La révélation

Lors de son passage à Tout le monde en parle au début de 2017, l’homme d’affaires Alexandre Taillefer n’a pas tari d’éloges à l’égard de la co-porte-parole de Québec solidaire Manon Massé. Sans douter de la bonne foi de M. Taillefer, celui qui est depuis devenu le chef de campagne du Parti libéral du Québec a encore davantage de raisons de vanter les mérites de Mme Massé maintenant que le vote du 1er octobre est à nos portes. Chaque électeur que QS arrache à la CAQ ou au Parti québécois rapproche le PLQ de la victoire.

En 2017, M. Taillefer estimait que Mme Massé était « un actif que le Québec sous-exploite » et disait croire qu’elle « ferait une excellente ministre ». S’il est réélu, Philippe Couillard ferait-il de Mme Massé sa ministre de la lutte contre la pauvreté pour effacer la dette qu’il aurait accumulée envers elle ?

Blague à part, les stratèges libéraux doivent être reconnaissants envers Mme Massé, qui, en devenant la révélation de la campagne, a jusqu’ici nui sérieusement aux deux principaux adversaires du PLQ. Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, a beau avoir passé les trois premières semaines de la campagne en multipliant ses attaques contre la Coalition avenir Québec et son chef, François Legault, c’est QS qui semble récolter les fruits ses efforts alors que la montée du parti gauchiste correspond à la descente du parti le plus à droite sur l’échiquier politique. Cela n’enlève en rien le bien-fondé du choix des électeurs de QS. Mais c’est quand même une drôle d’élection quand des transferts de voix s’effectuent de la CAQ vers QS.

  

On comprend mieux alors la frustration du chef péquiste, qui a hier accusé QS d’avoir bénéficié d’une « partie gratuite » depuis le début de la campagne, et ce, après s’être attaqué sans succès à la structure atypique de QS lors du Face-à-face à TVA jeudi soir.

Quand QS ne constituait une menace que dans une poignée de circonscriptions, il était peut-être compréhensible que les gaffes de Mme Massé ou le cadre financier pour le moins discutable de QS n’accaparent pas l’attention des médias ou des électeurs. Mais si M. Couillard ou l’un des autres aspirants au poste de premier ministre avait erré en déclarant que l’anglais constituait une langue officielle du Québec, pensez-vous qu’on l’aurait ménagé comme on l’a fait dans le cas de Mme Massé ?

Manifestement, la langue n’est pas au coeur des préoccupations de Mme Massé, qui n’est pas entrée en politique principalement pour protéger l’identité québécoise. Son engagement politique tourne autour de l’instauration d’un autre modèle de développement économique, durable selon elle, et dont la réalisation nécessitera inévitablement l’indépendance du Québec.

  

En attendant, QS propose d’augmenter l’impôt des particuliers et des entreprises par plus de quatre milliards de dollars par année — sans parler des neuf autres milliards en « nouvelles sources de revenus et d’économies » qu’énumère son cadre financier — alors que le fardeau fiscal des Québécois est déjà plus lourd qu’ailleurs en Amérique du Nord. On a beau dire vouloir gouverner d’une « autre façon », QS ne peut pas faire abstraction du fait que notre économie évolue toujours dans un système capitaliste mondial qui n’est pas à la veille de reconnaître l’exception québécoise. Quand Mme Massé dit que QS irait « chercher l’argent » que les gouvernements libéraux et péquistes successifs n’ont pas eu le « courage » d’aller chercher, c’est sans doute de la musique aux oreilles de la base anticapitaliste de QS. Mais la fuite de capital qu’entraînerait l’adoption des mesures solidaires laisserait l’État québécois dans une bien mauvaise position pour réaliser toutes les promesses que Mme Massé a faites depuis le début de la campagne.

« Êtes-vous un parti révolutionnaire socialiste ? » a demandé à Mme Massé le président de la Chambre du commerce du Montréal métropolitain, Michel Leblanc, après son discours devant la CCMM jeudi dernier. Les gens d’affaires qui avaient assisté à son discours n’avaient pas à attendre sa réponse pour tirer leur propre conclusion.

