Payante, la vente immobilière rapide?

Malgré la surchauffe immobilière, qui frappe surtout le marché résidentiel montréalais, l’achat-revente rapide ne s’affiche pas si payant que cela. Le court délai de possession peut également avoir une incidence fiscale.

Le cabinet spécialisé JLR, devenu une filiale d’Equifax, propose une petite étude sur la revente de copropriétés au Québec après un court délai de possession. L’étude retient une période de détention de 120 jours. Elle s’arrête aux transactions réalisées avant le 1er janvier, sur des propriétés acquises en 2015 et 2016. Elle ne s’étend donc pas à la frénésie qui s’est emparée du marché montréalais des copropriétés cette année. Et n’évoque pas les flips, soit l’acquisition pour rénovation à des fins de revente rapide.

Parmi les transactions retenues, la variation médiane de prix entre l’achat et la revente de la copropriété s’est chiffrée à 5,2 %, précise le cabinet spécialisé en données immobilières. Plus en détail, 49 % des transactions ont été réalisées à un prix de revente supérieur à 5 %, un cinquième à un prix de plus de 20 %. À l’opposé, 26 % des unités retenues ont été vendues à un prix inférieur ou égal au prix d’acquisition.

Ce résultat est toutefois influencé par l’expérience montréalaise, dont la grande région abrite plus de 70 % des copropriétés au Québec. Dans ce marché en surchauffe, le rendement médian des reventes après un court délai de possession a atteint 6,1 %. Il monte à 9,1 % sur l’île de Montréal, les valeurs augmentant plus on s’approche du centre-ville. Par comparaison à Québec, où le marché a subi les effets d’une construction excessive de ce type de propriété au début des années 2010, le rendement médian n’a été que de 1,8 %. N’empêche, malgré une conjoncture plutôt favorable ces dernières années dans le Grand Montréal, « 22 % des propriétaires se sont départis de leur condominium à un prix inférieur ou égal au prix d’acquisition », ajoute le cabinet.

Ce résultat est également influencé par l’impact des saisies de propriété. Elles ne comptent que pour 2 % des transactions retenues, mais affichent un rendement médian de 19 %.

Peu payant, donc, l’achat-revente rapide. D’autant que ces calculs ne tiennent pas compte des droits de mutation, des frais de notaire, des frais de courtage, de la prime d’assurance hypothécaire et d’autres frais de démarrage, indique l’étude. D’autant, également, que l’impact fiscal potentiel n’est pas pris en compte. La Loi de l’impôt sur le revenu comporte des nuances et encadre les « reventes précipitées ». Elle propose une distinction entre une immobilisation et un article d’inventaire. « L’intention du contribuable au moment de l’achat du bien immeuble est un facteur important à considérer pour déterminer si un gain provenant de sa vente sera traité comme un revenu d’entreprise ou un gain en capital », peut-on lire. Et la notion d’intention secondaire est reconnue par les tribunaux. « Au moment de l’acquisition du bien immeuble, le contribuable peut avoir comme deuxième intention de le revendre à profit s’il doit abandonner son intention première. S’il réalise sa deuxième intention, tout gain réalisé sur la vente sera habituellement imposé à titre de revenu tiré d’une entreprise », ajoute le fisc.

Les ventes de logements dans la région métropolitaine de Montréal ont augmenté de 10 % en août par rapport au même mois de l’an dernier, pour atteindre un niveau record, pendant que les prix progressaient eux aussi.

Selon l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec, la région de Montréal a enregistré 3527 ventes de maisons en août. Il s’agit du meilleur résultat pour ce mois depuis le début de la collecte de ces données, en 2000. Les ventes ont été particulièrement solides dans les parties les plus en périphérie de la région métropolitaine, a précisé l’association. Elles ont avancé de 17 % sur la Rive-Nord, et de 16 % sur la Rive-Sud. Sur l’île de Montréal, le nombre de transactions a progressé de 5 %.

La hausse la plus prononcée a toutefois été celle du secteur de Saint-Jean-sur-Richelieu, où les ventes ont gagné 20 % sur un an, tandis qu’elles ont gagné 12 % à Laval. Le secteur de Vaudreuil-Soulanges a été le seul à retraiter, avec un repli de 1 %.

Les ventes de copropriétés ont alimenté l’augmentation avec une hausse de 23 %, tandis que celles de maisons unifamiliales ont augmenté d’à peine 1 %. Les copropriétés ont également enregistré la plus forte augmentation de prix, soit 7 %, pour atteindre un prix médian de 279 000 $, tandis que le prix médian des maisons unifamiliales a augmenté de 4 % pour atteindre 532 500 $.

Les inscriptions à la vente ont continué de chuter en août pour atteindre 16 390, soit une baisse de 21 % par rapport au même mois de l’année précédente. Il s’agit de leur plus faible niveau depuis août 2004.


Les ventes de logements dans le Grand Montréal grimpent de 10 %

Les ventes de logements dans la région métropolitaine de Montréal ont augmenté de 10 % en août par rapport au même mois de l’an dernier, pour atteindre un niveau record, pendant que les prix progressaient eux aussi.

Selon l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec, la région de Montréal a enregistré 3527 ventes de maisons en août. Il s’agit du meilleur résultat pour ce mois depuis le début de la collecte de ces données, en 2000. Les ventes ont été particulièrement solides dans les parties les plus en périphérie de la région métropolitaine, a précisé l’association. Elles ont avancé de 17 % sur la Rive-Nord, et de 16 % sur la Rive-Sud. Sur l’île de Montréal, le nombre de transactions a progressé de 5 %.

La hausse la plus prononcée a toutefois été celle du secteur de Saint-Jean-sur-Richelieu, où les ventes ont gagné 20 % sur un an, tandis qu’elles ont gagné 12 % à Laval. Le secteur de Vaudreuil-Soulanges a été le seul à retraiter, avec un repli de 1 %.

Les ventes de copropriétés ont alimenté l’augmentation avec une hausse de 23 %, tandis que celles de maisons unifamiliales ont augmenté d’à peine 1 %. Les copropriétés ont également enregistré la plus forte augmentation de prix, soit 7 %, pour atteindre un prix médian de 279 000 $, tandis que le prix médian des maisons unifamiliales a augmenté de 4 % pour atteindre 532 500 $.

Les inscriptions à la vente ont continué de chuter en août pour atteindre 16 390, soit une baisse de 21 % par rapport au même mois de l’année précédente. Il s’agit de leur plus faible niveau depuis août 2004.

La Presse canadienne

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