En cueillant des bleuets

Cet été, dans le Bas-du-Fleuve, le réchauffement climatique n’était guère visible. Même que la saison était en retard de deux bonnes semaines. Avec pour résultat que la récolte des framboises fut en partie compromise. Heureusement que les bleuets étaient en abondance. Vus de ce coin de pays, les cris d’alarme sur le réchauffement climatique entrevus à la télévision semblaient un peu surréalistes. Comme venus d’un autre monde.

Et pourtant, ce mois de juillet aurait été le plus chaud jamais enregistré par les météorologues. Ce n’est pas moi qui le dis, mais Petteri Taalas, secrétaire général de l’Organisation météorologique mondiale. Ce scientifique finnois est en quelque sorte le météorologue en chef de la planète. Son organisation basée à Genève fut d’ailleurs à l’origine de la création du GIEC, dont les rapports ne cessent de souligner le rôle des activités humaines dans le réchauffement climatique.

Si cette nouvelle a fait le tour du monde en quelques instants, il n’en va pas de même de la réflexion qu’il livra quelques semaines plus tard à l’hebdomadaire économique finlandais Talouselämä. Petteri Taalas s’y interrogeait sur l’alarmisme croissant qui caractérise selon lui une partie du mouvement écologique mondial.

Cet homme qu’on ne saurait qualifier de climatosceptique dit en avoir assez du catastrophisme ambiant qui n’annonce rien de moins que l’extinction de l’humanité. Pour le météorologue en chef de l’ONU, « alors que le scepticisme climatique est moins important, la menace vient aujourd’hui de la partie adverse », qui prédit la fin du monde. « Les faits sont suffisamment convaincants et dramatiques » pour ne pas qu’on en rajoute, dit-il. Petteri Taalas en appelle au calme et à la pondération. Selon lui, le réchauffement climatique « ne sera pas la fin du monde. Le monde est simplement confronté à un plus grand défi. Dans certaines parties du globe, les conditions de vie se détériorent, mais les gens ont déjà survécu à des conditions difficiles. »

Taalas déplore tout particulièrement le fait que les experts du climat sont de plus en plus soumis aux pressions des « prophètes de malheur » et « d’extrémistes » qui, dit-il, lisent les rapports du GIEC comme des versets de la Bible. Sensible à la révolte des gilets jaune en France, le météorologue va jusqu’à affirmer que le réchauffement climatique a été « kidnappé par des extrémistes qui n’ont que faire de l’économie et de la stabilité sociale des pays européens. » Pour lui, l’idée la plus absurde demeure celle selon laquelle on contribuerait à ralentir le réchauffement climatique en ne faisant plus d’enfants. Une idée qui ne fera qu’ajouter au malheur du monde, dit-il.

Si les données scientifiques sont essentielles, « nous devrions éviter de trop les interpréter, ajoute-t-il. Quand j’étais jeune, nous avions peur de la guerre nucléaire. On pensait sérieusement qu’il valait mieux ne pas avoir d’enfants. […] Je ressens le même sentiment chez les jeunes en ce moment. Nous devons donc être un peu prudents dans notre style de communication. »


 
 

L’appel à la raison que lance le grand patron des météorologues semble à mille lieues de celui que reprend en boucle Greta Thunberg. Non seulement la passionaria du climat évoque-t-elle « un futur qui bientôt n’existera plus », mais elle avait affirmé à Davos : « Je ne veux pas que vous soyez désespérés, je veux que vous paniquiez ! »

Entre la pédagogie de la raison et celle de la peur, le choix ne devrait pourtant pas être si difficile. La « panique » ne sera jamais bonne conseillère. Surtout sur un sujet aussi complexe et difficile à maîtriser. Car la panique ouvre la porte à des politiques incohérentes, les États n’ayant de cesse de satisfaire les unes après les autres des revendications écologistes souvent contradictoires.

