Symphonie discordante

Elle achève, cette période électorale plutôt soporifique dont l’issue est devenue de plus en plus incertaine au fil du temps. Dans moins d’une semaine, l’annonce des résultats nous confirmera qu’elle a bel et bien eu lieu ! En attendant le 21 octobre, sur une note plus légère, revisitons les campagnes menées par chacun des partis pour leur apposer les trames sonores qu’elles méritent.

Chez les libéraux, ce n’est pas l’incompréhensible chanson officielle Une main haute qui domine, mais bien, qui l’eût cru, un grand succès des BB et du regretté Patrick Bourgeois. Dans la prophétique Parfums du passé, l’histoire du blackface de Justin Trudeau est presque annoncée : « Dans le fond d’un tiroir, il découvre une histoire / Une partie de sa vie qui s’était endormie / Souvenirs en noir et blanc agite le sommeil du temps ». Ni l’intervention de Dany Laferrière — qui insistait sur le fait que ce blackface inspiré des Mille et Une nuits n’en était pas un — ni celle du président de la Ligue des Noirs, Dan Philip, n’auront eu raison de l’hystérie médiatique, particulièrement au Canada anglais. Les citoyens, eux, n’auront pas sanctionné, ou si peu, le premier ministre pour cette affaire. Mais celle-ci aura quand même brisé l’élan du parti qui voguait vers une majorité en début de campagne.

Du côté des conservateurs, il faut retourner au début de la carrière de Vanessa Paradis pour déterrer le succès Coupe Coupe, qui illustre à merveille ce qui s’en vient si les bleus forment le gouvernement. « Coupe dans la brousse / Coupe dans les bois / Just cut, hey brother ». Alors que le déficit du gouvernement fédéral tourne autour de 14 milliards de dollars, que la seule promesse de réduire le taux d’imposition sur le revenu des particuliers coûterait à terme, en 2023, près de 6 milliards (selon le directeur parlementaire du budget), le parti n’a pas trouvé mieux que d’annoncer des coupes de 1,5 milliard en subventions aux entreprises et tout autant, scandaleusement, en aide internationale. Cela, en maintenant prioritairement le retour à l’équilibre budgétaire et en misant, pour l’atteindre, sur des compressions en « dépenses de fonctionnement ». « Le fer de la machette » de la (jadis) jeune chanteuse française résonne déjà.

Ayant été agent d’Éric Lapointe, Yves-François Blanchet n’a pas hésité à se tourner vers son poulain pour composer Le Québec, c’est nous, mais il aurait aisément pu choisir, parmi les nombreux succès du rocker national, Loadé comme un gun. Car, en effet, la formation politique qu’on donnait pour morte il y a quelques mois est ces jours-ci bien requinquée, menaçant libéraux et conservateurs en jouant à fond et efficacement la carte des seuls intérêts du Québec. Si le Bloc québécois détient la balance du pouvoir, le premier ministre du Québec sera aux anges, lui qui peine pour le moment à faire débloquer plusieurs de ses dossiers stratégiques avec le gouvernement du Canada. L’axe Legault-Blanchet pourrait s’avérer payant pour le Québec.

On a tellement parlé de la « vague orange » qui a déferlé sur le Québec en 2011 qu’il est à propos aujourd’hui de rester dans le thème « nautique » pour illustrer la campagne du NPD. Grâce à une bonne performance au gouvernail, même si son nombre de députés devrait diminuer, particulièrement au Québec, le parti évitera probablement le pire, c’est-à-dire le Naufrage, tel qu’il est décrit et interprété par Dan Bigras, sublime chanson, ou, s’il souhaite être plus canadian, il pourra écouter, pour se donner du courage, Céline Dion chanter dans le film Titanic My Heart Will Go On. Jagmeet Singh parle souvent de « courage » — qui s’adonne aussi à être le titre du nouvel album de la diva de Charlemagne —, par exemple lorsqu’il affirme qu’un gouvernement NPD ferait davantage payer les multinationales et les mieux nantis. Ce sera pour un autre tantôt.

