Le PANDA de Shawinigan

À lui seul, l’apport des immigrants ne fera que ralentir le vieillissement du Québec et amoindrir le déclin de son poids démographique dans le Canada.

Ce sont donc là deux des conclusions auxquelles en arrive l’Institut du Québec, cette alliance entre HEC Montréal et le Conference Board, dans une note qui vient tout juste d’être présentée. Et ceci, pourvu que le nombre d’immigrants accueillis ici remonte progressivement, au-delà du seuil de 40 000 personnes fixé par le gouvernement de la CAQ pour 2019.

Plus ? Moins ? Les opinions divergent. Mais à Shawinigan, en tout cas, on les attend tous à bras ouverts. Et avec des mesures originales. Il faut dire que la ville a bien besoin de renfort.

Jusque vers la moitié du XXe siècle, Shawinigan fut l’une des communautés les plus prospères au pays. Les chèques de paie étaient généreux, distribués par de nombreuses grandes entreprises qui profitaient de l’hydroélectricité produite par les centrales voisines sur la rivière Saint-Maurice.

Puis, l’économie s’est peu à peu transformée. Les usines ont commencé à tourner au ralenti, puis ont fermé leurs portes à tour de rôle. De plus, la mise au point, par Hydro-Québec, des lignes de transmission à 735 kV a permis le transport de l’électricité sur de grandes distances, faisant du même coup disparaître l’avantage d’être situé près des centrales.

Au tournant du siècle, Shawinigan était passée de la prospérité à la léthargie avec un taux de chômage bien supérieur à la moyenne québécoise. Parallèlement, une personne sur quatre y était âgée de plus de 65 ans, puisque plusieurs jeunes familles étaient parties, à la recherche de cieux plus cléments.

Il fallait réagir. Une nouvelle administration municipale est entrée en fonction et s’est donné comme mandat de réinventer Shawinigan, qui est devenue le cas type de la reconversion des anciennes villes à cheminées.

De petites entreprises technos sont apparues, de plus en plus nombreuses, de plus en plus visibles, avec comme point de convergence le DigiHub et le Centre d’entrepreneuriat Alphonse-Desjardins, tous deux situés dans l’ancienne filature désaffectée de la Wabasso. Et c’est sans compter les besoins de CGI, par exemple, ou d’Add Énergie et ses bornes de recharge électrique, qui sont parmi les entreprises en quête de renfort.

L’économie jadis grise a repris des couleurs. Mais voilà, il faut du monde pour la faire tourner… Et Shawinigan est à court. De là son intérêt déclaré pour l’immigration. Et la création du SANA, le Service d’accueil aux nouveaux arrivants.

De 2015 à 2017, 250 personnes de 32 nationalités différentes ont choisi de s’y installer. Shawinigan n’est pas Montréal, mais à l’école primaire Immaculée-Conception, des jeunes de huit pays se côtoient !

Il faut évidemment composer avec des craintes et des susceptibilités locales. Sur quelque 50 000 habitants, Shawinigan compte aujourd’hui une centaine de musulmans. La construction récente d’une mosquée a soulevé une polémique qui a fini par se régler.

On avait déjà compris, à la Ville, qu’il valait mieux être proactif. De là la création, en 2015, de PANDA, pour « population accueillante des nouveaux arrivants d’ici et d’ailleurs »… Et toute une campagne pour intriguer, puis informer la population.

Avec la tête d’un ourson souriant comme symbole, on a placardé la ville avec des autocollants. Sur un autobus. Sur la façade de l’hôtel de ville. Dans les abribus. Sur les vitrines des commerces. Sur les trottoirs, avec cette fois-ci des empreintes de pas. Et 2000 macarons ont été distribués, dont un à Jean-François Lépine, alors représentant du Québec en Chine, qui s’est fait un devoir de l’afficher sur une photo !

« Il est à la fois noir et blanc, le panda, et tout le monde l’aime, on pensait bien que ce serait là une image populaire », selon le maire la ville, Michel Angers.