Ainsi en va-t-il de l’arrêt du nucléaire, qui sera pourtant essentiel à l’élimination des énergies fossiles, affirme Taalas. En Allemagne, la sortie du nucléaire a fait capoter la transition écologique et reporté aux calendes grecques la réduction des émissions de CO2, selon l’hebdomadaire Der Spiegel. Après avoir construit à coups de milliards de gigantesques parcs d’éoliennes dans le Nord, voilà le pays confronté aux mêmes écologistes mais qui, cette fois, refusent de laisser passer les lignes de transport destinées à alimenter les régions du sud.

Le kidnapping dont parle Petteri Taalas est explicite dans les discours d’une certaine gauche radicale pour qui le défi écologique n’est qu’un nouveau prétexte pour « changer de système », battre sa coulpe et créer un homme nouveau. On sait où ont mené de telles utopies par le passé.

Mais, le catastrophisme est surtout totalement contre-productif à un moment où, dit Taalas, le réchauffement n’est pas encore hors de contrôle et où il importe surtout d’agir de manière cohérente. C’est même la recette de l’inaction. Devant ces cris d’orfraie sur la fin de l’humanité, décuplés par une presse qui en fait ses choux gras, l’immense majorité de la population ne peut que se sentir totalement démunie. On se lasse vite de l’apocalypse. Face à l’injonction catastrophiste, le quidam préférera toujours aller cueillir des bleuets.

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64 commentaires
  • Marc-André Gardner - Abonné 20 septembre 2019 02 h 20

    L'alarmisme se nourrit de l'inaction

    Scientifiquement parlant, M.Taalas a raison, bien sûr. Mais voilà, vous avez toute une génération qui a vu ses décideurs accumuler paroles en l'air sur paroles en l'air depuis maintenant plus de 20 ans, qui a vu et voit toujours les indicateurs de réchauffement global grimper et grimper encore et qui se retrouve aux prises avec des pouvoirs refusant tout bonnement d'accepter l'idée même d'un réchauffement causé par l'homme. Allez dire à cette génération que l'alarmisme n'est pas de rigueur.

    M.Taalas souligne bien que des actions immédiates doivent être prises et que ces actions doivent concerner en premier chef la réduction des gaz à effet de serre. Malgré tout, aucune donnée ne tend à montrer que ces actions seront prises (globalement). Devant cet état de fait, face à un "quidam" qui, au fin fond, veut seulement qu'on lui fiche la paix et pour qu'il aille cueiller ses bleuets quelles qu'en soient les conséquences, quelle devrait être la marche à suivre? L'immobilisme en espérant que le problème se règle de lui-même (scoop : ça n'arrivera pas) ou l'alarmisme en espérant que ça déclenche enfin quelque chose?

    • Danielle Rochette - Abonnée 20 septembre 2019 09 h 25

      Quelque chose entre les deux, probablement.
      Quelque chose qui oriente vers des actions individuelles et des actions concertées et réfléchies. La participation au premier niveau de gouvernement que sont nos conseils municipaux et conseils de MRC est un moyen d’action qui peut porter des fruits. L’éducation aussi. Proposer des moyens concrets aide à faire baisser l’angoisse et à avancer.

    • Nadia Alexan - Abonnée 20 septembre 2019 09 h 44

      Effectivement. Nos gouvernements n'ont rien fait pour contrer le réchauffement climatique et ils continuent de faire de l'aveuglement volontaire quand ils appuient la doctrine de «la croissance éternelle». Oui. Il faut changer ce système néolibéral qui met le profit et la cupidité en dessus du bien commun et de la survie de l'humanité. Il faudrait sortir de cette logique du gaspillage de ressources limitées de notre planète.
      Selon un rapport publié par l’organisation britannique Carbon Disclosure Project, une centaine d’entreprises du secteur des énergies fossiles sont responsables de plus de 70 % des émissions de gaz à effet de serre imputables à l’activité humaine. Il est temps d'arrêter de se mettre la tête dans le sable, comme si l'urgence de l'action contre les changements climatiques n'est pas souhaitable.
      https://www.ledevoir.com/societe/environnement/503173/rapport-plus-de-70-des-ges-emis-par-une-centaine-d-entreprises

    • Pierre Bernier - Abonné 20 septembre 2019 13 h 21

      "L'alarmisme se nourrit de l'inaction"... et de l'ignorance ?

