La tour de Babel

Comment en sommes-nous arrivés là ? Comment sommes-nous parvenus à nous crier des bêtises (Valérie Plante n’est pas seule à devoir endurer ça) sur un sujet qui a été réglé il y a 60 ans ? Comment nous, Québécois, connus pour notre grande cohésion sociale, en sommes-nous rendus à ne plus comprendre la même chose quand on parle de signes religieux, de droits fondamentaux, de féminisme ou de neutralité de l’État ?

Lorsqu’un premier ministre se sent obligé de jouer le bon papa en nous rassemblant à ses genoux — « parce qu’au Québec (voyez-vous, les enfants), c’est comme ça qu’on vit » —, admettez qu’on sent être tombés bien bas. Je ris ici pour ne pas pleurer. En fait, je me gratte surtout la tête de la même façon qu’on a pu se la gratter face à l’élection de Donald Trump. Il y a quelque chose ici qui dépasse l’entendement ou la simple partisanerie gauche-droite. Quelque chose qui ressemble à une dérivede démocratie, à un pourrissement de la politique qui pourrait ne pas être transitoire, qui pourrait nous affecter encore longtemps.

Je ne dis pas que François Legault est Donald Trump. Je crois que le premier ministre est véritablement amoureux du Québec et soucieux de vouloir l’améliorer ; Trump, lui, n’a d’yeux que pour son nombril. Seulement, avec le projet de loi sur la laïcité, on se sent soudainement enfermés, comme avec l’impayable président, dans une tour de Babel où noir veut dire blanc et où le faux l’emporte sur ce qui est généralement accepté comme vrai. On se sent devenir un peu fous, en d’autres mots.

Tenez, cette phrase du premier ministre : « Il faut être clair : la laïcité ne va pas à l’encontre de la liberté de religion ! » C’est pertinemment faux. Sinon, quelle raison aurait-on d’invoquer la disposition de dérogation ? Des milliers de gens, des enseignantes aux avocats de l’aide juridique — on met le paquet ici pour tenter de faire oublier la véritable cible, les femmes voilées — seront traités comme des citoyens de seconde catégorie à cause de leurs croyances religieuses. Ce n’est ni « respecter la liberté de religion » ni traiter tout citoyen également, deux principes supposément garantis par le projet de loi.

Cette grossière affirmation tient du sophisme, comment expliquer un tel dévoiement de sens autrement, voulant que les porteurs de kippa, de turban et de voile n’ont qu’à se départir de leurs ornements au travail. On ne les empêche pas de croire, seulement de s’afficher. Mais c’est encore une fois travestir les principes garantis par les chartes. Le droit de pouvoir exercer sa religion dans son sous-sol n’est pas un droit. C’est de la répression. C’est précisément pour permettre à la liberté de s’exercer, à l’encontre même de celle de la majorité, que les chartes de droits sont nécessaires.

Alors, comment sommes-nous arrivés là ? Une partie de la réponse tient au mépris entretenu par bon nombre de Québécois vis-à-vis de la charte canadienne, perçue comme un « coup de cochon » de la part de Trudeau père. Peu importe que le Québec ait adopté, dès 1975, sa propre charte, considérée à l’époque comme un « acte fondateur » et « le symbole des valeurs de la société québécoise ». La signification de ces documents précieux et combien nécessaires au fonctionnement démocratique a été ultimement bousillée par la guéguerre Québec-Ottawa. On peut en faire aujourd’hui de la bouillie pour les chats, comme vient de le faire le gouvernement Legault, parce qu’il y a longtemps que les droits individuels sont vus comme tels. Il est temps de repenser une telle méprise.

Une certaine mythologie est à l’oeuvre aussi pour ce qui est de la disposition de dérogation. On voudrait nous faire croire qu’y avoir recours est sans conséquence, on en aurait maintes fois fait l’usage au Québec, oubliant de spécifier que dans la majorité des cas, il s’agissait de renforcer un droit existant. Non pas de l’affaiblir. Il n’y a qu’une occasion qui peut se comparer à la situation actuelle : l’application de la loi 101. Mais, encore une fois, on omet de préciser, comme l’a fait le professeur de philosophie Jocelyn Maclure récemment, que les restrictions imposées à l’anglais étaient « nécessaires à l’atteinte de l’objectif visé », celui de faire du français la langue dominante. Alors que la laïcité, elle, n’a que faire de telles restrictions. La neutralité, c’est dans la tête — des individus comme du législateur — que ça se passe.

Finalement, on en arrive là, à dicter à certains leur habillement et leur conduite (dont 90 % sont des immigrants) parce que depuis dix ans, nous avons travesti l’inquiétude millénaire que nous avons de disparaître en la hantise de l’Autre. À partir de quelques incidents malheureux, montés en épingle par médias et politiciens confondus, nous avons transposé sur ceux qui nous font le plus peur — les musulmans en l’occurrence — nos vieilles peurs à nous.

C’est à partir de cette angoisse viscérale devenue aujourd’hui préjugés endurcis qu’on nous propose cet « accord historique ». Mais il n’y a d’historique, ici, que la confusion qu’il nous impose.

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251 commentaires
  • Mathieu Lacoste - Inscrit 3 avril 2019 01 h 44

    «Une partie de la réponse tient au mépris entretenu par bon nombre de Québécois vis-à-vis de la charte canadienne » (Francine Pelletier)



    Voilà qui nous éclaire sur l'origine du mépris que vous nous vouez.

