L’électrochoc

Dans son dernier livre, Jean-François Lisée demande : « Qui veut la peau du PQ ?». Catherine Fournier a donné lundi une réponse qu’il n’attendait sans doute pas. Le chef intérimaire du PQ, Pascal Bérubé a qualifié d’« acte manqué » sa décision de quitter le parti dont elle a défendu les couleurs il y a tout juste cinq mois, mais le coup n’en est pas moins dur et pourrait même marquer le début de la fin. Ou de la résurrection, selon le point de vue.

Quelle que soit la suite des choses, le départ de la plus jeune députée de l’Assemblée nationale — et la seule élue péquiste de la région de Montréal — illustre de façon tragique la rupture du PQ avec la génération montante.

Même si un nouveau « plan d’action » sera soumis au conseil national des 23 et 24 mars, Mme Fournier n’est pas la seule à penser que le PQ n’est plus réformable. Il est vrai que les plans d’action se succèdent au PQ sans faire la moindre différence. Le bilan de l’élection fait à huis clos en novembre dernier en a convaincu plusieurs que le parti ne voulait pas vraiment changer.

Dans une lettre publiée il y a deux semaines dans Le Devoir sous le titre « La nécessaire reconstruction du mouvement souverainiste », un groupe de personnalités était aussi arrivé à la conclusion que « le Parti québécois n’est plus jugé cohérent, ni même crédible pour réaliser la souveraineté ».

Pour le moment, rien n’indique que d’autres députés péquistes emboîteront le pas à Mme Fournier, mais son départ se veut clairement le déclencheur d’un mouvement qui espère faire boule de neige. Un pari qui est loin d’être gagné d’avance.

Cela pourrait tout aussi bien être un coup d’épée dans l’eau si la société civile ne suit pas. Malgré toute sa fougue, la députée de Marie-Victorin n’a pas la stature des ténors du PQ qui avaient claqué la porte pour protester contre le « beau risque » en 1984.

 
 

Sa démission rappelle beaucoup celle de Jean-Martin Aussant, dont elle est restée très proche, en juin 2011. Ses raisons étaient essentiellement les mêmes, mais il y a une différence de taille : Mme Fournier estime avec raison qu’il ne peut pas y avoir un parti souverainiste de plus.

Autrement dit, pour que l’opération ait la moindre chance de succès, le PQ doit accepter de se saborder. Elle a eu beau citer René Lévesque, qui parlait de ces partis qui se transforment en « vieillerie encombrant le paysage politique et empêchant l’avenir de percer », c’est quand même beaucoup demander à des militants qui ont souvent les lettres PQ tatouées sur le coeur, comme d’autres le CH.

Certes, il y a aussi Québec solidaire. Sur ce point, Jean-François Lisée a sans doute raison : il est illusoire de rêver à un rapprochement tant qu’un recul électoral n’aura pas convaincu QS de sa nécessité. L’antagonisme dont le congrès solidaire de mai 2017 avait révélé l’ampleur ne disparaîtra pas de sitôt.

Il est possible que la percée du 1er octobre ait été un incident de parcours et que QS soit à terme refoulé dans ses bastions montréalais. Jusqu’à présent, on ne peut pas dire que le gonflement de son aile parlementaire a produit des résultats très impressionnants.

La prochaine élection n’aura cependant lieu qu’en octobre 2022. D’ici là, le mouvement souverainiste ne peut pas se contenter de prendre son mal en patience et attendre que QS devienne plus parlable.

Il est certain que l’introduction d’un élément de proportionnelle dans le mode de scrutin faciliterait l’expression de la diversité au sein du mouvement souverainiste, mais cela ne rendrait pas nécessairement l’idée d’indépendance plus attrayante pour autant.

 
 

Mme Fournier et ceux qui plaident en faveur d’une « refondation » du mouvement souverainiste estiment que le PQ est lui-même devenu un handicap. Force est de constater que les tentatives de renouvellement ont échoué les unes après les autres, même si on assurait chaque fois que « tout était sur la table ». Trop souvent, les calculs stratégiques ont tenu lieu de remises en question.

