Le vaisseau amiral

Ceux qui avaient assisté à la présentation que Jean-François Lisée avait faite à huis clos lors de la Conférence nationale des présidentes et présidents du PQ, en novembre dernier, avaient déjà pu constater que le chef déchu ne se sentait aucunement responsable de sa cuisante défaite.

Il a finalement trouvé les responsables. Lui qui s’était préparé à lutter contre tous les vents contraires, que ce soit le cynisme, la division au sein du mouvement souverainiste ou le désir de changement des électeurs, avait sous-évalué cet ennemi « plus sournois et plus efficace » qui avait prévu, prédit, voire souhaité la mort de son parti. Bref, les médias.

La lecture du nouveau livre de M. Lisée sera assurément passionnante et ne pourra qu’enrichir le débat sur l’avenir du PQ, qui s’ouvrira officieusement quand le conseil national se réunira le 23 mars pour examiner le « plan d’action » de l’année à venir.

On peut d’ores et déjà prévoir que son diagnostic ne fera pas l’unanimité. Dans une lettre publiée lundi dans Le Devoir, sous le titre « La nécessaire reconstruction du mouvement souverainiste », un groupe de personnalités indépendantistes proposent une autre analyse.

« Comment s’étonner que le projet ne soit plus associé aux priorités des Québécois si les organisations qui en sont porteuses ne le placent même pas à l’agenda ? D’un côté, le Parti québécois a tergiversé sur la question depuis le dernier référendum, au gré de ses nombreux chefs. De l’autre, Québec solidaire a toujours opté pour une position plus tranchée sur l’axe gauche-droite, faisant en sorte de repousser bon nombre de souverainistes et de garder en son sein des fédéralistes convaincus. »

 
 

On peut difficilement nier que la souveraineté n’a pas été l’obsession du PQ au cours des dernières années. Ce que la plupart des gens ont retenu est probablement la charte des valeurs, sans parler des fréquents changements de chef du parti.

Il est facile de jeter la pierre à Jean-François Lisée, qui a proposé ouvertement le report du référendum à un deuxième mandat, après avoir jadis cherché une autre « sortie de secours », mais il a simplement eu la franchise de dire tout haut ce que les autres — sauf Martine Ouellet — auraient fait de toute manière. Même Pierre Karl Péladeau n’a jamais voulu s’engager.

Par ailleurs, le sondage postélectoral réalisé par la firme Ipsos, en collaboration avec la sociologue Claire Durand, indiquait que moins de la moitié (47 %) des électeurs de Québec solidaire était pour l’indépendance du Québec, par rapport à 78 % des électeurs péquistes.

Dans la mesure où le Parti québécois « n’est plus jugé cohérent, ni même crédible, pour réaliser la souveraineté » et que QS « se scinderait vraisemblablement entre les camps du OUI et du NON », les signataires de la lettre concluent que la création d’un nouveau véhicule est devenue indispensable.

 
 

Tout cela n’est pas très neuf, direz-vous. Dans une autre lettre publiée dans Le Devoir, le 9 septembre 2014, Jean-Martin Aussant proposait déjà « un congrès de refondation duquel naîtrait un nouveau grand parti avec des gens de tous les horizons et toutes les ressources regroupées en son sein ».

Même s’il a défendu les couleurs du PQ à la dernière élection, l’ancien chef d’Option nationale n’a pas changé d’idée, mais il n’est peut-être pas le mieux placé pour faire la promotion de cette refondation. Si personne ne doute de ses convictions, plusieurs lui reprochent d’avoir été lui-même un des artisans de la division du mouvement indépendantiste.

Il est sans doute heureux que des membres de la société civile, qui ne sont pas soupçonnés de nourrir des ambitions personnelles, s’impliquent dans le débat. Créer un nouveau « vaisseau amiral », comme le PQ l’a longtemps été, s’annonce cependant ardu, c’est le moins qu’on puisse dire.

Pendant des années, le Conseil de la souveraineté, puis les Organisations unies pour l’indépendance (OUI) ont vainement tenté d’amener les différents partis souverainistes à adopter une stratégie commune. Le rejet par QS de l’alliance électorale avec le PQ, puis de la « feuille de route » commune vers l’indépendance inspirée du modèle catalan, a démontré de façon tragique les limites de cette approche.

S’il a refusé la main tendue par le PQ, QS voudra encore moins fusionner ou se saborder pour donner naissance à un nouveau parti. Le PQ serait donc le seul à se dissoudre pour mieux ressusciter sous un autre nom ? Si toutes les pièces demeurent en place, cela ferait-il vraiment avancer les choses ? D’ailleurs, rien n’assure que les militants péquistes soient prêts à renoncer à leur nom de baptême, même si le père fondateur le trouvait lui-même trop prétentieux.

Les souverainistes sont actuellement prisonniers d’une sorte de cercle vicieux. Tant qu’un référendum ou tout autre moyen d’accéder à l’indépendance n’est pas imminent, d’autres combats paraissent plus urgents aux yeux de plusieurs, mais ce jour ne pourra venir que s’ils s’unissent.

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111 commentaires
  • Christian Montmarquette - Abonné 26 février 2019 06 h 09

    Les péquistes ne votent pas pour le bon parti

    « 47% des électeurs de Québec solidaire était pour l’indépendance du Québec, par rapport à 78% des électeurs péquistes..» ...écrit Michel David.

    Ma lecture de cet état de fait est différente.

    Je dirais plutôt que 47% des électeurs de QS vote pour un parti résolument indépendantiste. Alors que 78% des électeurs péquistes votent pour un PQ qui ne l'est plus que du bout des lèvres.

    En conséquence, il serait peut-être temps que les indépendantistes allument et votent pour un parti qui endosse véritablement leur projet, plutôt que d'envisager la création d'un nouveau qui re-diviserait le vote souverainiste.

    Autrement dit, le vrai problème, c'est que les électeurs péquistes ne votent tout simplement pas pour le bon parti.

    Christian Montmarquette

    • Christian Montmarquette - Abonné 26 février 2019 09 h 27

      Ajout à mon commentaire :

      - Quelle est cette détestable façon de laisser sous-entendre que QS n'est pas souverainiste en fonction d'un sondage auprès d'électeurs?

      QS est 100% souverainiste.

      C'est seulement qu'il attire aussi des électeurs pour d'autres enjeux.

      D'ailleurs, en quoi est-ce une mauvaise nouvelle ?

      Quelqu'un aurait-il l'idée de dire avec ces chiffres que le PQ est 22% fédéraliste?

      Je me souviens d'ailleurs d'un sondage Léger qui laissait voir que ce n'était pas la totalité des électeurs de ON qui voteraient "oui" à un référendum... Allo??

      - Cela voulait-il dire qu'ON était en partie fédéraliste?

      - N'importe quoi.

    • Louise Melançon - Abonnée 26 février 2019 09 h 38

      C'est vous qui le dites, évidemment... Mais vous avez divisé le vote souverainiste... et en plus, vous n'avez pas voulu faire alliance avec le PQ... Jamis je ne voterai pour votre parti...

