La Cité-État

Tout le monde convient que la vie à Montréal est différente de ce qu’elle est en région et que la population y est plus diversifiée, mais on pourrait dire la même chose de toutes les grandes villes du monde. ?Le gouvernement Couillard a d’ailleurs reconnu les besoins spécifiques de Montréal en septembre 2017 en lui accordant officiellement le statut de métropole du Québec, qui lui permet notamment d’adopter des programmes d’aide aux entreprises et de soutien à des projets d’envergure.

Il ne s’agit cependant pas d’une Cité-État qui pourrait définir des règles du vivre-ensemble qui ne s’appliqueraient qu’à elle, comme le conseil municipal a été unanime à le réclamer. Le statut de métropole ne comporte pas que des avantages. Cela impose aussi des responsabilités, notamment celle de contribuer à la préservation de l’identité du Québec tout entier, même si certains donnent parfois l’impression de vouloir s’en séparer.

Il est vrai que les effets du projet de loi 21 vont se faire sentir principalement à Montréal, mais c’était aussi le cas de la loi 101. Si Montréal avait été exemptée de son application, elle aurait été sans objet. D’ailleurs, si la métropole avait été aussi française que Québec ou Rimouski, personne n’aurait senti le besoin de légiférer.

Si on reconnaissait à Montréal le droit à la différence en matière de laïcité, au nom de quoi lui refuserait-on un droit analogue en matière de langue, comme on l’a déjà réclamé ? Plus de 40 ans après l’adoption de la Charte de la langue française, plusieurs y voient encore une violation de leurs droits fondamentaux.

Au rythme où progresse le bilinguisme, l’autoriser officiellement se traduirait par une anglicisation systématique qui aurait des répercussions dans l’ensemble du Québec. Malgré la protection offerte par la loi 101, le français recule sans cesse, comme l’Office québécois de la langue française (OQLF) l’a encore constaté dans son récent rapport.

 
 

Le libre choix en matière de signes religieux n’aurait évidemment pas le même impact sur l’identité québécoise que le libre choix en matière de langue, mais le fossé entre Montréal et le reste du Québec est déjà suffisamment profond sans le creuser davantage.

On peut également penser qu’une laïcité à deux vitesses constituerait un obstacle additionnel à la régionalisation de l’immigration que tout le monde dit souhaiter. La réticence des nouveaux arrivants à s’éloigner de la métropole augmenterait inévitablement.

Tant qu’ils ne prônent pas la désobéissance civile, les élus municipaux ont parfaitement le droit de s’opposer au projet de loi 21 et ils auront tout le loisir d’expliquer leur point de vue en commission parlementaire. On comprend très bien qu’il ne correspond pas à la vision multiculturaliste de la mairesse Plante et du chef de l’opposition à l’Hôtel de Ville, Lionel Perez, mais ses conséquences sur les employés actuels de la Ville seraient minimes. Il n’y a actuellement aucun policier qui porte de signes religieux, et cela ne devrait pas poser de problème de recrutement dans le futur. D’ailleurs, la Fraternité des policiers appuie le projet. Les enseignants, qui seraient les plus touchés, relèvent des commissions scolaires.

 
 

Peu importent les circonstances ou le parti dont il est issu, aucun gouvernement ne pourrait accepter qu’une partie du territoire québécois échappe à l’application de la loi, à plus forte raison si près de la moitié de la population y habite.

Il est vrai que le gouvernement Legault ne risque pas de déplaire aux électeurs caquistes en tenant la dragée haute à la métropole. À entendre les explications du ministre de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion, Simon Jolin-Barrette, on a même l’impression que le projet de loi 21 a été présenté simplement parce que la CAQ en avait fait la promesse. On aimerait l’entendre expliquer à l’occasion sur quelle base philosophique il s’appuie.

Le PQ sait aussi qu’en appuyant le gouvernement, il traduit la volonté de sa propre base, dont l’essentiel est maintenant en région. En revanche, la clientèle du PLQ est au moins aussi opposée à l’interdiction des signes religieux que peut l’être celle de Projet Montréal, ce qui ne l’a pas empêché d’écarter de façon catégorique toute idée de faire une exception pour la métropole. « Quand on parle des lois, ça s’applique partout », a tranché sa porte-parole, Hélène David, qui a fait preuve de responsabilité depuis le tout début du débat.

On aurait souhaité entendre les porte-parole de Québec solidaire défendre aussi explicitement la portée universelle de la loi, mais sa position sur l’octroi d’un statut particulier à Montréal paraît aussi ambiguë que son rejet du recours à la désobéissance civile. D’une fois à l’autre, c’est comme si QS voulait démontrer qu’il n’est pas prêt à gouverner.

