Les FNB face à la volatilité

Les marchés boursiers évoluent au rythme de la fin de cycle, mais la vigueur de l’activité économique semble éloigner toute correction majeure. La volatilité compose aujourd’hui le menu des fonds négociés en Bourse (FNB).

Après avoir effacé tous ses gains de l’année, Wall Street a rebondi cette semaine, affichant des gains oscillant entre 4,6 % et 5,2 % selon l’indice de référence. Ces hauts et ces bas témoignent d’un retour de la volatilité en Bourse, mais sans trop de craintes, l’indice VIX associé au S&P 500 se maintenant autour des 20 points ou légèrement en dessous.

Cet environnement boursier est devenu plus incertain avec un cycle haussier entré dans sa dixième année. Les analystes du Mouvement Desjardins rappelaient cette semaine que le marché boursier américain connaît actuellement un marché haussier particulièrement long. Le S P 500 n’a ainsi connu aucun recul de plus de 20 % et a plus que quadruplé depuis son creux de mars 2009.

Lors d’une conférence organisée par BMO le 22 novembre dernier, les spécialistes de plusieurs institutions ont fait le point. Ils ont articulé leur stratégie face à la volatilité en dirigeant leur regard vers la famille des FNB. Si les FNB de faible volatilité ont, dans l’ensemble, apporté leur protection aux portefeuilles depuis l’automne, les spécialistes se retournent désormais vers les FNB Options d’achat couvertes. Ils retiennent qu’il faut rester en Bourse et exposé aux actions et à leur dividende, mais en misant sur la volatilité créant une bande de fluctuations quasi horizontale. « L’incertitude du marché reste considérable et l’instabilité politique devrait se poursuivre. Cependant, les bénéfices des sociétés sont élevés et l’économie est en expansion. Une exposition au marché boursier demeure nécessaire », peut-on lire dans le résumé de la conférence.

BMO Gestion mondiale d’actifs explique que cette approche consiste à vendre des options d’achat et à détenir simultanément les actions sous-jacentes. On mise sur des prix d’exercice et une échéance de quelques mois permettant de minimiser le risque que le cours de l’action vienne à dépasser le prix de levée. Cette stratégie est dite prudente, « car elle diminue le risque lié à la détention de titres tout en procurant un revenu additionnel » venant de la prime versée par l’acheteur de l’option. Le tout s’ajoutant au revenu de dividende provenant des actions sous-jacentes. On le devine, cette approche tend à surperformer dans un marché stagnant ou en baisse, mais à sous-performer dans un marché en hausse rapide. Le modèle idéal : des titres sous-jacents fluctuant dans une bande étroite.

Parmi les autres familles de FNB retenant l’attention des spécialistes, on retrouve celles se concentrant sur les banques américaines et canadiennes. L’on mise alors sur le découplage d’une économie américaine dissociée du reste du monde, sur le mouvement haussier des taux d’intérêt et sur un secteur financier en corrélation positive avec les prévisions d’une hausse de l’inflation. Ou encore les FNB Infrastructures mondiales, pour des éléments d’actif non corrélés offrant des rendements hors des catégories d’actif traditionnelles. S’ajoutent à la liste les FNB à faible volatilité, moins sensibles au cycle économique, et les FNB américains du secteur de la santé, par mesure défensive.

Aux investisseurs recherchant un revenu fiable, il a été proposé lors de cette conférence les FNB de titres de revenu fixe mondiaux gérés activement. À ceux désirant accroître la portion liquide de leur portefeuille par mesure défensive, les FNB d’obligations à court terme américains et canadiens viendraient optimiser la position de trésorerie, lit-on dans le résumé.

1 commentaire
  • Mario Jodoin - Abonné 1 décembre 2018 02 h 21

    Question

    Je me demande semaine après semaine à qui s'adresse ce genre de texte. D'une part, la plupart des gens n'ont aucune action en bourse et, d'autre part, il serait étonnant que ceux qui s'intéressent à ce genre de spéculation basent leurs décisions sur un article du Devoir. Mais, bon, je me trompe peut-être...

    Au moins, vous avez eu pour une fois un commentaire au bas de votre chronique!