L’écodéprime

Mais que donc faudra-t-il ? Quelle urgence climatique, quelle nouvelle donnée, quel personnage charismatique, quelle trouille inédite attend-on encore avant de bouger ? Combien de fois devra-t-on lire « l’effondrement de notre civilisation et la disparition d’une grande partie du monde naturelle sont à l’horizon » avant de se sentir non seulement « concernés », comme nous le répète inlassablement la classe politique, mais clairement mobilisés ? Combien d’inondations, d’incendies de forêt, de plastique dans l’océan, de rapports scientifiques ou de manifestations dans les rues ?

On comprend Dominic Champagne d’avoir la mèche un peu courte par les temps qui courent. Plus de 270 000 signataires du Pacte pour la transition, c’est très bien, mais il en faudrait six fois plus pour que nos gouvernements se sentent enfin obligés d’agir. La force de « la majorité » semble avoir un effet boeuf sur François Legault en particulier.

Comment d’ailleurs ne pas remarquer la relative torpeur qui subsiste vis-à-vis de l’environnement devant les passions enflammées qui s’expriment à l’égard de la laïcité ? Comment expliquer qu’une situation éminemment plus urgente, plus branchée encore sur notre bien-être collectif, les bouleversements climatiques, n’inspire ni la même fougue ni la même obstination à légiférer ?

C’est beaucoup plus facile de regarder derrière que devant, faut croire. Pour bon nombre de Québécois, la laïcité est un legs de la Révolution tranquille, le symbole par excellence du progrès accompli. Plus « hot » que la survie de la langue française au moment où l’on se parle, l’absence de religion semble devenue le gage par excellence de la modernisation du Québec.

Soit. La laïcité nous permet de bomber le torse. L’environnement, tout le contraire. On a beau se féliciter de vivre au pays de l’énergie propre, Hydro-Québec n’a pas d’abord été conçue comme un projet environnemental, mais bien comme une entreprise économique — tout comme l’énergie « sale » de l’Alberta, d’ailleurs. Au Québec comme au Canada, la réduction de GES est devenue une espèce de farce plate, les transports routiers augmentent, les VUS se multiplient, le fameux troisième lien entre Québec et Lévis est en voie de réalisation et les industries pétrolière (au Canada) et gazière (au Québec) continuent comme si de rien n’était.

Pour pousser le bouton de l’écodéprime bien au fond, ajoutons que la seule grande initiative politique à ce jour, la taxe carbone, bat de l’aile. On pensait avoir enfin trouvé une solution à l’exploitation massive des ressources naturelles en y rattachant un coût, le prix de la pollution qu’elle entraîne, une notion qui a d’ailleurs été récompensée par le prix Nobel en économie récemment. Mais plutôt que de décourager l’utilisation du pétrole, la taxe carbone n’a réussi qu’à irriter les consommateurs, à enrager les moins bien nantis et à enflammer les troupes conservatrices. Le pétrole, ce n’est pas des choux de Bruxelles, découvre-t-on. On n’est pas prêt à s’en passer parce que soudainement c’est plus cher.

« Malgré la crise existentielle posée par les changements climatiques, beaucoup de gens sont davantage préoccupés par les problèmes créés par la solution proposée que par le bouleversement environnemental lui-même », explique le chroniqueur du New York Times David Leonhardt.

Et tant pis pour la responsabilité collective, l’avenir de la planète et la capacité de regarder nos enfants dans les yeux. Les êtres humains façonnent leur compréhension de l’univers à partir de leur expérience immédiate, nous disent les experts en comportement. Un vieux truc de survie appris dans la savane africaine. Nous sommes congénitalement centrés sur nous-mêmes, en d’autres mots, capables, certes, de regarder derrière et de se féliciter des bons coups, mais très peu devant. Nous avançons à coup de récompenses immédiates et de renforcements positifs. Ce qui explique pourquoi la réflexion écologique se détourne de plus en plus de la réduction de gaz à effet de serre, nécessaire à notre survie, pour se tourner vers l’adaptation pure et simple aux changements climatiques. La science et la haute technologie finiront bien par nous tirer du pétrin, sérénade-t-on.

On s’enfonce dans l’aveuglement volontaire plutôt que de bouger. La belle affaire. Que faire devant un tel immobilisme ? Les inventeurs du thermostat intelligent ont eu une bonne idée pour souligner cette année la Journée de la Terre. Ils ont invité 20 individus peu convaincus de l’urgence climatique à une séance d’information tout en faisant grimper la température jusqu’à 100 degrés Fahrenheit dans la pièce. L’astuce eut l’effet escompté. Plusieurs qui voyaient auparavant la crise écologique comme un simple discours moralisateur et/ou partisan conclurent qu’il faudrait peut-être bien agir.