    • André Joyal - Inscrit 3 avril 2019 09 h 22

      En effet, M.Lacoste: Je ne sais combien paie notre journal pour les chroniques de Mme Pelletier mais, si parfois elle mérite son écu, on en est loin avec cette chronique. Elle ne fait que du copier/coller ; l'art de se répéter a nauseam en 5 minutes. J'admets qu'il n'est pas facile de s'en prendre à une loi qui se veut effectivement modérée, comme le dit notre premier ministre. Mais, entre gens intelligents et cultivés, une tentative d'originalité dans l'argumentaire est sûrement possible. Et ce, même pour les plus chauds partisans de QS. C'est trop leur demander?

    • Nadia Alexan - Abonnée 3 avril 2019 11 h 15

      C'est vous, madame Pelleteir qui s'exprime en sophismes. Le linge ne fait pas partie des droits fondamentaux. Si l'on n'a pas le droit d'afficher nos préférences politiques au seine de la fonction publique, il en va de soi que la même règle s'applique face à l'affichage religieux.
      Aucun signe d’appartenance ostentatoire n’est aussi banal et innocent que l'on voudrait nous faire croire. L'impartialité doit se sentir dans les faits et dans les apparences.

    • Claude Bariteau - Abonné 3 avril 2019 11 h 33

      Je ne sais pas si Mme Pelletier méprise vraiment bon nombre de Québécois. Je vois plutôt dans ses propos un manque flagrant de connaissances du genre « Statut politique du Canada depuis 1982, cours 101 ».

      Ce pays est indépendant depuis 1931 sans avoir reçu l'aval de habitants que le Dominion of Canada, en 1867, regroupait en provinces, dont plusieurs se sont ajoutées subséquemment. En le devenant, il s'est défini une Couronne britannique analogue à la Couronne de la Grande-Bretagne avec un parlement imperméable aux décisions du parlement de Londres.

      Le rapatriement de 1982, avec l'aval de la Couronne britannique, a coupé tous liens d'autorité du parlement de Londres et a reproduit le système de monarchie constitutionnelle qui fit de la reine de Grande-Bretagne celle du Canada.

      En préambule à la Constitution de 1982, il est écrit que « le Canada est fondé sur des principes qui reconnaissent la suprématie de Dieu et la primauté du droit ». Par ailleurs, dans cette constitution, que l’Assemblée nationale n’a pas reconnu à ce jour, il est signalé, en concordance avec la Constitution de 1867, que pour siéger à l’Assemblée nationale un élu doit prêter un serment stipulant qu’il sera fidèle et portera « vraie allégeance à Sa Majesté la reine Élisabeth II ».

      C’est ainsi que le Canada de 1982 a mis à genoux le peuple québécois comme la Grande-Bretagne l’avait fait en 1840 puis en 1867.

      Qui plus est, en le faisant, le Canada a inséré dans sa constitution une Charte des droits et libertés qui définit les droits fondamentaux, lesquels parlent de liberté religieuse sans écho à des signes vestimentaires, ce qui ne les rend pas incontournables. Seule la Cour suprême peut à la rigueur le faire en présumant qu’un individu les considère immanents à sa définition non pas de citoyen mais de membre d’une religion.

      Voilà pourquoi vos propos sur l'histoire et la peur travestissent celle du Québec adulent un pays qui a mis à genoux tous les habitants du Québec.

    • Jean De Julio-Paquin - Abonné 3 avril 2019 11 h 51

      En réponse à m. Lacoste. Effectivement, les propos de madame Pelletier sont encore teintés de mépris, d'un alarmisme aigu et représentent une déconnexion totale avec la réalité ( voir à cet effet la chronique de Michel David dans Le Devoir d'hier, intitulé ''Allo! ici la Terre'' à propos de la position de QS votée à son dernier congrès). Je suis personnellement irrité des points de vue exprimés par Mme Pelletier sur la laÏcité et je ne comprends pas Le Devoir cautionner ses propos. Le journal est-il pour ou contre le projet de loi? Il faudrait le savoir et je crois que M.Miles devrait donner la position du Devoir dans un éditorial. C'est récurrent. De nombreuses personnes dans leurs commentaires aux chroniques de Mme Pelletiersur sur la laïcité font valoir des points de vue autres et se retrouvent en complète rupture avec sa position. Aujourd'hui, sur 84 commentaires, une forte majorité sont défavorables à madame Pelletier. Et c'est toujours comme ça lorsque ses articles portent notamment sur la laïcité. Il doit y avoir une raison. La position de Mme est complètement en porte à faux avec l'histoire du Québec et l'idéal de la laïcité porté par la Révolution tranquille. Pourtant plusieurs pays ont déjà légiféré sur la laïcité dont la France, la Belgique, la Suisse et le Danemark .Le Québec serait le premier État en Amérique du nord. S'il vous plaît, arrêter de faire peur au monde.

    • Christiane Gervais - Inscrite 3 avril 2019 12 h 07

      Et j'aurais envie de répondre à Mme Pelletier et ses pareils que construire une société en utilisant les religions comme ciment c'est pas mal un matériau des siècles passés et, quant à moi, se servir de la laïcité, garante de la citoyenneté qui nous est commune à toutes et tous, me semble pas mal plus intéressant et ouvert sur le monde.

      Il nous faudra fourbir nos armes contre ces passéistes du pouvoir de l'État et des religions s'imposant au peuple que nous sommes, et comme d'autres pays avant nous, aller de l'avant dans ce qui nous est commun et fondamental laissant les croyances là où elles devraient être, à la maison et dans les lieux réservés à cet effet.