Si jamais QS détient la balance du pouvoir dans une prochaine législature, quelles seront ses exigences budgétaires envers un gouvernement caquiste ou libéral ? Déjà, l’idée de QS de vider le Fonds des générations pour financer sa lutte contre les changements climatiques a de quoi faire sourciller. Si l’engagement de QS envers la lutte contre les gaz à effet de serre mérite d’être salué, il propose systématiquement les méthodes les plus chères et les moins efficaces pour y arriver. Réaffecter les 12,5 milliards en versements prévus du Fonds des générations pour financer des mesures chères aux environnementalistes, mais qui ne donnent pas des résultats concluants, serait une trahison.

Qu’on ne se méprenne pas, Mme Massé demeure la révélation de cette campagne, non pas pour ses promesses irréalistes, mais pour son comportement exemplaire et pour l’humanisme et l’authenticité qu’elle dégage. En sachant mobiliser les jeunes, elle rend un grand service à la démocratie québécoise. Mais en démocratie, il ne devrait jamais y avoir des parties gratuites.


Une précédente version de ce texte, qui évoquait la liquidation du Fonds des générations plutôt que la réaffectation des versements futurs, a été corrigée.

56 commentaires
  • Cyril Dionne - Abonné 22 septembre 2018 01 h 16

    On devient membre de Québec solidaire parce que cela nous dispense de réfléchir sérieusement

    Mme Massé et Québec solidaire sont seuls sur la glace lorsqu’ils jouent au hockey politique. Très facile de compter des buts et ensuite affirmer sans rire que Mme Massé est le champion compteur du Québec. C’est ce qu’on dit aux enfants pour les encourager. Mais la politique n’est pas un jeu d’enfant.

    Le Comité de coordination national, le politburo de QS, compte 14 membres dont la plupart ne sont pas élus. Ce comité, qui nous rappelle les régimes communistes d’antan, votent sur des décisions politiques alors que leurs porte-paroles ne sont que des figures de proue et non pas de véritables chefs. Chaque vote des membres du politburo solidaire ont le même poids. Alors, plusieurs qui ont droit de vote et qui n’ont pas été élus, pourraient décider de politiques qui affectent la totalité de la population québécoise. Cela va à l’encontre du principe démocratique parce que les gens votent pour un chef qui devra prendre des décisions qui ont un impact sur plusieurs générations et non pas des inconnus qui n’ont pas eu à se faire élire. Gaétan Châteauneuf, le chef du parti de Québec solidaire, est un de ceux-là.

    Et c’est là que le tout devient dangereux. Lorsqu’on regarde leur cadre financier, c’est d’une fantaisie qui est ludique au moment de le lire mais qui pourrait avoir des conséquences graves plus tard. Les pays comme le Venezuela, la Grèce, Cuba et combien d’autres ont eu ces hurluberlus au pouvoir et ont amené leur population vers des seuils de crise économique et politique sans précédent. On imagine qu’on devient un membre de Québec solidaire parce que cela nous dispense de réfléchir.

    Pour les changements climatiques et les propositions de QS, préparez-vous à faire bouillir votre air bientôt pour pouvoir le respirer même si on est seulement responsable 0,25% des gaz à effet de serre mondialement. C’est aux Chinois et aux Américains qu’on devrait parler. Ils sont responsables de la moitié des gaz à effet de serre dans le monde.

    • Christian Montmarquette - Abonné 22 septembre 2018 12 h 16

      @ Cyril Dionne

      "Le Comité de coordination national de QS, compte 14 membres dont la plupart ne sont pas élus". - Cyril Dionne

      Cyril Dionne dit n'importe quoi.

      Fonctionnement interne de Québec solidaire:

      Québec solidaire fonctionne en direction collégiale via son Comité de coordination national (CCN) élu par son Congrès et prend ses décisions à majorité démocratique comme tous les conseils d'administration. Il est doté de deux porte-parole pour le représenter, eux aussi, élus démocratiquement par son Congrès.

      Le poste de secrétaire général, tient lieu et place de chef, parce que la loi l'oblige pour signer les documents officiels et ne dispose d'aucun pouvoir politique particulier.

      C'est dans les statuts de Québec solidaire et connu depuis 12 ans.

      Lisée joue à l'innocent et ment quand il dit qu'il ne le sait pas.