    • David Cormier - Abonné 26 février 2019 10 h 27

      Monsieur Montmarquette : si seulement 47 % des solidaires se disent souverainistes, comment pouvez-vous prétendre qu QS "endosse véritablement le projet"? Vous êtes vraiment tordu, comme toujours.

    • Pierre Raymond - Abonné 26 février 2019 10 h 43

      « Je dirais plutôt que 47% des électeurs de QS vote pour un parti résolument indépendantiste. » Christian Montmarquette

      « L'indépendance si nécessaire mais pas nécessairement l'indépendance. » Amir Khadir

    • Cyril Dionne - Abonné 26 février 2019 11 h 14

      Désolé, je ne voterai jamais pour un parti communiste qui est aussi séparatiste que les libéraux du Québec, leur grand frère. La moitié de ceux qui votent pour le parti des "Doc Martins" sont des fédéralistes et multiculturalistes endurcis qui font la promotion des signes religieux dans la sphère étatique.

      Le gouvernement Legault pourrait déclarer unilatéralement l'indépendance du Québec à l'Assemblée nationale parce qu'il en a le pouvoir et qu'il représente la grande majorité des Québécois.

      Enfin, si le Parti québécois n'est pas au pouvoir, la CAQ est le 2e choix évident des indépendantistes.

    • Carmen Labelle - Abonnée 26 février 2019 12 h 38

      C. Montmarquette, Vous lancez des faussetés tout simplement! Qs 100% souverainiste? Ben voyons. Parlez-vous à vos collègues de Qs? Assistez-vous aux Congrès, aux Conseils nationaux? Je ne crois pas, sinon vous sauriez qu'il y a eu un fort débat entre souverainistes et fédéralistes au sein de Qs, entre autres au sujet du mandat de l'Assemblée constituante. Ignorance ou malhonnêteté intelectuelle? Je vous donne le bénéfice du doute.

    • Christian Montmarquette - Abonné 26 février 2019 13 h 01

      "Vous avez divisé le vote souverainiste.." - Louise Melançon

      1 ) Je vois mal comment QS pouvait diviser le vote souverainiste avec un PQ sans référendum au programme.

      2 ) Avec cette approche, en quel honneur le le PQ ne divisait-il pas autant le vote souverainiste que QS?

      3 ) Pourquoi QS aurait-il fait une alliance souverainiste avec un PQ qui reportait le référendum en 2022, alors que son propre programme le proposait pour 2018?

      Christian Montmarquette

    • Christian Montmarquette - Abonné 26 février 2019 13 h 26

      @ David Cormier,

      "Si seulement 47 % des solidaires se disent souverainistes, comment pouvez-vous prétendre que QS "endosse véritablement le projet"?" - David Cormier

      Parce que notre gauche est indépendantistes depuis ses aubes avec :

      Le RAP en 1994; le PDS en 1998; l'UFP en 2002; Option citoyenne en 2004 et QS en 2006.

      L'indépendance est non seulement dans la déclaration de principes de QS, c'est dans son programme ET dans sa plateforme électorale depuis toujours.

      D'ailleurs, que faisait le PQ à vouloir faire alliance avec QS s'il le croyait fédéraliste. Toute cette histoire à dormir debout des péquistes ne tient pas la route. Et pourquoi PKP a-t-il reconnu QS comme souveraniste?

      Et d'ailleurs, qu'est-ce que les souverainistes ont-ils de mieux à faire que de faire voter des fédéralistes pour un parti indépendantiste? L'indépendance ne progressera pas en prêchant à des convaincus.

      Cessez de jouer aux théories du complot et aux chasses aux sorcières.

      Ça ne vous avance à rien.

      Christian Montmarquette

      Référence :

      « Le PQ n’a pas le monopole de la souveraineté, dit Pierre Karl Péladeau » - L'actualité, 9 septembre 2015

      Extrait : « Mme Hivon a expliqué que le PQ souhaite plutôt travailler avec les autres partis souverainistes, Option nationale et Québec solidaire, sur les points communs. (...)

      M. Péladeau a donné l’exemple de la région espagnole de Catalogne, où des partis souverainistes se partagent l’échiquier politique.

      «Il y a deux partis qui sont souverainistes, et ils sont ensemble pour justement faire en sorte de rencontrer les objectifs qui sont les leurs, c’est-à-dire que la Catalogne devienne un pays», a-t-il dit. »

      .

    • Christian Montmarquette - Abonné 26 février 2019 13 h 34

      @ Pierre Raymond

      « L'indépendance si nécessaire mais pas nécessairement l'indépendance. » - Pierre Raymond

      Cette citation ULTRA-tronquée est carrément mensongère.

      C'est du "Fake News" et vous devriez avoir honte d'utiliser ça.
      C'est votre propre crédibilité que ça remet en cause.

      Christian Montmarquette

      Référence :

      Khadir: «Je n'ai pas de leçon d'indépendance à recevoir» - La Presse

      Extrait : « Le scrutin du 4 septembre n'est pas une élection référendaire. Un vote pour Québec solidaire n'est donc pas «nécessairement» un vote pour la souveraineté, a-t-il résumé. Ce vote se ferait plus tard. «Si on peut déduire de ça que moi, je comprends que l'indépendance n'est pas nécessaire, c'est une erreur totale.» - Amir Khadir

    • Christian Montmarquette - Abonné 26 février 2019 13 h 41

      @ Cyril Dionne,

      " Je ne voterai jamais pour un parti communiste.." - Cyril Dionne

      Le communisme est un régime à parti unique qui impose l'abolition de la propriété privée.

      Or, Québec solidaire ne propose ni l'un, ni l'autre et les communistes sont au PQ :

      Référence :

      "Chefferie du PQ: même le Parti communiste du Québec appuie Pierre Karl Péladeau" - Huffpost, 21/10/2014

      .

    • Louise Collette - Abonnée 26 février 2019 13 h 43

      Je ne voterai jamais pour QS même pas avec le couteau sur la gorge.
      Et je suis d'accord avec Madame Melançon.

    • Christian Montmarquette - Abonné 26 février 2019 14 h 00

      @ Carmen Labelle,

      "Vous lancez des faussetés tout simplement! Qs 100%" - Carmen Labelle

      - Que savez-vous de l'allégeance souverainiste "DES MEMBRES" de QS?

      - RIEN

      Le "PARTI" Québec solidaire est effectivement indépendantiste à 100% puisqu'il a toujours garanti un référendum dans un premier mandat depuis sa fondation.

      Et de la part d'un parti souverainiste, c'est le premier critère à rencontrer.

      Soit, ne pas faire comme le PQ, en privant le peuple de sa capacité de se prononcer sur son avenir constitutionnel.

      - CQFD

      Christian Montmarquette

      Référence :

      Extrait de la plate-forme électorale de Québec solidaire 2018 :

      14.1 SOUVERAINETÉ ET ASSEMBLÉE CONSTITUANTE

      Comme tous les peuples du monde, le peuple du Québec est souverain.

      a. Pour que le peuple du Québec puisse affirmer son
      droit de décider de son avenir, Québec solidaire
      lancera une démarche d’assemblée constituante
      dès son arrivée au pouvoir.

      b. L’Assemblée constituante sera élue et aura pour
      mandat d’élaborer un projet de constitution pour
      un Québec indépendant. Ce projet sera soumis
      à la population par référendum.

