Repartir à neuf

D’abord, les bonnes nouvelles. Le Parti québécois (PQ) nouveau ne veut plus de partisanerie mesquine ni non plus provoquer « des crises avec le gouvernement fédéral pour raviver la flamme souverainiste ». Surtout, il promet de ne plus mettre l’article un de son programme sous le boisseau. « L’important, c’est pourquoi on adhère à l’indépendance et pourquoi les gens devraient y adhérer », dit le chef intérimaire du Parti québécois, Pascal Bérubé. On s’ouvre également à la diversité, comme le démontre l’élection de Dieudonné Ella Oyono à la présidence du parti. On ne peut qu’applaudir.

Les moins bonnes, maintenant. Le penchant à chiquer la guenille avec le fédéral est une tendance visiblement tenace. Même après avoir proclamé un changement de ton et l’avenue d’une nouvelle époque, l’idée que l’intransigeance fédérale finira bien par nous faire comprendre la nécessité de la souveraineté a quand même refait surface à l’issue du congrès. « Quand […] les gens réalisent que le gouvernement canadien pourrait être complice d’une contestation qui invaliderait une loi québécoise, ils se disent "on n’est pas souverains sur notre territoire" », rappelait le chef intérimaire. Il va certainement falloir trouver mieux si on espère raviver le rêve « du pays » un jour.

À l’issue de ces deux jours de « refondation », et le désir manifeste de procéder à un examen de conscience, on reste sur son appétit. Le PQ jouera désormais franc jeu avec l’idée d’indépendance ? Tant mieux. Mais que dire de l’ascension loufoque de Pierre Karl Péladeau à la tête du parti ? Des stratégies parfois incompréhensibles de Jean-François Lisée ? De l’insolite « charte des valeurs » ? Sans parler de la dernière contorsion : l’arrimage idéologique avec la CAQ tel qu’illustré par le Bloc québécois, le parti frère du PQ, lors des dernières élections fédérales.

C’est qu’il n’y a pas que l’idée d’indépendance qui a été malmenée depuis 25 ans. L’autre grand axe du parti, la social-démocratie, l’a été aussi. Pour bien des électeurs du PQ — ceux pour qui le « projet de société » a toujours été plus important que le simple acte de couper les cordons — la véritable trahison, elle est là, et non dans la peur de l’indépendance comme telle.

Entre la prise de pouvoir de Lucien Bouchard et celle de Pauline Marois, il s’est passé quelque chose au sein du PQ qui demeure fort mystérieux. Un jour, peut-être, quelqu’un se chargera de faire toute la lumière sur ce qui s’est passé dans les alcôves du parti durant ces années-là. Car Lucien Bouchard n’a pas seulement signalé la fin des chefs forts et charismatiques au PQ, il a aussi marqué, avec son « déficit zéro », un tournant conservateur. Ce virage essentiellement économique a ensuite pris une allure nettement plus idéologique au fur et à mesure que la décennie avançait.

Prenant note de ce qui avait si bien marché pour l’ADQ de Mario Dumont, lors de la crise des accommodements raisonnables, le PQ s’est mis à parler de plus en plus de « nous ». Jean-François Lisée, alors conseiller spécial du parti, y a même consacré tout un ouvrage (Nous, Boréal, 2007). Notant que, partout en Occident, nous avions « changé de moment », passant de la consécration des minorités à celle des majorités, celui qui deviendrait le prochain leader péquiste réfléchit alors au besoin de « reconnaître la légitimité du malaise [majoritaire] et d’accompagner la majorité vers un nouvel équilibre social ».

On peut se demander si ce ne sont pas ces réflexions, jumelées au contexte politique de l’époque, qui ont donné naissance, cinq ans plus tard, à la charte des valeurs et, du même coup, à l’édification d’un nationalisme identitaire, de plus en plus inquiet de la présence de l’autre. Un nationalisme qui ne se distingue guère de celui que prône le gouvernement caquiste, exception faite de la formule indépendantiste, faut-il le rappeler. Prôner un « nationalisme d’ouverture », comme l’a fait l’assemblée en fin de semaine, ne suffit pas à rectifier le tir. Enligner de beaux grands mots tels que liberté, égalité et justice non plus. Il y a tout un héritage, celui de l’ouverture sur le monde notamment, laissé en plan depuis le changement de cap du Parti québécois qui mérite urgemment qu’on y revienne.

Il est difficile d’être rassuré sur les intentions progressistes du PQ au moment où l’on se parle. À plus forte raison devant la rapidité avec laquelle, non seulement les plus vieux, mais également les plus jeunes, ont condamné la députée solidaire, Catherine Dorion. Alors que des femmes, partout au Québec, soulignent, au moment où ces lignes sont écrites, leur solidarité avec celles qui refusent les diktats vestimentaires d’usage, les jeunes péquistes, eux, l’invitent « à se conformer ». Pour un parti qui cherche à briser le « décorum » canadien une fois pour toutes, qui cherche à redéfinir les conditions d’existence pour Québec au grand complet, ce manque d’imagination et d’audace laisse franchement à désirer.