      Dans l'éventualité d'une prise du pouvoir par Québec solidaire, c'est Manon Massé qui assumera le rôle de première ministre et Gabriel Nadeau Dubois celui de vice-premier ministre.

      Statut officiel de Québec solidaire :

      Article 12.2.2 Responsable du secrétariat général

      La personne est responsable de tous les aspects administratifs du parti, à l’exception de la trésorerie ; assume les fonctions de chef prévues par la loi (toutes les décisions prises dans ce cadre doivent émaner du Comité de coordination national) ; est responsable des procès-verbaux, des archives, de la mise à jour de la liste de membres et des convocations; assume la présentation des rapports du CCN lors des conseils nationaux et des congrès ; assure l’intégrité et la transparence des processus décisionnels; voit à l’animation des instances nationales du parti en favorisant la prise de décision par consensus; assure le suivi des plaintes des instances et des membres.

      - CQFD

    • Richard Turmel - Abonné 22 septembre 2018 13 h 15

      M. Dionne, vous semblez ignorer que les pays qui ont actuellement la plus forte croissance économiques sont socialistes: Bolivie, Équateur, Chine, les pays d'Europe du Nord, etc. Ce qui est dangeureux, c'est de nier la dette écologique que vous et vos amis laisserez aux générations futures. Ha oui... pour calmer votre délire, je préciserai que les membres du comité de coordination de QS (que vous appelez "politburo", au risque de vous ridiculiser) sont élus au suffrage universel par l'ensemble des participants aux congrès.

    • Marc O. Rainville - Abonné 22 septembre 2018 13 h 34

      Pure fantaisie, mon pauvre ! Vous avez trop lu d’ouvrages de propagande haineuse. QS a un fonctionnement démocratique. Appliquez plutôt votre imagination débridée aux magouilles de nos Partis traditionnels depuis Maurice Duplessis. C’est le festival de l’ascenceur qu’on renvoie sans cesse aux mêmes amis. Si rien ne vous vient, c’est sans doute le temps de visionner Réjeanne Padovani, ce film de Denys Arcand qui expose les dessous de la corruption dans l’industrie de la construction. Plus près de nous, la Commission Charbonneau devrait pourtant vous avoir descillé les yeux !
      Si malgré tout rien ne vous vient, un film de Pierre Falardeau est à prescrire pour les cas lourds d’aveuglement volontaire. Il me semble que le titre en est Le temps des bouffons.
      En désespoir de cause, on peut se faire greffer une conscience sociale.

    • Jean-Yves Arès - Abonné 22 septembre 2018 13 h 37

      La responsabilité des GES se mesure par personne, et non pas par pays M. Dionne

      Ainsi un Chinois a un rythme de vie qui émet 25% moins de GES qu'un Québécois (en excluant les GES de l'aviation autre que régionale). Et ce malgré que la Chine utilise beaucoup beaucoup de charbon pour produire son électricité et se chauffer, alors qu'au Québec l'électricité est pratiquement sans CO₂, et en plus représente une très part de notre chauffage.

      On organise pas une lutte aux changements climatique en se campant dans une position qui dit "c'est pas a moi c'est aux plus pauvres et plus petits émetteurs a en émettre moins".

      Carte du monde des émissions de GES par personne ici,
      www.goo.gl/KGZTwd
      Ou listé par la Banque Mondiale, avec évolution entre 1960-2014,
      www.goo.gl/frdLmJ

    • Cyril Dionne - Abonné 22 septembre 2018 15 h 41

      Vous parlez de responsabilité? Si la Chine est responsable d'un tiers des GES, c'est cela qui compte. On se fout bien de combien de gens font partie de leur pays puisqu’ils en sont utilement responsables. Et leur classe moyenne émergente pollue plus que tous les capitalistes de ce monde (environ 300 millions sur une population 1,4 milliards). En passant, les gaz à effet de serre augmentent de façon exponentielle au pays de l'Empire du milieu. Il est prédit que par l'an 2030, ils produiront plus de 40% des GES. Donc, lâchez-nous avec notre pauvre petit 0,25% qui est en train de diminuer au Québec.

    • Roxane Bertrand - Abonnée 22 septembre 2018 16 h 14

      Après les transports publics « moitié prix » et l’Universite « gratuite », QS va bientôt promettre des feux de circulations rouges plus court.