    • Jacques Gagnon - Abonné 3 avril 2019 12 h 50

      Je crois monsieur Lacoste que les gens comme madame Pelletier ne sont en fait que des gérants d'estrade, incapables d'agir. Ils n'ont pas compris qu'il faut mettre un terme à ce qu'il aiment, c'est-à-dire débattre, jusqu'à la fin des temps, tergiverser sans offrir de solution, comme pour la souveraineté. Il faut que nous passions à autre chose, car personne ne sera martyrisé ici.

    • Jeanne M. Rodrigue - Abonnée 3 avril 2019 12 h 52


      La référence à dieu dans le préambule de la Charte canadienne avantage hors de tout doute les croyants et de ce fait représente une discrimination par rapport aux personnes athées ou sans religion.

      Somme toute, un individu appartenant à une religion ou à un culte, même le plus loufoque, a plus de droit qu’un agnostique ou qu’un athée puisque le facteur religieux constitue en primauté son identité canadienne. Canada le pays des dieux. Complètement dénué de sens.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 3 avril 2019 14 h 04

      Le préambule n'a jamais été utilisé pour fonder quelque décision que ce soit. D'ailleurs, la charte québécoise, qui ne comporte pas un tel préambule, protège la liberté de conscience et de religion ni plus ni moins que la canadienne. Cet argument, de même que celui que la constitution n'a pas été signée, n'est utilisée que pour faire diversion à l'égard de la responsabilité politique que le gouvernement de Québec s'apprête à exercer avec une souveraineté que personne ne lui conteste.

    • Christian Montmarquette - Abonné 3 avril 2019 16 h 35

      @Jean De Julio-Paquin,

      "La position de Mme est complètement en porte à faux avec l'histoire du Québec et l'idéal de la laïcité porté par la Révolution tranquille." - Jean De Julio-Paquin

      Je n'ai jamais rien vu qui s'attaquait aux droits humains et au droits des minorités qui venait de la Révolution tranquille.

      Au contraire, les acquis de la Révolution tranquille sont de l'ordre du respect des droits humains et des droits sociaux, tels la création d'un système de santé public et UNIVERSEL et la création d'un système d'éducation public et UNIVERSEL, où tous les enseignants pouvaient être embauchés, et ce, quelque soit leurs origines et leurs confessionnalités. En termes simples, la loi de la CAQ sera un recul sur les droits acquis et un recul sur l'universalité d'accès.

    • Raymond Saint-Arnaud - Abonné 3 avril 2019 16 h 44

      M.Lacoste: Je ne sais combien paie notre journal Le Devoir pour les chroniques de Mme Pelletier mais moi en tant qu'abonné j'en ai ras-le-bol des ses chroniques mortifères. Elle devrait être suspendue de ses fonctions.

    • Charles-Étienne Gill - Abonné 3 avril 2019 17 h 10

      Bon, bien tout est correct alors puisque je projet de loi est simplement la continuité de cette politique « où tous les enseignants pouvaient être embauchés, et ce, quelque soit leurs origines et leurs confessionnalités » ; la religion, la confession, pas plus que l'affiliation politique, n'intéressent le gouvernement ou les ayant droit que sont les élèves. On s'en fout que vous soyez chiite, sunnite ou soufi; sépharade ou ashkénase. Ça ne nous regarde pas.

      On vous demande de ne pas porter de signe religieux qui vous identifie d'abord comme quelqu'un de religieux ou membre d'une confession avant d'être citoyen, parce que vous êtes le prof de tout le monde. Dans une école fréquentée par des petits hindous indiens et des petits musulmans pakistanais, au lieu de choisir l'exemple britannique du prof sikh avec toute sa quincaillerie pour imposer la paix, on privilégie l'expression de la neutralité.

      Remarquez, c'est une conception de la vie bonne, que cette manière multiculturelle anglo-saxonne d'intégrer; si un peuple est majoritairement favorable à cette manière de faire, grand bien lui fasse et je ne vais pas pour autant accuser ce peuple d'être suicidaire et de chercher l'auto-dissolution, pas plus que les peuples qui privilégient une réserve politique et religieuses pour les profs ne sont intolérants.

      Pendant la révolution tranquille, même les religieux abandonnent leur vêtements et évitèrent ainsi de se distinguer des laïcs qui prennaient peu à peu possession des institutions. Tous les enseignants peuvent encore être ambauchés, quelque soit leur origine et leur confessionnalité. On demande simplement aux sadhus indiens de ne se déshabiller qu'à la sortie de l'école, quand « leur shift » est fini et d'éviter de se couvrir de cendre selon certains rites à l'intérieur de l'horaire de classe. On demande aussi aux raéliens de ne pas porter leur étoile avec la svastika au milieu, ce qui évite bien des problèmes.

    • Claude Bariteau - Abonné 3 avril 2019 17 h 11

      M. Maltais-Dsjardins, vous oubliez que les juges, quels que soient les cours et en priorité la Cour suprême, doivent prendre en considération le préambule qui stipule que « le Canada est fondé sur des principes qui reconnaissent la suprématie de Dieu et la primauté du droit ».

      Ils sont d'ailleurs nommés à ces postes en faisant le serment d'être fidèle et loyal à Sa Majesté, qui représente la Couronne du parlement canadien.

      Dans l'exercice de leurs responsabilités ils ne peuvent pas ne pas tenir compte des principes de ce préambule et s'approprier le droit de ne pas reconnaître la suprématie de Dieu et de ne pas donner la primauté au droit, qui se comprend dans le cadre de la suprématie de Dieu.

