En beau fusil

Malgré l’entrée en vigueur du registre des armes à feu, à peine 24 % des propriétaires d’un nombre estimé à 1,6 million de carabines et de fusils de chasse se sont pliés aux nouvelles exigences. On peut appeler ça un « fiasco », comme le répètent les opposants au registre, mais un terme plus approprié serait tout simplement « mutinerie ».

Je vous cite les propos d’un chasseur qui s’insurge contre l’obligation d’inscrire son arme, et contre moi depuis que j’ai qualifié ce combat de « macho » sur les ondes de RDI dimanche dernier : « Ça ne vous est jamais passé par la tête que nous sommes tannés de servir de bouc émissaire pour tous les insécures du Québec ? » écrit-il. Les « petites madames et messieurs du Plateau » sont nommément pointés ici.

« L’écoeurantite » est telle, de dire mon interlocuteur, qu’aucune amende, même salée (elle peut aller jusqu’à 5000 $), aura le moindre effet sur les chasseurs mal aimés du Québec. Il ne sert donc à rien de répéter ici que l’inscription requise est simple comme bonjour : on peut le faire en ligne, gratuitement, avec de l’aide personnalisée au besoin. Il ne sert à rien non plus de rappeler la quasi-unanimité à l’Assemblée nationale, l’appui des instances policières, de l’Institut national de santé publique du Québec, sans parler des 78 % de Québécois, selon un sondage dévoilé par PolySeSouvient, qui seraient d’accord avec l’idée d’un registre.

On enregistre bien sa voiture, sa maison, son commerce. Pourquoi pas sa carabine ? Les armes à feu sans restriction composent après tout 95 % des armes en circulation et 80 % des armes saisies lors d’activités criminelles. L’argument m’a toujours paru parfaitement massue mais, manifestement, il n’atteint pas les chasseurs en beau fusil du Québec. À quoi bon alors préciser que le registre est le seul moyen de répertorier le nombre d’armes en circulation. Que, non, il n’y a pas de dédoublement puisque le PPA, le permis de possession et d’acquisition d’armes à feu, lui-même un sujet de grogne à en juger par les propos de mon correspondant (« un véritable manque de discernement au point où j’ai failli porter plainte »), ne révèle pas combien d’armes se rattachent à un même permis. Ou encore que la mise en place du registre fédéral en 2000 a bel et bien fait chuter le nombre de morts par suicide, par accident ou par homicide. À quoi bon ? Puisque, visiblement, défenseurs et détracteurs du registre n’habitent pas la même planète.

Il a fallu que je me frotte à la colère des chasseurs pour comprendre que le Québec se retrouve, après les États-Unis et la France, devant une petite guerre culturelle bien à elle. Mon chasseur mécontent et ses amis, pas tous des hommes, tiennent-ils à préciser, en ont soupé des contraintes administratives et, surtout, d’être perçus comme des criminels en puissance. Pour reprendre les termes que le président de Tous contre un registre québécois des armes à feu, Guy Morin, utilisait il y a déjà un an : « C’est une loi qui nous insulte totalement. »

Il y a toujours eu, bien entendu, un clivage Montréal-régions, une différence d’attitude entre les citadins et les ruraux, notamment en ce qui concerne l’immigration et la laïcité. Mais à ce que je sache, c’est la première fois qu’on voit au Québec un phénomène comparable au « angry white males » révélé aux États-Unis avec l’arrivée de Donald Trump. Ces hommes (en majorité, du moins) se considèrent comme les victimes d’un système obtus et mal avisé, indifférent au « vrai monde » et dirigé par des valeurs de moumounes. En 2016, Guy Morin disait : « Nous, au niveau des propriétaires d’armes à feu, on n’a pas l’intention d’embarquer dans une histoire encore à dormir debout, qui est un faux sentiment de sécurité pour plaire à quelques personnes traumatisées depuis 25 ans. »

Pour les dissidents, la tuerie de Polytechnique, qui est à l’origine du registre et qui explique son imposante adhésion populaire, est un argument farfelu. C’est peut-être ce qu’il y a de plus étonnant et, en même temps, de plus révélateur ici. Non seulement cette tragédie ne les émeut pas, nos maquisards québécois maintiennent, à l’instar de la NRA (National Rifle Association), que ce ne sont pas « les armes qui tuent », mais les « détraqués ».