Faudra-t-il imposer le même traitement aux politiciens pour qu’ils passent enfin aux actes ?

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47 commentaires
  • Gilbert Talbot - Abonné 24 avril 2019 07 h 31

    Écologie et laïcité vont de pair.

    Madame, vous ne devez pas opposer ainsi laïcité et environnement. Les deux combats se rejoignent dans l'idée de vaincre la pollution. L' une est physique et l'autre est spirituelle. Il faut assainir les deux niveaux.

    • Claude Wallet - Abonné 24 avril 2019 11 h 21

      M. Talbot, vous avez parfaitement raison. Le combat contre le réchauffement n'est pas exclusif de la défense de la laïcité, bien tièdement soutenu au Canada. Je suggérerais à Mme Pelletier d'aller faire son marché en hijab pendant quelques jours et nous pourrions en reparler...

    • Jacques Gagnon - Inscrit 24 avril 2019 12 h 02

      C'est bien vrai quand même. Quand madame Pelletier écrit, elle cherche à ploguer ses combats personnels. Mais j'ajouterais que ce serait très intéressant de savoir combien de signataires du «pacte» ne sont pas allés voter à la dernière élection, et combien ont voté pour le gouvernement actuel. C'est le prix à payer de l'activisme qui se fout de notre système politique, avec lequel il faut bien composer si on veut agir.

    • Yves Mercure - Inscrit 24 avril 2019 16 h 40

      Ce sont en effet des inspirations guerrières toute deux et la chronique prend parti. Grossièrement, comme avec "...l’absence de religion semble devenue le gage par excellence de la modernisation du Québec." : où PL 21 vise-t-il la disparition des religions? Quand la masse est trop grosse, elle rate même l'insecte. En questions environnementales, le fond de bon sens peut se perdre dans la pensée magique comme lors du lancement du Pacte à TLMEP, alors que Catherine Morency (ingénieurs universitaire, si j'ai bien compris) fustige la voiture électrique sans retenue... très verte, elle propose pourtant une vertu des plus contestable : l'immédiateté d'action ne doit pas se confondre avec l'idée de résultat instantané. Plusieurs fronts doivent être ouverts simultanément. L'esprit de guerrier pousse aux arguties caricaturales de l'adversaire, l'invitant à l'escalade symétrique, là où personne ne bouge de ses positions. Mme. Pelletier, vous abondez trop souvent dans cet esprit comme ce fut le cas lorsque vous affirmiez :"le repli sur soi agit encore dans plusieurs régions éloignées", comme si la métropole était dépourvue de toute identité ou de manières nombrilistes.
      Un virage radical se fait dans le réel et l'argutie marteau n'y apporte rien : mélange des genres et des guerres par ironie, dérision et crucifixion du mal portant (celui qui pense autrement). La claque en passant sur PL 21 est de cette nature tout comme le "nationaliste patriotique" devient vite borné quand il repose sur l'idée du premier arrivé.
      Vous faites des émules, Mme Pelletier, parfois le goût me vient, comme ce M. L. Le 18 : "Bizarre de titre: confusion des genres? Enfin quelle importance faut-il accorder à un sondage commandé par la CAQ? Il demeure que les élus montréalais ont adopté une résolution unananime contre le PL21. C'est ce qui importe au plan démocratique." ML pour marxiste-léniniste? Toujours se prendre pour un chirurgien alors qu'on travail au marteau, ça laisse de drôles de cicatrices.

    • Claude Bernard - Abonné 24 avril 2019 17 h 37

      Tout à fait, la laïcité et l'écologie: même combat qui unit la gauche et la droite dans une lutte sans fin contre un ennemi sans nombre.
      Hélas, l'un n'intéresse personne et l'autre est quelque peu périphérique pour ceux aux prises avec les problèmes réels qui préoccupent le monde.
      Reste toujours à ploguer ses antipathies personnelles, cela ne peut pas nuire à la chroniqueuse qui surement ne lit pas ces inanités sonores qui ne sont que le vent de l'immaturité...

  • Bernard Terreault - Abonné 24 avril 2019 07 h 46

    Ne pas trop attendre des politiciens

    ''Faudra-t-il imposer le même traitement aux politiciens pour qu'ils passent enfin aux actes ?'', écrivez-vous. En démocratie, les politiciens ne font que répondre au désirs des citoyens, ce ne sont pas des surhommes ou des visionnaires pouvant imposer des mesures impopulaires s'il le faut. C'est à nous d'élire les bonnes personnes si nous y croyons vraiment, et à commencer nous-mêmes à réduire notre consommation avant même qu'elle soit taxée ou interdite.