      La Charte québécois n'a pas ce préambule. Par ailleurs, la Loi de l'Assemblée nationale ne contient aucune référence à l'obligation des députés de faire un serment d'allégeance à Sa Majesté. Cette obligation découle de la Constitution de 1982 qui a fait copie-collé de l'annexe à cet effet dans la constitution de 1867. Je vous rappelle cela parce que les députés sont invités à faire deux serments, dont un de fidèélité et de vraie loyauté à Sa Majesté.

      Je le fais pour vous signaler que la Charte canadienne a préséance sur la Charte québécoise et que la Constitution de 1982 n'a pas été accepté par le gouvernement du Québec qui doit composer avec car le peuple québécois n'a pas choisi de se retirer du Canada en 1995 sans pour autant accepter sa constitution.

      Il ne s'agit pas d'arguments de diversion, mais de précisions importantes.

      Le gouvernement du Québec peut changer sa charte et ne peut se soustraire de celle du Canada qu'avec la clause de dérogation pour un temps parce que sa souveraineté est contrainte lorsqu'il entend assumer ses responsabilités politiques.

      Je ne comprends que vous considériez des faits de droit comme des éléments de diversion. Vraiment pas.

    • Jean-Henry Noël - Abonné 3 avril 2019 18 h 44

      Je ne suis pas lassé de le répéter. Violer la Charte des droits et libertés pour nier un droit enchâssé dans la dite charte est un exercice vain qui ne peut satisfaire que les imbéciles.

    • Charles-Étienne Gill - Abonné 3 avril 2019 21 h 08

      Êtes vous en train de me dire, Monsieur Noël, que mes droit politiques sont violés parce que je me prive d'enseigner avec mon chandail favori de Guevara (liberté d'expression)? Puis-je aussi distribuer des pamphlets politiques avant mes cours (liberté de presse).

      C'est vraiment le comble, on nous a dit que la privation de manifester de P-6, en public, était raisonnable, mais que limiter l'expression religieuse des profs en classe, alors que la l'expression politique est sujette à des réserves serait un viol de nos droits.

      Pour ma part, ayant été arrêté deux fois dans des conditions pénibles, je trouve votre accusation d'imbécilité méprisante. Contrairement aux arrêtés dans le contexte de P-6, il n'y a aucune entrave à la dignité.

      Un signe religieux n'est pas la prothèse d'un handicapé. Si il y a une réserve raisonnable politique, pourquoi une réserve religieuse est un drame? Ça dépasse l'entendement. Pouvez-vous au moins condéder qu'il y a plus d'une conception de « la vie bonne » et que le pluralisme inclut une telle compétition entre des visions du monde?

      Je ne dis pas si le Québec créait un précédent...

    • Céline Delorme - Abonnée 3 avril 2019 21 h 19

      Bien d'accord avec vous M Mathieu Lacoste. Madame Pelletier est dans la démagogie totale: Citation: Le projet de loi obligerait à pratiquer sa religion seulement dans son sous-sol: Quelle exagération totalement fausse! Les cérémonies,processions, manifestations publiques ne sont aucunement défendues.
      Si je lis un certain journal tabloid de Montréal, je m'attends à lire des exagérations et des demi vérités, cet autre journal fait son pain des polémiques et des simplifications. Mais on s'attend à des commentaires plus rigoureux du Devoir.
      Bon je suis toujours abonnée, mais pour combien de temps? Le journal tabloid est gratuit sur internet, je vais peut être changer.
      ESt-ce que c'est seulement le grand nombre de commentaires négatifs qui soutiennent cette chroniqueuse?

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 3 avril 2019 22 h 18

      Monsieur Bariteau, je ne vous accuserai pas de faire diversion... en me rappelant ce que j'aurais mauvaise grâce à avoir oublié vu le très grand nombre de fois où vous avez exposé ces idées. Cependant, ici comme ailleurs, vous êtes plutôt évasif quant à la manière dont les juges doivent «prendre en considération» le préambule de la charte. J'aimerais aussi avoir des exemples qui montreraient que les juges ont dû placer leur loyauté à la couronne au-dessus des lois que nos parlements ont démocratiquement adoptées et dont ils ont charge d'assurer la garde. Vous dites aussi que Québec ne peut déroger à la charte canadienne... sauf à en décider démocratiquement. Que cette prérogative lui ait été consentie sans son consentement ne l'a jamais empêché de l'utiliser autrement qu'en ayant en vue le prix politique qu'un État souverain aurait de toute façon à assumer dans ses rapports avec ses partenaires du ROC ou d'ailleurs. Vous avez ailleurs traité plus expressément de la question qui nous occupe ces temps-ci. J'aurai mis quelques réflexions par là aussi.

    • Jean-Marc Simard - Abonné 4 avril 2019 09 h 12

      «à cause de leurs croyances religieuses»...

      C'est là où on se trompe...Ëtes-vous réellement sûr que c'est «à cause de leurs croyances religieuses» ? A-t-on vraiment investiguer ce qui se cache sous ce «à cause de leurs croyances religieuses» ? N'y aurait-il pas derrière cette croyance religieuse une intention politique que le dhihadisme affirme dans plusieurs pays en guerre dans le monde ? Cette sois-disant «croyance religieuse» ne cache-t-elle pas un quelconque projet politique qui vise à islamiser la terre entière ? Certains sont prêt à tout accepter sous le couvert de «croyances religieuses», même l'inacceptable...Madame Pelletier, votre propos est malnonnête parce que vous n'analysez pas tous les arguments qui militent pour et contre ces sois-disant croyances religieuses, comme si tout était bon pour une organisation en autant qu'elle le fait sous le couvert de la religion...

