La langue de chez nous

Depuis 11 ans qu’on l’attend, le Rapport sur l’évolution de la situation linguistique au Québec effraie et console à la fois. Il effraie par « l’indifférence » des plus jeunes vis-à-vis du bilinguisme croissant tout en rassurant sur l’efficacité de la loi 101. Les allophones, qu’on se le dise, sont de plus en plus francophones. Le fait d’envoyer leur progéniture à l’école française — à 89 % en 2015 c. 20 % en 1976 — explique en grande partie pourquoi les nouveaux arrivants parlent de plus en plus français à la maison, dans l’espace public et aussi au travail.

Si les immigrants et anglophones de souche prennent du galon pour ce qui est de la langue de chez nous, les jeunes francophones, eux, en perdent. Les 18-34 ans sont peu enclins à s’offusquer du fameux « bonjour-hi » qui pend au cou de Montréal comme une cloche à une vache, ou même à le remarquer. (Ce sont ces deux petits mots qui nous avertissent que nous sommes dans la métropole québécoise et nulle part ailleurs). Ils sont également moins nombreux à travailler exclusivement en français que les 55 ans et plus.

Sans l’épeler en toutes lettres, le rapport révèle surtout que le Québec a entamé une nouvelle étape de son évolution linguistique. Après la longue phase du repli sur soi, les années Maria Chapdelaine, disons, où la défense de la langue passait par une population tissée serrée, protégée à la fois par la terre et par l’Église, nous sommes passés aux années Camille Laurin, des années de combat visant à faire du français la langue des affaires, du gouvernement et des immigrants.

Arrive maintenant ce qu’on pourrait appeler les années compliquées, les années de la mondialisation et des réseaux sociaux, où rien n’est noir ou blanc, où le repli sur soi agit encore dans plusieurs régions éloignées, tout comme les mesures de promotion du français agissent toujours à Montréal mais où, surtout, les vieilles règles ne suffisent plus à protéger contre l’anglicisation. Pour la bonne et simple raison que l’anglais n’est plus extérieur à nous — il est désormais en nous. Comme le dit une célèbre bédé (Pogo), « nous avons vu l’ennemi, et il est nous ».

Il fut un temps où les jeunes francophones, même montréalais, refusaient d’apprendre l’anglais ou de le parler. On se faisait un devoir de ne pas céder un pouce devant la botte du maître. Aujourd’hui, l’attitude, certainement chez les plus jeunes, n’est pas de faire un bras d’honneur à l’impérialisme anglo-saxon, mais plutôt de conquérir de plus vastes horizons. Une donnée du rapport illustre cette nouvelle attitude à merveille : plus on est scolarisés au Québec, moins le temps de travail se passe en français. Les francophones très scolarisés se rapprochent en fait des allophones pour ce qui est du fait d’utiliser le plus souvent le français au travail : 60 % contre 56 %.

Toute la complexité dans laquelle on baigne aujourd’hui se trouve dans ces deux facteurs en apparence contradictoire : éducation et acculturation. Pourtant, il ne s’agit ni d’ignorance vis-à-vis des enjeux linguistiques, ni, à mon avis, d’un manque de fierté vis-à-vis du français. Il s’agit plutôt du désir, qui vient justement avec l’éducation, de ne pas être réduit à une seule dimension. D’embrasser plus large, de voir plus haut. Il était inévitable qu’on arrive un jour à se buter le nez contre les murs qui jusqu’ici nous ont protégés, de la même façon qu’un enfant finit toujours par enjamber les barreaux de son lit. Devenus grands, nous voyons plus grand.

Le problème n’est donc pas tant le bilinguisme comme tel — Jacques Parizeau ne disait-il pas vouloir « botter le derrière » à quiconque ne parlerait pas anglais ? —, mais davantage l’attitude qui se cache derrière. Sans nier les nouveaux obstacles que sont Netflix, le commerce en ligne et la mondialisation, et la vulnérabilité accrue du Québec devant de tels béhémoths, ce nouveau chapitre de la défense de la langue devra passer par chaque individu tout autant que par l’État québécois. Dans un monde éclaté, les mesures étatiques ne suffisent plus ; il faudra aussi compter sur la vigilance individuelle.