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48 commentaires
  • Robert Bernier - Abonné 18 avril 2019 05 h 04

    Les deux solitudes, encore et toujours

    Les tranchées ont été creusées dès le premier jour. Pour les anglos-québécois, nul dialogue constructif n'aura lieu autour de la loi 21 sur la laïcité. Consentir même à seulement en parler apparaîtrait comme une trahison. Trahison à quoi? Le beau discours sur les libertés individuelles et les droits fondamentaux n'arrive pas à cacher le jupon colonialiste de la reconquête de Montréal.

    Ceux qui nous font la morale aujourd'hui sont les mêmes que ceux qui, il n'y a pas si longtemps (le référendum de 1980, celui de 1995, lutte contre les fusions municipales: je m'en souviens), appelaient sans vergogne Ottawa à faire rouler ses tanks sur Montréal et à déchirer le territoire du Québec. Sur ce point, d'ailleurs, tous les partis provinciaux et même le PLQ, mais à l'exception notoire de QS, viennent de réitérer l'intégrité du territoire du Québec. On s'étonne que la nouvelle de cet autre immense recul de QS n'ait pas plus fait la manchette. QS, PLQ, même combat. Jouer la grandeur d'âme pour s'associer les minorités religieuses, qui seront donc fédéralistes. D'ailleurs, on voit là toute l'hypocrisie de QS qui n'a toujours eu de parti souverainiste que la vitrine.

    La chose est pourtant claire pour ce qui concerne la laïcité. Ce n'est pas par grandeur d'âme que nos anglos s'offrent pour protéger les minorités religieuses. C'est du prosélytisme politique purement et simplement. De la même manière qu'ils continuent à s'opposer à la loi 101, ils continuent de chercher à faire disparaître le fait français en Amérique. Quand Vancouver passera au Chinois, vous la verrez disparaître leur grandeur d'âme.

    • Pierre Robineault - Abonné 18 avril 2019 13 h 18

      Vous avez tout et bien dit, monsieur Bernier. Comment comprendre pourquoi certaines personnes, et surtout parmi celles qui sont les plus influentes, s'expriment comme si elles n'avait été et ne sont encore et toujours ignorantes de ce qui s'est produit dans la partie la plus courte de notre histoire? Je n'y décèle, quant à moi, que mauvaise foi et méchanceté.

  • Gaétan Cloutier - Abonné 18 avril 2019 05 h 53

    Non seulement ne sont-ils pas prêt à gouverner

    mais de plus, faudra éventuellement se poser la question, à quoi servent-ils?

    Ils se disent souverainistes et agissent comme s'ils avaient été créé par le PLQ. Ils seraient avisés de prendre de belles photos de leur 10 députés; le jupon dépasse et on n'en parlera plus dans 4 ans.

    • Léonce Naud - Abonné 18 avril 2019 09 h 40

      Québec solidaire roule pour Ottawa - Il n'est pas dans l'intérêt des modestes et méprisés débris de l'Empire français d'Amérique de s'étriper mutuellement dans leur réserve québécoise de l'Est du continent pour des questions de Gauche ou de Droite comme Québec solidaire y prend un suicidaire plaisir.

      Vu d'Ottawa, Québec solidaire offre un spectacle des plus rassurants, question d'oblitérer l'avenir national des Québécois dans des luttes fratricides et par conséquent en finir une fois pour toutes avec le problème que représente encore le Québec au sein du Canada.

    • Christian Montmarquette - Abonné 19 avril 2019 09 h 17

      "Québec solidaire roule pour Ottawa.." - Léonce Naud

      Mais pour qui roulait donc le PQ, qui a non seulement reporté le référendum aux calendes grecques aux dernières élections, mais durant 31 ans!! ..si l'on compte le mandat de "bon gouvernement' de 1976?

      Québec solidaire n'a aucune leçon d'indépendance à recevoir de ces néo-caquistes provincialistes du PQ.

      Des poules mouillées de la "souveraineté-association" qui vendraient leurs mères pour des vote, plutôt que de se grouiller le cul pour convaincre les indécis du bien fondé de la cause nationale.

      ..mais, ah oui.. c'est vrai..! quand on est trop nul pour défendre sa cause.. On peut toujours s'en prendre à des femmes vulnérables! Alors qu'on se met directement à dos un électorat francophone, militant et éduqué qui pourrait aisément se laisser convaincre, mais qu'on préfère repousser dans les bras du fédéralisme canadien parce qu'on est incapable d'accepter la différence. - Quelle belle stratégie gagnante!

  • Michel Lebel - Abonné 18 avril 2019 06 h 44

    Duplessisme

    Qui peut maintenant nier que PL21 est divisif? Comme projet de loi , j'ai déjà vu plus rassembleur! Mais ainsi va le Québec sous régime caquiste. ''Au Québec, c'est comme ça qu 'on vit''... Duplessis est-il bien mort? Oui, mais pas le duplessisme.