Bien qu’on ait mis du temps au Québec avant de dépasser l’excuse facile du « pauvre malade mental », on admet aujourd’hui qu’il s’agissait bel et bien d’un crime contre les femmes. On sait que ce n’est pas un simple hasard si Marc Lépine a abattu 14 étudiantes en génie, pas plus qu’Alexandre Bissonnette, six hommes musulmans dans une mosquée. Leurs gestes étaient calculés, voulus, politiques. Si un registre des armes à feu n’empêche pas de tels crimes haineux de se reproduire à tout jamais, il les rend tout au moins plus difficiles à réaliser. Il souligne, surtout, notre responsabilité collective devant de telles horreurs et notre désir de vivre dans une société plus paisible et plus sécuritaire.

L’entêtement des insurgés à mettre leurs petits griefs devant ces responsabilités collectives, ce « vivre-ensemble » pour reprendre l’expression à la mode, laisse pantois. C’est un repli sur soi qui n’augure rien de bon — et, oui, qui suinte le machisme. Ce qui veut dire, selon le dictionnaire, favoriser les « vertus viriles » par-dessus tout.

 
 

Une version précédente de cet article, qui indiquait que le PPA était un permis de port d’armes, a été corrigée.
 

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84 commentaires
  • Nadia Alexan - Abonnée 30 janvier 2019 00 h 40

    Monsieur Legault doit prendre ses responsabilités au sérieux.

    Monsieur Legault doit mettre ses culottes pour imposer la loi à ces détenteurs d'armes récalcitrants qui ne comprennent pas qu'ils doivent se plier à la loi sans exception.
    Chaque un de nous a des devoirs et des obligations. Il faut absolument enregistrer nos voitures et même nos bicyclettes et nos chiens, pourquoi pas des armes qui tuent? Nous ne voulons pas devenir comme les États-Unis, un pays où le meurtre est chose courante.

    • Pierre Raymond - Abonné 30 janvier 2019 13 h 22

      Lu dernièrement, 40 000 personnes sont mortes par les armes aux U.S.A. en 2017.

    • Sylvie Lapointe - Abonnée 30 janvier 2019 16 h 16

      Je suis d’accord avec vous, Mme Alexan. Est-ce que les municipalités se sont questionnées à savoir si un bichon frisé ou un himalayen étaient dangereux pour la société avant d’imposer leur enregistrement et l’obligation de détenir un permis pour lequel le propriétaire de l’animal doit payer, faute de quoi une amende assez salée pourrait lui être servie à titre de contrevenant? Eh bien non, semble-t-il. Alors si une autorité comme le gouvernement du Québec demande aux détenteurs d’armes à feu de les enregistrer, je ne vois pas pourquoi, eux en particulier, ils auraient l’avantage de passer outre à la Loi parce que cela ne leur plaît pas. Ils veulent tout simplement obtenir un ‘’accommodement’’, comme si eux, leurs armes à feu ce n’est pas pareil. Qu’ils fassent donc comme tout le monde et qu’ils se conforment à la Loi. Point.

  • Jacques Gagnon - Inscrit 30 janvier 2019 04 h 19

    Bien sûr !

    Une autre occasion de pousser votre agenda féministe. Ne vous méprenez pas, cet amour des armes à feu n’est pas partagé par une grande majorité d’hommes, et ce même du côté primitif des régions. Vous ploguez tout de même cet «attentat» contre la femme que fut ce geste insensé de Lépine, fait unique dans l’histoire. Il vous faut toujours ce grossier assaisonnement, votre ketchup féministe maison bien à vous. Heureusement, il y en a d’autres que vous, plus subtiles et efficaces.

