La dernière chance

Tout indique qu’Yves-François Blanchet sera couronné chef du Bloc québécois le 24 février prochain. Pour le proverbial « débat d’idées », ce n’est sans doute pas l’idéal, mais la situation actuelle du Bloc est tout sauf idéale. À moins d’un an des prochaines élections fédérales, il n’a pas de temps à perdre dans une course bidon.

Cela dit, M. Blanchet n’a rien d’un sauveur. L’ancien ministre de l’Environnement dans le gouvernement de Pauline Marois est un bon communicateur et il a les idées claires, mais il n’a ni le charisme d’un Lucien Bouchard ni la longue expérience d’un Gilles Duceppe. Le futur chef a heureusement compris qu’il était futile de vouloir choisir entre la promotion de l’indépendance et la défense des intérêts du Québec, comme Martine Ouellet s’entêtait à le faire. Ce débat devrait être clos une fois pour toutes.

Si plusieurs déploraient l’entêtement de Mme Ouellet, il ne faut toutefois surtout pas s’imaginer que son successeur va se laisser mener par le bout du nez. M. Blanchet a une très haute idée de ses capacités. Par moments, ses collègues de l’émission Les Ex étaient visiblement exaspérées par sa prétention. Tout comme les journalistes qui couvraient la politique à Québec supportaient mal sa condescendance. Un peu plus de modestie lui ferait le plus grand bien.

Dans la situation où se trouve le Bloc, chacun devra y mettre du sien. Après être venu à un cheveu d’imploser, il ne peut pas se payer le luxe d’afficher ne serait-ce que l’ombre d’une nouvelle dissension sans perdre le peu de crédibilité qui lui reste. La coupe est pleine.

 
 

Le principal défi du Bloc demeure néanmoins celui de la pertinence. D’une élection à l’autre, les Québécois, y compris de nombreux indépendantistes, voient de moins en moins l’utilité d’un parti souverainiste à la Chambre des communes, alors que l’indépendance a pris des allures de mirage.

L’occupation du terrain a longtemps servi à justifier l’existence du Bloc. Chaque circonscription où il faisait élire un député en était un de moins pour l’ennemi fédéraliste. Dans la perspective d’un référendum dans un avenir prévisible, l’avantage paraissait évident. Il est cependant difficile d’imaginer que le Bloc puisse tenir le coup en attendant le jour où le PQ, ou tout autre véhicule qui le remplacerait, sera en mesure de reprendre le pouvoir à Québec.

L’effondrement du 1er octobre dernier n’avait rien d’un accident de parcours dû à une mauvaise stratégie ou à l’erreur commise par Jean-François Lisée durant le deuxième débat télévisé. C’est l’ensemble du mouvement souverainiste qui est actuellement en panne. Il appartiendra aux électeurs de décider du sort du Bloc, mais il serait pour le moins étonnant que la succursale outaouaise échappe à la désaffection dont souffre la maison mère.

L’arrivée au pouvoir de la CAQ pourrait d’ailleurs placer le Bloc dans une position passablement embarrassante. Avec le PQ ou le PLQ, les choses étaient claires : le premier ne voulait rien savoir du Canada et le deuxième se satisfaisait du statu quo. Au nom de la défense des intérêts du Québec, le Bloc appuierait-il le renouvellement du fédéralisme que propose François Legault, même si celui-ci préfère parler d’autonomie ?

 
 

À prime bord, l’éclipse du NPD semble ouvrir une fenêtre au Bloc. En mai 2011, la personnalité exceptionnelle de Jack Layton avait séduit les Québécois et provoqué une vague irrésistible. Thomas Mulcair n’avait pas le même ascendant, mais il faisait quand même partie de la famille, tandis que Jagmeet Singh est à tous égards un corps étranger. Au Québec, le NPD pourrait bien disparaître du paysage.

Rien n’assure toutefois que le Bloc en serait le principal bénéficiaire. Justin Trudeau n’a sans doute pas répondu aux attentes de ceux qui voyaient en lui la huitième merveille du monde, mais plus encore qu’en 2015, les libéraux vont apparaître comme les seuls à pouvoir barrer la route aux conservateurs, même s’il est évident que M. Trudeau n’a aucune intention de discuter d’un quelconque réaménagement du fédéralisme avec M. Legault.