Alors qu’on s’attendait à une forte poussée de son parti, Elizabeth May n’a pas su tirer parti comme elle aurait pu le faire de l’écoanxiété grandissante. Créditée de quelque 10 % des intentions de vote, la formation pourrait une fois de plus ne pas être reconnue en Chambre. On s’en console avec Vert d’Harmonium. Quant à Maxime Bernier, qui s’en est pris à Greta Thunberg, a parlé du « beau risque » de rouvrir le débat sur l’avortement tout en niant le rôle de l’activité humaine dans les changements climatiques, que faut-il fredonner sinon ce succès des Baronets : C’est fou, mais c’est tout ?

LE COURRIER DES IDÉES

Recevez chaque fin de semaine nos meilleurs textes d’opinion de la semaine par courriel. Inscrivez-vous, c’est gratuit!


En vous inscrivant, vous acceptez de recevoir les communications du Devoir par courriel.

17 commentaires
  • Raymond Labelle - Abonné 15 octobre 2019 08 h 01

    Trop de complaisance envers le Bloc.

    Les analogies sont vraiment amusantes et bien trouvées mais...... trop de complaisance envers le Bloc.

    Notre mode de scrutin fait en sorte que la montée du Bloc et du NPD dans le ROC, ensemble, pourraient causer l'élection d'un gouvernement conservateur, minoritaire certes, mais conservateur quand même.

    Et un gouvernement conservateur, même minoritaire, peut faire beaucoup de dommages Le gouvernement Harper a pu faire beaucoup de dommages alors qu'il était minoritaire, et il a ainsi eu deux mandats, alors que le Bloc avait la balance du pouvoir. On ne peut pas juste se dire: pas grave il est minoritaire. Il faut voir plus loin que sa cour.

    Un gouvernement du PLC avec le NPD qui a la balance du pouvoir (peut-être avec le PVC) aurait pu être beaucoup plus intéressant. Mais la montée du Bloc va probablement nous priver de ce scénario.

    Et en tout cas, une majorité du PLC serait moins pire que même un gouvernement conservateur minoritaire: genre de considération à laquelle nous condamne notre mode de scrutin. Que Justin avait promis de réformer pour cette élection-ci d'ailleurs - karma?

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 15 octobre 2019 09 h 45

      « avec le NPD qui a la balance du pouvoir (peut-être avec le PVC) aurait pu être beaucoup plus intéressant.»

      Pourquoi?

    • Cyril Dionne - Abonné 15 octobre 2019 10 h 19

      « Notre mode de scrutin fait en sorte que la montée du Bloc et du NPD dans le ROC, ensemble, pourraient causer l'élection d'un gouvernement conservateur, minoritaire certes, mais conservateur quand même. »

      C’est parce que nous vivons dans un système de monarchie constitutionnelle qui n’est pas propre à une vraie démocratie. Si le système républicain était de mise, notre vote refléterait beaucoup plus nos affinités politiques.

      Ceci dit, le Bloc québécois est le seul parti qui reflète les aspirations intrinsèques et inaliénables des Québécois. Le seul. Les autres, ils s’en foutent bien. C’est pour cela que j’ai déjà voté pour le Québec, j’ai voté pour le Bloc québécois.

      Le parti libéral est dépensier, centralisateur et multiculturaliste en autant que la langue et culture dominante et l’anglais. Il relègue le Québec et les Québécois à une autre ethnie et non pas comme peuple fondateur. Il oppose son droit à l’autodétermination.

      Le parti conservateur est Anglo-Saxon est déconnecté de la réalité québécoise et conjugue avec une ferveur puritaine dans un « father knows best ». C’est le parti des Anglais.

      Le NPD est un parti dépensier, centralisateur et multiculturaliste qui élu un chef religieux où celui-ci place ses convictions personnelles au-dessus du privilège de pouvoir servir la population. Lui aussi relègue le Québec et les Québécois à une autre ethnie et non pas comme peuple fondateur. il oppose aussi son droit à l’autodétermination. Et le pays des licornes et de la pensée magique n’est pas lointain.

      Le Parti vert est la plus grande mascarade de cette élection. Vivant au pays des licornes et de la pensée magique, nos « hippies » d’une autre génération ne conjuguent pas avec une société moderne et progressiste. La décroissance envisagée par ce parti est une lubie digne des régimes staliniens. On parle de décroissance mais on veut dépenser l’argent obtenu par la croissance économique. Oxymore quand tu nous tiens.