Au départ interloqués, les citoyens sont venus aux nouvelles. Le Service d’accueil des nouveaux arrivants (SANA) a reçu plein de visites et de demandes d’information. Des gens se sont fait un devoir de se montrer avec le macaron sur les réseaux sociaux. Shawinigan est devenue une ville « Carrément PANDA », pour reprendre le slogan. Le travail se poursuit au jour le jour.

Le SANA a lancé il y a quelques mois sa quatrième campagne de sensibilisation à la diversité culturelle. Une exposition, qui présente les visages de nouveaux arrivants, est en cours dans 11 lieux de diffusion, autant publics que privés, du pub Le Trou du diable à la bibliothèque Fabien-Larochelle.

Non seulement on les voit, mais on apprend leur parcours, leurs intérêts, leur travail, leurs liens avec la ville. On y découvre des infirmières, des restaurateurs, des informaticiens, des médecins, des ingénieurs… Des gens qui sont venus d’Égypte, de France, d’Arabie saoudite, de l’île Maurice et d’ailleurs dans le monde.

« Nous avons vécu la pire désindustrialisation qui ait jamais frappé le Canada, rappelle le maire Angers. Nous remontons à la surface et l’aide des gens venus d’ailleurs est bienvenue, et souhaitée. »

Shawinigan demeure une ville bâtie un site magnifique, au confluent de la rivière du même nom et du Saint-Maurice. Mais aujourd’hui, pour se faire valoir, comme pour bien d’autres communautés au Québec, il lui faut s’appuyer sur autre chose que la générosité de la nature. Sur un PANDA, peut-être ?

 

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13 commentaires
  • Cyril Dionne - Abonné 24 mai 2019 08 h 34

    Le mythe de la diversité

    Bon. Le mythe continue. L’immigration ne rajeunit pas le Québec. Toutes les études sérieuses le démontrent. La plupart des immigrants ont le même âge que la moyenne québécoise et ici, on ne parle pas évidemment de la réunification des familles qui est sous le contrôle du gouvernement fédéral. Faire venir les parents, les oncles et les tantes de ces immigrants ne rajeunit pas l’âge médian québécois.

    Cela dit, si l’économie a repris un peu de vigueur, c’est grâce à ce qui se passe aux USA. Nous n’y sommes pour rien. On parle d’emplois technologiques mais il s’agit plutôt de ceux qui sont issus de la 2e révolution industrielle. Nous entamons la 4e présentement de l’automation, de la robotique intelligente et de l’intelligence artificielle. On ne croit pas que les nouveaux arrivants pourraient aller travailler avec Yoshua Bengio pour développer des algorithmes en apprentissage profond. La chambre de commerce aime bien ces nouveaux immigrants puisqu’ils sont plus dociles comme travailleurs, sous-payés et elle les utilisera à court terme.

    Difficile à construire un pays qui est déjà construit. On ne parle pas de l’immigration avant les années soixante-dix. Ceux qui sont venus s’établir ici et faire leur marque n’avaient aucun filet social pour les appuyer. Aujourd’hui, il nous en coûte de 4 à 5 milliards pour les contribuables québécois à chaque année pour subventionner une immigration qui n’est pas nécessaire. Les seuls gagnants sont les immigrants. Et qu’arrivera-t-il à ces nouveaux arrivants lorsque le cycle de la croissance économique prendra fin aux États-Unis? Ici, on ne parlera même pas d’intégration.

    Et on est « tanné » d’entendre que la diversité est tellement merveilleuse. Si c’est gens viennent ici en quittant famille, culture et pays, c’est parce que les conditions dans leurs pays sont atroces. En fait, ce sont des migrants économiques. On imagine qu’on doit se créer une utopie parce qu’on a perdu le contact avec le mythe de l’immigration bénéfique.

    • Gilles Théberge - Abonné 24 mai 2019 09 h 32

      J’avais l’impression de lire une réclame en lisant cet article. Ce n’est pas une analyse c’est de la publicité...