      14.2 VERS UN QUÉBEC INDÉPENDANT

      Durant la transition vers un Québec indépendant,
      Québec solidaire :

      a. Conservera temporairement le dollar canadien
      comme monnaie d’échange

      b. Créera une monnaie nationale et une banque
      centrale publique au moment jugé opportun;

      c. Mettra sur pied une commission parlementaire
      spéciale pour calculer une part juste et équitable
      de la dette fédérale canadienne dont le Québec
      indépendant pourra choisir d’assumer la
      responsabilité

      https://cdn.quebecsolidaire.net/QS-Plateforme-E%CC%81lectorale.pdf

      ,

    • Christian Montmarquette - Abonné 26 février 2019 14 h 48

      " Désolé, je ne voterai jamais pour un parti communiste " - Cyril Dionne,

      Si je comprends bien..

      Vous êtes souverainiste "à condition" que ce ne soit pas QS qui fasse l'indépendance..

      Vous mettez donc "des conditions" à l'indépendance.

      Hum.. Je connais des péquistes qui n'apprécieront pas..

    • Christian Montmarquette - Abonné 26 février 2019 14 h 59

      "Je ne voterai jamais pour QS même pas avec le couteau sur la gorge." - Louise Collette

      Nous sommes rendus à deux avec Cyril Dionne.

      D'après ce que je vois, ce sont donc les péquistes qui posent des conditions à l'indépendance et non QS.

      Alors que les péquistes ont reproché durant DES ANNÉES à QS d'imposer une indépendance conditionnelle.

      Comme on dit, il ne faut pas craindre la contradiction pour dire ça!

    • Jean-Pierre Roy - Abonné 26 février 2019 15 h 01

      SORTIR DU PSYCHODRAME RÉFÉRENDAIRE ET ENTRER DANS LE DÉBAT ET LA DÉCISION AU SUJET L’INDÉPENDANCE

      Depuis le premier référendum tenu par le gouvernement de monsieur René Lévesque le 20 mai 1980, à chaque élection provinciale au Québec et à chaque processus de désignation d’un nouveau chef du Parti Québécois, l’idée de tenir un autre référendum provoque un « psychodrame politique ».

      De plus, la présence de plusieurs partis politiques favorables à l’indépendance du Québec occasionne des problèmes et des discussions quant à un front commun qui, de façon générale, n’aboutissent pas.

      Pour clarifier et simplifier la question relative à l’indépendance du Québec, ne conviendrait-il pas de modifier la méthode par laquelle les citoyens québécois décident s’ils veulent ou pas que le Québec soit un pays indépendant?

      Cette modification consisterait en ce que, lors de la tenue de chaque élection, le Parti Québécois propose que l’indépendance du Québec est décidée par un vote majoritaire (50 +1 %) des électeurs québécois pour des candidats favorables à l’indépendance, peu importe quel parti politique ces candidats représentent, et ensuite par un vote majoritaire (50 +1 %) des députés à l’Assemblée nationale.

      Cette méthode, d’une élection à l’autre, éliminerait tout psychodrame fondé sur l’aspect final et tragique d’un référendum, et ce par sa récurrence possible à chaque élection. Elle normaliserait en quelque sorte la démarche de tous les indépendantistes pour l’indépendance du Québec.

      D’autre part, pour assurer que les citoyens puissent bénéficier d’un choix de partis politiques représentant les diverses tendances de la « droite » à la « gauche » en passant par le « centre », il conviendrait que la loi relative à l’indépendance du Québec prévoit des élections dès le moment où l’indépendance est légalement et effectivement établie.

    • Carmen Labelle - Abonnée 26 février 2019 16 h 22

      M.Montarquette, vous me répliquez - Que savez-vous de l'allégeance souverainiste "DES MEMBRES" de QS?
      - RIEN»

      Et vous,que savez-vous de moi pour dire que je n'y connais rien? Assumez-vous donc que tous ceux qui ne sont pas d'accord avec vos idées sont ignorants?

      J'ai été membre Qs plusieurs années, cadidate deux fois, membre de commissions thématiques et de collectif; j'ai assisté à tous les Congrès et conseils nationaux pendant ces années; alors je sais de quoi je parle. Vous pouvez jeter de la poudre aux yeux de certains, mais pas à moi. En 2015, le CCN recommendait de metre à l’ordre du jour du prochain congrès deux items concernant l’assemblée constituante, son mandat et la stratégie. Parce que la Constitunte n'avait pas le mandat clair de travailler à un projet indépendatiste; ce serait selon ce que l'assemblée constituante aurait décidé, rester dans le Canada ou s'en séparer.
      Or au Congrès suivant les délégués de QS ont rejeté à majorité (55%) une proposition qui aurait enfin permis d'affirmer l' engagement indépendantiste du parti, soit une éventuelle assemblée constituante ayant un mandat indépendantiste.
      Alors ne venez pas dire que Qs est 199% souverainiste; c'est une grossière fausseté .

      Votre partisanerie vous aveugle et vous fait perdre tooyte crédibilité

    • Christian Montmarquette - Abonné 26 février 2019 19 h 42

      @ Carmen Labelle,

      Vous ne savez rien de l'allégeance des membres de QS, parce que ces statistiques n'existent tout simplement pas.

      Et la constituante à mandat ouvert permettait d'inclure tout le monde dans le processus de la constituante, ce qui pouvait augmenter ses chances d'obtenir un Oui majoritaire. Le mandat ouvert n'avait donc absolument pas un objectif fédéraliste, ou je n'y connais rien.

      C'est le programme du parti qui défini sa position sur l'indépendance et non les positions personnelle des membres.

      Or, QS a toujours été souverainiste, dans son programme et y compris dans sa déclaration de principes, ce qui est absolument fondamental.

      Cessez de nous chercher de poux où il n'y en a pas et regardez donc du côté des faux indépendantistes péquistes qui se prétendent souverainiste et qui nous rient à la gueule leur référendum dans un second mandat. Il me semble que ça saute aux yeux.

      D'ailleurs, même avec un mandat fermé, QS a plus que doublé ses membres.

      Je vois mal en quoi ce serait un signe de fédéralisme.

      Christian Montmarquette

    • Christian Montmarquette - Abonné 26 février 2019 20 h 21

      @ Louise Melançon,

      "Vous n'avez pas voulu faire alliance avec le PQ... Jamais je ne voterai pour votre parti.." - Louise Melançon

      Le PQ a déjà refusé de faire alliance avec QS..

      - Allez-vous aussi cesser de voter PQ ?

      Référence :

      "Marois rejette l'appel à l'unité des forces souverainistes lancé par Curzi" - Le Devoir

      https://www.ledevoir.com/politique/quebec/351694/marois-rejette-l-appel-a-l-unite-des-forces-souverainistes-lance-par-curzi

      .