    • Raymond Labelle - Abonné 15 octobre 2019 11 h 03

      En surveillant davantage le gouvernement sur la question environnementale, comme celle des oléoducs par exemple - le NPD et le PVC sont contre.

      Quand je disais "plus intéressant", dans le contexte, c'était en comparaison avec un gouvernement conservateur et la balance du pouvoir au Bloc. J'ai déjà évoqué ce que pouvait faire un gouvernement conservateur minoritaire. La mémoire de Harper y a été sans doute pour beaucoup dans le victoire libérale de 2015 - des gens qui auraient normalement voté autre chose ont voté libéral pour s'en débarrasser. Espérons que l'électorat ne souffre pas trop d'amnésie et oublie de quoi sont capables les conservateurs.

      Un gouvernement du PLC serait moins sauvage, peut-être même pas trop, en matière de coupures. Les conservateurs annoncent 53 milliards de dollars de coupes dans les infrastructures et la fonction publique, sans être plus précis. Beaucoup d'infrastructures sont insuffisantes dans les municipalités, comme les aqueducs, et les infrastructures c'est aussi le logement social et le transport en commun. Par contre, ils maintiendraient les subventions aux pétrolières - les subventions directes étaient de +- 3,5G$ en 2015.

      Mais si trop de votes NPD pouvait aussi causer un gouvernement conservateur, peut-être mieux vaudrait-il alors faire comme en 2015. Maudit mode de scrutin.

      Je manque de temps pour donner une réponse complète - j'aurais plus à dire sur les subventions aux pétrolières, sur la publicité outrageusement mensongère des conservateurs sur la taxe carbone, sur ce qu'a permis le gouvernement minoritaire de Trudeau le père avec le NPD avec la balance du pouvoir. Des occupations diverses me forcent à quitter. Il se voit sans doute que ceci a été écrit avec moins de soin que d'autres de mes interventions. Je manque de temps. Peut-être pourrai-je y revenir.

    • Raymond Labelle - Abonné 15 octobre 2019 13 h 47

      Entre autres, le NPD et même le PVC peut faire une entente avec le PLC - un appui conditionnel, un peu comme en 1972, à l'adoption de certaines mesures. Une pression un peu forte pour limiter les dégâts, par exemple en matière d'environnement. On voit plus difficilement ce genre d'entente du NPD ou du PVC avec le parti conservateur, la gouffre idéologique les séparant étant sensiblement plus grand.

      Aucun parti politique fédéral ne peut avoir une entente un peu durable avec le Bloc - ça serait du suicide politique dans le ROC.

      Le NPD manifeste une ouverture au Québec qui peut tempérer le PLC - ses propositions dans les compétences provinciales comprennent un droit de retrait avec compensation financière. La déclaration de Sherbrooke reconnaît explicitement le droit du Québec à l'autodétermination et reconnaît le seuil de 50% + 1 à un référendum.

      M. Dionne, vous semblez indifférent à l'éventualité d'un gouvernement conservateur et semblez faire un équivalent, comme indésirabilité de gouvernement, entre le PCC et le PLC. Harper, ça vous rappelle quelque chose?

    • Raymond Labelle - Abonné 15 octobre 2019 13 h 50

      OUi, je me répète. Un gouvernement minoritaire peut, malgré ses contraintes, faire beaucoup de choses. Des actions de l'exécutif ne requérant pas de loi, ou ne pas adopter de lois, et même pour faire adopter des lois, il y a souvent de la pression pour ne pas aller en élections et donc, ne pas faire tomber le gouvernement.

      Quelques gestes du gouvernement Harper ne requérant pas un vote en Chambre:

      - Omar Khadr
      - Droits et Démocratie: harcèlement de cette organisation fédérale
      - Affaire des isotopes
      - exigence de visas pour les Mexicains
      - Contrôle maniaque des communications publiques, y compris des scientifiques fonctionnaires experts en changements climatiques.
      - Refus du gouvernement de fournir au Parlement des données demandées par celui-ci sur le coût des baisses d’impôt accordées aux grandes entreprises et des projets de loi de lutte contre la criminalité.
      - Nominations partisanes massives au Sénat puis, utiliser le Sénat contre le Parlement (j'oublie les détails, mais relié à la lutte contre les changements climatiques).