    • Danielle Desjardins - Abonnée 24 mai 2019 10 h 42

      La diversité, c'est l'occasion de s'ouvrir aux autres, à des réalités et des perceptions différentes des nôtres. C'est le bonheur que je vous souhaite Monsieur Dionne.

      Je ne reprendrai pas tous les arguments de mauvaise foi de votre commentaire. Permettez-moi seulement de vous citer ces faits, extraits du Diagnostic 2018 Sectoriel de la main d'oeuvre dans le secteur des technologies de l'information et des communications au Québec publié par TechnoCompétences (https://bit.ly/2MbqGvo):

      "On retrouve également un important phénomène de pénurie chez les professionnels [en TIC] avec expérience (plus de 7 ans). Fers de lance de la livraison des projets et de la croissance des entreprises, ces professionnels sont en forte demande partout.

      Parmi les options qui s’offrent à l’écosystème afin de pallier cette pénurie : augmenter le nombre de professionnels issus de l’immigration.

      Les professionnels en TIC se caractérisent par une proportion élevée de personnes immigrantes. Le secteur des TIC continue d’être un domaine attrayant pour celles-ci. En effet, la part des professionnels en TIC immigrants représente presque le double de la part des immigrants dans l’économie en général. Les professionnels en TIC immigrants, en 2016, sont 56 700. Ce chiffre est en hausse constante, on a enregistré une croissance moyenne annualisée de 4 % au cours des 5 dernières années. Et seulement pour la dernière année, l’effectif s’est accru de 28 %. "

      Vous dites "qu'il en coûte de 4 à 5 milliards chaque année pour subventionner une immigration qui n’est pas nécessaire." D'où tenez-vous ce chiffre? Tient-il compte de l'argent que les personnes immigrantes retournent dans l'économie québécoise, par leurs impôts et leur consommation?

      Bonne journée!

    • Cyril Dionne - Abonné 24 mai 2019 12 h 25

      Chère Mme Desjardins,

      Il en coûte en moyenne, 6 000$ (2011) pour chaque immigrant au Canada. Pourquoi cela serait-il différent pour le Québec?

      Pour les technologies de l'information et de la communication (TIC - un terme désuet en 2019), vous allez nous faire croire que des immigrants de l’île Maurice sont des experts en la matière. Misère au carré. J’ai enseigné les TIC en passant. Et pourquoi quelqu’un de l’Arabie saoudite viendrait au Québec en région s’il est qualifié dans ce domaine? C’est beaucoup plus payant au pays de l’or noir. Franchement.

      Pour les emplois maintenant, ceux qui sont disponibles sont des petites « jobettes » qui paient le salaire minimum. Les emplois qui procurent une dignité société socio-économique rétrécissent comme une peau de chagrin au Québec. Nous en sommes à l’économie de la 4e révolution industrielle. Enfin, la chambre de commerce importe des travaillants à court terme pour pallier à une pénurie ciblée dans le secteur tertiaire des emplois, celle de service.

      Pour finir, accroître artificiellement la population québécoise via l’immigration n’aidera certainement pas la lutte aux changements climatiques, les GES, la pollution atmosphérique, à l’étalement urbain, les espaces humides et surtout, pour le maintien de nos écosystèmes marins et terrestres. David Suzuki nous l’avait dit en 2016 que le Canada était plein. Et on ne parlera pas de la surcharge dans les écoles, les hôpitaux et tous les services sociaux avec l’ajout de 50 000 et plus d’immigrants par année en plus de tous les illégaux avec visa ou non. Le système de santé est surchargé. Oui, c’est beau la diversité non intégrée.

      Enlevez vos lunettes roses Mme Desjardins et essayez d’immigrer en Suisse pour vous ouvrir aux autres, juste pour le « fun ». Vous allez comprendre très vite qu’ils ne sont pas aussi naïfs là-bas. Ils ne vivent pas au pays des licornes et des bisounours.

      Misère à la puissance du gogolplex (10 suivit de 100 zéros).