    • Carmen Labelle - Abonnée 27 février 2019 06 h 36

      Plus vous argumentez, plus vous êtes incohérent C.Montmarquette; ce n'est pas commecela que vous convaincrez qui que ce soit

    • Pierre Raymond - Abonné 27 février 2019 07 h 30

      « Le "PARTI" Québec solidaire est effectivement indépendantiste à 100% puisqu'il a toujours garanti un référendum dans un premier mandat depuis sa fondation. »
      C. Montmarquette

      Connaissant l'humeur actuel des Québécois vis-à-vis la tenue d'un référendum, vous savez comme moi qu'une question claire sur l'INDÉPENDANCE du Québec serait battue et je crois que c'est ce que veut QS pour se débarrasser du " problème ".

      Croyez-moi Monsieur Montmarquette, ce n'est pas par manque de volonté mais je n'arrive pas à faire confiance à QS même si je reconnais la valeur de plusieurs de ses représentants.

    • Christian Montmarquette - Abonné 27 février 2019 11 h 08

      @ Pierre Raymond,

      " Je crois que c'est ce que veut QS pour se débarrasser du "problème." - Pierre Raymond

      Comme vous le dites, ce n'est qu'une croyance.

      Car rien ne permet d'affirmer ça, même pas au plan historique de notre courant de gauche comme je l'écris sur cette tribune.

      D'autant plus que la stratégie de QS est d'impliquer toute la société dans la démarche de la Constituante, et c'est cette mobilisation même autour du "projet de pays" qui fera augmenter les appuis à l'indépendance.

      L'expression consacrée d'Amir était :

      "Les Québécois ne se refuseront pas un projet de pays qu'ils auront eux-mêmes élaboré."

      Merci de votre ouverture d'esprit, c'est fort apprécié.

      Christian Montmarquette

    • Jean-François Trottier - Abonné 27 février 2019 11 h 30

      Je suis ben ben ben tanné de vous poser, depuis un an, les mêmes questions auxquelles vous n'avez pas répondu, M. Montmarquette.

      - Comment avez-vous pu mentir à tout le monde en disant que QS est indépendantiste alors que la constituante élue avait un mandat ouvert ?
      - Pourquoi ne vous êtes-vous jamais excusé suite au débat houleux qui a donné lieu à la fusion avec ON, qui a démontré le susdit mensonge?
      - Quand Manon Massé a-t-elle expliqué dans le détail l'importance capitale qu'elle donne à l'indépendance du Québec ? Je dis bien Québec, hein! Parce qu'on sait que Massé est véhémente quand il s'agit de l'indépendance de.... la Catalogne.
      J'ai répété la même question pour quiconque occupe un poste dans le parti, sauf bien sûr les récupérés de la débâcle ON.

      Croyez-vous qu'il y a des chances que la constituante soit formée en majorité d'indépendantistes?
      Si vous croyez vraiment ÇA (!!!), alors quel est le maximum acceptable de fédéralistes dans votre constituante élue pour que ladite constituante fonctionne sans être bloquée par des filibusters à répétition et des démarches légales interminables?
      Vous savez, filibusters, poursuites légales, grèves des constituants, boycott ? C'est que les fédéralistes seront là pour dynamiter le processus, avec l'appui logistique et financier d'Ottawa.
      Et puis il y aura les probables provocateurs qui surgiront "spontanément", aux applaudissements du clan fédéraliste?



      Tant que vous n'aurez pas répondu à ma satisfaction, je répéterai :

      QS n'est pas indépendantiste, QS est électoraliste.
      QS n'est pas inclusif. QS condamne les 3/4 de la société.
      QS a trouvé la "solution" de la constituante expressément pour ne pas avoir à parler d'indépendance en repoussant tout à une échéance lointaine.

      Je détesterais moins QS s'il y avait la moindre trace d'honnêteté dans sa démarche. Mais là, pas le choix.

    • Christian Montmarquette - Abonné 27 février 2019 12 h 04

      @ Carmen Labelle,

      "Plus vous argumentez, plus vous êtes incohérent.." - Carmen Labelle

      Voilà l'exemple typique d'une critique dépourvue d'argument.

      Car il ne s'agit que de votre strict point de vue, et non d'une démonstration étayée par un raisonnement ou des faits.

      Vous n'arrivez même à contredire un seul argument de ma dernière réponse.

    • Christian Montmarquette - Abonné 27 février 2019 13 h 52

      @ Jean-François Trottier,

      "Comment avez-vous pu mentir à tout le monde en disant que QS est indépendantiste alors que la constituante élue avait un mandat ouvert?"

      Vous avez le mot "menteur" tellement facile et répétitif qu'on va finir par vous dire, celui qui l'dit celui qui l'est.

      La constituante à mandat ouvert permettait d'inclure tout le monde dans le processus de la constituante, ce qui pouvait augmenter les chances d'obtenir un Oui majoritaire. Le mandat ouvert n'avait donc absolument pas un objectif fédéraliste comme vous le présumez de manière malhonnête.

      Notons aussi que la constituante à mandat ouvert soutenait une valeur d'inclusion et de mise en application de la souveraineté populaire dont l'objectif était aussi d'aller chercher une majorité d'appuis au Oui en incluant toutes les tendances dans le processus plutôt que de les braquer comme les péquistes n'ont jamais cessé de le faire avec les résultats désastreux que l'on connait.

      Les souverainistes ne feront jamais l'indépendance en ne prêchant qu'à des convaincus. Telle est une des grandes différences de QS avec le PQ. Un QS, qui, notons-le, a réussi l'exploit de prendre 4 circonscriptions sur ses 10 victoires aux libéraux et donc, aux fédéralistes.

      - CQFD.

      Christian Montmarquette

    • Christian Montmarquette - Abonné 27 février 2019 14 h 24

      @ Jean-François Trottier,

      "Les fédéralistes seront là pour dynamiter le processus, avec l'appui logistique et financier d'Ottawa." -Jean-François Trottier

      Vous aurez beau accuser QS de toutes vos présomptions, qui nous dit qu'un gouvernement de QS ne parviendrait pas à construire une majorité stable d'appuis l'indépendance une fois au pouvoir? Parce qu'il est là, l'éléphant dans la pièce que les péquistes refusent de voir.

      D'ailleurs, vous remettez en doutes les convictions souverainistes de QS, mais ne dites pas un traitre mot sur les éternelles mises en veilleuses du PQ sur ls question; pas un mot sur le refus de contester le référendum volé de 1995; pas un mot sur son refus de relancer un nouveau référendum aussi près du but et pas un mot sur le refus du PQ du financement publique de la promotion de l'indépendance.

      Des menteurs PQ? Des faux souverainistes?

      - Pourquoi ne le dites-vous pas dans votre croisade??

      Avant d'accuser les autres, Trottier..

      Commencez donc par vous nettoyer le nombril.

      La mousse fédéraliste y déborde depuis longtemps.

      .

    • Jean-François Trottier - Abonné 27 février 2019 16 h 31

      M. Montmarquette,

      il fait décidément que vous appreniez à analyser un simple texte. Ça devient gênant!