    • Jean-François Gingras - Inscrit 30 janvier 2019 08 h 08

      "Heureusement, il y en a d’autres que vous, plus subtiles et efficaces." À quoi? À passer un agenda féministe? À mettre du ketchup féministe sur votre plat sans que vous vous en rendiz compte? Votre commentaire tend davantage à confirmer le propos qu'à le contrer. Et personne ne parle des "primitifs des régions" : les agitateurs-commentateurs, par contre, abondamment.

    • Jean-Pierre Marcoux - Abonné 30 janvier 2019 08 h 30

      M. Gagnon,
      Je trouve que vous y allez un peu fort.
      La lecture du texte de Mme Pelletier, avec qui je ne suis pas souvent d'accord, m'apparait bien résumer l'opinion que j'ai de ces rebelles, tendance «red necks».
      J'espère que le gouvernement Legault va mettre ses culottes, faire respecter la loi et sévir auprès des contrevenants.

    • Léonce Naud - Abonné 30 janvier 2019 08 h 54

      Googler "Marc Lépine" conduit à d'intéressantes découvertes.

    • Pierre-Alain Cotnoir - Abonné 30 janvier 2019 09 h 20

      @ M. Gagnon "Fait unique dans l'histoire" écrivez-vous et que pensez-vous des violences conjugales où des femmes sont tuées par de pseudo amants jaloux qui n'arrivent à s'estimer qu'à travers les yeux d'une ex-conjointe qu'ils considèrent comme devant être LA leur? C'est assez répandu, il me semble, ces "vertus viriles". Elles procédent de la même absence d'intelligence.

    • Alexis Lamy-Théberge - Inscrit 30 janvier 2019 10 h 41

      Ouf...

      Si Mme. Pelletier ne fait qu'évoquer une tendance, vous la personnifiez admirablement.

    • Nicole D. Sévigny - Abonnée 30 janvier 2019 10 h 59

      Votre commentaire démontre votre ignorance cr...en disant que le geste de Lépine fut «un geste insensé».
      Ce fut «un geste prémédité...» Arrêtez de porter des oeillères, vous et, tous ceux et celles qui, encore aujourd'hui, font toujours dans le déni ou le refus... des faits avérés.
      Toutes les raisons du monde qui vous sont données, pour signer ce registre, ne semblent pas vous émouvoir.
      Qu'en aurait-il été si les êtres qui vous sont chères...avaient subi le même sort que les 14 jeunes femmes abattues à Polytechnique ...le 6 décembre 1989.? Ces crimes... furent des meurtres...et, celles et ceux qui s'en sont sortis...resteront blessé.e.s à vie....à vie !
      Vous pouvez ne pas aimer Mme Pelletier... mais saviez-vous qu'elle était sur la liste des «personnes à abattre».?
      Et si vous ne comprenez pas encore...alors abstenez-vous de commenter sur des sujets dont les tenants et aboutissants vous échappent.

    • Serge Lamarche - Abonné 30 janvier 2019 20 h 39

      Mme Sévigny, un geste insensé peut très bien être prémédité. Il ne s'agissait pas d'une attaque bien sensée, quand on y pense. Les gens sensés ne prennent pas les armes pour tirer dans les écoles. En plus que ça rend les survivantes plus déterminées avec un frein à ronger comme Francine Pelletier. On sent sa déception de ne pas avoir affronté Marc Lépine et d'avoir ainsi manqué la chance de le remettre à sa place.

  • Michel Lebel - Abonné 30 janvier 2019 04 h 39

    Le phénomène ''anti''

    L'opinion anti-immigration, anti-registre des armes à feu, anti-politicien (PQ et PLQ), voire anti-politique, est plus répandue qu'on ne le pense au Québec. C'est sur ce courant ''anti'' et de ressentiment que la CAQ doit en bonne partie sa victoire électorale. Certains médias et réseaux sociaux ont aussi alimenté cette braise de négativisme.