Vivement un nouveau chef ou une nouvelle cheffe qui saura y voir plus clair.

LE COURRIER DES IDÉES

Recevez chaque fin de semaine nos meilleurs textes d’opinion de la semaine par courriel. Inscrivez-vous, c’est gratuit!


En vous inscrivant, vous acceptez de recevoir les communications du Devoir par courriel.

67 commentaires
  • Jean-Pierre Martel - Abonné 13 novembre 2019 02 h 18

    Comment voulez-vous faire l’indépendance sans affronter le fédéral ?


    Normalement, le texte de ‘refondation’ du PQ aurait dû être la charte politique de cette formation politique. Or le texte soumis aux congressistes est en fait une camisole de force idéologique.

    En se limitant à n’être qu’un beau discours et en évitant de recourir également à la critique frontale de l’État colonial canadian, il prive le PQ d’un argumentaire qui suffirait à convaincre les voix qui lui manque depuis 40 ans pour rallier une majorité de Québécois à l’indépendance.

    Dès qu’un parti sécessionniste renonce à choquer l’opinion publique, voire à simplement susciter la controverse, il se coupe les ailes. C’est oublier une vérité fondamentale; la simple évocation de l’indépendance politique contrarie ceux qui éprouvent un fort sentiment d’appartenance au Canada.

    Donc, la seule solution pour un parti qui ne veut pas faire de vagues, c’est de faire le mort. Ce que le PQ pourrait faire plus vite qu’il ne pense s’il ne renoue pas avec la vigueur révolutionnaire de ses origines.

    Pour tous les peuples qui aspirent à l’indépendance, le chemin qui mène à la liberté est un combat contre l’adversité.

    • Claude Bernard - Abonné 13 novembre 2019 09 h 29

      M Jean-Pierre Martel

      N'est-ce pas l'approche que préconise l'Écosse; non seulement le pourcentage mais aussi la question ont été soumis au parlement british pour approbation.
      Quand le oui l'emportera, les négociations de séparation en seront d'autant facilitées, non?

    • Nadia Alexan - Abonnée 13 novembre 2019 10 h 21

      L'ouverture à l'autre ne veut pas dire l'adoption de l'intégrisme, l'obscurantisme et la misogynie. Ce n'est pas à nous, le «nous» universelle de s'adapter aux valeurs misogynes des nouveaux arrivants, c'est à eux de s'adapter au progrès, à la modernité et aux valeurs universelles du 21e siècle.
      C'est, effectivement, le but de la Charte des valeurs et de la loi 21 sur la laïcité, diabolisée pas Francine Pelletier, qui rassemblent le «nous» sous les pratiques civilisées de l'Occident, contre les traditions obscurantistes de ceux qui ne veulent pas s'intégrer à la société d'accueil.
      Rappelons que 70 % des Québécois/Québécoises, incluant les immigrants, et 50 % de la ROC applaudissent la loi 21 sur la laïcité de l'État.
      Par ailleurs, oui, les années noires du déficit zero de Lucien Bouchard ont assombri la réputation de ce parti. Il faudrait que le PQ retourne à ses origines de sociale démocratie et renoue avec sa politique néolibérale pour joindre les aspirations progressistes d'une société juste et équitable envisagée par la majorité québécoise.

    • Jean-Pierre Martel - Abonné 13 novembre 2019 11 h 51

      À Claude Bernard :

      La Grande-Bretagne elle-même a mis de l’avant le principe qu’un ‘oui’ à 50%+1 était aussi valable qu’un ‘non’ à 50%+1. En somme, Londres a accepté de jouer fair-play dès le départ.

      Au Canada, ce fut le contraire. Le fédéral a adopté une attitude conflictuelle dès le premier gouvernement québécois indépendantiste.

      Non seulement en passant sur le dos du Québec une nouvelle constitution négociée au final par l’ethnie dominante du pays et adoptée exclusivement par elle (ce qui est un scandale), mais voulant créer une minorité de blocage par ceux qui s’opposerait au vœux majoritaire de faire l’indépendance.

      Le fédéral a lui-même planté le décor : si les Québécois veulent l’indépendance, ils devront se battre pour l’avoir.

      En adoptant son texte de refondation, le PQ s’engage à refuser de livrer bataille et à battre en retraite dès qu’il aura à affronter les forces fédéralistes.

      Afin d’éviter de créer de la chicane. Comme si l’indépendance du Québec n’était pas de manière inhérente un sujet qui fâche ceux qui y sont fermement opposés.

      Ce que les Indépendantistes ont besoin, c’est un parti de combattants et non un parti de pleutres.