      Madame Labelle n'avait pas l'intention de démontrer quoi que ce soit, ni de raisonnner à partir de faits établis. Eller a simplement pointé dui doigt un fait tout ce qu'il y a d'évident : l'incohérence dans vos écrits.

      Le point de vue est préétabli au fait, puisqu'il faut voir le fait avant de le nommer.
      Mme Labelle ne peut pas contredire ce que vous dites, si ce que vous dites ne tient pas debout!

      Voyons.... nous avons déjà établi dans nos précédents échanges que vous ignorez tout en économie. Pourtant vous ne vous gênez pas pour en parler! Cohérent ça ?
      Votre incapacité à parler du fonctionnement possible d'une contituante élue est certainement incohérent.
      Vous la dites "démocratique" parce que les gens seront élus, et vous postulez que les "constituants" seront tous indépendantistes, ou bien le deviendront parce qu'on en leur aura donné le mandat!!! Allô!
      Bon, alors, zéro en économie, zéro en démarche vers l'indépendance, et zéro au chapitre "démocratie et vie politique".

      Reste ce pourquoi l'indépendance pourrait être importante : euh.... la culture peut-être ?
      Ben la culture, QS en a rien à foutre et vous non plus. Le Programme est si général à cet égard que je ne l'avais même pas vu! 10 lignes ou 11 ? Et encore, seulement sur le culture officielle. Rien sur la culture "populaire" comme le slogan là là.
      Trois zéros et une mauvaise note. Pourtant vous continuez à pérorer sur ces sujet. Cohérent ?

      Votre comportement d'accusateur à tout vent, divisif à souhait, lié au mot maintenant cliché "inclusion", est une incohérence en soi.

      Mme Labelle dit ce qu'elle voit, un peu comme "Hé qu'y a fait beau hier hein?". On ne démontre pas l'évidence, on la dit.

      Ça va pour l'analyse de texte ? Je ne vais pas trop vite ?

      Je vous reconnais une cohérence absolue : vous respectez parfaitement, à la virgule près, le Dogme du Parti.

    • Christian Montmarquette - Abonné 27 février 2019 17 h 22

      @ Jean-François Trottier,

      "Nous avons déjà établi dans nos précédents échanges que vous ignorez tout en économie." - Jean-François Trottier

      - Vous parlez de vous à la troisième personne maintenant?

      - Qui ça? "Nous" ?

      - Quelle suffisance!

      "La culture, QS en a rien à foutre "- Jean-François Trottier

      N'importe quoi.

      Et pour un quidam qui ose traiter les autres de menteurs, faut le faire.

      Il y a une pleine page de propositions dans ce document :

      Plateforme électorale de Québec solidaire :

      IX - POUR UNE CULTURE VIVANTE

      https://cdn.quebecsolidaire.net/QS-Plateforme-E%CC%81lectorale.pdf

      "

    • Jean-François Trottier - Abonné 27 février 2019 17 h 23

      M. Montmarquette,

      Fédéraliste ? Non.
      Indépendantiste ? Non plus!
      Je m'en foutiste, oh que oui!

      Et oui, vous mentez tout le temps.

      La constituante sert expressément à ne pas parler d'indépendance sauf pour promettre un référendum perdu d'avance parce que pitché en quelques mois.
      Quand Massé a-t-elle parlé d'indépendance dans sa vie entière?

      Majorité stable d'appuis à l'indépendance? Bon! Enfin! Vous allex peut-être répondre à la vraie question :

      Quel pourcentage de fédéralistes l'assermblée contituante pourra supporter tout en étant efficace ?
      Admetez qu'à 60%, c'est non.
      50%? 40%? 30% ? Alllô!
      Même 20% suffiront à planter la constituante! La ré-a-li-té, ça existe.

      Personnellement je crois que la majorité sera fédéraliste, mais la question n'est pas là ET VOUS LE SAVEZ.
      Alors disons qu'il est impossible qu'ils soient moins que 45%.

      Les fédéralistes seront présents pour empêcher toute procédure depuis celle de l'ouverture des portes le matin. Il n'est absolument pas question de bonne foi ici, ils seront contre et rien d'autre.

      Notre société sera divisée mille fois plus que pour tout référendum pare que le processus durera des mois, avec des autobus en provenance du Manitoba, une campagne jamais vue d'Ottawa, des manifestants qui crienont pour leurs belles Rocheuses...
      Pas de loi-baillon dans un assemblée constituante. Voilà pour la farce démocratique.

      Les stratèges de QS (en faites-vous partie?) ne peuvent pas ignorer que les fédéralistes sont prêts à tout, mais à tout, pour planter l'indépendance. Leur angélisme de façade est un calcul assez sales merci, ou de la supidité.

      Je ne parle pas du PQ. Je ne parle pas du PQ. Je ne parle pas du PQ. Pourquoi crioyez-viouys ? Parce qu'il est encore une fois en remise en question, pas mal comme la société dans laquelle il vit d'ailleurs, sauf bien sûr les donneurs de leçons, hein...

      Mais vous, êtes-vous capable d'accepter les critiques sans ce puéril "on est pas pires que les autres ok

    • Jean-François Trottier - Abonné 27 février 2019 18 h 01

      M. Montmarquette, vous revenez encore sur le "refus de contester le référendum volé".

      Je vais vous répondre pour la seconde fois.
      J'ose espérer que ce sera la dernière, et j'y crois autant qu'à votre bonne foi et au Père Noël.

      Parizeau a annoncé la couleur lors de son discours, ce qui a permis à tout un chacun de rigoler salement et à Bouchard de prendre les rênes.

      Dans la période qui a précédé le référendum, de mes amis immigrants qui avaient le malheur de parler français ont vu leur demande reportée une dizaine de fois, alors que d'autres qui ne parlaient pas français ont passé à la vitesse de la lumière. Je ne tire pas de conclusions mais...
      C'est exactement ce que Parizeau a vu et a osé nommer. Lui, il les a tirées, les conclusions.

      Le résultat total s'est joué sur quelques milliers de votes, c'est à dire pas mal le nombre d'immigrants "choisis avec soin" dans cette période de 24 mois. Méchant hasard.

      Croyez-vous qu'il était été possible de remettre en question l'admission de chacun de ces immigrants faciles à convaincre ? La question est que leur admission était extrêmement hâtive en effet, mais règlementaire. Impasse.

      Mais ce n'est pas l'essentiel.
      Bien plus simple : une contestation officielle aurait fait entrer l'armée au Québec aussi sûr qu'il neigera à Montréal avant la fin de l'hiver.
      Parizeau a fait ce qu'il devait pour protéger les gens. Alors vos accusations, hein... Oui, irresponsables.

      Qui veut faire entrer l'armée au Québec ? Je veux dire, à part les Révolutionnaires, qui ont besoin du chaos ?

      À force de diaboliser le PQ, vous avez eu besoin de faire croire que quiconque d'autre est forcément de bonne foi. Bel effort pour oublier octobre '70, et '82, et '87...

      Alors apprenez : Ottawa est en guerre ouverte contre le fait français au Québec depuis 1969.

      C'est des pas-gentils, ça vous va comme formulation?

      Maintenant allez-y de votre référendum dès la première année, et perdez, tel que vous avez prévu.