    M.L.

    • Jean-Charles Morin - Abonné 18 avril 2019 11 h 35

      "Qui peut maintenant nier que PL21 est divisif? " - Michel Lebel

      Moi, par exemple, qui estime que ne rien faire est encore plus divisif que le PL21. Toutefois, à l'instar de Sol Zanetti, je pourrais changer d'avis si vous daigniez fournir des preuves scientifiques de ce que vous avancez.

    • Hugues Cormier - Abonné 18 avril 2019 13 h 56

      Aussi divisif?La loi 101!

    • Michel Lebel - Abonné 18 avril 2019 15 h 28


      @ Jean-Charles Morin,

      Le débat est devenu très fortement idélogique. En conséquence, la raison ou la ''science'' n'y est plus. C'est une lutte entre camps. Et cette lutte fera nécessairement des dégâts. Et ceci grâce surtout au manque de jugement du premier ministre. Et vogue la galère!

      M.L.

    • Raymond Saint-Arnaud - Abonné 18 avril 2019 15 h 35

      Bien répondu, M Morin. M Lebel est plus enclin à juger qu'à comprendre et à expliquer ce qu'il a compris.

    • Michel Lebel - Abonné 18 avril 2019 16 h 59

      @ Raymond Saint-Arnaud,

      Il n'y a pas plus aveugle que celui qui ne veut pas voir. Fin.

      M.L.

    • Jean-Charles Morin - Abonné 18 avril 2019 18 h 01

      Si par "premier ministre", vous voulez parler de Philippe Couillard qui a laissé pourrir ce dossier en tentant de culpabiliser les autres, je suis tout à fait d'accord.

    • Jean-Charles Morin - Abonné 19 avril 2019 09 h 30

      "M Lebel est plus enclin à juger qu'à comprendre et à expliquer ce qu'il a compris." - Raymond Saint-Arnaud

      Merci pour votre bienveillant commentaire où vous avez réussi, mieux que moi, à définir en peu de mots le style un peu particulier de monsieur Lebel.

  • Jean-Pierre Marcoux - Abonné 18 avril 2019 07 h 11

    Merci M. David!!! Complètement d'accord!!!

    Et votre conclusion à cette chronique : «D’une fois à l’autre, c’est comme si QS voulait démontrer qu’il n’est pas prêt à gouverner.»
    Oui ! cette conclusion me comble de bonheur. Comme vous avez raison!!!

    • Claude Gélinas - Abonné 18 avril 2019 10 h 53

      Et si QS n'était qu'un feu de paille ! Souverainistes qui s'abstiennent de voter contre la partition du Québec. Il faut le faire. Multiculturalistes opposés au projet de loi 21. Cette bande d'amateurs qui ne savent plus quelles positions défendre afin de se faire remarquer creusent leurs tombes à petit feu. Mais qui s'en plaidra ?

    • Pierre Raymond - Abonné 18 avril 2019 11 h 39

      Québec Solidaire... c'est le Hubert Lenoir de la politique québécoise.

    • Jean Jacques Roy - Abonné 18 avril 2019 18 h 14

      Monsieur Marcoux et comparses quel bonheur pour vous, Michel David tire un os à lécher aux partisans inconditionnels caquo-péquistes.

      Michel David aurait pu, s’il s’en aurait donné la peine, élaborer une analyse sérieuse des problèmes sociaux, politiques et des conséquences concrètes que soulèvera le projet de loi 21 sur une ville cosmopolite comme Montréal. Non, Michel David s’est contenté d’applaudir la répose simpliste du gouvernement Legault aux élu.es de la Ville de Montréal. « La loi s’applique Partout ». Comme si en passant une loi qui justifie la discrimination à l’emploi... voilà, la loi a fait un miracle, la niveleuse est passée, plus de problèmes et tout le monde en juillet dira Content! Content!

      Pourtant, Michel David était le premier à constater que le gouvernement Legault faisait des promesses et avançait des projets de lois, brouillons, tout croches et c’est après coup qu’il réfléchit. Encore plus étonnant, aujourd’hui le chroniqueur oublie que c’est la CAQ qui est gouvernement et que c’est ce gouvernement qui présente un projet de loi mal ficellé qui va non seulement discriminer des personnes mais qui aussi va approfondir des divisions sociales déjà existante. C’est de ça dont il s’agit et c’est ce que soulève la mairesse de Montréal. Quoi de plus légitime.

      Au lieu de soulever les inconséquences et improvisations du gouvernement... Michel David, de façon calomnieuse et inappropiée tire le blâme sur les député.es de Québec Solidaire. Et les sots d’applaudir!