    • Jean Duchesneau - Abonné 20 septembre 2019 14 h 41

      Madame Alexan, excusez mon ignorance, mais j’aimerais en savoir plus à propos d’une alternative au système néo-libéral dont vous faite référence, avec des exemples à l’appuie où un tel système fonctionne? À moins que que la démocratie soit optionnelle dans votre modèle.

    • Cyril Dionne - Abonné 20 septembre 2019 18 h 46

      Chère Mme Alexan,

      33% des GES viennent de Chine. Ce n'est pas exactement un système capitaliste dans l'Empire du Milieu. Sans le système capitaliste, toutes nos institutions démocratiques s'écroulent. Toutes. Et là, vous allez connaître rapidement l'austérité à la vitesse grand V.

      Si on mettait en place les politiques préconisées par les Nations unies, eh bien, ce serait la débandade économique. L’État providentiel n’existerait plus au Québec. Le filet social ne serait qu’un vague souvenir ainsi que votre pension.

      C’est la surpopulation qui est l’éléphant dans la pièce climatique. Que veulent tous les gens des pays du tiers monde? Venir en Amérique et consommer comme des Américains. La population américaine augmente de façon artificielle par l’immigration légale et surtout illégale. Plus de 25 millions sont des illégaux en terre de Donald Trump.

      Les gouvernements ne sont que le reflet de nous-mêmes. Le nier, c’est se conter des histoires. Et toutes les marches et tous les Pactes de ce monde pour le climat ne font aucune différence. Aucune. Nada. Nothing à part de générer des GES.

      Il y a un milliardaire qui a signé le Pacte après s’avoir payé un voyage dans l’espace qu’il a essayé de déduire de ses impôts comme dépense légitime commerciale. Il vit sur une île de rêve qui coûte plus de 1 milliard. Et ces gens-là nous disent de nous serrer la ceinture afin qu’ils puissent dépenser leur argent à leur convenance. Misère.

  • Louis Gérard Guillotte - Abonné 20 septembre 2019 05 h 15

    "HALTE À LA CROISSANCE",CLUB DE ROME;RAPPORT MEADOWS 1972

    Une halte à la croissance est-elle raisonnablement possible?Cette doctrine-idéologique de la Croissance à
    tout prix et à n'importe quel prix,est tellement prégniante à l'ADN du capitalisme de toujours,qu'il nous faudrait
    toute une Révolution du raisonnable pour atteindre une Sagesse de l'Humanité dans laquelle chacun saurait
    maîtriser ses Dèsirs!Cela commencerait dans les écoles,du primaire à l'universitaire,où la Question inlassa-
    blement posée serait:Quelle est la mécanique du Désir?Parralèlement à cette question primordiale,il faudrait
    légiférer pour réduire au silence les créateurs de Désirs-sans-fin et du même acabit.
    Nous ne sommes pas sortis de la caverne de Platon.

  • Claude Bariteau - Abonné 20 septembre 2019 06 h 43

    Avec le catastrophisme, l'idée de base est qu'il est trop tard alors, comme le rappelle M. Taalas, qui vous inspire « le réchauffement n’est pas encore hors de contrôle » au moment « où il importe surtout d’agir de manière cohérente ».

    En clair, il est possible de contrer la progression actuelle du réchauffement climatique si des mesures en conséquence sont déployées, car le danger est de ne pas les déployer avec cohérence.

    Là est vraiment le défi. et celui-ci nécessite des actions coordonnées en ce sens et celles-ci exigent des engagements en ce sens et le déploiement d'un plan crédible pour lutter contre le réchauffement. C'est le cri du cœur de ce scientifique qui s'adresse à la raison et aux dirigeants de ce monde à qui il revient d'être en harmonie avec l'inquiétude qui se manifeste pour vivre encore sur la planète terre.

    Votre texte va dans ce sens.

    • Jean Roy - Abonné 20 septembre 2019 08 h 01

      D’accord. À bas le catastrophisme! Vive la raison! Personne ne s’oppose à la vertu...