    • Christian Montmarquette - Abonné 27 février 2019 18 h 13

      @ Jean-François Trottier,

      "La constituante sert expressément à ne pas parler d'indépendance" - Jean-François Trottier

      Alors vous devriez aussi attaquer le PQ, parce qu'il avait aussi appuyé l'Assemblée constituante avec Oui-Québec.

      D'ailleurs, puisque la constituante de QS dispose désormais d'un mandat fermé. Le référendum portera forcément sur l'indépendance quelque soient les élus.es.

      Et le fait demeure que Québec solidaire a sorti 4 députés fédéralistes aux dernières élections.

      - Quel est donc votre score à vous?

      Zéro multiplié par zéro.

      Je vous laisse désormais patiner dans vos délires.

      J'ai assez donné.

    • Jean-François Trottier - Abonné 27 février 2019 21 h 36

      M. Montmarquette,

      "nous" c'est vous et moi. Je vous pose les mêmes questions 20 fois et je n'ai pas de réponse. Votre silence est une réponse très claire merci puisque vous répondez partout et toujours. Je me demance où vous trouvez le temps d'ailleurs, même avec vos nombreux copié-collé.

      Ceci dit, oui, vous avez menti des années au sujet de la constituante, que vous disiez mener forcément à l'indépendance même si son mandat était ouvert. Je puis retrouver les citations au besoin. Sinon, pourquoi un débat ?
      Vous avez menti des années en prétendant QS social-démocrate.
      Selon vos "normes" un cas est suffisant pour emvoyer une personne aux pires damnations, deux, ça vous va ?
      Alors un autre : le PQ n'a JAMAIS appuyé une constituante élue. Les mensonges se suivent et se ressemblent.

      Je n'ai jamais dit que vous ne feriez pas de référendum. J'ai dit que vous vous foutez du résultat. Et j'ai dit que vous n'aurez pas de contitution à la fin des débats de votre truc fait exprès pour échouer.
      Un autre zéro, pour la lecture.

      Mais j'ai tellement hâte de lire la raison pour laquelle vous croyez intensément en l'indépendance du Québec!!! Allez, allez... En 5 ans vous n'avez pas écrit une ligne à ce sujet. Quelle est votre analyse personnelle?

      Culture:
      QS a "planté" quelque part dans son programme 30 lignes à ce sujet, mettant en évidence le chic mot "alternative", mais n'est même pas foutu de reconnaitre quoi que ce soit de propre à la Nation Québécoise sauf "frileuse", "passéiste"...
      Ah! Y a aussi de longs bouts sur l'éducation des masses. Plus bouffis de prétention que ça...

      La culture est un sujet central au Québec, QS en fait 30 lignes pour les z'artisssses, qui sont bien sûr les seuls concernés! Ignorance crasse et dédain... On passe un peu sur les cultures des Premières Nations mais pour les Québécois... pas une ligne.

      Vous prenez les lecteurs pour des crétins.

  • Raymond Labelle - Abonné 26 février 2019 06 h 38

    Cette idée d'un nouveau parti: une fuite en avant?

    Les indépendantistes de la CAQ, de QS ou du PQ n'iraient pas rejoindre un nouveau parti indépendantiste:

    - QS prévoit un référendum dans le premier mandat nécessairement sur l'indépendance, depuis la fusion avec ON, et a un programme politique détaillé auquel ses membres tiennent, même pour l'état constitutionnel actuel - il ne faut pas confondre les gens qui votent pour QS (pourcentage référé par M. David) et les membres du parti - s'il y a un vote "indépendantiste stratégique" pour le PQ, il y a aussi un vote "gauche stratégique" ou "vert stratégique" de la part de fédéralistes pour QS. QS devrait agir selon l'esprit de son programme si élu et en tout cas ferait le référendum au premier mandat.

    - les indépendantistes de la CAQ ont fait leur deuil de la possibilité d'indépendance, en tout cas à court et à moyen terme, et ont ainsi choisi de se joindre à un parti non-indépendantiste

    - et le PQ continuera de se considérer comme le vaisseau amiral de l'indépendance et ses reports de référendum seraient justifiables ou justifiés (selon) par la catastrophe appréhendée d'un référendum perdu et la nécessité de prendre le pouvoir pour faire avancer le Québec. Là aussi, il ne faut pas confondre les gens qui votent pour le PQ et les membres du parti - il y a des gens qui peuvent préférer le PQ pour gouverner sans être indépendantistes. Si 78% des électeurs péquistes sont indépendantistes, ce pourcentage doit bien dépasser le 95% chez ses membres.

    • Claude Bariteau - Abonné 26 février 2019 09 h 47

      M. Labelle,je lis différemment de vous et de M. David le contexte actuel.

      Le vaisseau amiral PQ naît dans les années 1960 de la fusion du Mouvement Souveraineté-Association (MSA) et du Ralliement national (RN) et y montent à bord des membres du Rassemblement pour l’indépendance nationale (RIN). Si le PQ se définit dans une perspective d’indépendance, il cherche surtout à hausser la souveraineté du Québec en référence aux Franco-Québécois.

      Il prend cet alignement parce que l’économie du Québec est coincée dans le Canada. L’ALE et l’ALÉNA changent tout. Le comprirent M. Parizeau et les membres de la Commission Bélanger-Campeau, qui propose un référendum sur la « souveraineté partenariat ».

      Après l’échec de la proposition Mulroney-Bourassa, la « souveraineté partenariat » devint le fer de lance et les parlementaires auront à trancher entre l’entente ou la réalisation de l’indépendance. Le soir du référendum, tut bloque.

      M. Parizeau part. Le bateau amiral s’amarre. Des indépendantistes s’activèrent ailleurs. Au Canada, le PLC entend saper les assises de la révolution tranquille à l’aide du PLQ. Au Québec QS surgit avec un projet de société qui, seul, justifierait une indépendance après une constituante qui éloigne ce parti du bateau amiral.

      M. David associe la souveraineté à l’indépendance, aussi au référendum ou à un autre moyen pour y accéder. Par contre, voyant que les indépendantistes s’engluent dans un cercle vicieux, il signale que d’autres combats paraissent plus urgents alors que vous estimez que les Québécois/es ne veulent plus de l'indépendance.

      C’est ainsi parce que le contexte, l’indépendance et la façon de la réaliser demeurent nébuleux. L’élection du 1er octobre en témoigne. Tant que ça le demeurera, les habitants du Québec tourneront en rond. Pour que ça cesse, l’indépendance doit devenir leur affaire sans référence leurs origines. Alors quelque chose de nouveau surgira. Quand ? Lorsque la réflexion engendra une pensée nouvelle.

    • Raymond Labelle - Abonné 26 février 2019 16 h 06

      "Lorsque la réflexion engendra une pensée nouvelle." CB

      Laquelle devra trancher ce nœud gordien:

      - d'abord fixer comme objectif de faire l'indépendance pour ensuite faire des choix de société ou
      - assortir l'indépendance d'un choix de société a priori?