    M.L.

    • Jean Roy - Abonné 30 janvier 2019 09 h 12

      Il m’arrive assez souvent de ne pas être d’accord avec vous... mais pas cette fois-ci! On pourrait ajouter, à votre liste, l’anti-règlementation, l’anti-bureaucratisme et l’anti-interventionnisme de l’Etat de manière générale. Je pense que cette attitude anti-touttte s'inscrit chez nous dans un mouvement de rejet des acquis de la Révolution tranquille et des projets collectifs inaboutis, et peut-être du rejet même de l’idée du progrès, qui s’exprime dans un repli sociétal de mentalité conservatrice... d’où émergent aussi des courants anti-immigration et anti-Islam!

      Mais, curieusement, ces mêmes anti-toutttes seront souvent résolument pour la construction de nouvelles autoroutes et de nouveaux ponts, et parfois même absolument pour le retour des Nordiques et des Expos... tous financés par l’État!

      Je caricature un ti-peu là. Mais voilà quand même une certaine frange de l’électorat caquiste qu’il sera difficile de satisfaire...

    • Gilbert Turp - Abonné 30 janvier 2019 09 h 51

      Il faut une grande Cause pour mettre les gens ensemble et leur donner le sentiment d'appartenir à une société.
      Aujourd'hui, faute de grande Cause rassembleuse, la compétition entre petites causes ramène chacun sur son nombril, sa communauté, ses valeurs personnelles (« valeurs » qui recouvrent bien souvent l'intérêt personnel), et sa colère contre une société sans direction, déboussolée.
      La souveraineté du Québec ayant, semble-t-il, perdu son attrait de grande Cause et la culture Québécoise étant maintenant soupçonnée de toutes les exclusions, nus sommes un peu dansle vide, je crois. L'environnement ayant encore du mal à décoller vraiment comme Cause commune, il ne nous reste plus qu'à nous chicaner entre nous.

    • Jean-Charles Morin - Abonné 30 janvier 2019 12 h 19

      Monsieur Lebel, en mettant joyeusement dans le même sac bien des choses qui entre elles n'ont probablement peu ou rien à voir, vous donnez dans l'amalgame et pas rien qu'à peu près!

    • Jean-Charles Morin - Abonné 30 janvier 2019 12 h 25

      "...ces mêmes anti-toutttes seront souvent résolument pour la construction de nouvelles autoroutes et de nouveaux ponts..." - Jean Roy

      Finalement ces "anti-touttes" ne sont pas si "anti" que ça. Leurs opposants ont aussi leur part d'"antI".

      Quamd on y regarde de plus près, tout le monde est "pro" et "anti" quelque chose.

    • Jean Roy - Abonné 30 janvier 2019 13 h 57

      Voilà bien une évidence, monsieur Morin... c’est d’ailleurs pour ça que je conclus en soulignant la caricature! Sauf exceptions, personne ne ressemble en tout point à une caricature. Ça n’empêche pas certains modèles de se vérifier dans la réalité. Disons que les « anti-toutttes » se transforment ainsi en « anti-beaucoup de choses » et en « pour-d’autres affaires », à partir desquelles on tente d’induire certains liens. Évidemment, ce genre de réflexions par amalgame ne constitue pas une thèse... mais ça peut quand même donner des hypothèses et des discussions intéressantes!

  • Françoise Labelle - Abonnée 30 janvier 2019 06 h 32

    Le mantra de la NRA

    Ce ne sont pas les armes qui tuent mais ceux qui en possèdent.
    Il faut donc logiquement enquêter moindrement sur la santé mentale des détenteurs d'armes à feu et pour cela, il faut savoir qui en détient. Un registre n'est qu'une partie de la réglementation des armes à feu. Mais on est au-delà de la logique comme vous le soulignez. Il y a un petit groupe qui a décidé qu'il allait imposer sa loi. Malgré leur dénégation, ils rêvent de l'impunité américaine. En Australie, depuis le très conservateur John Howard, chaque arme nécessite un permis. Et les chasseurs s'en accomodent. Ils ne veulent pas vivre sous l'impunité américaine.