    • Jean Jacques Roy - Abonné 13 novembre 2019 11 h 54

      « En se limitant à n’être qu’un beau discours et en évitant de recourir également à la critique frontale de l’État colonial canadian, il prive le PQ d’un argumentaire qui suffirait à convaincre les voix qui lui manque depuis 40 ans pour rallier une majorité de Québécois à l’indépendance.«  J-P Martel

      En fait, qu’est-ce qui distigue le distingue le « discours » indépendantiste de PQ2, du « discours » indépendantiste de feu Bernard Landry, premier ministre du Québec, conseiller et successeur de Lucien Bouchard. On a peut-être oublié qu’au niveau « idéologique », Bernard Landry, dans tous ses discours vantait sa foi dans l’indépendance du Québec... et celle-ci était en avant! Mais le « pragmatique » économiste disait qu’il fallait « rendre propre » la maison en adoptant le déficit zero et attendre des conditions gagnantes.

      Bernard Landry, fier orateur indépendantiste a mis l’indépendance en veilleuse au nom de sa foi au neolibéralisme dominant! D’ou le slogan que l’indépendance n’est ni à gauche, ni à droite. slogan pour évacuer les vestiges de social-démocratie dans le partie, slogan clorophorme au niveau électoral pour justifier les politiques d’austérité et la concertation sociale avec les grandes centrales syndicales.

      PQ2 saura-t-il faire son deuil de Bernard Landry? Pourra-t-il se désengager de la voie du repli identitaire devenu le cheval de bataille électoraliste caquiste?

    • Jean Jacques Roy - Abonné 13 novembre 2019 14 h 25

      « L'ouverture à l'autre ne veut pas dire l'adoption de l'intégrisme, l'obscurantisme et la misogynie« 
      Madame Alexan,
      Comment comprendre le sens de votre commentaire?
      Êtes-vous en train de mettre en garde PQ2 de mettre des « gardes-fous «  dans un possible Québec pays indépendant qui distingueraient la valeure de citoyenneté en fonction de critères idéologiques, prenant l’allégeance à L21 comme critère pour déterminer les vrais des faux citoyens et citoyennes? Votre observation devient de plus en plus inquiètante lorsque pour donner de la force à votre commentaire vous rappelez les «sondages» que la CAQ a utilisé pour légitimer la discrimination cautionnée dans le cadre de la loi 21? Si telle est votre pensée, c’est évident que la formule « ouverture aux autres » devient totalment contradictoire.

      En fin de compte, ne serait-il pas plus cohérent de votre part de suggérer à PQ2 de conserver son nationalisme identitaire hérité de la période Marois? Et, pour se démarquer du nationalisme provincialiste de la CAQ, il ne suffirait à PQ2 d’annoncer- s’il est élu - qu’i formerait gouvernement indépendantiste « social-démocrate ».

    • Jean-Pierre Martel - Abonné 13 novembre 2019 15 h 12

      À Jean-Jacques Roy :

      Je ne mets pas en doute les convictions indépendantistes des dirigeants actuels ou passés du PQ. Je mets en doute leur stratégie.

      Les arguments ‘positifs’ en faveur de l’indépendance ont leur mérite. Mais ils sont insuffisants à dégager une majorité de nos citoyens en faveur de l’indépendance depuis 40 ans.

      Le moteur des révolutions est le sentiment d’injustice.

      En refusant obstinément à s’attaquer de manière frontale au colonialisme canadian dans le but avoué ‘d’éviter la chicane’, le PQ annonce d’avance qu’il reculera chaque fois qu’il aura à affronter les forces fédéralistes.

      Tant qu’il s’enchaînera volontairement à la camisole de force idéologique de son texte de refondation, il lui sera absolument impossible de convaincre une majorité de Québécois de la nécessité de faire l’indépendance. Comme il en a été incapable depuis sa fondation.

    • Pierre Grandchamp - Abonné 13 novembre 2019 16 h 55

      @M. Martel

      En 1995, le OUI est venu à un cheveu de l'emporter en réaction au rejet de Meech. Le nationalisme de Legault, je pense, va mener le Québec vers l'indépendance en raison des facteurs suivants: 1-Un évetuel référendum albertain sur la péréquation. Le discours des Kenney et cie sur le Québec et sur la péréquation. 2-les positions du ROC anti loi 21. 3-Le rejet de la loi 21 par la Cour suprême.

      En passant, coment se fait-il qu'il n'y ait personne de la CAQ pour répondre au discours de Kenney sur la péréquation et sur le surplus du gouvernement du Québec?

    • Jean Jacques Roy - Abonné 13 novembre 2019 22 h 14

      Monsieur Martel,
      Mes dires ne prétendaient aucunement minimiser la portée de votre argumentaire, au contraire, en vous citant je pensais marquer mon accord.

      De façon maladroite peut-être, mon commentaire voulait simplement illustrer que ce n’est pas suffisant pour un parti qui veut se refonder de proclamer sa fierté de se dire indépendantiste pour former un État souverain. Bernard Landry a l’un des premiers ministres qui a le plus proclamé sa fierté d’être indépendantiste... Accord que sa gouvernance n’avait rien à voir avec la souveraineté!