      - le premier terme ouvre le flanc à la critique d'être indifférent aux choix de société,
      - le deuxième ouvre le flanc à la critique de ne pas faire de l'indépendance son objectif prioritaire.

    • Pierre Desautels - Abonné 26 février 2019 20 h 11


      @Claude Bariteau et Raymond Labelle

      Ce texte de Denis Monière, datant de 2007, est toujours d'actualité :

      https://www.ledevoir.com/opinion/idees/138621/l-erreur-de-pierre-bourgault

    • Claude Bariteau - Abonné 27 février 2019 07 h 18

      M. Labelle, vous faites d'une réflexion pour une nouvelle pensée le rebrassage du dilemne actuel. Quant je parle de réflexion, je ne parle pas de rebrassage. Je pense plus à cibler l'indépendance en disant ce qu'elle implique, ce qu'elle devrait comprendre et la façon d'y arriver.

      Pour la façon, le texte plus haut de M. J.-P. Roy avance une idée nouvelle. Quant je dis qu'il faut expliquer ce qu'est l'indépendance, je suggère d'en préciser les contours en référence aux pays existants, ce qui éviterait l'écho à une nébuleuse. Par ailleurs, quant je signale qu'il est important que soit dit que le régime québécois, qui sera un régime d'un pays indépendant, implique que le système politique du pays du Québec soit défini après l'indépendance par les citoyens et les citoyennes du Québec.

      M. Roy n'y fait pas écho et suggère la tenue d'élections après la réalisation de l'indépendance. Avant de les tenir, il faut s'entendre, l'indépendance faite, que le système politique sera celui d'un pays démocratique, pas d'une province, qui prône la séparation des pouvoirs et un meilleur contrôle des citoyens et des citoyennes sur les décisions qui les concernent parce que ce sont eux et elles qui, habitant le Québec, ont décidé de se doter d'un pays dans le contexte actuel.

      Merci M. Desautels de la référence au texte de M. Monière. L'idée de base est claire : mettre le cap sur l'indépendance, que Lévesque estimait nécessaire mais hors du PQ, question de composer avec sans la partager.

    • Christian Montmarquette - Abonné 27 février 2019 13 h 30

      @ Pierre Desautels,

      Je ne suis généralement pas "très Monière". Mais il fait lui donner raison là-dessus:

      « L'erreur de Pierre Bourgault » - Le Devoir

      Extrait : « Comment prendre au sérieux un parti qui fait de la souveraineté son objectif fondamental, mais qui en minimise l'importance en renonçant à sa promotion, ou encore en remettant en cause sa pertinence au gré des fluctuations de l'opinion publique? Comment convaincre les Québécois de l'urgence de faire la souveraineté lorsqu'on s'ingénie dans le programme du même parti à préconiser une série de mesures qui visent à faire progresser le Québec dans le cadre du fédéralisme canadien?

      Il est illogique de prétendre pouvoir être un bon gouvernement et en même temps tenter de justifier la nécessité de la souveraineté. Le PQ est arrivée au bout de sa contradiction et il devra trancher entre le projet national et son programme de gouvernement. En continuant à jouer sur l'ambivalence, il se condamnera à l'impuissance politique.» — Denis Monière

      Sans compter que je ne croirais pas me tromper de beaucoup en affirmant qu'une forte proportion des gens de QS sont d'accord pour dire que la dissolution du RIN fût sans doute la plus grande erreur de Bourgault, même si elle était de bonne foi.

      Par contre André d'Allemagne déclare dans le documentaire "Le RIN" que la fusion du RIN dans le PQ ne faisait pas trop l'affaire de René Lévesque, parce qu'il voyait un avantage d'avoir un parti de soi-disant "radicaux" de l'indépendance à sa gauche pour faire passer le PQ pour "modéré".

      Christian Montmarquette

      « L'erreur de Pierre Bourgault » - Le Devoir :

      https://www.ledevoir.com/opinion/idees/138621/l-erreur-de-pierre-bourgault

      .

    • Christian Montmarquette - Abonné 27 février 2019 18 h 19

      À noter..

      Le documentaire « Le R.I.N. » de Jean-Claude Labrecque est arrivé sur le Web.

      À voir absolument!

      Le documentaire, réalisé par le cinéaste Jean-Claude Labrecque, trace un portrait lucide et honnête des huit années d’existence du R.I.N. Les témoignages de Pierre Bourgault, d’André d’Allemagne et d’Andrée Ferretti, trois pionniers du mouvement, relatent les grands moments, les crises et les tensions qui ont marqué la formation politique. Ces entretiens sont combinés à des documents d’archives qui expliquent le déroulement d’événements historiques comme le «Samedi de la matraque» ou la déclaration du général de Gaulle à l’Hôtel de ville de Montréal.

      Le film, qui lève le voile sur les coulisses du mouvement indépendantiste québécois des années soixante, aidera l’enseignant à mieux comprendre le destin sinueux du R.I.N. Un document utile et important.

      https://www.youtube.com/watch?v=NMLaW2QpcYU&ab_channel=Nicolas

      .

    • Raymond Labelle - Abonné 27 février 2019 19 h 21

      M. Montmarquette, QS propose aussi un programme de gouvernement applicable dans le cadre constitutionnel actuel - ce qui n'est pas nécessairement une mauvaise chose en soi. Et s'engage à vivre avec le résultat du référendum qu'il tiendrait dans son premier mandat, fût-il négatif.

      Or M. Monière est contre cette approche. M. Monière, en gros, affirme que le simple fait de ne pas immédiatement s'orienter vers l'indépendance seulement et de proposer un programme de gouvernement applicable dans le cadre constitutionnel actuel est une forme de légitimation du fédéralisme.

  • Raymond Labelle - Abonné 26 février 2019 06 h 42

    Le gros problème des indépendatistes...

    ...en est-il un de structure, de chef, de stratégie? Auquel on pourrait remédier par tel changement de stratégie, de structure ou de chef?

    Le gros problème est peut-être que la majorité de la population n'en veut pas.

    • Bernard Plante - Abonné 26 février 2019 13 h 37

      Donc selon vous la majorité de la population apprécierait de se faire mener par le bout du nez par des personnes qui n'ont rien à faire de nous et de nos priorités, qui nous dénigrent (Quebec bashing) et qui tentent par tous les moyens de profiter de nos précieuses ressources sans rien nous laisser en retour? Laissez-moi en douter.

      Le problème est que depuis 1995 le PQ a abdiqué son leadership sur la question nationale. Si le supposé leader ne mène rien du tout, comment penser que la population puisse embarquer? Il n'est pas si loin le jour où la vapeur se renversera.

    • Serge Lamarche - Abonné 27 février 2019 00 h 46

      Le gros problème des indépendantistes est que le gouvernement péquiste n'est pas meilleur que les autres comme dans ses premières années. Imaginez un Québec indépendant dont le gouvernement ne cesse de se faire fourrer par le Canada et les États-Unis. On ne pourrait que se blâmer soi-même. Quelquefois, l'enemi est mieux que l'ami.