    14% des américains armés possèdent entre 8 et 140 armes à feu (cf. Havard et Northwestern 2015). La mère d'Adam Lanza, un enfant socialement mésadapté qui a abattu 20 enfants de 6-7 ans, était une passionnée d'armes à feu et lui montrait à tirer. Il a commencé par l'abattre. La passion pour les armes à feu n'est pas innocente.

    • Gilles Gagné - Abonné 30 janvier 2019 19 h 57

      Mme Labelle lorsque l'on demande le permis d'acquisition et de possession d'armes la GRC fait une enquête sur le demandeur ou la demanderesse. Il est dommage que les conservateurs aient détruit le registre alors non seulement le Québec doit reconstruire ce registre mais il devrait aussi rapatrier la gestion du permis fédéral et avec lui la prime à payer de 60$, cette prime est pour 5 ans.

      Je suis chasseur et je n'ai eu aucune objection à me conformer à la loi québecoise, je trouve insensé les arguments des récalcitrants indépendamment des régions où l'on habite

  • Charles-Étienne Gill - Abonné 30 janvier 2019 06 h 55

    Ignorance payante

    Je mords à l'hameçon, comme d'habitude. J'ose croire que l'auteure fait semblant, parce que ces chroniques engendrent une polémique qui profite au journal, on commente, on répond, on diffuse. Un texte comme celui-là fera plus connaitre le Devoir que disons le texte de Myles dans Idées sur les médias numériques.

    N'empêche que je suis sidéré de lire encore l'incompréhension malveillante et de mauvaises foi quant aux « angry white males », dont l'apparition est révélée par l'arrivée de Trump (et l'auteure laisse évidemment sous-entendre que la victoire de ce dernier est attribuable à ceux-ci). Mais quelle ignorance, alors même que l'on prétend faire ici la leçon.

    Voici quelques faits :
    Une majorité de femmes blanches ont voté pour Trump (en dépit du «grab them by»...). Clinton était pourtant la mieux placée pour les représenter. Plus de minorités ont voté pour Trump qu'elles n'avaient voté pour Romney à l'élection précédente. Trump doit sa victoire à des conversions : des électeurs démocrates qui avaient voté pour Obama à deux reprises ont décidé de voter pour lui, on est loi de l'idéal-type du « angry white male ».

    Cette expression a quelque choise de misandre et raciste, c'est délibérément généraliste et péjoratif. Cela consolide le point de vue victimaire selon lequel si certaines franges de la société souffrent, c'est nécessairement parce qu"un groupe de privilégiés oppressants les maintient dans la fange et que ledit groupe serait menacé de bientôt perdre cet avantage, on peut donc les attaquer ainsi puisqu'ils sont méchants. Est-ce utile, est-ce vrai, est-ce intelligent?

    Même si on est progressiste, j'invite les lecteurs à écouter sur Youtube Harper expliquer la montée de Trump et l'expliquer en termes très simples et économiques... Le populisme est alors bien moins effrayant. La vidéo s'intitule «Why Trump won», vous constaterez effectivement l'existence de deux planlètes, mais la raison ici est chez Harper, pas dans les amalgames de Pelletie

    • Pierre Desautels - Abonné 30 janvier 2019 11 h 57


      Vous oubliez de mentionner qu'Hillary Clinton a quand même obtenu trois millions de votes de plus que Donald Trump.

    • Serge Lamarche - Abonné 30 janvier 2019 20 h 47

      Oui, je trouve aussi que mme Pelletier nous sert de la misandrie et du racisme. Elle devrait plutôt dire les WASP «white anglo-saxon protestants»!