    • Raymond Labelle - Abonné 15 octobre 2019 14 h 02

      JFL indigné par les Conservateurs et leur publicité sur la taxe carbone. Je le cite:

      "(...) De toutes les demi-vérités répétées pendant cette campagne, il y en a une qui mérite, à mon avis, la médaille d’or de la malhonnêteté intellectuelle. Il s’agit des publicités du parti conservateur au sujet de la taxe carbone. (...)

      Commençons par le pire. Cette publicité est diffusée au Québec, là où la taxe carbone fédérale ne s’applique pas, car nous avons notre propre système de bourse carbone alimentant notre fond vert.

      Donc, pour les Québécois, cette publicité est à 100% mensongère.

      Mais elle l’est aussi pour les Canadiens. D’abord parce que les Conservateurs ne disent jamais que ce qu’Ottawa va prendre d’une main avec la taxe carbone, elle va le redonner de l’autre main en crédits d’impôts. Les libéraux affirment qu’avec ces remboursement, 80% des citoyens vont recevoir davantage de sous qu’ils en ont payé. Les experts pensent que ce sera plutôt autour de 70%. Seuls les énormes consommateurs de carbone seront pénalisés.

      Donc, en refusant de même mentionner le remboursement dans leur pub, les Conservateurs font preuve de malhonnêteté intellectuelle.

      Pas encore satisfaits de tromper les électeurs, les Conservateurs ont même exagéré les sommes. La taxe sur le carbone fédérale a été introduite à 20$ la tonne cette année et va augmenter à 50$ la tonne d’ici 2022. Les remboursements vont être ajustés en fonction de cette augmentation.

      Mais les Conservateurs ont décidé de faire leur calcul à partir du double, soit 102$ la tonne. Bref, Andrew Scheer a doublé l’ampleur de son mensonge pour faire encore plus peur aux électeurs."

      Tiré de - qui comprend la dite publicité:
      http://jflisee.org/lodieuse-malhonnetete-des-pubs-

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 15 octobre 2019 15 h 42

      Merci, monsieur Labelle. Ma question portait moins sur les dangers que comporterait l'élection d'un PC minoritaire que sur le fait qu'il serait plus intéressant pour vous que la balance du pouvoir soit détenue par le PVC et le NPD. Bien que j'aie des réserves sur d'autres aspects du Bloc, je ne suis pas si sûr qu'il soit à ce point plus en phase avec Scheer concernant les enjeux environnementaux, notamment.

    • Raymond Labelle - Abonné 15 octobre 2019 16 h 17

      "Bien que j'aie des réserves sur d'autres aspects du Bloc, je ne suis pas si sûr qu'il soit à ce point plus en phase avec Scheer concernant les enjeux environnementaux, notamment." RMD.

      C'est vrai, mais un gouvernement conservateur sera intraitable à ce sujet, et il est impossible d'avoir une entente un peu durable entre le Bloc et un parti de gouvernement. Le NPD ou le PVC, en cas de balance du pouvoir, auraient probablement plus de poids sur un PLC minoritaire quant aux aspects environnementaux que le Bloc sur un gouvernement conservateur.

    • Raymond Labelle - Abonné 15 octobre 2019 16 h 19

      "(...) plus intéressant pour vous que la balance du pouvoir soit détenue par le PVC et le NPD." RMD Seulement en cas de gouvernement du PLC, aurais-je dû préciser. Le PCC est intraitable là-dessus.

    • Raymond Labelle - Abonné 15 octobre 2019 16 h 26

      Dans la balance des joies et des peines, les multiples turpitudes du gouvernement Harper m’ont causé plus de peines que les joies dont se vante tant le Bloc :
      - Le strapontin à l’UNESCO
      - La reconnaissance sans conséquence que les Québécois de souche sont un groupe ethnique qui fait partie du Canada.