Ceux qui voient au contraire l’accession d’Andrew Scheer au poste de premier ministre comme l’occasion d’obtenir de nouveaux pouvoirs pour le Québec, même si les engagements du chef conservateur demeurent très vagues, pourraient aussi faire faux bond au Bloc. Même son ancien chef, Michel Gauthier, qui a décidé de prendre sa carte du PC, en est arrivé à la conclusion qu’il n’y aura « pas de référendum avant de très, très nombreuses années » et que « l’avenir du Bloc est derrière lui ». En tout cas, cela semble bien être sa dernière chance.

Le principal défi du Bloc demeure néanmoins celui de la pertinence. D’une élection à l’autre, les Québécois, y compris de nombreux indépendantistes, voient de moins en moins l’utilité d’un parti souverainiste à la Chambre des communes, alors que l’indépendance a pris des allures de mirage.

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33 commentaires
  • Marie Nobert - Abonnée 18 décembre 2018 01 h 43

    La SQDC en vend du bon. (!)

    [Au texte]. «La coupe est pleine.» Inutile de balancer l'«aiguière». Je connais un «suffisant» de première, qui, de temps en temps, sévit (ouille!) sur les «z'ondes» de la «CBC» (sic) et qui «jecte» «ad nauseam». Misère! Il n'y a pas de solutions simples aux problèmes complexes.

    JHS Baril

  • Léonce Naud - Abonné 18 décembre 2018 03 h 40

    Le Bloc : Corps Expéditionnaire à Ottawa

    L’excellent chroniqueur du Devoir gagnerait à fréquenter une École militaire ou à participer un certain temps aux opérations d’une armée digne de ce nom.

    On ne gagne pas une partie de hockey en s’interdisant de franchir la ligne bleue. Vue à partir d’Ottawa, l’Assemblée nationale n’est qu’un gros Conseil de bande. Y cantonner nos imprécations, en français de surcroît, ne nous mènera nulle part dans l’Est de Amérique. La meilleure défensive, c’est toujours l’offensive. Et les Québécois, tout comme leurs cousins Français, sont bien meilleurs dans la guerre de mouvements que dans celle de positions. Comme disait le Grand Charles : « Être inerte, c’est être battu ».

    Autour de 1979-80, à l’occasion d’une réunion interministérielle dans la Capitale fédérale, plusieurs années avant que Lucien Bouchard ne fonde l'actuel Bloc Québécois, j’avais mis dans la tête de mon patron Marcel Léger la nécessité d'organiser un Corps Expéditionnaire à Ottawa de façon à mener la lutte nationale au cœur même du pouvoir Fédéral, ne serait-ce que pour être en mesure de voir venir les coups. René Lévesque, craignant peut-être que ce dernier ne revienne un jour d'Ottawa à Québec avec des troupes fraîches comme César revint de Gaule à Rome, démit pour quelque temps de ses fonctions son brave ministre de l'Environnement !

    Bref, il n'y a rien d'aussi efficace pour fabriquer un nationaliste Québécois que la découverte du Canada d'aujourd'hui. C'est pourquoi les Québécois, tout comme les indomptables Canadiens de naguère, doivent de nouveau quitter leurs foyers, embarquer dans leurs canots et prendre la direction du Pays d'En-Haut. Une fois sur place, qu'ils fréquentent les cabanes des indigènes, y fassent grand commerce, y scellent maintes alliances, y préviennent de mauvais coups et surtout évitent de s’étriper entre eux seulement pour savoir qui a raison.

    • Lucien Lessard - Abonné 18 décembre 2018 11 h 18

      Excellent
      Je te reconnais .Toujourd batailleur et envote plein d'espoir. Bien écrit. Sslut. LLessard, ton ancien patron

    • Jean-Henry Noël - Abonné 18 décembre 2018 15 h 55

      Mais, à quoi sert le Bloc québécois? Il semble que la mission de ce parti est double, si j'ai bien compris : défendre les intérêts du Québec et promouvoir l'indépendance du Québec. Quels sont ces intérêts ? Ce n'est pas spécifié; et quels moyens utilise-t-il pour ce faire ? Comment promeut-il l'indépendance à Ottawa, alors que par la nature des choses, ce parti est minoritaire au Canada ? C'est un peu comme le Parti Vert qui sera toujours incapable de faire avancer son agenda. Ce sont des votes gaspillés tant que ces deux partis ne puissent faire alliance avec le parti qui dirige, une impossibilité pour le Bloc.

      Cependant, le Bloc est un parti indépendantiste. Son action sur le rapport de forces entre Québec et Canada a toujours été nulle. C'est que ce parti est fondé sur une incongruité : le Bloc fait partie du parlement canadien sur de fausses prémisses citées plus haut. Si le Bloc avait choisi comme socle l'indépendance du Québec, alors et alors seulement il aurait pu jouer un rôle important, crucial même.