    • Cyril Dionne - Abonné 24 avril 2019 11 h 23

      C'est justement cela M. Terreault. D’emblée, il faut commencer par dire que le Québec produit 0,1% des GES tout en entretenant 0,1% de la population mondiale. Même si le Québec produisait -0,1% des GES, cela ne changerait aucunement l’équation climatique mondiale. Encore une notre gauche multiculturaliste qui pleure comme si les Québécois étaient responsables de tout.

      L’hypocrisie du Pacte, alors que vous avez des gens qui crient au loup et sont eux-mêmes responsables de cette consommation débridée, en laissent beaucoup pantois. Eux, dans leur grande maison et en réalisant d’innombrables voyages transatlantiques par année, viennent nous apporter la bonne nouvelle à ceux qui pratiquent la simplicité volontaire de façon involontaire depuis qu’ils ont foulé la Terre.

      Ceci dit, et voilà la véritable raison de ce discours qui tourne en rond; la laïcité. Oui, l’absence d’amis imaginaires dans la sphère publique est un signe de modernité. Fini les contes abracadabrants pour enfants de quatre ans. Et qu’est-ce que tout cela a à faire avec la langue?

      Si les transports routiers augmentent, c’est parce qu’on augmente la population via l’immigration. Si un 3e lien est devenue presque obligatoire, encore une fois, c’est parce qu’on augmente la population sans se poser trop de questions. Si la vente de VUS augmente, c’est parce que des gens comme Dominic Champagne en demandent.

      Encore une fois, on occulte l’éléphant qui se cache dans la pièce environnementale, la surpopulation. La Chine et l’Inde sont responsables de presque la moitié des GES mondiaux. Nous étions 3 milliards en 1960, maintenant nous sommes presque 8 milliards. Où était-elle lorsque Jacques-Yves Cousteau avait affirmé dans les années soixante que la Terre et ses écosystèmes ne pouvaient accommoder que seulement 2 milliards d’humains sans qu’il y ait de dégradation majeure?

      Si la population de la Terre était demeurée à 3 milliards, personne ne parlerait des changements climatiques aujourd’hui.

    • Raymond Labelle - Abonné 25 avril 2019 08 h 54

      En effet M. Terreault. Je surabonde.

      Par exemple. Regardons les conséquences électorales de la nano-mesure de la taxe sur le carbone... de la part du Canada, cancre international environnemental.

      Le statut de cancre international environnemental n'émeut aucun parti de gouvernement au fédéral - ne pourrait-on pas y trouver une certaine unanimité pour faire mieux? Pas du tout. Le PLC se vante de ses nano-mesures, sans compter son encouragement à la production de pétrole et des pipelines (jusqu'à acheter TransMountain), le PC attaque les nano-mesures cosmétiques du PLC pour se faire du capital politique, avec succès d'ailleurs, et le NPD et le PVC ne sont pas près du pouvoir.

      Au Québec, accordons à M. Legault un instinct politique: il n'a pas parlé d'environnement pendant la campagne... va vers le troisième lien, rétablit les pistes de motoneige.

      Le PQ avait un programme environnemental sérieux et crédible, alors qu'il était perçu comme un parti pouvant gouverner, a fait le pari qu'on pourrait le choisir pour cette raison - on connaît les résultats.

      Oui, QS a eu un regain de succès à cause de l'environnement - mais n'était pas perçu comme pouvant gouverner à ce mandat et il s'agit d'un succès relatif par rapport à ses anciens résultats - c'est quand même seulement 16% du vote.

      Et la taxe sur le carbone aide plusieurs politiciens provinciaux qui s'y opposent.

      Un peu d'air frais: la Colombie-Britannique, l'Île-du-Prince-Édouard, mais...

      Peut-être plus tard...

    • Raymond Labelle - Abonné 25 avril 2019 09 h 20

      On pourrait faire beaucoup mieux M. Dionne. On fait vraiment dur. Quand je regarde la Suède qui a à la fois connu une bonne croissance économique et diminué sensiblement ses émissions, et aussi les performances de l'Europe occidentale, j'ai honte pour l'Amérique du Nord.

      Le Québec a la chance de ne pas devoir avoir recours au charbon ou à d'autres hydrocarbures pour produire son électricité. De la chance. Si on isole cette variable, on n'est pas meilleur que les autres en Amérique du Nord - on est aussi poches.

      De toute façon, la ressource diminue ou coûtera plus cher - ça serait stupide de ne pas moderniser notre économie. Il ne faut pas voir ceci seulement comme un sacrifice qui coûte cher - c'est plutôt un investissement intelligent.