Déjà en 2004, une tournée des régions du Québec avait amené trois jeunes députés à la conclusion qu’il n’était plus qu’un « vieux monument » aux yeux de la jeune génération. Dans un deuxième rapport, publié en 2006, ils l’avaient vainement invité à se faire l’apôtre d’une révolution verte. Dix ans plus tard, le comité présidé par Paul St-Pierre-Plamondon a fait sensiblement les mêmes constats et reçu le même accueil.

Encore aujourd’hui, l’idée que la charte de la laïcité ait pu lui aliéner une grande partie de la jeunesse et ternir à ses yeux le projet indépendantiste lui-même est jugée irrecevable par plusieurs au PQ. Cette cécité volontaire est peut-être ce qui lui a nui le plus depuis 20 ans.

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70 commentaires
  • Mario Jodoin - Abonné 12 mars 2019 01 h 04

    Incompréhension

    «il est illusoire de rêver à un rapprochement tant qu’un recul électoral n’aura pas convaincu QS de sa nécessité»

    Un rapprochement avec le PQ n'a jamais été envisagé par les membres de QS. Pourquoi ne pas parler d'un rapprochement entre la CAQ et le PLQ qui sont pourtant bien plus proches idéologiquement que QS et le PQ? Je demeure estomaqué qu'un analyste politique aussi chevronné que M. David n'ait pas encore compris que le PQ et QS sont deux partis distincts et que les deux ont leur place sur l'échiquier politique du Québec. M. David peut bien envisager un éventuel recul de QS, ce qui me semble improbable, mais l'adoption d'un scrutin proportionnel rendrait l'exercice inutile même en ignorant les différences de vision fondamentales entre ces deux partis.

    • Jeanne M. Rodrigue - Inscrite 12 mars 2019 11 h 49

      "Un rapprochement avec le PQ n'a jamais été envisagé par les membres de QS. " (Mario Jodoin)

      Et pour cause...
      Quand seulement, moins de la moitié des Solidaires, soit 47% des Qsistes, se prononcent pour l'indépendance du Québec (contre 35% qui demeurent et fédéralistes, 18% qui ne savent pas ou ne veulent pas s'afficher publiquement!) comment, vraiment peut-on politiquement et logiquement se présenter comme un parti indépendantiste? (Ipsos Reid, 4 oct. 2018)

    • Gilles Théberge - Abonné 12 mars 2019 16 h 34

      Et la femme de kadhir qui se présente pour le NDP.... Ça parle ça monsieur, ça parle très fort...

    • Raymond Saint-Arnaud - Abonné 12 mars 2019 17 h 13

      Je crois qu'il y aura un jour un rapprochement entre le PQ et la CAQ, sur la base d'un nationalisme patriotique.

      On doit actualiser l’esprit des Patriotes de 1837, qui luttaient pour la maîtrise de leurs propres affaires, pour faire du Québec un pays.

    • Jean-François Trottier - Abonné 13 mars 2019 08 h 23

      Montmarquette :

      Attaque, attaque et attaque, jugement radical, paroles toutes faites pour tuer la discussion.

      Je ne vois que haine dans ces lignes.
      Zéro ouverture.

      L'un des fondateurs de QS. Haine, destruction, attaque.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 13 mars 2019 09 h 02

      la "femme de" est une personne à part entière et inaliénable.

    • Christian Montmarquette - Abonné 13 mars 2019 15 h 19

      @ Jean-François Trottier

      "Attaque, attaque et attaque!!.. Je ne vois que haine dans ces lignes!!! " - Jean-François Trottier

      Vous pourriez au moins regarder où vous écrivez.

      Votre commentaire s'adresse à Mario Jodoin.. ..lol!!..

  • Nadia Alexan - Abonnée 12 mars 2019 01 h 35

    Madame Fournier a trahi ses électeurs et ses collègues.