      Lequel ? Le Bloc a déjà constitué une majorité écrasante d'élus. Une cinquantaine et plus (50-57) de députés. Si sa raison d'être avait été l'indépendance du Québec, je pense qu'avec une telle majorité, ll aurait pu donner du fil à retordre au Canada. Même, je crois qu'il aurait pu aussi négocier l'indépendance ou au moins initier le processus. Les électeurs ne l'auront pas choisi pour faire de la figuration.

      Et voilà qu'on a assassiné Madame Martine Ouellet alors que 65% des membres entérinent sa position sur le rôle du Bloc, le sujet du litige ! C'est paradoxal.

  • Léonce Naud - Abonné 18 décembre 2018 04 h 07

    Le Bloc doit sortir de sa cabane

    Si nos Coureurs-de-bois étaient demeurés enfermés dans leurs cabanes au lieu de fréquenter assidûment celles des indigènes, contrairement au Bloc dont les élus demeurent pour la plupart frileusement « scotchés » du côté Québécois de l’Outaouais, ils n’auraient pas rapporté autant de fourrures en Nouvelle-France. On expédie des Québécois à Ottawa au lieu de Canadiens-français et ces derniers se gardent bien de mettre les pieds en dehors de la Province, hormis pour siéger au Parlement fédéral lorsqu’ils y sont obligés.

    Il est grand temps de se rendre compte que le continent hors Québec n’a plus rien de français et d'agir en conséquence. Nul ne devrait pouvoir solliciter une candidature au Bloc à moins d’avoir une bonne expérience de vie et de travail dans le reste du Canada ou aux États-Unis. Nulle candidature ne devrait être admise de quiconque ne maîtrise pas suffisamment l’anglais pour être en mesure de participer à des réunions de haut niveau dans la langue de Shakespeare. La fréquentation quotidienne du National Post, du Globe & Mail, du Ottawa Citizen devrait être obligatoire. Enfin, les élus du Bloc devraient être obligés de résider en Ontario plutôt qu'au Québec, leurs logements distants d’au moins 500 mètres les uns des autres, question de les obliger à fraterniser avec la population de la Capitale fédérale, avec interdiction de mettre les pieds du côté Québécois pour quelque raison que ce soit sauf pour le travail de comté ou bien s’ils sont décédés. Une connaissance de l'intérieur de ce qu’est vraiment la vie au Canada anglais aurait comme effet que personne ne songerait à adopter le genre de comportement suicidaire qu'on a pu constater dernièrement de la part de plusieurs élus de ce parti à Ottawa.

    • Claude Bariteau - Abonné 18 décembre 2018 11 h 56

      M. Naud, vous savez très bien que les coureurs-de-bois consolidaient la cabane française en étant ses avant-gardes et en alertant la France.

      La France n'est plus et le Québec n'est qu'une cabane provinciale.

      À Ottawa, la capitale de la cabane-Canada, les bloquistes doivent alerter les habitants du Québec, qui n’ont pas de cabane-pays, des vues de cette cabane sur leur avenir, qu’entend consolider le PM Trudeau dans le sillage des vues de son père, de M. Chrétien et de celles des employés du Conseil privé de sa majesté.

      Là est son premier mandat. Son deuxième en dérive. Il consiste à expliquer comment la cabane provinciale du Québec peut se transformer en cabane du pays du Québec, car c'est seulement avec ce mandat qu'ils seront en mesure de concevoir des ponts avec le Canada. Sans lui, ils taperont du pied dans la cabane-Canada.

      C’est ce point derrière le texte de M. David parce qu'il élague de sa réflexion la cabane pays du Québec.

    • Pierre Fortin - Abonné 18 décembre 2018 15 h 12

      Monsieur Bariteau, les Québécois doivent comprendre qu'ils ne peuvent compter que sur eux-mêmes pour améliorer leur sort.

      Si on laissait de côté pour un temps l'obsession référendaire comme seule voie pour accéder à la souveraineté et qu'on choisissait de défendre la "cabane-Québec" pour son meilleur intérêt dans l'état actuel de la politique canadienne ? Les divergences irréconciliables avec le fédéral réapparaîtraient peut-être au grand jour pour mettre en évidence que tout ce qui a été proposé jusqu'ici ne tient pas la route et qu'il est temps de passer à autre chose de plus radical.

      Quelles seront les options pour le Québec en octobre 2019 ? Justin Tudeau avec ses selfies et des promesses qu'il n'a pas envie de tenir ou Andrew Scheer qui marquera le retour des politiques de Stephen Harper, Énergie Est inclus ? Il n'y a pas d'alternative pour le Québec et ce n'est sûrement pas le NPD qui en créera.