      Bref, qu’est-ce que ce congrès de PQ2 aura proclamé? Rien d’autre d’une fière - mais prudente et calfeutrée - déclaration de principe pour retablir l’original article 1 du PQ 1976.

    • Nadia Alexan - Abonnée 13 novembre 2019 22 h 56

      À monsieur Jean Jacques Roy: La discrimination ne se trouve pas dans la loi 21 sur la laïcité. La discrimination réside dans l'infériorisation de la femme par le port d'un signe religieux, le voile, qui symbolise l'aliénation décrétée par le patriarcat contre l'humanité et l'intégrité de l'être féminin, considéré comme un objet sexuel, afin d'atténuer le désir des hommes.

    • Christian Montmarquette - Abonné 14 novembre 2019 11 h 08

      @Nadia Alexan,

      "La discrimination réside dans l'infériorisation de la femme par le port d'un signe religieux" - Nadia Alexan

      Il est de notoriété publique que ledit voile n'a pas qu'une seule signification et n'est pas porté par toutes les femmes pour les mêmes raisons.

      Vous n'allez quand même pas nous dire que les féministes musulmanes portent le voile pour s'auto-discriminer?

      Un véritable féminisme laisse les femmes libre de leur corps et libres de porter ce qu'elles veulent. C'est de dicter aux femmes ce qu'elles doivent faire qui est machiste et paternaliste.

    • Claude Bernard - Abonné 14 novembre 2019 21 h 52

      M Martel

      Dès 76, en effet, la table était mise.
      Lévesque et Trudeau étaient des ennemis jurés.
      Qui a ¨commencé¨, qui a ¨tiré le sang¨ le premier, qui a profité de la nuit des longs couteaux (ou l'a orchestrée) etc...faut-il continuer avec le coup pour coup, l'aggressivité aller retour?
      Les forces fédérales ne sont plus les mêmes, la stratégie du PQ doit-elle s'adapter ou attaquer à l'aveuglette?
      Je persiste à penser que la stratégie de l'Écosse (qui n'est pas un peuple de pleutres) est préférable et que la Grande Bretagne ne s'est pas impliquée directement dans leur référendum justement à cause des ententes préalables et que nous devrions faire de même.

  • Léonce Naud - Abonné 13 novembre 2019 03 h 36

    Dieudonné Ella Oyono est un Québécois comme les autres

    Selon la chroniqueuse, le nouveau président du parti Québécois, Dieudonné Ella Oyono, fait partie de la « diversité ». Il serait ainsi irrémédiablement « autre », et par conséquent automatiquement exclu du « nous » Québécois vu la couleur de sa peau.

    Auparavant, n’existaient au Québec que des « gens ». Les uns plus ou moins blancs, les autres bronzés, bruns, noirs, jaunes, foncés, etc. Bref, une population où le métissage physique ou culturel n’était pas encore un péché contre l’esprit. Aujourd’hui, les différences raciales, devenues valeurs suprêmes chez nombre de grosses têtes, sont considérées avec déférence et qualifiées de « diversité ». Réfléchir en termes de diversités raciales, c’est réfléchir en termes de races. Et réfléchir en termes de races, c’est accorder de l'importance aux profils raciaux, donc être soi-même raciste. Méfions-nous comme de la peste de cette approche qui prévaut dans le reste de l’Amérique et gardons-nous d’aborder toute forme d’altérité à travers le prisme de la race.

    « Le racisme le plus profond, c’est celui qui refuse le métissage. » Hervé Le Bras

    • Claude Bernard - Abonné 13 novembre 2019 09 h 42

      Comme vous dites, M Naud, il n'y a pas ¨nous¨ et les ¨autres¨, ¨ceux qui nous ressemblent¨ et ¨ceux qui sont différents¨.
      Comme le racisme n'est jamais loin même quand le rejette; il nous enjole et nous ensorcelle ainsi que la Vouivre en nous attirant dans ses pièges.
      Vous fîtes bien de le signaler.

    • Gilles Gagné - Abonné 13 novembre 2019 18 h 46

      ''On s’ouvre également à la diversité'' écrit la chroniqueuse mais l'ouverture ne date pas de ce congrès elle oublie que dès '76 le pq comptait sur un député né en Haiti. Il n'avait attendu personne pour se sentir parmi les ''nous'', mme Pelletier aime bien victimiser les minorités et les ghettoriser à la sauce multiculturaliste 'canadian': me,myself and i.

  • Claude Bariteau - Abonné 13 novembre 2019 06 h 29

    Si je décode vos propos, le PQ ne répond pas à vos attentes et seul un nouveau chef pourrait éventuellement le faire :

    A. s’il enlève sa veste pare-balle et ne se cache pas dans le bois lorsque le gouvernement canadien poursuit ses tirs des années 1970 et, depuis 1980, avec des armes made 1982 qu'il utilise depuis 1995;

    B. s’il devient plus à gauche après les virages à droite à la Bouchard-Landry, identitaire à la Marois et loufoque avec Péladeau, Lisée et je ne sais qui;

    C. s’il renoue avec la social-démocratie manière QS ;

    D. s’il respecte les cotons ouatés comme Chénier s’est fait respecté habillé d'étoffe du pays en 1832 ;

    E. s’il solidaire des femmes qui refusent les diktats vestimentaires d’usage comme le veut la FFQ;

    F. il s'ouvre sur le monde devenu celui des multinationales, ce qui fut fait au congrès en ciblant par contre l’environnement pour sauver la planète.