      J'éprouve beaucoup de malaise à écouter toutes les propositions de QS. Au-delà de la personne qui est probablement très correcte, les propositions de QS sont une attaque envers ceux qui font leur part et elles inquiètent pour la viabilité de la société à long terme.

      Il est encore plus insécurisant de voir qu’autant de gens semblent approuver ces actions par leur intention de vote. Il n’y a pas de services gratuits....tout est payé par vous, vos voisins, vos amis.... qu’un parti politique fasse campagne comme un magasin qui offre des rabais « deux pour un » avec l’argent des citoyens, c’est disgracieux.

    • Cyril Dionne - Abonné 23 septembre 2018 06 h 07

      M. Montmarquette,

      Vous parlez d’un conseil d’administration, et on se penserait dans une multinationale socialiste. Vous avez un congrès, qui est élu par un groupuscule de membre de la secte politique, qui va décider des politiques du Québec à venir, pas les Québécois. Les membres du politburo de QS ne sont pas élus par nous. Les Québécois n’ont pas voté, ne vote pas et ne voteront jamais pour une dictature de gauche où seulement quelques apparatchiks sont les heureux élus d’élections internes. C’est cela le communisme. M. Montmarquette. Les gens ne sont pas dupes.

      Et bien oui, on le savait bien que vous n’êtes que la réincarnation du communisme qui a conduit la moitié de la population mondiale à des crises économiques et politiques sans précédent et qui est rempli de fosses communes. En fait, le communisme n’a produit que des dictatures. C’est le genre de système politique où les gens vont voter périodiquement oui, sinon… M. Lisée a bien fait d’exposer Québec solidaire à la lumière de la démocratie.

    • Christian Montmarquette - Abonné 23 septembre 2018 07 h 53

      @Corrigé.

      "Vous avez un congrès, qui est élu par un groupuscule de membres" - Cyril Dionne

      Le Congrès est un instance, ça ne s'élit pas. Vous n'y connaissez rien.

      Ce sont les membres du CCN qui sont élus par les 500 à 750 "délégués" du Congrès, eux-mêmes élus par leurs associations locales.

      Au gouvernement, tout se passe exactement dans les règles actuelles à QS, avec une première ministre et un Conseil des ministres élu comme tous les autres partis.

      Vous êtes hallucinant d'ignorance et de désinformation.

      Et je ne comprends même pas que Le Devoir laisse passer ça.

      Christian Montmarquette

    • Cyril Dionne - Abonné 23 septembre 2018 11 h 46

      Encore une fois, les membres de votre congrès qui siègent sur ce comité obscur, le Comité de coordination national, le politburo de QS, ne sont pas élus par la population québécoise et pourtant ceux-ci, voudraient décider des politiques législatives. C'est ahurissant comme logique politique. Donc, des non-élus pourraient décider et mettre un véto sur des politiques avancées par un de vos co-porte-paroles qui ne sont pas des chefs dans votre parti. Ce n'est pas seulement incohérent avec la démocratie, c'est un dangereux précédent. Les gens votent pour un chef qui prend des décisions et non pas un comité d'inconnus qui opèrent à l'ombre de la démocratie. Il n’y a aucune transparence dans ce processus. C’est digne de la l’Union soviétique de Staline ou bien du parti communiste de Mao.

    • Jean-Charles Morin - Abonné 23 septembre 2018 12 h 09

      "... hallucinant d'ignorance et de désinformation.Et je ne comprends même pas que Le Devoir laisse passer ça." - Christian Montmarquette

      Le Devoir a au contraire le "devoir" de laisser passer ça. Le monde est parfaitement en droit d'exprimer son opinion et d'"halluciner" si ça lui chante. Si un texte comporte des erreurs factuelles, d'autres intervenants sont libres à leur tour de faire entendre leur son de cloche. C'est ce que fait Monsieur Montmarquette et force est d'admettre qu'il ne s'en gêne pas le moins du monde. Il n'y a rien de mal à vouloir discuter, alors pourquoi cet appel à la censure? Qui donc va alors décider qui a raison et qui hallucine? Un sous-secrétariat du Ministère chargé de la rectitude politique, peut-être?

