populisme, c'est le bien le populisme politique et médiatique qui fait une fixation sur le linge d'une députée pour salir son image, pendant que la CAQ faisait face à sa pire défaite politique sur l'immigration.

      Il faut écouter la conférence de presse de Catherine Dorion pour constater à quel point il s'agit d'une députée puissante et articulée et que c'est justement pour ça qu'elle fait peur à ses adversaires qui n'ont rien de mieux à s'en prendre qu'à son image.

      « Les libéraux, ou le culot de porter plainte au Commissaire à l'éthique » :

      Réplique de Catherine Dorion, porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière de culture, de communications et de langue française.

      http://www.assnat.qc.ca/fr/video-audio/archives-pa