    Le fait que l'on soit jeune ne veut pas dire que l'on détient la vérité ou la sagesse. Pour reprendre le pouvoir, le parti de René Lévesque doit retourner à ses origines de justice sociale et de «se faire l’apôtre d’une révolution verte», comme le suggère l'auteur.
    Le PQ doit être très fier de ses réalisations les plus progressistes du Canada depuis les années soixante: la Charte de la langue française, la loi sur le financement des partis politiques, droit à la non-discrimination des homosexuels, loi anti-briseurs de grève, loi sur la protection du territoire et des activités agricoles, création de la Société d’assurance automobile du Québec, création du ministère de l’Environnement, loi sur le Régime épargne-actions, la Commission de la santé et sécurité au travail, droit à la non-discrimination des femmes enceintes, création du Fonds de solidarité, loi sur l’équité salariale, loi sur l’équilibre budgétaire, création des centres de la petite enfance (CPE), création du régime public d’assurance-médicaments, création de la Société d’investissement du Québec, création d’Héma-Québec, Politique nationale de l’eau, la fin du nucléaire, la fin de l’amiante et les élections à date fixe et j’en passe. Le PQ doit être fier aussi de son projet de la Charte de la Laïcité qui aurait enraciné la neutralité de l'état et mis fin à l'amalgame entre la Religion et l'État.
    La démission de la députée, Mme Fournier, démontre son manque de sagesse et de solidarité. «On ne divise pas pour rassembler» comme l'exprimé bien, monsieur Dutrisac, dans sa chronique de ce matin.

    • Christian Montmarquette - Abonné 12 mars 2019 09 h 14

      @ Nadia Alexan,

      "Le PQ doit être très fier de ses réalisations les plus progressistes" - Nadia Alexan

      1 ) Vous nous parlez d'un PQ qui n'existe plus depuis des décennies quand il faut remonter aux années 80" pour lui trouver des réalisations.

      2 ) Le PQ c'est surtout un parti du n'importe quoi disposé à laisser crever de faim ses citoyens les plus pauvres avec 500$ par mois pour survivre, pendant qu'il graissait les banques et les multinationale à coups de milliards du même souffle. Je trouve donc votre bilan complaisant et indéfendable de la part d'une progressiste quand on sait que le PQ c'est aussi :

      4000 coupures dans les chèques d’aide sociale en 2013; déduction des pensions alimentaires aux enfants des prestations d'aide sociale; désinstitutionnalisation et mise à la rue des malades mentaux sans services et sans suivi; 10 milliards par année de cadeaux aux banques et aux multinationales; 800 millions en cadeaux pour les multinationales minières étrangères en 2013; Appui au passage du pétrole sale bitumineux d'Enbrige*; rejet de Pharma-Québec; inaction et éternels louvoiements sur la question nationale; augmentations records des tarifs d'électricité; libre-échange néolibéral; dogme du déficit zéro et politiques d'austérité; attaques aux services publics par le retrait de 37,000 employés.es de la fonction publique dont 18,000 en Santé et en Éducation; attaques aux syndicats et coupures de 20% salaires de la fonction publique par René Lévesque ; développement du gaz de schiste à Anticosti; construction d'une centrale électrique à Val-Jalbert ; 5.6 millions de fraudes électorales; système de prête-noms avec SNS-Lavalin; rejet du scrutin proportionnel en 2011; trahisons d’engagements électoraux : Maintien de la taxe-santé; augmentation des frais de scolarité. Et on ne parlera pas de sa campagne sur sa Charte des valeurs qui a divisé le Québec et porté préjudice à un paquet de citoyens issus de la diversité culturelle.

      Christian Montmarquette

    • gaston bergeron - Abonné 12 mars 2019 11 h 34

      Allons donc, M. Tout-est-noir,
      Vous savez bien que rien n'est parfait en ce monde. Respirez, souriez! Le printemps n'est-il pas à nos portes?

    • Sylvain Lévesque - Abonné 12 mars 2019 12 h 51

      M. Montmarquette
      Ce serait équitable que vous puissiez mettre en balance les réalisations du PQ pour l'État québécois avec celles de votre parti, le problème c'est que QS n'a aucune réalisation à son actif, et n'est pas à la veille d'en additionner. Ça vous laisse l'avantage de lancer de la bouette en toute impunité, sans jamais défendre le moindre bilan.