      Michel David prétend que « L’arrivée au pouvoir de la CAQ pourrait d’ailleurs placer le Bloc dans une position passablement embarrassante », mais elle pourrait tout autant renforcer sa position et ses assises dans la défense du Québec. Ça fait un bon bout de temps qu'un premier ministre du Québec n'a pas osé dire clairement ce qui ne marche pas, e.g. qu'il n'y a pas d'acceptabilité sociale pour une énergie sale. Que ce soit de bon ou de mauvais ton, cela a été dit malgré l'opposition du reste du pays qui ne trouve rien de mieux à rétorquer que "drill baby, drill" et vomir le Québec.

      M. David se demande aussi si le Bloc appuierait le renouvellement du fédéralisme que propose François Legault. Je préfère formuler la question autrement : que fera François Legault lorsque le ROC lui interdira tout changement constitutionnel ? Je crois que l'impossibilité d'améliorer la situation du Québec au Canada serait un bien meilleur fortifiant pour un renouveau patriotique que la fixation sur la date du prochain référendum qui, elle, est somnifère.

    • Claude Bariteau - Abonné 19 décembre 2018 06 h 59

      M. Fortin, je n'ai pas avancé que l'important est de fixer la date du prochain référendum. D'où mon incompréhension à me voir associer à cette idée.

      Depuis l'an 2000 au cours de laquelle la loi de clarification fut approuvée par le parlement canadien, je prône une démarche référendaire différente de celle de 1995. Elle implique, comme ce fut le cas en Écosse, une entente préalable avec le Canada sur la question, la reconnaissance de la majorité simple (50 % + 1), le financement, les règles d'accès au vote, l'accès au média, les dépenses et la présence de représentants des Nations Unies, mais surtout sur les suites dans l'éventualité oui le résultat s'avèrerait en faveur de la création de la cabane pays du Québec.

      À défaut d'entente, il y existe une autre voie. Elle consiste à tenir une élection décisionnelle (plébiciste) -ccomme cell qui a conduit à la nationalisation de l'électricité en 1962 et appliquée en Catalogne- en indiquant les contours que prendrait la cabane pays du Québec : territoire agrandi, institution d'un gouvernement républicain, les liens renforcés entre les citoyens et les citoyennes du Québec, les axes de développement dont l'importance accordée au respect de l'environnement.

      Je comprends de votre propos que l'échec éventuel de la CAQ de réaliser ses avancées politiques serait un tremplin qui pourrait conduire à chercher une voie d'émancipation des habitants du Québec par rapport au Canada.

    • Pierre Fortin - Abonné 19 décembre 2018 12 h 43

      Monsieur Bariteau, mon intention n'était pas de vous associer à l'obsession référendaire et je suis désolé de l'avoir involontairement suggéré.

      Je ne mentionnais ce fait que parce que l'émancipation du Québec me semble enlisée dans cette unique voie. Bien sûr qu'il faudra y procéder un jour, mais il faut d'abord tenir compte de la réalité actuelle et constater que l'appartenance canadienne dessert l'intérêt du Québec. C'est ce qu'il faut remettre à l'ordre du jour et je crois que le gouvernement Legault peut y contribuer — mais on verra.

      Le Canada est trop grand avec des intérêts trop divergents — l'extraction pétrolière n'en est qu'un exemple — pour être dirigé par un pouvoir centralisateur incapable de faire l'unité. Le Québec ne partira pas à la dérive dans l'Atlantique advenant son indépendance et il devra commercer normalement avec ses voisins. Au fond, ce n'est que la constitution canadienne qui contraint les provinces à se déchirer plutôt qu'à convenir de relations normales. François Legault espère d'ailleurs une révision constitutionnelle et il se fera probablement servir un nouveau refus. Qu'arrivera-t-il alors ?

      Je crois que les Québécois retrouveront le désir d'indépendance quand ils réaliseront qu'il n'y a pas d'avenir canadien qui lui soit favorable. On pourra renoncer enfin à la péréquation — vœu cher à François Legault — et recupérer les 50 milliards qu'on envoie chaque année à Ottawa.

  • Roger Gobeil - Inscrit 18 décembre 2018 04 h 47

    Effectivement !

    L'avenir du BQ est effectivement derrière lui. Le mieux qu'il pourra faire sera de vivoter.
    J'me demande bien quelle mouche a piqué YFB.
    C'est au Québec mëme qu'il faut mettre des énergies pour sauver les meubles.