    • Raymond Labelle - Abonné 27 février 2019 11 h 33

      Les élections de 1994 et le référendum de 1995 sont tombés dans un moment où les planètes étaient le plus alignées qu'elles pouvaient l'être en faveur de l'indépendance. L'échec de l'accord du lac Meech a dopé le sentiment nationaliste au Québec. Le passage d’un ministre en vue à Ottawa du côté du OUI, la fondation du Bloc, le fait que Bourassa semblait sérieusement envisager la possibilité de l’indépendance, par exemple en établissant la Commission Bélanger-Campeau, et j’en passe.

      Il s'agit de circonstances où la ligne de M. Parizeau avait de meilleures chances de passer. De plus, M. Parizeau avait mis de l'eau dans son vin pour avoir l'appui de l'ADQ et de M. Bouchard - en introduisant la négociation sur le partenariat dans la question, ce qui aussi été d'importants facteurs du succès de la campagne du OUI. Et il n'est plus possible politiquement de poser une question aussi alambiquée que celle de 1995.

      Et l'indépendance était la conclusion plausible du cycle de la révolution tranquille, cycle historique terminé.

      Les circonstances d'aujourd'hui sont différentes, pour dire le moins.

      Le jour où les planètes seront alignées de façon aussi favorable à un référendum vainqueur de la souveraineté n'est pas encore arrivé et ce jour semble bien lointain.

      Même si M. Parizeau revenait parmi nous en pleine forme en proposant la même ligne, c'est-à-dire assurer la tenue d'un référendum pendant son mandat, comme il l'a fait en 1994, il serait probablement battu. Mais il ne serait même pas élu en proposant une telle tenue.

      En 2014, l'ombre de la vague possibilité d'un improbable référendum, avec le poing de PKP, a suffi pour faire tourner la campagne dans une autre direction. Pour dire à quel point la population n'en veut pas.

    • Bernard Plante - Abonné 27 février 2019 15 h 22

      M. Labelle, je comprends votre argument et c'est celui véhiculé par de nombreux péquistes de la première heure. Il y aura bientôt une nouvelle fenêtre d'opportunité où ni les arguments ni les acteurs ne seront les mêmes mais qui pourrait fonctionner. On ne peut répéter l'histoire mais on peut en écrire une nouvelle!

      Quant à l'épisode du poing levé laissez-moi douter de sa véracité. Aujourd'hui les sondages non-probabilistes ouvrent toute grande la porte à la manipulation des sondages. Quand une possible vague se montre le bout du nez il y en a qui veillent au grain... Quoi de mieux au moment opportun qu'un sondage bidon qui sera repris en chœur par tous les journalistes pour faire croire à une fausseté et étouffer l'affaire? La vague que le poing levé était en train de faire lever a été cassée. Et aujourd'hui tout le monde prend cette fausseté pour une vérité. Je doute et reste persuadé, en raison des arguments que j'ai apporté dans mon commentaire ci-dessus, que bientôt nous nous remettrons en route. Peu importe les sondages...

    • Luc Archambault - Abonné 27 février 2019 15 h 40

      La population ne veut pas de l'indépendance!?
      Admettons.
      Mais est-ce que « la population » veut du Canada actuel pour autant !?
      Pour le savoir, faudrait que les partisans du Canada actuel qui s'impose de force et d'autorité impériale autocrate sans se soucier de la libre volonté du Peuple Souverain du Québec alors qu'il s'applique unilatéralement au Québec sans jamais avoir osé solliciter et obtenir le clair OUI référendaire des Québécois,es, se décident à oser poser la question.

      Or, ils ne l'ont jamais posée parce qu'ils savaient de s'ils l'avaient fait, c'eut été NON. Et ils se gardent bien de la poser encore aujourd'hui parce qu'ils savent que ce serait NON. Même un Canada rénové soi-disant favorable au Québec a été rejeté par Le Peuple Souverain du Québec en 1992, forcément l'État illégitime actuel du Canada serait répudié par les Québécois,es qui n'en ont jamais voulu, ni à la Conquête, ni en 1763, ni en 1840, ni en 1867, ni en 1982, ni en 1992. Le Canada ne passe pas au Québec, les Québécois,es n'en veulent pas.

      Sauf que, le souverainisme étatique historique mit de l'avant en 1967 par René Lévesque qui fondait le MSA | Mouvement souveraineté-association, tournait le dos à De Gaulle qui en juillet de la même année disqualifiait l'État illégitime du Royaume de la Couronne canado-britannique en appelant à le renverser comme il l'avait fait toutes choses égales par ailleurs en juin 1940, en terminant ses appels à la libération par son cri emblématique VIVE la France LIBRE !

      Ce souverainisme étatique historique a choisi la collaboration avec le régime. Or, elle ne peut mener qu'à l'impasse puisqu'elle se trouve à nier la primauté démocratique de la souveraineté démocratique constituante et politique du Peuple. Comment être crédible d'appeler à la souveraineté de l'État du Peuple, quand on accepte de former des gouvernements qui acceptent de gouverner Le Peuple alors que le gouvernement est gouverné par une Loi qui n'est pas celle du Peuple ?

  • Yves Côté - Abonné 26 février 2019 06 h 52

    Tant que...

    Tant que nous n'aurons pas la main sur l'entièreté des domaines politiques qui nous touchent, "les autres problèmes" qui frappent et frapperont notre société resteront de règlement partiel et/ou étranger à nos besoins véritables.
    Québécois inclus, bien entendu...

    Aujourd'hui comme hier, l'adage "On n'est jamais mieux servi que par soi-même" s'applique à tous. La République nous donnera tant de moyens de voir à nos affaires que de porter la responsabilité des choses collectives sur quiconque "autre" deviendra enfin une lubie évidente. Nous sommes bien assez grands pour prendre toutes nos affaires en main de manière démocratique.

    Vive le Québec libre !

    • Jean-Pierre Roy - Abonné 26 février 2019 15 h 06

      Pourquoi l'indépendance: Pour être "Maîtres chex nous"

  • Denis Paquette - Abonné 26 février 2019 07 h 33

    et oui plus le temps passera plus les nations telles que nous les avons connues, seront depassées, meme le Canada ne pourrait plus nous satisfaire

    peut être que c'est la politique qui a perdu sa pertinence,les gens savent maintenant que le pouvoir est ailleurs,'que d'y consacrer son temps c'est de le perdre, les gens savent maintenant que le monde est une affaire de cash et qu'ils ne feront jamais le poid face a ces énormes machines qui sont capables d'investir des milliards que le nationalisme est une cause perdu a l'avance, que le monde est maintenant dirigé par quelques énormes multinationales, impossibles a compétitionner et que les nations seront de plus en plus dépassées

    • Claude Bernard - Abonné 26 février 2019 17 h 34

      M. Paquette,
      Vous avez peut-être mis le doigt sur une partie du problème; Il n'en reste pas moins qu'encore une majorité se déplace pour aller voter et a à cœur de conserver ce qui nous reste de démocratie et de droit des gens.
      Les manœuvres pour bloquer l'expression de la volonté populaire, tel que la proportionnellle, m'apparaissent être l'œuvre des anti souverainistes qui veulent diluer le vote dans une multitude de partis, chacun avec sa base d'intérêts divergents.