      Tellement que quand l'Occident a commencé à se réorienter après la crise de 1973, l'Arabie saoudite et l'OPEP ont pris peur et ont baissé les prix du pétrole pour ne pas que le client ne perde son accoutumance. Le dealer a eu peur de perdre son junkie.

      Devrait-on faire comme avec la morue, exploiter le plus possible la ressource le plus vite possible jusqu'à ce qu'il n'en reste plus rien? Pourquoi ne pas plutôt être ambitieux, visionnaire et prendre de l'avance?

      Et les GES ne sont pas que des GES - ça fait aussi de la pollution atmosphérique, comme on l'oublie trop. Ça devient un problème de santé publique (comme beaucoup en Chine par exemple - peut-être que, plutôt pour cette raison, elle fera mieux). Problème de santé publique aussi ailleurs, et en Occident aussi. Qui représentent aussi des coûts, humains et matériels.

  • Jacques Gagnon - Inscrit 24 avril 2019 08 h 22

    Très simple

    Les élections ne se décident pas sur ces thèmes de l'environnment. Les gens ne choisissent pas d'agir contrairement à ce que vous croyez. Ce ne sont pas les politiciens qui ne font que refléter les désirs du peuple. Partout on appuie les projets qui créeront des emplois «de qualité», c'est-à-dire payant. On ne voit pas plus loin que son nez, on veut une job, on veut de l'économie et on ne pense pas que l'économie peut aller de pair avec l'environnement, on ne propose pas d'alternatives. D'un côté on dénonce sans solutions, de l'autre on a des oeillères.

    • Pierre Cousineau - Abonné 24 avril 2019 16 h 41

      Françcois Legault, l'économie, l'environnement

      Sur la même page de l'édition papier où était publiée la chronique de Mme Pelletier, apparaissait le texte ''Beauport 2020-Un projet porteur pour le Québec''. Il y était question du projet de port à conteneurs dans cette localité. Pourquoi là? Parce que le tenant d'eau y est de 15 mètres, ce qui permet la venue des grands porte-conteneurs qui ne peuvent descendre plus avant sur le fleuve.

      François Legault n'en a pas parlé durant la dernière campagne électorale, mais son Projet Saint-Laurent était le thème majeur de sa campagne en 2014. On se souvient que les Libéraux lui avaient soufflé son bébé des mains en proposant leur Stratégie maritime qui était centrée sur un pôle logistique à construire sur les meilleures terres agricoles du Québec dans Vaudreuil-Soulanges. Et faut-il s'en surprendre, ce pôle logistique était directement branché sur les ports de Vancouver et de Halifax et ignorait le port de Montréal.

      Le PLQ était directement branché sur la politique des transports fédérale des Portes d'entrée (ports et aéroports) et couloirs stratégiques (autoroutes et lignes de chemins de fer), mises en place en 2005-2006 par les libéraux et les conservateurs. Cette politique visait nommément à accroître la productivité (chiffre d'affaires) des compagnies de chemin de fer et de camionnage.

      François Legault, en 2013, dédiait son livre ''Cap sur un Québec gagnant:Le projet Saint-Laurent'' à ses 2 fils et à leur avenir. Il voulait développer des zones d'innovation (le gouvernement CAQ a consenti 50 M$ pour rénover des friches industrielles du port de Québec pour y installer une zone d'innovation dans son 1er budget) et développer le cabotage pour réduire l'empreinte du camionnage, tout en développant l'économie du Québec.On constate une amorçe.

      Par ailleurs, la ville de New York avec son Plan changements climatiques enclenchera certainement un mouvement majeur.

  • Danièle Jeannotte - Abonnée 24 avril 2019 08 h 45

    Le passé est garant du présent

    Chère Madame, il est admirable que vous ayez profité de cette chronique sur les changements climatiques pour encore une fois décrier le PL21 mais vous répétez qu'il faut regarder en avant et non en arrière. Or, c'est dans le passé que se trouvent les causes principales des problèmes auxquels nous faisons face. On a laissé s'installer une culture de la voiture individuelle et un étalement urbain qui obligent les familles qui ne vivent pas dans les quartiers centraux à posséder 2, 3 ou même 4 voitures et la quasi absence de transport en commun en banlieue aggrave le problème. C'est sans doute pourquoi les stationnements des CEGEPs et des universités débordent de voitures d'étudiants, ces grands défenseurs de l'envionnement.