    • Pierre Grandchamp - Abonné 18 décembre 2018 10 h 12

      Très décevant le manque de réactions de la part de Legault et de ses ministres aux arguments des politiciens albertains relatifs au fait que nous sommes les BS de la péréquation!

    • Claude Richard - Abonné 18 décembre 2018 11 h 24

      "J'me demande bien quelle mouche a piqué YFB." On peut regarder les mouches piquer les gens ou même visualiser qu'une mouche a piqué quelqu'un. C'est une occupation très intéressante et tellement utile dans le contexte où le Québec se fait manger tout rond (frégates, Muskrat Falls, Trans-Mountain,gestion de l'offre, législation bancaire, etc., etc.).

      Non, YFB n'a pas été piqué par une mouche. En nationaliste sincère, il a senti qu'il pouvait être utile et il a décidé de servir. Heureusement qu'il reste des gens capables de sacrifier un bon poste et de bons revenus pour se mettre au service d'une cause. Malgré les observateurs de mouches et les journalistes dubitatifs et tièdes, très tièdes.

  • Jean Thibaudeau - Abonné 18 décembre 2018 05 h 14

    NE SERAIT-CE QUE POUR NE PAS ANNULER SON VOTE

    La pertinence d'un parti souverainiste à Ottawa peut bien être remise en question (comme toujours), et le Bloc a tout fait ce qu'il pouvait pour perdre de la crédibilité.

    Seulement, voilà! Même si l'horizon de la souveraineté semble très éloigné, il est très probable que les 17% qui ont appuyé le PQ, auxquels on peut sûrement rajouter quelques % additionnels provenant de QS et de ceux qui ont voté CAQ simplement pour éviter la ré-élection du PLQ, ne changeront pas d'idée pour autant.

    Et pour ceux-là, AUCUNE option alternative ne sera envisageable (encore une fois!). La plupart seront incapables moralement de voter pour le PLC, le PCC, l'extrémiste de droite Maxime Bernier ou le NPD égaré dans le multiculturalisme. Si encore le Parti Vert se contentait de parler d'environnement... mais il tombe lui aussi dans les mêmes ornières que le NPD.

    Alors! À moins de ressuciter le Parti Rhinocéros... il leur faudra bien se rabattre sur le Bloc. Avec ou sans enthousiasme.

    • Rino St-Amand - Inscrit 18 décembre 2018 09 h 19

      Je m'apprêtais à émettre le même commentaire que vous m'avez donner à lire. Moi, vous, et bien d'autres Québécois seront bien embêtés pour voter à la prochaine élection fédérale. Après avoir mis le paquet pour se défaire du PC, on a pas envie d'y revenir. Pourtant, maintenant qu'on a le tuyau de Trans Mountain d'enfoncé dans la gorge, on a pas tellement envie d'accorder notre vote au PLC non plus, d'autant plus que le mode de scrutin sera encore le même qu'en 2015. Il reste le parti de M. Singh, mais va-t-il être encore chef de son parti dans six mois? Bref, le Bloc pourrait receuillir une bonne partie du vote de ces malpris que nous sommes.

    • Jean-Pierre Grisé - Abonné 18 décembre 2018 09 h 48

      D accord avec vous.Le Bloc doit faire connaitre le joli texte de K:Yablonsky et les pertinents commentaires qu il a susc ites a tous les Quebecois et ainsi remettre les neurones en marche dans la Belle Province

    • Pierre Grandchamp - Abonné 18 décembre 2018 09 h 52

      Impossible de voter Conservateur. – De un : Doug Ford et les Conservateurs de l’Ontario - de deux, des députés conservateurs au New Brunswick en ont contre le bilinguisme – de trois : le futur premier ministre conservateur de l’Alberta, Jacon Kenny, veut organiser un référendum sur la péréquation- de quatre, Andrew Sheer veut ressusciter Énergie Est.

      Je suis très déçu du fait qu’aucun ministre du gouvernement du Québec n’ait répondu aux politiciens albertains sur la péréquation. Pas vrai que nous sommes les BS du Canada! D’ailleurs, je tique en constatant les accointances entre la CAQ et les Conservateurs; dans l’entourage de Legault s’y trouvent pas mal de gens venant du parti conservateur.

      D’ailleurs un ex-indépendantiste, Stéphane Gobeil, maintenant déguisé en fédéraliste et dans l’entourage de Legault, a écrit un livre relié à ce sujet : »Un gouvernement de trop ». Je voterai pour le Bloc.