La vigilance dont je parle tient à une seule chose : le besoin de défendre quelque chose qui nous définit profondément. À ce titre, je ne crois pas à la supposée indifférence des jeunes vis-à-vis de la langue. Certes, les plus jeunes ont tourné le dos à « la survivance », perçue comme le combat des plus vieux. Ils ne veulent plus jouer à la police et on les comprend. Mais rien ne nous dit que ces mêmes jeunes ne sont pas profondément Québécois, comme d’ailleurs le souligne un sondage Ipsos. Et qu’est-ce que d’être Québécois sinon de vivre dans une langue et une culture uniques en Amérique du Nord ? Ni la laïcité ni l’égalité hommes-femmes, dont on parle tant, ne sont des marques distinctives québécoises. Mais la langue de Miron, de Vigneault et de Desjardins, et la culture qui en découle, oui, absolument. Comment les jeunes, même les yeux rivés sur de vastes cieux, pourraient-ils l’oublier ? Le Québec, eux aussi, ils l’ont dans la peau.

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28 commentaires
  • Yvon Pesant - Abonné 17 avril 2019 04 h 07

    Dans la peau ou dans le vinaigre, la langue?

    Quand même drôle que l’éditorial signé par Robert Dutrisac, dans Le Devoir d’hier, s’intitulait « Pour contrer le lent déclin », en faisant référence aux mêmes données statistiques du même rapport.

    En déclin ou pas, la langue de chez nous?

    • Claude Bariteau - Abonné 17 avril 2019 08 h 50

      Déclin ou pas, au Québec, la langue française est un marquage des liens entre les habitants parce qu'elle est langue officielle et langue d'intégration à l'école de la maternelle à la fin du secondaire, ce qui n'exclut pas des apprentissages autres, dont la langue anglaise et bien d'autres, incontournable actuellement.

      Un fait demeure. La langue française rassemble les Québécois/e/s et y recourent des gens qui vivent au Québec. Elle n'est pas juste l'affaire des Québécois/e/s d'hier et des plus jeunes. Elle est aussi celle des Québécois/e/s de l'immigration qui l'ont faite leur et assure leur participation à la construction du Québec, y compris dans les écoles de langue anglaise où l’apprentissage du français est réalisée.

      Elle est devenue un liant du nouveau Québec, comme l'est l'affirmation de l'égalité entre les hommes et les femmes et le sera la laïcité à la suite de l'inclusion du principe de la laïcité dans la Charte québécoise des droits et libertés de la personne par l'expression de ce principe chez les employé/e/s des institutions de l'État, notamment dans l'enseignement.

      Renforcer ces liants se fait aussi par des activités collectives dans des lieux à cet effet, qui construisent des liens au-delà des zones de vie ethnoculturelles. Ça se fera encore plus par des engagements partagés pour lutter contre le dépérissement de l’environnement, mais surtout par la création d’un pays, le Québec, et l’adoption d’un système politique qui assure aux habitants un contrôle sur leur avenir.

      Ces liants n'assureront pas « de vivre dans une langue et une culture uniques en Amérique du Nord » mais d’être des Québécois et des Québécoises du pays du Québec au sein duquel se cpnsolidera un « vivre ensemble » original empreint d’une diversité qui l’enrichit parce qu'ils les liants vivifient son expression.

    • Marie Nobert - Abonnée 19 avril 2019 00 h 02

      @Yvon Pesant. Votre commentaire est percutant. J'y soucris entièrement. «C'est soit tendancieux, soit tendanciel. Allons sous d'autres cieux voir d'autres ciels.» Misère!

      JHS Baril

  • Yvon Montoya - Inscrit 17 avril 2019 06 h 15

    Chaque jour et à la moindre occasion, je suis en région entouré de fermes agricoles et animalières, on me dit que je ne suis pas «  d’icitte » parce que mon français est par trop sophistiqué. Je suis donc dans l’obligation de casser mon français dans son vocabulaire et syntaxe en y ajoutant un vocabulaire dit québécois mais dont l’origine a pour source l’anglais. Un créole en somme. Encore je ne parle pas du garagiste ou tout est chinois pour parler des problèmes mécaniques.

    À Montréal la proximité avec les langues nous poussent a côtoyer celles du tout monde. Un jeune montréalais a accès au minimum à quatre langues, l’espagnol, l’anglais, le français et le québécois. Un bonheur et un avantage. Le jeune en région est complètement démuni même psychologiquement il y a des répercussions. Le contraste est abyssal avec la ville. Je me suis demandé souvent de quel français desirons-nous faire apprendre aux citoyens parce que même les profs ont un mal fou avec la langue de Molière. Par contre les anciens québécois ont une langue et une écriture vraiment magnifiques mais tout ceci disparait. De nos jours le parler de Judith Jasmin et autres à Radio-Canada des années 50 a disparu. On comprend alors que le travail à l’international nécessite une autre langue soit l’anglais soit le français de France mais pas le parler d’ici voire le Joual avec accent. D’ailleurs j’aie pour expérience des anglos parfaitement francophones parlant en français avec des brésiliens mais en anglais avec des québécois pure laine mais dont l’accent, le vocabulaire et la syntaxe furent des handicaps communicationnels.