      Je n'ose imaginer qu'une fois au pouvoir, QS ferait en sorte que les commentaires qui ne lui sont pas favorables soient caviardés ou carrément interdits, au Devoir ou ailleurs. Certains intervenants me font parfois frémir par leurs envolées improvisées ou la colère brute semble se substituer à la saine réflexion.

    • André Labelle - Abonné 23 septembre 2018 13 h 02

      @ Christian Montmarquette
      Je ne suis pas un as en informatique. J'ai essayé sans succès de présenter l'organigramme de QS présent à la page 16 du document intitulé : Présentation de QUÉBEC SOLIDAIRE Édition 2017.

      Si vous avez la possibilité et le courage de présenter cet organigramme aux lecteurs de Le Devoir, ceux-ci comprendront clairement qu'avec une telle structure les responsabilités sont tellement distribuées à tout un chacun que personne n'est responsable et que n’importe qui, un secrétaire général par exemple peut noyauter les nombreuses instances pour faire passer n’importe quoi sans que personne ne sache jamais d'où ça vient.

      Faites paraître cet organigramme M. Montmarquette. On verra bien ce que les lecteurs/lectrices en penseront.
      «Il y a certains chefs qu'on suit d'autant plus aveuglément qu'il faut être aveugle pour les suivre.»
      [Gérard de Rohan Chabot]

    • Cyril Dionne - Abonné 23 septembre 2018 14 h 49

      Le voilà l'organigramme de QS. Vous n'avez qu'à cliquer sur l'image. Le celui du politiburo de l'ancienne Union soviétique lui est supérieur. ;-)

      https://twitter.com/thomasgerbet

    • Christian Montmarquette - Abonné 23 septembre 2018 18 h 45

      " Donc, des non-élus pourraient décider et mettre un véto sur des politiques avancées par un de vos co-porte-paroles qui ne sont pas des chefs dans votre parti." - Cyril Dionne

      C'est totalement faux.

      Rien que ça !!

      Pitoyable.

    • Christian Montmarquette - Abonné 23 septembre 2018 18 h 51

      @ Jean-Charles Morin,

      "Le Devoir a au contraire le "devoir" de laisser passer ça. Le monde est parfaitement en droit d'exprimer son opinion et d'"halluciner" si ça lui chante.." - Jean-Charles Morin

      C'est totalement faux.

      Référence :

      Participation aux commentaires / Le Devoir 2018

      "Si nous savons qu'un commentaire comporte une information fausse, nous ne le publierons pas." - Le Devoir

      https://www.ledevoir.com/participation-aux-commentaires

    • Christian Montmarquette - Abonné 23 septembre 2018 18 h 55


      "Si vous avez la possibilité et le courage de présenter cet organigramme" - André Labelle

      Les ganigrammes des partis politiques..

      - Wow !

      - Un grand enjeu électoral !

  • Nadia Alexan - Abonnée 22 septembre 2018 01 h 35

    La trahison provient des partis néolibéraux tels que le CAQ et le PLQ!

    La trahison ne provient pas de QS comme vous le suggérez, monsieur Yakabuski. La déception découle des vieux partis qui trahissent les citoyens avec leur largesse en subventions aux entreprises privées, des cadeaux aux amis riches, avec des échappatoires et congés fiscaux, avec la corruption et la collusion en matière de construction, telle que le projet REM, qui risque de devenir un autre éléphant blanc comme le CHUM, avec les paradis fiscaux et j'en passe.
    Le cadre budgétaire de QS n'est pas irréaliste, si les grandes entreprises payaient leur juste part d'impôts et si les minières versaient des redevances adéquates pour les ressources qu'ils exploitent. Les entreprises font toujours le chantage de partir, mais elles ne vont aller nulle part puisqu’elles ne peuvent pas prendre nos ressources avec eux!
    Effectivement, le système capitaliste ne marche plus sauf pour le 1% qui s'enrichit sur le dos des 99%.
    Même les économistes les plus célèbres, tels que Paul Krugman, Joseph Stiglitz et Thomas Piketty disent haut et fort que les inégalités sont le fruit d'un capitalisme sauvage et débridé, qui ne tient plus la route, surtout avec le mantra de la croissance à tout prix. On ne peut plus lutter contre les effets de serre et maintenir en même temps notre saccage de la nature et notre consommation effrénée. «Business as usual» ne marche plus! On a besoin des élus courageux qui puissent réglementer les entreprises et restaurer la démocratie qu'elles ont volée aux citoyens.