    • François-Pierre Fournelle - Abonné 24 mai 2019 16 h 29

      Madame Desjardins arrêtez de perdre votre temps avec Cyril Dionne, c'est un cinglé qui passe ses journées à écrire toutes sortes de niaiseries sans queue ni tête qui entretiennent ses préjugés racistes sous le couvert d'un faux vernis intellectuel. Je le regarde aller depuis quelques mois et je ne comprends pas qu'il ne soit pas encore banni. À ce niveau de débilité, on ne parle plus d'un trol mais d'un illuminé. À ses yeux, son opinion vaut mieux que toutes les études scientifiques, et même elles valent mieux que les faits. C'est étrange, moi je ne suis pas tanné du tout d'entendre que l'immigration c'est bien. Je la côtoie tous les jours à Montréal, et je peux témoigner que effectivement c'est merveilleux. Et ça ne m'empêche pas d'être souveraniste et patriotique. Malheureusement avec un gouvernement raciste comme celui de la CAQ au pouvoir, des gens comme cet individu vont se sentir de plus en plus décomplexés de parler, et ils seront même pris au sérieux. Alors qu'avant ils étaient tout simplement ignorés.

    • Cyril Dionne - Abonné 24 mai 2019 17 h 27

      Cher M. François-Pierre Fournelle,

      Vous vivez dans un autre monde. Vous devez l’avoir entendu souvent celle-là et pas juste une fois. On imagine que lorsqu’on pose des questions au sujet de l’immigration ou bien sur l’islam, on devient des xénophobes, des racistes, et celle-là est nouvelle, des cinglés. On attaque la personne pour essayer de la faire taire. C’est une tactique d’extrémistes. Eh bien, cela n’arrivera pas. lol

      Justement M. Fournelle, ce sont les faits qui vous dérangent. Alors faute d’argument, comme tous les islamo-fascistes de ce monde, on fait des attaques personnelles. Il y en a un récemment qui a traité tous les Québécois qui n'étaient pas d'accord avec lui, d'imbéciles et d'analphabètes. Bien oui, un gouvernement dûment élu comme la CAQ est raciste parce que la majorité des gens ne pense pas comme vous. On s’aperçoit très vite que ce sont effectivement les vérités qui vous dérangent. Mais est-ce qu’on peut déranger quelqu’un qui est déjà dérangé? La question se pose…

      En passant, Québec solidaire n’est pas souverainiste et patriotique. Il est multiculturaliste, fédéraliste et de l’extrême gauche. Ce n’est pas la même chose.

      Misère.

  • Jean-François Trottier - Abonné 24 mai 2019 08 h 57

    Si Québec avait le bon sens de s'en remettre à l'initiative locale parfois!!!

    Il est évident que l'on doit avantager l'accueil des immigrants hors des grands centres. Tout un chacun le recopnnaît.
    Les Libéraux ont voulu faire croire qu'ils ont essayé. Mon oeil. On le voit ici-même.
    QS en a profité pour se faire du capital politique. Toujours prêts a poser, très faussement, en porte-paroles ceux-là. Qu'ils gardent la pose, le kodak est pas prêt.

    C'est dans les régions qu'une réelle intégration se fera, là où les ghettos sont presque impossibles.
    Il faut d'abord une volonté réelle de Québec pour préparer et les régions tant en esprit qu'en structures, et ensuite que l'on leur laisse créer leur propre façon de profiter de la manne qui accompagne l'arrivée de nouveaux venus.
    Entre Granby et Shawi par exemple, ce serait une grave erreur d'utiliser les mêmes méthodes. Que l'initiative locale parle!

    Les Libéraux ont cessé d'aider les régionsau au profit des riches amis étrangers ou pas, et c'est en répondant aux besoin locaux et en les épaulant un peu au besoin que l'on arrivera à une réelle société de bien-être et d'accueil saine, où le mot "bienvenue" reprendra son sens après 15 ans de ghettoïsation voulue par le PLQ et son allié qui "fait" dans la parano.
    La tentative de liquider les CLD, orchestrée par les Libéraux dès 2014, est l'une des pires erreurs de ce gouvernement qui pourtant n'a faut que ça, des erreurs... mis à part leurs mensonges.