    La jeunesse montréalaise et par extension québécoise est placée devant un trésor linguistique qui a peu d’equivalent dans le monde. Elle en connaît et l’importance et la saveur. C’est pourquoi Montréal restera une ville vraiment passionnante avec ses mille langues bien qu’il faille faire un plan d’urgence si on veut préserver le fait français au Québec. Actuellement c’est mal par

    • Clermont Domingue - Abonné 17 avril 2019 09 h 35

      J'aime l'analyse de mme Pelletier et j'applaudis votre commentaire. Tout cela est intelligent, éclairant et optimiste.Je crois que les enfants de la loi 101 peuvent assurer l'avenir du français au Québec. C'est aussi ce que pense ma petite- fille, enseignante,au secondaire, à Montréal.

      L'écolier de la loi 101 ne vit pas les distorsions du français par rapport au québécois. Il apprend, en même temps, l'oral et l'écrit d'une nouvelle langue: le français.De plus, comme vous le soulignez,cet écolier et plus tard, cet élève baigne dans un univers pluriethnique qui l'incite à voir le multilinguisme comme un enrichissement.On est loin du repli sur soi...

      Soyons optimistes. Les Québécois sont en train de se forger une nouvelle identité. Bien que ça me dérange,c'est à Montréal que cela va se passer.

    • Bernard Dupuis - Abonné 17 avril 2019 10 h 11

      Pourant, les Montréalais n'ont pas de leçons à donner.

      Une des stratégies les plus utilisées par les canadianistes est d’affirmer la distinction linguistique et culturelle radicale entre Montréal et les « régions ».

      En effet, des anglophones voudraient même que s’opère une partition du Québec entre Montréal et les villages qui longent les rives du Saint-Laurent.

      On a entendu le maire Coderre et la mairesse Plante affirmer la « société distincte » que constituait Montréal par rapport au reste du Québec en exigeant du gouvernement du Québec de traiter Montréal comme une exception juridique et politique.

      Dans les textes ci-dessus Mme Pelletier et M. Montoya insistent sur cette distinction peut-être pas si nouvelle, mais de plus en plus péjorative entre Montréal et les « régions ». Les préjugés des canadianistes et de la de la gauche à l’endroit des habitants des régions sont souvent répétitifs. Par exemple le supposé « repli sur soi dans plusieurs régions éloignées ». Ou encore le préjugé que dans les régions on parle massivement un mauvais français que M. Montoya appelle même « un créole ». Il ne parle même pas de « joual » et encore moins le « horse franglais » pourtant très populaires à Montréal.

      Mme Pelletier n’a pas de leçons à donner en termes de « repli sur soi ». J’ai fait la petite expérience suivante. J’ai demandé à des Montréalais quelle distance séparait Montréal de Rouyn-Noranda. Tous l’ignoraient. Toutefois, tous connaissaient la distance entre Montréal et Toronto. Par rapport au reste du Québec, les Montréalais ne sont pas si « mondialistes » que cela.

      Ce n’est pas dans les régions que l’on valorise par-dessus tout les spectacles avec les idoles anglophones. C’est dans les médias de Montréal que l’on entend le plus les anglicismes, les calques de l’anglais et la fameuse expression « excuser mon chinois ». Même à Radio-Canada avec ses émissions montréalo-centriques, les chansons diffusées à heure de grande écoute sont pratiquement mo

    • Bernard Dupuis - Abonné 17 avril 2019 10 h 13

      (Suite et fin)

      Même à Radio-Canada avec ses émissions montréalo-centriques, les chansons diffusées à heure de grande écoute sont pratiquement monolingue anglaise. On me dit qu’à TVA ce n’est guère mieux. Par exemple, les chansons de l’émission « La voix » sont généralement anglaises. Dans les cégeps de régions, les professeurs me disent que le franglais ne cause pas de soucis. Toutefois, il en est tout autrement dans les cégeps de Montréal. De plus en plus de francophones s’inscrivent dans les cégeps anglophones. Dans les régions, ce nouveau phénomène reste très marginal.

      Qui est le plus replié sur soi? Les régions ou les Montréalais? Qui parle le plus le « créole » ou mieux le « horse franglais »? Les régions ou les Montréalais? Il faudrait bien que cessent les préjugés des canadianistes et de la gauche à l’endroit des régions québécoises.