    • Christian Montmarquette - Abonné 4 avril 2019 14 h 22

      "Tous les enseignants peuvent encore être ambauchés, quelque soit leur origine et leur confessionnalité." - Charles-Étienne Gill

      C'est faux, une étude démontre le contraire et plusieurs syndicats sont aussi d'accord que cette loi instaure une discrimination systémique à l'égard des minorités religieuses.

      La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec dénonce (FNEEQ) dénonce le projet de loi du gouvernement de François Legault.

      Pour le président de la Fédération autonome de l’enseignement (FAE), Sylvain Malette ce projet de loi laïcité est en train de devenir «une chasse aux hijabs».

      Pour Amnistie internationale Montréal, « Il est de la responsabilité du gouvernement de lutter contre les discriminations systémiques envers les groupes minoritaires et d’assurer que le Québec reste une société inclusive basée sur le respect des droits humains.

      Alain Fortier, président de l’Association des commissions scolaires du Québec (FCSQ) : « L’application de cette règle ouvre la voie à d’éventuels conflits de travail, qu’auront à gérer les commissions scolaires, incluant les coûts juridiques potentiels. Dans la situation de pénurie existante, cela risque de priver les commissions scolaires de main-d’œuvre, future ou actuelle. »

      Fédération autonome de l'Enseignement : Le projet de loi sur la laïcité : Un recul historique pour les droits fondamentaux : «En s’attaquant à la liberté de religion, le ministre Simon Jolin-Barrette s’attaque à l’État de droit. Non seulement son projet de loi bafoue la liberté de religion et de conscience, mais il menace aussi les conditions de travail des enseignantes et enseignants. (...) La FAE continuera de défendre le droit au travail de ses membres », a déclaré Sylvain Mallette, président de la FAE.

  • Mathieu Lacoste - Inscrit 3 avril 2019 02 h 06

    « on en arrive là, à dicter à certains leur habillement et leur conduite» (Francine Pelletier)

    Bref ! L'État dicte l'habillement et la conduite de ses fonctionnaires…

    Quel constat!

    Disons que votre argument est plutôt vaseux

    • Lucien Cimon - Abonné 3 avril 2019 10 h 13

      « on en arrive là, à dicter à certains leur habillement et leur conduite» (Francine Pelletier)
      La SQ, l'armée canadienne, Air Canada, Macdo, Harveys, Wallmart, Canadian tire, etc, etc, etc... ... font la même chose; ça ne vous révolte pas? Est-ce parce que ça ne vous permet pas de mépriser vos compatriote?

    • Jacques Patenaude - Abonné 3 avril 2019 10 h 23

      "Le droit de pouvoir exercer sa religion dans son sous-sol n’est pas un droit. " @F Pelletier
      C'est ce genre de charriage qui a amené votre question
      "Comment nous, Québécois, connus pour notre grande cohésion sociale, en sommes-nous rendus à ne plus comprendre la même chose quand on parle de signes religieux, de droits fondamentaux, de féminisme ou de neutralité de l’État ?" @F Pelletier

      Personne ne demande de confiner la religion à un sous-sol, juste que ces certains croyants fassent preuve d'un certaine discrétion durant leurs heures de travail. C'est ce qui fait que j'ai fini par me dire que cette loi est inévitable même si pour moi elle va beaucoup trop loin. La proposition du rapport Bouchard-Taylor aurait été largement suffisante. Mais au moins le crucifix de Duplessis va être déplacé, la laïcité de l'État affirmée ce qui n'est pas inutile compte tenu que la constitution canadienne nous place sous la suprématie de Dieu. Pour le reste ce n'est pas la charia qui m'inquiète, c'est le charriage.

    • Christian Roy - Abonné 3 avril 2019 12 h 48

      @ M. Patenaude,

      "Pour le reste ce n'est pas la charia qui m'inquiète, c'est le charriage."

      Une perle ! Merci d'avoir inclus un soupçon d' humour (et je parle d'humour, pas de dérision) à cette liste de commentaires.

  • Pierre Desautels - Abonné 3 avril 2019 02 h 37

    La bonne vieille peur.


    Vous avez bien raison, Madame Pelletier. Le nationalisme Québécois est dans un tel état de faiblesse qu'il doit s'en prendre à ses minorités, essentiellement pour des motifs basés sur la peur. Et l'application de cette loi confirme la tour de Babel que vous décrivez quand nous voyons deux ministres différer d'opinon quand à la manière d'appliquer les sanctions, si des commissions scolaires refusent d'obtempérer. Après le "pastagate", cette loi va aussi nous couvrir de ridicule.

    • Cyril Dionne - Abonné 3 avril 2019 10 h 55

      Ce n’est pas la peur M. Desautels. C’est le gros bon sens. Ce que vous ne comprenez pas, c’est le même sentiment partout dans le ROC. Ils réagissent tout bas sans le dire tout haut. Le multiculturalisme a créé des communautés qui vivent côte à côte sans jamais se parler. Et pourquoi pensez-vous que les WASP (White Anglo-Saxon Protestant) ont quitté Toronto en masse et qui ont y retrouve seulement 25% de ceux-ci qui peuplent cette ville maintenant?

      La vraie Tour de Babel, c'est le multiculturalisme. Si toutes les cultures sont sur un même pied d'égalité, alors pourquoi les extrémistes s'intégreraient? Donc pour les Autochtones, en suivant cette logique tordue, ils n'ont pas plus de revendications que celui qui vient juste d'atterrir aujourd’hui à Dorval. Ridicule.