      Mais, depuis le temps qu’on en parle, quelqu’un aperçoit-il à l’horizon les « actions coordonnées » qui s’imposent raisonnablement dans les circonstances? Et les « engagements » idoines? Et le « déploiement d’un plan crédible » pareillement raisonnable?

      D’accord. La passion ne doit pas faire taire la voix de la raison... mais elle a le potentiel de pousser la raison dans la bonne direction quand la raison du plus fort (celle du « réalisme » économique et politique) va dans le sens contraire.

    • Françoise Labelle - Abonnée 20 septembre 2019 08 h 24

      Le texte va dans le sens des actions coordonnées comme celles de MM.Trudeau et Legault? On s'est justement servi des juridictions séparées pour soustraite GNL à une vértable évaluation. Un paquet de vieux pieux, ça ne coûte pas cher.

    • Claude Bariteau - Abonné 20 septembre 2019 12 h 44

      Je ne nie pas la pertinence des manifestations.

      Je prône plutôt une action coordonnée à l'échelle internationale. Dans le cas du Canada, il n'y a que des voeux pieux pour ce qui est de l'échelle internationale. Idem pour M. Legault.

      L'un et l'autre veulent faire des sous en vendant des sous-produits des sables bitumineux et des gaz de schiste, ce qui n'a rien à voir avec une action internationale coordonnée, qui pourrait être initiée par des pays qui mettent une croix sur le recours aux énergies fossiles génératrices principales de gaz à effet de serre.

  • Martin Bellefeuille - Abonné 20 septembre 2019 06 h 46

    Notre Richard à nous

    Ah ! Toujours heureux de lire un texte d'opinion de M. Rioux. Une bonne cuillère de gros bon sens pour nous purger de notre mauvaise conscience !

    "Dans certaines parties du globe, les conditions de vie se détériorent, mais les gens ont déjà survécu à des conditions difficiles."

    Mais c'est bien sûr ! Voilà de quoi rassurer notre jeunesse !

  • Cyril Dionne - Abonné 20 septembre 2019 06 h 58

    Si vous auriez à choisir entre 15 000 ogives thermonucléaires ou les changements climatiques

    Quand les baby-boomers étaient jeunes, on parlait d’une catastrophe nucléaire. Aux États-Unis, on faisait des exercices quotidiens pour s’y préparer dans les écoles comme on le fait avec les exercices pour le feu. Mais il y a un monde de différence entre les changements climatiques et les 15 000 ogives thermonucléaires suspendus au-dessus de nos têtes 1 000 fois plus puissante chacune que celle d’Hiroshima et où toutes les villes du monde sont ciblées. Une catastrophe nucléaire se passe en quelques minutes.

    Petteri Taalas en appelle au calme et à la pondération puisqu’il est un scientifique. C’est en comprenant le processus des changements climatiques qu’on peut en déduire la cause ou les causes. C’est cela la science.

    Maintenant, nous avons une petite fille autisme ne comprenant même pas l’effet de serre et encore moins la science du rapport du GEIC, qui vient nous dire de paniquer. Très constructif comme approche. Et c’est cela que les gens bien informés sur les changements climatiques déplorent; on a élevé ce phénomène environnemental au rang de religion avec ses dogmes et sa doctrine. La gauche extrémiste, qui était en quête existentielle après les nombreuses débâcles des régimes communistes soviétique, chinois, cubain, vénézuélien, nicaraguayen et j’en passe, ont trouvé avec ce phénomène scientifique, une raison d’être.

    Pardieu que la cause est simple. C’est la surpopulation qui est l’éléphant dans la pièce climatique. La solution est aussi simple et passe par l’émancipation et l’éducation des femmes partout dans le monde. Si celles-ci deviennent maîtresses de leur corps, les taux de natalité baissera radicalement partout et surtout, dans les pays en voie développement. Pour cela, il faudra faire fi des contraintes religieuses et culturelles patriarcales qui subsistent dans les pays ou les familles ont en moyenne plus de 8 enfants.

    Enfin, entre-temps, il faudra faire preuve d’austérité dans notre style de vie pour y parvenir. Bonne chance à nous!