      Bernard Dupuis, 17/04/2019

    • gaston bergeron - Abonné 17 avril 2019 12 h 52

      M. Montoya,
      Quoi qu'il en soit de la réalité de vos étonnantes et personnelles observations sur la qualité de la langue française dans les diverses régions du Québec, votre déclaration péremptoire mélangeant « créole » et autres choses est pour le moins offensante.

    • Jean Richard - Abonné 17 avril 2019 13 h 26

      @M. Dupuis – Pour avoir vécu en région, à Québec et à Montréal, j'ai appris qu'il y a une distinction non négligeable entre la métropole et le RDQ (reste du Québec), une différence probablement plus grande qu'entre le Québec et le ROC. L'incompréhension de cette réalité – qui ne date pas d'hier – nous a probablement fait perdre le référendum de 1995.

      Par ailleurs, ayant vécu en région et à Montréal, je peux affirmer que s'il y a condescendance ou même mépris entre la métropole et les régions, elle ne se vit pas de Montréal vers les régions, mais bien le contraire. J'ai entendu bien des fois des gens des régions déblatérer contre Montréal, mais très rarement le contraire. Au contraire, les Montréalais ont trop souvent tendance à idéaliser exagérément les vertus des régions (et ils se buttent à la réalité quand ils décident de déménager). L'expression « les gens de la ville » comme synonyme de tarés, d'idiots, je l'ai entendu plus d'une fois.

      Les spectacles avec les idoles anglophones en exclusivité à Montréal ? Ça doit faire bien des années que vous n'avez pas mis les pieds à Québec pendant le Festival d'été. Pendant que Montréal présente le Festival du Jazz, les Francofolies, Québec y va d'un évènement qui n'a de français que le nom, et un ou deux petits spectacles en français sur des scènes secondaires. Et qui donc a ouvert le bal lors du 400e ?
      Je vous accorde toutefois que la radio locale de Radio-Canada fait beaucoup d'efforts pour nous canadianiser, laissant peu de place à la chanson francophone et encore moins à la musique venue d'ailleurs et que des immigrants ont apporté dans leurs valises en venant s'installer ici. Mais qui écoute Radio-Canada ? De moins en moins de gens...

      Enfin, je peux vous dire, ayant souvent l'occasion de l'entendre, que le français des écoliers montréalais issus de l'immigration se porte mieux que celui et des pures-laines montréalais, et des pures-laines des régions.

    • Bernard Dupuis - Abonné 17 avril 2019 15 h 46

      @Jean Richard

      Je suis capable d’admettre qu’il existe une distinction sociale, culturelle et linguistique entre Montréal et les « régions », mais de là à dire qu’elle est plus grande qu’entre le Québec et le Canada, cela m’apparaît grandement exagéré. Montréal et le Québec partagent le même système social et le même système culturel. Hier, M. Legault a dû rappeler à la mairesse Plante tous les Québécois et tous les Montréalais partagent le même système politique et les mêmes lois.

      J’admets que certaines gens en région regardent les Montréalais de haut, mais de là considérer ces derniers comme des tarés ou des idiots, cela m’apparaît vraiment abusif. Ce dont il était question dans mon texte c’était les affirmations gratuites que Mme Pelletier (le repli sur soi) et de M. Montoya (le parler « créole ») propagent à l’égard des gens des régions. De plus, ce n’est pas parce que les gens des régions critiquent les Montréalais que cela excuse Mme Pelletier et M. Montoya de leurs préjugés.

      Je n’admets pas que les habitants de la ville de Québec soient considérés comme des « gens des régions » comme les autres. Toutefois, admettons que la ville de Québec a un penchant maladif pour les idoles anglophones. C’est comme si elle voulait rivaliser avec Montréal pour se montrer encore plus anglophone et plus importante que Toronto. Toutefois, on connaît le narcissisme du maire de Québec et de ses associés.

      Enfin, ce n’est pas parce que les écoliers montréalais issus de l’immigration possèdent un bon français que cela empêche les jeunes Montréalais de toute origine s’inscrire aux cégeps anglophones et de se monter indifférent au sort de la langue française dans leur ville.