      Encore une fois, cette bonne madame s’en donne à cœur joie de traiter tous ceux qui ne sont pas d’accord avec elle, de xénophobe, de raciste, d'islamophobe et j’en passe. Les Québécois sont pas mal « tannés » de cette même vieille cassette et c’est pour cela que la CAQ trône à 44% dans les sondages.

      Les chartes sont organiques; elles se doivent de refléter les gens d’aujourd’hui. Et ça prend du culot de prendre la part de groupes politico-religieux qui cultivent la ségrégation homme-femme, des minorités sexuelles et qui sont abasourdis lorsqu’ils sont critiqués même s’ils ne se gênent pas de critiquer les autres. On se penserait au Moyen-âge.

      La liberté de religion ne trône pas au-dessus des autres libertés. Et aucune liberté n’est absolue et elle entraîne toujours des responsabilités que la plupart des intégristes de tous crins occultent. Et à Québec solidaire, le Parti national-socialiste des islamo-gauchistes Québécois et dans le PLQ, il en pleut.

      Personne n’est au-dessus des lois, même pas les commissions scolaires qui puisent leurs fonds à même les contribuables. Et ce sont les autorités qui prennent ces décisions qui devront répondre de leur insubordination.

    • Jean-Pierre Marcoux - Abonné 3 avril 2019 11 h 03

      Qui a peur?
      Vous parlez de peur .
      Madame la chroniqueuse parle de peur?
      M, Nadeau parle de peur?
      Et puis qui encore?

      La très grande et immense majorité des intervenants dans les différentes chroniques sur ce sujet ne parlent pas de peur mais du droit à une laïcité égalitaire, digne, discrète et respectueuse.

      Pour vivre en société, il est important de ne pas se faire assaillir par les sollicitations publicitaires et propagandistes des marchands de biens, de services et de prosélytismes religieux.

      Comme dirait un vieux sage de mon village global : «Crissez-nous patience, que diantre et parsembleu!»

    • Claude Bariteau - Abonné 3 avril 2019 12 h 00

      M. Dessautels, le Québec, sous la CAQ, ne s'en prend pas à « ses minorités » par peur. Il conteste sa soumission à l'ordre canadien qui lui fut imposé en 1982.

      Or, vous présentez comme ridicule le pouvoir de parlementaires élus d'affirmer des règles favorisant l'expression de la laïcité dans les institutions qui relèvent du Québec et pour lesquelles les institutions religieuses ne défraient rien mais voudraient que leurs fidèles puissent s'afficher dans celles que financent dls habitants du Québec.

      Franchement, votre point de vue pour supporter celui de Mme Pelletier vous ridiculise totalement et fait de vous un promoteur de la soumission des élus du Québec à une constitution qu'ils n'ont pas accepté.

    • Pierre Grandchamp - Abonné 3 avril 2019 12 h 20

      Il n'y a rien de ridicule là-dedans. Les religieux(euses) catholiques ont évacué l'espace public de leurs signes religieux, sans faire de vagues.On demande aux autres de faire de même. Que diriez-vous si un fonctionnaire de la SAAQ portait un écusson évident d'un parti politique? C'est la même chose: par respect pour l'utilisateur de service, pas de signe religieux prosélytiste en position d'autorité. Rien de sorcier là-dedans! Comment les féministes peuvent-ils accepter le voile de la soumission dans l'espace public?C'est cela qui est ridicule!

    • Christian Roy - Abonné 3 avril 2019 13 h 03

      Ridicule vous dites ?

      J'ai hâte de voir les gros titres: une direction d'école fait appel à la police pour arrêter un enseignant voulant conserver la croix de son pendantif".

      L'arrestation s'est déroulée en présence des élèves de sa classe de primaire. Ses élèves ont spontanément barricadé la porte de leur local, voulant que leur enseignant termine son cours de relaxation et méditation "pleine conscience".

      Une dépêche idéale pour le JournaldeMorrial qui risque de faire le tour du monde des médias anglophones !

      La déchiqueteuse de la CAQ est-elle disponible ? C'est le temps d'y passer le projet de loi 21, M. Jolin-Barrette !

    • Pierre Desautels - Abonné 3 avril 2019 13 h 51


      @Claude Bariteau

      En tout respect, ce sont bien des arguments de peur de l'islam et des musulmans qui ont formé la base de ce débat depuis le début et des politiciens, comme ailleurs dans le monde, ont joué sur cette peur de façon démagogique. Et si des policiers, comme l'a suggéré la ministre Guilbault viennent débarquer dans une école parce qu'une jeune femme porte le voile, oui, ce serait vraiment rididule et François Legault vient tout juste de reculer sur ce point.

      Quant à la charte canadienne, vous oubliez de mentionner la charte québécoise adoptée en 1975 et qui, au niveau des droits religieux, est similaire à la charte canadienne, qui en a repris de larges segments. Quant à l'imposition de cette charte, nous, Québécois, en sommes largement responsables. En votant pour Trudeau à 68% en 1980 et trois mois plus tard en votant non à 60%, nous avons ouvert la voie au coup de force de Trudeau. Un moment donné, il faut cesser de blâmer les autres, et la Reine, et tutiquanti et accepter notre responsabilté. Aujourd'hui même, le fils de Trudeau jouit de 40% de la faveur des Québécois.