    • Françoise Labelle - Abonnée 20 septembre 2019 09 h 28

      Ce facteur compte mais l’empreinte carbone est aussi liée au mode de consommation. Un enfant américain a une empreinte sept fois plus importante qu’un enfant chinois et 168 fois plus importante qu’un enfant du Bangladesh. Et la population américaine est appelée à croître sensiblement. Cf. Center for Biological Diversity, «Human Population Growth and Climate Change», 2010?
      Manon, c'est la gauche extrémiste nostalgique?

    • Marc Davignon - Abonné 20 septembre 2019 10 h 16

      D'une corrélation au lien causal, il n'y a qu'un pas à ne pas franchir ....

      L'observation pour trouver une corrélation, cela ne fait pas un lien causal. L'observation de nos jours est particulièrement exacerbée grâce à la multiplication d'objet nous permettant de faire cela en boucle. Une surmultiplication de corrélations, ne faire pas jaillir une causalité. La linéarité des prédictions observées est troublante. On peut toujours espérer que certains <scientifiques> puissent se souvenir des idées de Karl Popper (la réfutabilité, en autre chose).

    • Hélène Boily - Abonnée 20 septembre 2019 10 h 27

      Les pays pauvres et leurs tralées d'enfants disparaîtraient de la planète que ça ne changerait pas grand-chose au dérèglement climatique parce que c'est nous qui ruinons la planète: surconsommation, gaspillage et les émissions de CO2 qui s'ensuivent. Ça, vous l'oubliez. Une statistique: chacun vivrait comme un Canadien ou un Américain, il faudrait 5 Terres, comme un Français, 3, comme un Chinois, 2 et comme un Indien 0,6.

    • Serge Pelletier - Abonné 20 septembre 2019 10 h 28

      Effectivement, M. Dionne, il y a un problème de "sur-naissances" dans plusieurs pays. Ces "sur-naissances" ne puissent pas uniquement et exclusivement le fait de la non émancipation des femmes, mais sont surtout les effets des soins de la santé qui sont de plus en plus disponibles.

      Pennez l'Ègypte, au début des années 1970 sa population globale était d'environ 30 millions - quantité de personnes qui se répartissait entre les tranches d'âge. Un tiers de siècle plus tard (vers le début des années 2000), sa population globale dépassait les 90 millions de personnes... avec corollaire une majorité de "jeunes" (- de 25 ans). Phénomène qui s'est accentué depuis. Il faut, ici, noter, qu'antérieurement les enfants avaient une mortalité "marquée" avant l'atteinte de l'âge de la puberté - âge elle-même de plus en plus précoce. Les mentalités du "plus d'enfants" pour assurer la main-d'oeuvre agricole et la survie de la branche "famille" n'ont pas évoluées au même rythme que la disponibilité des soins, d'une part et d'autre part, et de l'urbanisation (galopante).

      Ce phénomène n'est pas propre à l'Ègypte, mais se retrouve dans la majorité des pays en sous-développement.

      Ce qui est "remarquable", pour ici, comporte le maintient de ces mentalités chez un nombre significatif d'immigrants en provenance de ces pays. Phénomène qui s'accentue avec les "aides aux familles avec enfant" des montants monétaires toujours en croissances (pour les deux phénomènes) - en périodes d'élections, les GV en sont à l'acroissement Inconsidéré portant sur promesses de $$$ pour soi disant sortir les enfants de la pauvreté...

      Au Québec, le drame de l'enfant de Granby - nonobstant l'incurie de la bureaucratie - est directement relié aux $$$ des allocations familiales et du BS. Mais shut, il ne faut pas le dire, cela n'est pas politiquement correctement.

    • Cyril Dionne - Abonné 20 septembre 2019 13 h 54

      Encore des données de 2006 Mme Labelle?Vous devriez revoir vos données. Un Chinois produit plus de GES qu'un Québécois. C'est tout simplement faux ce que vous dites à propos des Américains. Leur empreinte carbone a diminer alors que celle du Canada a augmenté.

      Si nous étions demeuré à 2,5 milliards comme dans les années 50, personne ne parlerait aujourd'hui des changements climatiques.