    La beauté de ces liens forts et souples à la fois doit être reprise et améliorée en tenant compte de la possible arrivée de milliers d'immigrants.

    Le laisser-aller doit se terminer et la réelle ouverture des Québécois, loin des préjugés qui'on lit à tour de bras ces temps-ci. sera mise à profit, comme à Shawinigan. Maudit bel exemple.
    Enfin!

  • André Joyal - Inscrit 24 mai 2019 09 h 09

    Même chose à Trois-Rivières

    J'y suis allé avant hier. Dans le bus me conduisant au nord du boulevard Des Forges, j'ai pu lire; «Oui, mon Léon, Amadou est comme toi. Il est de bonne heure s'ul piton!» Et on voit un jeune noir en train de pelleter la neige devant sa porte, souriant à la vie.

    Moi, qui ai habité cette ville près de 30 ans, c'était la première fois que je voyais, ici et là, autant de noirs qui ne semblaient pas être des étudiants ( j'ai eu des étudiants Africains à chaque année). J'en ai parlé à ma coiffeuse qui ma dit : «Oui, on en reçoit de plus en plus de même que des musulmans. C'est bien, mais j'espère qu'lls ne nous embêteront pas avec leur demandes d'accommodements à plus finir». Un espoir sûrement partagé à Shawi...

  • Marc Pelletier - Abonné 24 mai 2019 11 h 08

    Le manque de travailleurs au Québec

    M. Dionne, ceci n'est pas un mythe et ce manque de travailleurs a été largement démontré, non seulement pour Montréal mais dans toutes les régions du Québec.

    Si nos travailleurs veulent de moins en moins oeuvrer pour des emplois dits moins nobles, il n'en reste pas moins que les besoins sont criants, tant en restauration, en hôtellerie que dans des petites et moyennes entreprises.

    • Cyril Dionne - Abonné 24 mai 2019 13 h 55

      Oui, des emplois au salaire minimum qui sont sans lendemain lorsque l'économie ne tourne plus. Et que faisons-nous avez tous ces gens maintenant? Essayez d'élever une famille dans la dignité économique avec un salaire de crève-fin qui est éphémère tout en s'intégrant dans une culture qui n'est pas la nôtre. On ne vit pas aux pays des licornes quand même.

      En passant, les restaurants, les hôtels ou bien des petites et moyennes entreprises qui fonctionnent encore à l'ère de la première ou deuxième révolution industrielle ne sont pas une raison suffisante pour importer des immigrants. Vraiment pas.

  • Pierre Rousseau - Abonné 24 mai 2019 11 h 18

    « Déghettoisation » ?

    L'immigration a mauvaise presse surtout parce que les nouveaux arrivants ont tendance à aller retrouver leurs concitoyens de leurs pays d'origine dans les ghettos ethniques des grandes villes canadiennes. En dehors des grands centres, la présence des immigrants est relativement négligeable et leur intégration à la société d'accueil est beaucoup plus facile. Le mérite de Shawinigan c'est justement d'amener les immigrants dans une localité où il n'y a pas de ghettos ethniques et où les immigrants de toutes origines côtoient les « locaux », ce qui facilite d'autant leur intégration dans notre société.

    Économiquement, c'est aussi une amélioration car cela permet aux immigrants d'avoir une variété d'options d'emplois qui sont plus intéressants que ce qui se passe dans les villes où ils sont en compétition directe avec les autres ressortissants de leurs pays d'origine, fournissant du « cheap labour » aux employeurs peu scrupuleux. Si le pays avait une politique d'immigration intelligente, elle assurerait que les nouveaux arrivants aillent s'établir ailleurs que dans les ghettos des grandes villes, dans les régions qui ont véritablement besoin de main d'œuvre.