      Finalement, comme membre fondateur du PQ et militant pour la loi 101, je suis triste de constater que non seulement ce parti est dans un champ de ruines, comme l'a constaté Jacques Parizeau avant son décès, mais le nationalisme québécois aussi est dans un piteux état. Le PQ, comme le Bloc, depuis 1995, a tassé sa propre option pour quelques gains électoraux possibles, mais cela s'est finalement retourné contre eux. Nous sommes loin ici des nationalistes Écossais et Catalans qui luttent à visière levée. Peur de l'indépendance, peur du référendum et maintenant peur d'une possible invision de la religion musulmane, ce nationalisme de la CAQ en est un d'arrière garde.

      Dans un Québec indépendant, nous ne sentirions pas le besoin d'un recours à une telle loi, car nous serions majoritaires, et contrairement à maintenant, sûrs de notre force.

    • Christian Montmarquette - Abonné 3 avril 2019 14 h 01

      "Québec solidaire, le Parti national-socialiste des islamo-gauchistes"- Cyril Dionne

      C'est du gros n'importe quoi vos éternelles litanies d'étiquettes.

      Quand Québec solidaire se dit contre "toute interdiction" de port de signe religieux.

      En quoi est-il plus islamiste que catholiciste ou judaïste ?

    • Cyril Dionne - Abonné 3 avril 2019 16 h 42

      "En quoi est-il plus islamiste que catholiciste ou judaïste ?"

      Allumez SVP M. Montmarquette. Tous vos "istes" ne riment pas avec "laïcité".

    • Jacques Patenaude - Abonné 3 avril 2019 16 h 55

      @ Grandchamp
      Je reformulerai ainsi votre question
      Que diriez-vous si un policier, un juge ou un avocat (durant une audience) portait un écusson " je suis athée"?

    • Charles-Étienne Gill - Abonné 3 avril 2019 17 h 27

      « Dans un Québec indépendant, nous ne sentirions pas le besoin d'un recours à une telle loi, car nous serions majoritaires, et contrairement à maintenant, sûrs de notre force.»

      Donc, comme ça n'est pas le cas aujourd'hui, « la peur », comme ces immigrants arrivent au Canada, avec le droit consacré la charte canadienne qui transforment la religion en handicap à accommoder comme si un signe était une prothèse, est raisonnable.

      Une collègue qui habite le petit maghreb se sent mal sur Jean-Talon (est) , non parce qu'elle est xénophobe (elle a enseigné en francisation, qu'on ne me la fasse pas), mais parce que les cafés, les pâtisseries ou les boulangeries qu'elle aimerait fréquenter sont devenus des mondes d'homme où même au Québec elle se fait dévisager. Il est raisonnable d'avoir peur pour elle que dans la classe que pourrait fréquenter sa fille, des profs soient voilées, alors que de jeunes filles sont aussi voilées, ce qui consolide, qu'on le veuille ou non, un climat et une ambiance pesante que tout le monde n'aime pas forcément vivre. Sinon, si le climat est serein, c'est la normalisation d'un symbole, qui communique, mine de rien, une conception du monde que des intégristes popularisent.

      Peur d'entendre, comme à Marseille ou ailleurs, « où es ton voile ma soeu r»? Même si ça ne vous est pas adressé, l'entendre montre un monde à mille lieux de la « Guerre des tuques ». On a le droit de ne pas vivre dans ce monde-là. De ne pas le vouloir.

      Quand on habite Parc-Ext, on sait de que ce jour est possible. Pas partout, pas à Alma ou Amos, mais on a aussi le droit, à MTL , de prendre les moyens pour que ça n'arrive pas. Diantre, un écrivain français a écrit Soumission qui a été publié le jour des attentats contre un journal qui croyait encore à tort au droit de blasphémer.

      Mais cette peur n'a rien d'irrationnelle. Si une idéologie politique impopulaire avait un symbole et qu'il était en croissance, à l'école, vous croyez qu'on laisserait faire?

    • Marie-CHristine Pioffet - Abonnée 3 avril 2019 17 h 57

      Je vous remercie Madame Pelletier pour cette belle analyse de la situation.

    • Sylvie Lapointe - Abonnée 3 avril 2019 19 h 30

      M. Montmarquette, vous avez bien droit à votre opinion, comme tout le monde d’ailleurs, concernant les commentaires émis par M. Cyril Dionne. Cependant prenez note qu’il y a également plusieurs lecteurs qui eux aussi considèrent que vos éternelles litanies généreusement distribuées dans le cadre du Devoir, c’est souvent du gros n’importe quoi.

    • Pierre Desautels - Abonné 3 avril 2019 20 h 36


      @Charles -Étienne Gill

      Je connais bien Parc-Ext, y allant souvent, et ce n'est pas ce que j'ai vu. Ni mieux, ni pire, que dans les cafés d'Hochlag, où, bien sûr, les hommes de souche ne dévisagent jamais une femme, voyons.

    • Christian Montmarquette - Abonné 3 avril 2019 20 h 47

      "Cependant prenez note qu’il y a également plusieurs lecteurs.." - Sylvie Lapointe

      - Qui ça? "Plusieurs lecteurs"??

      - Les partiisans du PQ qui voudraient pouvoir me fermer la gueule ?

      - Les mêmes qui auraient voulu que Québec solidaire n'existe pas?

      Ça aussi, c'est du gros n'importe quoi.

    • Christian Montmarquette - Abonné 3 avril 2019 20 h 51

      "Tous vos "istes" ne riment pas avec "laïcité".- Cyril Dionne

      Vous confirmez donc que QS ne surpporte pas une religion plutôt qu'une autre, ce qu'est justement la laïcité.