    Or, vous n’abordez pas ce point. Pourtant, à la plénière, l’environnement fut le point plus appuyé par les délégués comme le furent la définition du peuple québécois comme celui de tous les Québécois et toutes les Québécoises et le territoire en écho au pays du peuple.

    Cela dit, je partage votre interrogation sur le « nationalisme d’ouverture » présenté en opposition au nationalisme façon CAQ. Ce concept est discordant avec celui de peuple. L’indépendance sera un choix du peuple du Québec.

    Les délégués l’ont exprimé par une ovation debout envers le nouveau président.

    Ce choix implique de créer un État indépendant, point à peine abordé qui est la suite à la « souveraineté-association » et à la « souveraineté partenariat ».Vous n’en parlez pas.

    Vous avez fait porter votre lecture sur des points qui vous vexent, parlant même d’un manque d’imagination pour briser le « décorum » canadien, alors que l’enjeu, avec l’indépendance, est de créer un État indépendant du Canada.

    Votre silence et vos charges révèlent que l’indépendance n’est pas votre tasse de thé, ce qui v

    • Cyril Dionne - Abonné 13 novembre 2019 07 h 48

      M. Bariteau, cette chère madame dont vous critiquer habilement l’article, fait partie de ceux et celles qui ne sont jamais battus un iota pour contrer ceux qui veulent faire disparaître la présence francophone au Canada. En fait, ils travaillent comme 5e colonne pour les autres. Si seulement tous les Québécois savaient ce que pense vraiment la multitude de gens dans le ROC, plusieurs ne pourraient pas dormir le soir. La francophobie existe belle et bien et il y a nul meilleur exemple que l’épisode de la tragi-comédie de Don Cherry. Lorsque celui-ci crachait littéralement sa haine sur les ondes publiques envers les francophones de façon journalière, personne ne disait rien, et ceci pendant des décades. Aujourd’hui, un commentaire déplacé sur l’immigration et la nouvelle religion du Canada, le multiculturalisme, et voilà qu’on le met à la porte tout de suite. Bien oui, la population de Toronto est composée des deux tiers d’immigrés issus de première ou deuxième immigration.

      Ceci dit, le repositionnement du Parti québécois à gauche en 2019 est tout simplement ridicule. La gauche des travailleurs n’existe plus au Québec ou même partout sur la planète. La CAQ, c’est plus de la moitié des citoyens qui votaient pour le PQ. C’est au centre que l’histoire se passe en incorporant les bonnes politiques, qu’elles soient à gauche, à droite ou au centre.

      Enfin, cette chère madame revient sur l’épisode de celle qui est le sosie de Justin Trudeau. Cette dernière, Catherine Dorion, veut que tout le monde parle d’elle tout le temps et si ce n’est pas le cas, elle multipliera les confrontations au lieu de s’occuper des gens de son comté. Et ce n’est pas la premiere fois qu’une femme se fait refuser l’accès à l’Assemblée nationale. Cela est arrivé à deux reprises, mais les deux femmes en question et non pas les moindre, Louise Beaudoin et Liza Frulla, ne l’avaient pas fait de facon délibérée pour qu'elles fassent parler d'elles.

    • Jean Duchesneau - Abonné 13 novembre 2019 09 h 08

      "C. s’il renoue avec la social-démocratie manière QS ; "

      Vous me faites sursauter ce matin monsieur Bariteau. QS est à l'extrême gauche du spectre politique dans le club de La France insoumise, Podemos, Die Linke, etc.

      La social démocratie moderne (manière scandinave et québécoise manière PQ) compose avec l'entreprenariat comme moteur de création de richesse, elle adopte une approche plutôt réformiste pour une redistribution judicieuse de la richesse.

      Il n'y a qu'à lire le programme économique de QS centré sur "la socialisation de l'économie" et leur discours pour constater que QS adopte une posture révolutionnaire qui veut en découdre avec le capitalisme et le nationalisme de tous ordres.

    • Jean-Pierre Marcoux - Abonné 13 novembre 2019 09 h 38

      J'ajoute que la chroniqueuse passe 12,3% de son texte à parler positivement du congrès du PQ et 87,7% à éditorialiser négativement sur l'histoire du PQ, sur les mauvais coup (selon elle) de chacun de ses chefs. Et ainsi de suite.

      J'admire ceux et celles qui, comme vous M. Bariteau, prennent la peine de contredire et de mettre en perspective ses abus verbaux de tout accabit. Serions-nous en train d'assister à la montmarquettisation de la chroniqueuse?