    • Francis Bélanger - Abonné 17 avril 2019 20 h 39

      @ Yvon Montana

      Les régions comptent plus d'une quarantaire d'établissements d'éducation supérireure en la qualité des cégeps. Dans ces établissement, il s'y parle et s'y écrit du français notable. En région. Incroyable! L'archétype du «Créole-Québécois» que vous semblez embrasser dans votre subjectivité semble basé davantage sur des anecdotes que sur un portrait d'ensemble. De mon côté, vivant en région dite éloignée (éloignée de la métropole, sûrement), je n'épouve aucun problème avec l'utilisation d'un français que je juge de qualité. Cela dit, comme dans toutes communications, il importe de s'adapter à son interlocuteur, et ces cas, ceux où il est de bon ton d'utiliser une langue populaire afin de se faire comprendre, sont loin d'être exclusifs aux régions non-montréalaise, que non. Pis à part ça, qu'y esse qu'y à d'mal à s'lâcher lousse une fois ou un autre? Si tout le monde devait parler au minimum dans un registre familier, sinon être littéraire ou soutenu, la vie serait probablement pas mal plus plate, triste. On ne devrait jamais bûcher sur quelqu'un qui est pris toute sa vie à communiquer dans un registre populaire, qu'il soit de Montréal ou de Gaspésie. C'est mon avis du moins.

  • Yves Corbeil - Inscrit 17 avril 2019 06 h 48

    Heureusement

    Oui, heureusement que nous avons pu compter sur l'appui indéfectible du Libéral Party of Québec pour le début de ce nouvel ère, dans l'affirmation du français au Québec. Merci messieurs dames pour vos quinzes années de combats sans relâche pour le fait français chez nous,
    Il est quand même dommage qu'une des représentantes officielles d'un parti d'opposition est été mêler par votre démarche au point de croire que le Québec avait deux langues officielles, signe que, des fois, nos bonnes actions n'ont pas toujours le résultat escompter. Problème de communication dans cette langue, d'effort, d'intérêt ou le trois qui sait.

  • Yves Corbeil - Inscrit 17 avril 2019 07 h 49

    La situation de la ville ouverte, inclusive et diversifiée.

    Vous qui avez l'expérience de l'ouverture à l'autre de la Capitale Canadian pour y avoir vécu un certain temps. Quel est donc votre théorie du voilement de la francophonie sur l'iles de Montréal. Est-ce due a un relâchement de notre part, à notre tolérance face à l'autre, à notre traditionnel vivre et laisser vivre au point de constater après plusieurs décennies que certains ne parlent pas notre langue et que même certains autres est pu venir au monde chez nous et rendu à un âge vénérable ne maitrise point notre langue ou si on comprends absolument rien. Mais qu'est-ce qu'on n'a fait de pas correct pour être pris dans ce merdier, cé ousse qu'on s'est fourré dans not démarche.

    Il sera vraiment apprécier pour les incultes canadiens que nous sommes, que vous nous faissiez bénéficier encore une fois d'une de vos théories sur le sujet. Vos lumières sur le voile qui nous pends au dessus de la tête sont attendus avec grands intérêts madame la chroniqueuse du Le Devoir.

  • Jean Lapointe - Abonné 17 avril 2019 07 h 52

    Il faut sortir du Canada

    «La vigilance dont je parle tient à une seule chose : le besoin de défendre quelque chose qui nous définit profondément» (Francine Pelletier)

    Tant que nous resterons dans le Canada la langue française sera menacée parce qu'elle est considérée et vécue comme la langue d'une minorité culturelle parmi d'autres au Canada.par les Canadians et même par bien des Québécois.

    Si nous avons un minimum de fierté nous devons faire du Québec un pays indépendant pour bien des raisons mais entre autres pour que les francophones puissent devenir une majorité dans leur propre pays. Une fois le Québec indépendant nous les francophones pouront traiter d'égal à égal avec les gens des autres pays et non plus comme faisant partie d'une minorité, ce qui est plutôt humiliant. Pour moi ce n'est qu'à cette condition que nous pourrons enfin nous sentir confiants pour l'avenir de notre langue.

    Si nous restons dans le Canada nous sommes condamnés à nous battre continuellement contre des forces contraires à sa survie. C'est manquer de fierté et de courage que de ne pas vouloir en sortir, comme c'est le cas de madame Pelletier..

    IL ne faut pas oublier que non seulement nous devons voir à assurer la survie de notre langue nous devons aussi voir à l'améliorer parce qu'elle présente de nombreuses lacunes auxquelles il faut remédier. Ces lacunes sont explicables historiquement et il est donc possible de s'y attaquer. Ce n'est qu'en devenant fiers d'être libre comme peuple que nous seront motivés à y travailler davantage.Les énergies que nous devons actuellement mettre à la protéger contre les nombreuses menaces auxquelles elle est confrontée nous pourrons alors les mettre au service de la langue elle-même.

    Vive le Québec libre enfin.