    • Claude Bariteau - Abonné 3 avril 2019 21 h 27

      M. Desautels, personne en 1980 n'a voté Trudeau en sachant qu'il rapatrierait la constitution sans l'accord du Québec ni qu'il y introduirait une charte qui banaliserait celle du Québec puisqu'il revient à la Cour suprême du Canada d'interprêter l'une et l'autre en sachant que la canadienne est prépondérante comme l'est le verdict de cette cour.

      Je ne me suis jamais senti « largement responsable » pas parce que je n'ai pas voté pour Trudeau et ses députés en 1980, parce que ce vote ne portait pas sur le rapatriement et l'aménagement de la constitution, ce qu'a d'ailleurs clairmeent signalé le PM Lévesque au PM Trudeau en l'accusant d'avoir imaginé avoir un mandat lorsque, pour M. Lévesque, un mandat implique d'en préciser le contenu et ne de faire, comme l'a fait Georges Brown en 1866, que les électeurs savaient ce qui l'animait et qu'il n'était pas opportun de tenir un référendum pour valider un mandat clair.

      Nous n'avons pas, au Québec, ouvert la voie à un coup de force. Trudeau, qui fit un coup de force en 1970, récédiva en 1980. Ce ne sont pas les autres et la Reine que je blâme car son autorité au Canada relevait depuis 1931 du parlement canadien après avoir demandé d'être indépendant sans consultation de la population. Le coup de force de Trudeau a pu se déployer qu'avec l'aval des PM du Canada et de la connivence de la Cour suprême sans laquelle il eut été déclaré illégitime et illégal.

      Monsieur Desautels, c'est de ça dont il faut parler mais c'est de ça dont les médias ne parlent pas de telle sorte que Trudeau fils reçoit des appuis au Québec qui sont de l'ordre de ce que vous signalez et qu'il ressort comme le sauveur éventuel de SNC-Lavalin, un entreprise accusée de corruption, qui serait un fleuron canadien avec un siège social à Montréal mais non une direction canadienne, encore moins québécoise.

    • Pierre Desautels - Abonné 3 avril 2019 22 h 22

      "Nous n'avons pas, au Québec, ouvert la voie à un coup de force."

      Monsieur Bariteau, le coup de force de Trudeau, la loi sur les mesures de guerre en 1970, avait l'appui de 70% des Québécois. Et quand il a eu l'appui de 68% des Québécois à l'élection fédérale de 1980, même des souverainistes ont voté pour lui, même si Joe Clark était plus ouvert que lui aux revendications du Québec. C'est la réalité politique (real politics) et non pas seulement constitutionnelle et juridique.

      Bien sûr que les médias ne parlent plus de ces coups de force. Mais, malheureusement, de toute façon, ce ne sont pas de tels arguments qui vont convaincre les Québécois de la pertinence de l'indépendance. Au final, c'est une question de liberté.

  • Gilles Théberge - Abonné 3 avril 2019 04 h 31

    Non franchement madame Pelletier, j’ai rarement lu un texte où suinte partout la mauvaise foi.

    Je retiens un exemple, un seul tant il me serait fastidieux de les recenser tous, mais celui-ci est savoureux :
    « Le droit de pouvoir exercer sa religion dans son sous-sol n’est pas un droit. C’est de la répression.«  ha ha ha ha ha ! On est pas sorti de l’auberge avec des raisonnements comme celui là.

    La cohésion sociale ? Bien vous l’avez en plein visage la cohésion sociale des Québécois. Si ce n’est pas de la cohésion sociale çà, et bien qu’est que c’est ?

    Et pui les « cheap shot » comme de faire passer le premier ministre pour un papa condescendant, (voyez vous les enfants )... je m’excuse madame Pelletier mais là vous dépassez les bornes....

    • Victor R. Aubry - Abonné 3 avril 2019 10 h 55

      M. Théberge, je ne vois aucun argument de fond dans vos propos. De ce fait, vous donnez raison à madame Pelletier.

  • Jean Duchesneau - Abonné 3 avril 2019 04 h 40

    La vraie tour de Babel!

    C’est le très médiatisé maître Julius Grey qui la décrit merveilleusement bien la véritable tour de Babel lorsqu’il affirme:  « Je ne dis pas qu’il faut désobéir. Mais je dis que dans certains cas où c’est une question de conscience, ça peut se justifier. »

    Autrement dit, la loi de « SON» dieu peut prévaloir sur la loi des hommes et ainsi justifier la désobéissance civile. Sauf que les dieux chère madame Pelletier, ils ne s’entendent pas... c’est une tour de Babel des consciences. Comment peut-on alors, au moins en apparence, s’assurer que les personnes qui dispensent des services au nom de l’État le fassent sans ambiguïté? Par un uniforme ou un code vestimentaire interdisant l’expression de ses opinions politiques. Vous me direz qu’on interdit déjà les signes politiques. La désobéissance civile au nom de « SA » religion n’est-elle pas politique?

    • Anne Villeneuve - Abonné 3 avril 2019 10 h 41

      Mais attention, la Papesse a parlé!

    • Christian Roy - Abonné 3 avril 2019 13 h 09

      Babel...?!! Babel...? !!! votre texte Mme Pelletier n'a pas de sens pour moi. Qu'est-ce que le fromage Baby babel vient faire dans cette histoire ? - Un millénariaux qui a exclusivement suivi le profil des cours de morale à l'école

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 3 avril 2019 16 h 44

      Vous êtes tellement mignon qu'on vous mangerait tout rond, disait le jingle.

    • Raymond Saint-Arnaud - Abonné 3 avril 2019 16 h 50

      "La Papesse a parlé!" Mme Pelletier fait-elle parti du Politburo du Devoir?