    • Christian Montmarquette - Abonné 19 avril 2019 08 h 49

      @ Claude Gélinas 1/2

      
« Et si QS n'était qu'un feu de paille! » - CG



      Les péquistes du «rafiot amiral» de l’indépendance, désormais à 9% des intentions de votes, nous radotent cette prophétie de diseuses de bonne aventure depuis 10 ans. Alors que Québec solidaire n’a toujours fait que progresser, au point où il chapeaute désormais le PQ par 6% dans les intentions de votes. 



      «Souverainistes qui s'abstiennent de voter contre la partition du Québec. »- CG

      

Il est assez paradoxal de voir ces péquistes revendiquer dur comme fer le droit à l’autodétermination des peuples, refuser du même souffle ce même droit à un peuple qui occupait le territoire du Québec des millénaires avant l’arrivée des Français. Cherchez l’erreur..?

      D’ailleurs Québec solidaire n’a pas bloqué la dite motion, mais s’est simplement abstenu de voter, puisque le partage du territoire ne sera négocié que lors de l’indépendance. On ne sait donc aucunement de quoi on parle en réalité.



      « Multiculturalistes opposés au projet de loi 21.. » - CG

      

"La laïcité n’a rien à voir avec le multiculturalisme, puisqu’il s’agit de la neutralité de l’État.



      « Cette bande d'amateurs qui ne savent plus quelles positions défendre.. »-CG

      Une fois de plus, plutôt que de ranger derrière un parti clairement et ouvertement en faveur de l’indépendance, ces caquos-péquistes dernière mouture, préfèrent se ranger derrière un parti provincialiste et un défroqué de la cause nationale qui a renié la cause dont il s’est servi pour mieux encu.. sa propre base militante. Alors qu’ils devraient au contraire dénoncer l’amateurisme de la CAQ qui propose une loi de breloques et de chiffons en maintenant les subventions publiques aux écoles confessionnelles et les exemptions de taxes et d’impôts aux organismes religieux.



      La suite ci-dessous.

    • Christian Montmarquette - Abonné 19 avril 2019 08 h 50

      @ Claude Gélinas 2/2 suite..

      « Afin de se faire remarquer creusent leurs tombes à petit feu. » - CG



      À 9% des intentions de votes et 6 points derrière Québec solidaire, c’est le PQ qui a déjà un pied dans la tombe à force de renier sa propre cause.



      Mes sincères condoléances donc, à vous et tous les autres lâcheux de provincialistes de votre acabit, qui appuyez désormais un parti de droite fédéraliste à la solde des boss et du Conseil du patronat, plutôt que de défendre un parti qui défend les intérêts des gens ordinaires et des plus démunis qui n'a jamais renié ses convictions pour des votes.

      Christian Montmarquette

  • Raynald Rouette - Abonné 18 avril 2019 07 h 30

    Un gros sophisme!


    Vous dites, « Le libre choix de signes religieux n’aurait évidemment pas le même impact sur l’identité Québécoise que le libre choix en matière de langue ». Vous n’êtes pas sérieux? Bonjour! HI! Montréal est de retour aux années d’avant 1977. Le temps a fait son œuvre!

    De plus la défusion des municipalités a transformé Montréal en ghettos administratifs.

    Nous devons donc en conclure que vous seriez d’accord pour que Montréal devienne avec le temps semblable à Londres, Paris ou Bruxelles avec leurs ghettos islamiques, qui fonctionnent en parallèle des élus et devenus suffisamment puissant allant même jusqu’à intimider les corps policiers. Il est inconcevable que le Québec se permettre de faire la même erreur que celles commises en Europe...

    • Raymond Saint-Arnaud - Abonné 18 avril 2019 15 h 56



      M Rouette, vous avez raison d’évoquer les ghettos islamiques de Londres, Paris ou Bruxelles, fruits du multiculturalisme débridé et de la cécité des pouvoirs politiques.

      Ainsi, « Londres, où des quartiers entiers ont été déclarés ‘zones d’application de la charia’, est devenue la maison mère de l’internationale djihadiste par laquelle transite la finance islamiste et s’organise la résistance contre la démocratie occidentale et ses valeurs.
      Birmingham, la deuxième ville en importance, est également tombée sous l’emprise des islamistes.
      Dans au moins 25 écoles publiques où les femmes enseignent avec leur voile inté¬gral, ils ont réussi à chasser les équipes pédagogiques et à les remplacer par des talibans qui endoctrinent les enfants afin de lutter contre «l’égarement et la mécréance occidentale».
      La ségrégation sexuelle y est de mise et les cours de biologie, de musique, d’éducation physique et de nata¬tion sont interdits aux filles. » ( F. Houda-Pépin, JdeM, 27 mars 2017, https://www.journaldemontreal.com/2017/03/27/londres-plaque-tournante-de-lislamisme-radical).

      Par leur opposition à la Loi 21, l’inconscience de certains élus montréalais et de QS face à l’avenir de la société québécoise est sidérante.