    Cela dit, je suis d'accord avec vous sur le fond : il faudrait que ceux qui encombrent les voies d'accès et polluent l'air ambiant aient un prix à payer. On s'installe en banlieue pour la tranquillité, mais aussi parce qu'on peut y trouver une maison plus grande à coût moindre et payer moins de taxes. Mais d'un point de vue environnemental, faire deux fois pas jour une ou même deux heures de trajet en voiture n'a aucun sens. Et n'oublions pas le saccage des milieux humides et des secteurs riverains avec leurs conséquences sur les habitats naturels.

    Voyez-vous, contrairement à nos amis de Québec solidaire, on peut se préoccuper à la fois des enjeux environnementaux et de la laicité de l'État. Marcher et mâcher de la gomme en même temps.

    • Michel St-Laurent - Abonné 24 avril 2019 10 h 42

      Eh oui, madame n'en manque jamais une pour taper sur le projet de Loi 21. Fera-t-elle un lien entre les inondations et le voile...? Elle en est bien capable!

    • Christian Roy - Abonné 24 avril 2019 17 h 42

      L'essence au prix de 1,45$ le litre doit commencer à en faire réfléchir quelques-uns,

      Je trouve pour ma part que ce n'est pas encore assez cher. Ce prix doit absolument gonfler si on veut obtenir le levier nécessaire pour changer notre façon de vivre et de se loger.

      C'est la poche qui mène le monde, pas le préfontal.

      À propos du projet de loi sur la laïcité et du lien que Mme Pelletier établit: "Comment d’ailleurs ne pas remarquer la relative torpeur qui subsiste vis-à-vis de l’environnement devant les passions enflammées qui s’expriment à l’égard de la laïcité ?"

      Je suis d'accord avec elle que ce projet de loi sorti d'une boîte de Cracker Jack's ne traite pas d'un sujet vital. Il sert de diversion à des dirrigeants qui veulent gagner du temps. Un projet de société qui met l'accent sur la préservation des écosystèmes et de la biodiversité devrait être la vrai priorité d'un gouvernement qui se tient debout, quitte à troubler certaines âmes sensibles à la vue d'un voile inoffensif.

    • Claude Bernard - Abonné 24 avril 2019 17 h 48

      Ce n'est pas «on» mais «nous» qui avons répandu le culte de l'automobile et de l'étalement urbain.
      Las! Là est le problème.
      Là encore, on ne peut qu'espérer que nos successeurs, plus urbains et plus cosmopolites et moins américanisés feront mieux à l'avenir et resteront en ville plutôt qu'aller s'étaler dans le 450.

    • Raymond Labelle - Abonné 25 avril 2019 10 h 05

      "(...) quitte à troubler certaines âmes sensibles à la vue d'un voile inoffensif." CR. Ou à ne pas permettre à une sous-frange d'employés de le porter pendant leurs heures de travail... les enseignants du primaire et du secondaire et les policiers à l'emploi du gouvernement du Québec et quelques postes désignés.

      Beaucoup sont pour ou contre pour de mauvaises raisons.

      D'autres sont pour ou contre pour des raisons défendables.

      Mais, en réalité, c'est peu important. Et les pour et les contre surestiment souvent l'importance de la chose et dramatisent.

      Quand on regarde ce qui suscite les passions, l'identification au group auquel on croit appartenir prime, que cette appartenance soit réelle ou imaginée (p.ex. religieuse, ethno-culturelle, sexuelle ou autre). On peine à dépasser cette identification pour voir plus loin. Pour cette raison, je ne suis pas sûr que l'espèce ait atteint le degré d'évolution nécessaire pour bien s'en tirer. L'identification au groupe d'appartenance (réel ou imaginé) a été un facteur de survie, mais on en est à une autre étape où l'intensité du phénomène devrait être révisée.

      Cette identification semble aller chercher plus dans les tripes que quand il s'agit d'adopter des mesures globales qui visent le bien commun... même quand un danger indiscutable objectivement nous menace - on parle des GES et du réchauffement climatique, mais n'oublions pas aussi que c'est de la pollution atmosphérique et autre qui menace la santé publique.

      L’intensité du débat sur le PL21, de quelque côté qu’on se trouve, est une malheureuse illustration de ceci. Mais on n’est pas si pire : ailleurs et en beaucoup d’endroits, on se tire dessus à la Kalachnikov, entre autres stimulés par l’identification irrationnelle et excessive à un groupe réel ou imaginaire.

  • Louis Gilbert - Abonné 24 avril 2019 08 h 49

    La mort

    IL nous faudra 100 000 morts subitement et en Amérique ou en Europe pour se réveiller. Rien de moins. Le problème c'est que les changements climatiques sonts lents dans leurs répercussions...sauf les ouragans. Vivement un ouragan monstre meurtirer qui nous pouse à agir!