      Le Bloc s’est beaucoup vanté du fait que le gouvernement Harper s’est quelque peu attaqué au déficit fiscal. C’est vrai, mais il faut aussi être conscient de ceci. Une baisse du pouvoir fiscal du gouvernement fédéral diminue sa capacité d’intervention, ce qui fait l’affaire de l’idéologie conservatrice du désengagement de l’État. C’est pour ça, par exemple, que les conservateurs à la fois se privent de revenus en baissant les impôts et prônent l’équilibre budgétaire : désengagement de l’État. De plus, un retrait d’une partie de la fiscalité du gouvernement fédéral ne veut pas nécessairement dire une capacité correspondante pour un gouvernement provincial d’augmenter ses impôts. Augmenter les impôts est d’une certaine difficulté politique.

    • Raymond Labelle - Abonné 15 octobre 2019 16 h 34

      "(...) je ne suis pas si sûr qu'il soit à ce point plus en phase avec Scheer concernant les enjeux environnementaux, notamment." RMD

      L'opposition du Bloc à Énergie Est (je suis aussi vigoureusement contre) a quelque chose du "pas dans ma cour" - Québec, Québec, Québec. Je préfère qu'on s'y oppose pour des raisons plus grandes.

      Le Bloc avait aussi appuyé la production d'amiante au Québec, parce que le gouvernement du Québec l'appuyait - alors qu'il s'agit d'un produit notoirement toxique. Pas grave si on empoisonne le Tiers-Monde si ça donne des jobs au Québec.

  • Marcel (Fafouin) Blais - Abonné 15 octobre 2019 08 h 02

    … on CHANTE du Cœur !

    « En attendant le 21 octobre, sur une note plus légère, revisitons les campagnes menées par chacun des partis pour leur apposer les trames sonores qu’elles méritent. » (Louise Beaudoin, Le Devoir)

    De ce « revisitons », cette douce sonorité :

    Du PLC et du PCC, « Maintenant je sais » (Jean Gabin) que leur leadership-position, reposant sur une « cent » à double face, donne à tourner en rond ;

    Du NPD et du PV, et pendant leur rêve écolo-logique s’éveillant d’un Océan à l’Autre, que du « Blue Bayou » (Roy Oberson) à plein poumon les encourage dans leur cœur-pensée-action ;

    Du PPC, et faute de « clarté » ou de nuance, fredonner « Le Chant du Bum » (Richard Desjardins) peut lui être comme salutaire, et ;

    Du BQ, et de ses fleurs québécoises, toujours d’actualité, et bien qu’elle soit une chanson (A), la liberté de penser-parler-vivre en québécois, réactivant tous ces « Bozo » (Félix Leclerc) désireux assumer « Notre Sentier » (Félix Leclerc), risque quelques surprises susceptibles de l’inspirer ou-bien de soumission tranquille, ou-bien de fierté à la québécoise.

    Maintenant, de et pour tout le monde, et tout en-chœur (?!?), ou-bien on écoute avec la tête, ou-bien …

    … on CHANTE du Cœur ! - 15 oct 2019 -

    A : « La liberté, c’est une chanson » (Plume Latraverse)

  • Paul Toutant - Abonné 15 octobre 2019 09 h 56

    Une tite toune

    Merci pour cette rafraîchissante chronique, chère Madame Beaudouin. Vous vous faites trop rare sur nos tribunes. J'imagine que vous vous inquiétez aussi de l'absence de la culture dans cette campagne. Pratiquement rien, un désert d'idées, comme une vaste plaine canadienne soufflée par les vents de l'ennui. « Je voudrais voir la mer »...

  • Pierre-Alain Cotnoir - Abonné 15 octobre 2019 10 h 17

    Une chanson pour trois...

    Moi, je n'aurais qu'une seule chanson pour trois de ces partis fédéraux, le PLC, le PCC et le PPC.

    «Développement durable» de Richard Desjardins dont le refrain résume l'intérêt de ceux-ci:

    «J’pille, j’pille, j’pille
    Ben correct, ben correct
    J’pile, j’pile, j’pile
    Ché pus quoi faire avec»

  • Denis Paquette - Abonné 15 octobre 2019 11 h 20

    une voei vaut souvent mieux qu'une voix

    Peut être que les québécois savent-ils d'instinct qu'une voie oei vaut souvent mieux qu'une voix, oix , voila ce que je decouvre avec cette élection