    • Christian Montmarquette - Abonné 13 novembre 2019 10 h 35

      @Cyril Dionne

      "Catherine Dorion...multipliera les confrontations au lieu de s’occuper des gens de son comté." - Cyril Dionne

      C'est de la pure calomnie.

      Les gens de bonne foi iront lire la réplique coup de poing de Catherine Dorion aux accusations farfelues du député péquiste Sylvain Gaudreault du 5 novembre, 17:34 sur son compte Facebook et qui commence comme suit :

      "C’est rare que je réponds à ceux qui disent n’importe quoi sur mon cas, mais là, Sylvain, tu t’attaques à ce que je considère comme le plus précieux et le plus important dans mon travail. Ton commentaire me passe de travers solide." - Catherine Dorion

    • Christian Montmarquette - Abonné 13 novembre 2019 13 h 18

      "QS est à l'extrême gauche du spectre politique" - Jean Duchesneau

      - Que trouvez-vous d’extrémiste chez Québec solidaire dans sa plateforme électorale 2018 ?


      - Le salaire minimum à 15$ de l'heure?

      - La gratuité scolaire du CPE à l'université?

      - L'augmentation des prestations d'aide sociale?

      - La réduction des tarifs de transport en commun de 50% ?

      - L'assurance dentaire pour tout le monde?

      - Le régime de pension universel ?

      - La création de Pharma-Québec pour économiser entre 2 et 3 milliards par année?

      - L'augmentation des redevances sur les ressources naturelles?

      

- Des CLSC ouverts 24 heures par jour 7 jours sur 7 ?

      

- L’augmentation du nombre de paliers d'impôt pour une fiscalité plus équitable?

    • Claude Bariteau - Abonné 13 novembre 2019 13 h 26

      Mais, c'est ce que je dis M. Duchesneau, car QS parle de social-démocratie au sens premier du terme qui est synonyme un socialisme visant à implanter un projet de contre-société renversant le capitalisme.

      C'est du moins ma lecture alors que la social-démocratie, après des scissions entre ses tenants, s'est par la suite définie comme la promotion d'une économie mixte référant plus à l'État providence et à un modèle de compromis entre l'État et le marché, le patronat et le monde syndical.

      Le PQ de Lévesque et de Parizeau a prôné ce type de social-démocratie, ce qui a varié par la suite avec Bouchard, Landry et Marois.

      Alors quand j'écris « manière QS » je dis que Mme Pelletier est plus proche dans ses attentes de la première définition à laquelle recoure QS et estime que le prochain chef du PQ devrait prendre cette direction, ce qui n'est pas mon cas.

    • Christian Montmarquette - Abonné 13 novembre 2019 15 h 16

      "QS parle de social-démocratie au sens premier du terme qui est synonyme un socialisme visant à implanter un projet de contre-société renversant le capitalisme." - Claude Bariteau

      Québec solidaire veut «dépasser» le capitalisme actuel - La Presse, 30 avril 2009

      La formation politique de gauche (QS) veut qu'on abandonne la forme actuelle de ce système économique, et qu'on la «dépasse».

      L'actuelle crise économique est l'aboutissement des politiques néolibérales imposées depuis 30 ans par les divers gouvernements, selon le seul député du parti, Amir Khadir, qui est donc d'avis qu'elle n'est pas seulement le fait de quelques fraudeurs.

      M. Khadir et l'autre porte-parole de Québec solidaire, Françoise David, ont présenté, jeudi, à Montréal, un nouveau manifeste intitulé «Pour sortir de la crise: dépasser le capitalisme?».

      La formation de gauche y propose d'opter pour des alternatives fort différentes sur les plans politique, social et écologique. Soulignant qu'il en existe déjà, comme l'économie sociale, l'agriculture verte et les énergies renouvelables, M. Khadir a invité les Québécois à aller plus loin dans cette direction.

    • Jean Duchesneau - Abonné 13 novembre 2019 17 h 39

      M. Bariteau,

      J'ai encore scruté le programme de QS et parcouru des articles qui étiquetteraient idéologiquement ce parti. Ce qui me semble clair, c'est que les porte-paroles actuels, ne veulent pas d'étiquette idéologique. Toutefois, ce qui clair, c'est que QS compte parmi ses membres un large spectre d'idéologies qui se situe davantage dans l'extrême gauche (Marxistes, Trotskiste, Chavistes, etc). Si QS appuie le NPD çà n'est pas symétrie idèologique me semble-t-il, mais à défaut d'une option plus à gauche.

    • Christian Montmarquette - Abonné 13 novembre 2019 19 h 40

      "Lorsqu'on avait refusé l'accès à l’Assemblée nationale à Louise Beaudoin et Liza Frulla à cause de leur tenue vestimentaire, celles-ci n'ont pas fait de crise de « bacon ». - Cyril Dionne

      Vous dites encore, vraiment, mais vraiement n'importe quoi.