    • Christian Montmarquette - Abonné 12 mars 2019 14 h 58

      @gaston bergeron,

      Gardez vos lunnettes roses.

      Refusez de faire votre bilan et votre autocritique.

      Et continuez de couler comme vous le faites.

      Vous êtes déjà très bien partis.

    • Nadia Alexan - Abonnée 12 mars 2019 15 h 41

      À monsieur Christian Montmarquette: Il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain. Le PQ peut toujours se réformer. On ne peut pas nier les réalisations miraculeuses du PQ à travers les années. Et pour votre information, Québec solidaire n'a ni un monopole sur les idées progressistes ni sur la vérité absolue!
      La Charte des valeurs n'a pas «diviser le Québec et porter préjudice à un paquet de citoyens issus de la diversité culturelle» comme vous le prétendez.
      Au contraire, le projet de la laïcité était une continuation de la neutralité de l'état envisagée par les pères de la Révolution tranquille. Les citoyens issus de la diversité appuient eux aussi la laïcité et la neutralité de l'État. Les sondages démontrent que plus de 70% des Québécois appuient le projet de la laïcité de l'État, incluant les citoyens issus de la diversité. C'est seulement une petite minorité intégriste qui voudrait maintenir l'ingérence de la Religion dans les affaires de l'État.
      Québec solidaire est complètement déconnecté de la volonté des Québécois en matière de la laïcité.
      Il ne faut pas oublier, non plus, que les membres de Québec solidaire sont amèrement divisés sur cette question et les dissidents de QS ont formé un groupe: «Refonder une gauche laïque» que l'on peut trouver sur internet. Une alliance avec le fascisme et l'obscurantisme religieux n'est pas progressiste, monsieur Montmarquette.

    • André Joyal - Inscrit 12 mars 2019 16 h 40

      Mme Alexan, C'est au Brésil, où je donne un cycle de conférences, que j'apprends cette très mauvaise nouvelle.
      Je me doutais bien qu'un certain membre de QS, habitué à ce forum, en profiterait pour se tordre de rire.

      Plus intéressant,voici ce que pense un très viel ami qui fut député du RIN en 66 :

      «Complètement absurde la Catherine.. Du Aussant tout craché. Je me sépare pour rassembler. Le PQ dit-elle est dépassé, vieilli, rejeté, donc je laisse. Elle ajoute que la souveraineté est plus populaire que le PQ, qu’elle ne veut pas fonder un autre parti; elle n’est pas la bienvenue à QS qu’elle a déjà critiqué durement, elle ne sait pas où elle va mais elle y va allègrement Le PQ est rejeté parce que l’Indépendance est rejetée? Les électeurs savent-ils ce qu’ils disent quand ils rejettent le PQ mais déclarent qu’ils sont souverainistes? L’histoire verra dans cette épisode une cocasse variation du chant funèbre de la fin du mouvement indépendantiste. Plus rien ne me surprendra; faut-il rire ou pleurer? J’opte pour le rire et la colère, puis encore le rire.»

    • Jean-François Trottier - Abonné 13 mars 2019 08 h 29

      Monmarquette :

      Rien n'est pire que le PQ. Attaque, attaque, attaque.

      "Lunettes Roses", "cocasse"... Noircir le portrait. Ridiculiser quiconque ne pense pas "comme il faut". Du grand Trump.

      Il représente QS.

    • Jean Thibaudeau - Abonné 13 mars 2019 12 h 11

      Je respecte votre opinion, et je partage les vôtres assez généralement. Mais pas cette fois-ci.

      La question de la représentativité des élus est un débat légitime qui devrait se faire, mais notre système politique a toujours fonctionné de cette façon. Légalement, on élit une PERSONNE, et non un PARTI.

      Il y a du pour et du contre dans tout ça. Des électeurs peuvent se sentir "trahis", mais en même temps, personne ne souhaite avoir de simples "rubber stamps" de lignes de partis comme députés. Quant à multiplier les élections chaque fois qu'un député change d'avis, je doute que beaucoup de Québécois seraient enthousiastes à l'idée, ne serait-ce qu'en raison des coûts que ça engendre.

  • Yvon Pesant - Abonné 12 mars 2019 02 h 22

    Très choquant, en effet

    La jeune députée a du bagout, certes, mais là j’avoue que j’ai de la difficulté à la suivre dans son raisonnement. D’autant plus que, pour l’avoir vue et entendue à quelques reprises en cours de campagne électorale, elle m’apparaissait comme la fontaine de Jouvence du Parti Québécois portant haut et de manière très convaincante son idéal indépendantiste.

    Ce départ très prématuré, trop pour ce qui me concerne, aura-t-il pour mérite de nous secouer les puces, comme elle semble le souhaiter?

    J’ai été des premières heures d’Option nationale pour une question d’option, justement. Mais là, avec un PQ qui avait le meilleur programme d’actions, crédible et bien équilibré, pour porter sereinement le projet à bon port en permettant à tout le monde de bien en comprendre les enjeux, les tenants et les aboutissants, j’ai rembarqué dans le véhicule, comme Jean-Martin Aussant.

    Je trouve très malheureux que Catherine Fournier débarque en chemin. Cela dit, je nous souhaite à tous bon vent pour la suite des choses.

    • Jean-Pierre Marcoux - Abonné 12 mars 2019 10 h 20

      @ Yvon Pesant
      J'apprécie beaucoup la bienveillance de votre commentaire.

  • Hermel Cyr - Inscrit 12 mars 2019 03 h 30

    Les joyeux naufragés

    Si Mme Fournier avait regroupé une vingtaine de jeunes représentant la société civile du Québec actuel. Des jeunes branchés, de divers horizons et engagés dans des secteurs divers d’activité… et qu’elle avait annoncé la naissance d’un mouvement civil quelconque avec une orientation, des idées (deux ou trois au moins), elle aurait moins donné l’impression de construire un autre radeau de la Méduse.

    En fait si Mme Fournier avait donné l’impression que sa démarche avait quelque chose de positif et que son message n’en était pas la énième improvisation destructrice, centrée sur sa personne, peut-être aurait-elle une petite possibilité mobilisatrice des jeunes. Mais quels jeunes sensés seront tentés de rejoindre des leaders qui sabordent le navire avec une si navrante légèreté à la première divergence de vues avec l’équipage ? Mme Fournier a démissionné sans créer aucune impression positive ni même démontrer une once de stratégie politique. Tout ce qu’elle avait comme message était celui des joyeux naufragés qui sont maintenant légion dans le mouvement indépendantiste québécois.

    Ce n’est pas d’un énième radeau de la Méduse dont le mouvement indépendantiste a besoin, mais d’un peu d’air frais et d’esprit positif. Et surtout sortir de ce qui semble l’atavisme autodestructeur d’un mouvement qui a perdu tous ses repères. Tout ce que Mme Fournier a montré hier, c’est le côté dysfonctionnel de ces derviches tourneurs déboussolés qui faute d’un manque de discipline, sont en train de couler le navire corps et biens.

    • Hermel Cyr - Inscrit 12 mars 2019 08 h 36

      "qui faute de discipline, sont en train de couler le navire corps et biens."

    • David Cormier - Abonné 12 mars 2019 09 h 11

      Bravo, vous mettez brillament en mots le sentiment que j'ai eu moi aussi à voir ce qui s'est passé hier.

  • Raynald Rouette - Abonné 12 mars 2019 06 h 34

    Un rebrassage des cartes nécessaire!


    Qui est qui?

    Un geste courageux et nécessaire, lié aux explications de Jean-François Lisée à « Tout le monde en parle » de dimanche dernier. Tout ça se tient...

    L’objectif d’un Québec indépendant est une chose, portée par qui, est devenue une toute autre chose depuis les dernières élections.

    • Raynald Rouette - Abonné 12 mars 2019 11 h 28


      Je rajouterais: Pourrions-nous assister au retour du RIN et le PQ s’y fusionner?

      Ce serait un juste retour des choses...