      Lisa Frulla n’a jamais été chassée de l’Assemblée nationale pour avoir porté un coton ouaté, et on l'entend elle-même le dire de vive voix dans cette entrevue radio.

      

Entrevue radio avec Lisa Frulla:

      Là-haut sur la colline - Antoine Robitaille 

 


      https://omny.fm/shows/l-haut-sur-la-colline-antoine-robitaille/liza-frulla-trouve-que-les-d-put-s-d-aujourd-hui-n

      .

    • Christian Montmarquette - Abonné 14 novembre 2019 07 h 25

      @Jean Duchesneau,

      "Ce qui clair, c'est que QS compte parmi ses membres un large spectre d'idéologies qui se situe davantage dans l'extrême gauche (Marxistes, Trotskiste, Chavistes, etc). - Jean Duchesneau

      Il n'existe aucune statistique sur les 20,000 membre de Québec solidaire là-dessus.

      Et je vous mets au défi de nous produire un document sérieux pour étayer vos dires.

      "Si QS appuie le NPD " - Jean Duchesneau

      Québec solidaire n'a jamais appuyé aucun parti politique aux élections fédérales.

      La seule consigne de vote de son histoire a été de rejeter les conservateurs.

  • Marc Therrien - Abonné 13 novembre 2019 07 h 03

    En évitant de faire plus de la même chose pour espérer le changement


    Je ne sais pas si le PQ a eu le temps de se renouveler significativement depuis 2017, l’époque où Paul St-Pierre Plamondon rapportait dans un article du Devoir du 9 février 2017 intitulé «Le PQ, «un parti figé, conservateur et vieillissant» que plus des deux tiers de ces membres étaient âgés de plus de 55 ans. Qu’est-ce qui préoccupe maintenant ces penseurs séniors pour les 20 prochaines années? La liberté ou la sécurité? Quelle place peuvent-ils faire à leurs descendants minoritaires pour que l’avenir leur appartienne et qu’ils puissent penser autrement l’idée d’indépendance qui, dit-on, sera maintenant à l’avant-plan de l’action du PQ escomptant peut-être qu’elle les « tire » par elle-même vers le pays rêvé plutôt qu’ils n’aient à continuellement pousser sur elle pour qu’elle avance et gagne du terrain.

    Il sera intéressant de voir si le PQ 2.0 réussira à éviter ce réflexe consistant à faire plus de la même chose pour faire advenir le changement et ainsi, à transcender cette propension malsaine qu’il a à répéter les mêmes erreurs. Le PQ pourra-t-il soulager un peu ce qui a toutes les apparences d’une névrose d’échec qui l’amène à s’organiser pour ne pas parvenir à ses fins afin de rendre indépassable les exploits de leur héros mythique René Lévesque et pour faire en sorte que son statut d’idole d’un peuple demeure intouchable. La répétition de l’échec devient alors une forme du masochisme dans lequel l'évitement d'une réussite est source immédiate de soulagement.

    Marc Therrien

  • Alain Roy - Abonné 13 novembre 2019 08 h 01

    Et pourtant

    Et pourtant, lors de vos apparitions dans les émissions d'information, je ne vous ai jamais vu en salopette et coton ouaté. Au contraire, vous êtes toujours vêtue avec goût et même élégance. Je n'ai jamais vu non plus Pascal Nadeau du Téléjournal ou ses consoeurs en bobettes. Est-ce le diktat des gros méchants machistes-fascistes des directions des réseaux de télé? Sont-elles alors de pauvres victimes sans défence de l'oppression des diktats vestimentaires d’usage? Ou est-ce le décorum habituel, approuvé et accepté par des professionnelles des médias qui n'ont rien à cirer des gamineries adolescentes de pseudo-progressistes aveuglées par le bégueulisme militant d'usage?

    • Christian Montmarquette - Abonné 13 novembre 2019 10 h 08

      @ Alain Roy,

      Lors de vos apparitions dans les émissions d'information, je ne vous ai jamais vu en salopette et coton ouaté."- Alain Roy

      

Comment une Assemblée nationale qui devrait représenter la diversité et la pluralité de la société peut-elle imposer un modèle unique?

      L'Assemblée nationale n'est pas une église, un temple ou un emploi de télévision.

      C'est un lieu de débats, où justement les idées, les valeurs et les tendances contraires doivent s'affronter.

      En refusant l'accès au Salon bleu à la députée Catherine Dorion, c'est tout l'électorat de Taschereau que l'Assemblée nationale met à la porte.

      Voilà le véritable manque de respect et de décorum et la véritable atteinte à la démocratie.

    • Cyril Dionne - Abonné 13 novembre 2019 11 h 09

      Cher M. Montmarquette de QS,

      Le peuple, par le peuple et pour le peuple, ne veut pas qu’on lui manque de respect en s’habillant de facon ultra-décontractée dans sa maison, l’Assemblée nationale (AN). Les gens trouvent cela honteux puisqu’ils ne s’habillent pas de cette facon lorsqu’ils sont au travail. Et ce n’est pas de refuser les diktats vestimentaires d’usage ou « à se conformer » pour faire plaisir aux autres, mais il s’agit bien de montrer un certain respect à soi-même, aux gens qu’on représente et à l’histoire de l’enceinte qu’est l’AN. Cela semble être difficile à faire pour la génération d'enfants rois hyper-individualisée des médias sociaux que représente Mme Dorion où le tout est basé sur l'image et non la substance.

      Lorsqu'on avait refusé l'accès à l’Assemblée nationale à Louise Beaudoin et Liza Frulla à cause de leur tenue vestimentaire, celles-ci n'ont pas fait de crise de « bacon ». Pourtant, personne n'a refusé l'accès à Mme Dorion. Elle a décidé d'elle-même de quitter l'AN suite à la conversation qu'elle a entretenue avec les membres du caucus de QS.

    • Jeannine Laporte - Abonnée 13 novembre 2019 11 h 51

      M. Montmarquette,
      Je n'ai pas lu ni entendu que quelqu'un avait mis cette députée à la porte de l'Assemblée nationale. Après les remarques de ses confrères et/ou consoeurs, elle a décidé de quitter. Pourquoi n'est-elle pas restée et défendre ses positions? Elle aurait pu affronter la controverse si elle l'avait voulu. (Si quelqu'un a une preuve du contraire, s'il vous plaît, faites-la connaître , sinon, ça suffit les bavardages). Elle a préféré faire du sensationnalisme et les médias sont tombés dans le piège. Elle a eu ce qu'elle voulait. Passons à autre chose et qu'elle s'habille donc comme elle le veut et que les porteurs de cravate, chemise, veston disent donc pourquoi ils se cachent derrière ce déguisement. Ça ne les empêche pas de dire des insanités, d'avoir des comportements indignes de leur fonction, et de dénigrer les idées qu'ils ne veulent même pas entendre. Le savoir-vivre, le respect ne commandent pas de vêtements spécifiques. Et, le jour où je constaterai que cesdits porteurs de trois pièces sont plus respectueux des idées et des sentiments des autres, on pourra en reparler.

    • Christian Montmarquette - Abonné 13 novembre 2019 13 h 11

      @Cyril Dionne,

      "Le peuple, par le peuple et pour le peuple, ne veut pas qu’on lui manque de respect"- Cyril Dionne

      - Vous vous prenez pour le peuple ou quoi?

      La moindre des choses que vous pourriez admettre, c'est que le sujet ne fait pas l'unanimité, plutôt que de nous imposer le décret et votre interprétation du peuple. D'ailleurs, le premier respect, c'est de ne pas passer de remarque désobligeantes sur la manière de vêtir des autres.

      @ Jeannine Laporte,

      "Je n'ai pas lu ni entendu que quelqu'un avait mis cette députée à la porte de l'Assemblée nationale."- Jeannine Laporte

      "Avant d’aller présider la période de questions, M. Paradis a rappelé que le décorum prévoit une «tenue de circonstance» dans les lieux de débats, et par conséquent, le t-shirt, la tenue de sport et les chandails en coton ouaté ne sont pas admissibles." - Le Devoir

      https://www.ledevoir.com/politique/quebec/566857/decorum-vestimentaire-francois-paradis-ne-peut-rien-faire

    • Gaetane Derome - Abonnée 13 novembre 2019 16 h 01

      M.Montmarquette,

      Il est demandé tout simplement aux élus d'adopter une tenue de circonstance à l'Assemblée Nationale,voici ce qu'en a dit le président,M.Paradis:« D’ici à ce que des discussions formelles se tiennent sur la question de la tenue vestimentaire des députés, je compte sur vous pour continuer à respecter la norme observée depuis de nombreuses années dans le cadre de nos débats, soit la " tenue de ville " »
      http://www.assnat.qc.ca/fr/actualites-salle-presse

    • Christian Montmarquette - Abonné 13 novembre 2019 17 h 19

      @Cyril Dionne,

      "Lorsqu'on avait refusé l'accès à l’Assemblée nationale à Louise Beaudoin et Liza Frulla à cause de leur tenue vestimentaire, celles-ci n'ont pas fait de crise de « bacon ». - Cyril Dionne

      "Voyez Liza Frulla siéger à l’Assemblée nationale en 1994... en coton ouaté"

      - Journal de Montréal, 13 novembre, 2019

    • Jeannine Laporte - Abonnée 14 novembre 2019 23 h 53

      M. Montmarquette, suite

      L'article dit: « La semaine dernière, des élus ont menacé d’en appeler au président en pleine séance pour rappeler à l’ordre la députée QS, qui portait un kangourou. Mme Dorion a alors préféré rebrousser chemin plutôt que d’entrer en Chambre.» C'est donc clair que c'est ladite députée qui a préféré partir. Elle aurait pu entrer en chambre et attendre d'être interpellée, l'aurait-elle été?