    • Yves Mercure - Abonné 22 septembre 2018 14 h 07

      En effet. La chronique prétend que QS n'a rien de bon et que :
      "...méthodes les plus chères et les moins efficaces...". Là, on doit dire holà!
      Vrai qu'ils n'ont pas à s'embarrasser de l'éventualité du pouvoir et pousser vers l'idéal.
      Faux, que les méthodes soient les plus chères et inefficaces. Le coût à payer quant au clair mat sera d'autant plus élevé que nous tardons. À ce titre, pas besoins d'être grand comptable pour conclure. L'efficacité passe par un chemin analogue : il existe des moyens présentement, il faut les appliquer au plus tôt et... les améliorer en avançant.
      Le "comptabilisme", nouvelle religion issue hybride du capitalisme sauvage et de la manipulation émotive pour fin de pouvoir, ne fait que donner des œufs aux entrepreneurs et autres vendeurs de poutine dont le leitmotiv unique est la piastre en poche vite fait et sans égard à qui ou quoi que ce soit. Jamais prospérité ne fût si grande alors que toujours plus de gens peines à arriver. Le fric comme religion est une aberration du XIX ièm siècle. Ses avatars sont nos contemporains, donc nos problèmes. Autrement, nos descendants n'auront pas de problème, ils ne seront simplement pas. Une catastrophe annoncée et dont la trajectoire est aussi documentée que l'évolution du climat ne peux accepter de solution où une minorité pourra survivre en bulle tandis que la majorité sera condamnée en moins de 100 ans.
      Oui, quand le feu prend, un arrosage précoce fait plus de dégâts que le feu lui-même. Car quoi, on laisse brûler et on bois l'eau en attendant de voir qui survivra?
      La bêtise de QC réside dans sa participation obtuse à l'annihilation du progressisme, par la lutte fratricide où 3-4 comptés de plus donneront 20-30 de moins au peu d'ouverture qui se présente MAINTENANT.

  • Mario Jodoin - Abonné 22 septembre 2018 01 h 58

    N'importe quoi...

    «l’idée de QS de vider le Fonds des générations pour financer sa lutte contre les changements climatiques a de quoi faire sourciller»

    Merde, QS en prendrait 12,5 milliards $ (et sans retirer un seul sou de ce fonds et en lui laissant continuer à conserver le rendement de ses placements, ce que ne mentionne pas cet idéologue), le PLQ et le PQ 8, et la CAQ 10, et eux, pas pour des infrastructures visant la lutte au réchauffement climatique! Oui, la lutte aux changements climatiques coûterait cher. Doit-on la laiser tomber, M. Yakabuski?

  • Gilles Bonin - Abonné 22 septembre 2018 02 h 47

    Que voulez-vous,

    on aime fabriquer des égéries. De Mme David dont on a fait une mère Térésa moderne de gauche (n'en déplaise à certains de go-gauche), on vient de se trouver Mme Massé dont on fait une mirobolante Fée de toutes les magies... Qu'importe les milliards artificiels qu'on promet ici et là, la magie go-gauche s'est incarnée....

    • Claude Gélinas - Abonné 22 septembre 2018 11 h 38

      Suite à la présentation il faut le reconnaître remarquable de Madame Massé, les journalistes sont tombés sous son charme. Si bien qu'ils ont pour la plupart oubliés de se livrer à une analyse économique exhaustive du programme et des promesses de QS, analyse qui ne pourrait qu'être négative. Partant delà, par leur silence et leur complaisance, ces journalistes ont manqué de professionnalisme ainsi qu'à leur obligation de traiter les partis sur le même pied.

      Il est donc à souhaiter que d'ici à la fin de la campagne que des correctifs soient apportés.

    • Christiane Gervais - Abonnée 22 septembre 2018 12 h 19

      Manon Massé n'impressionne que les déjà impressionnés et les journalistes! Les voix calmes et posées de Françoise David ou Manon Massé ne camouflent en rien les tromperies idéologiques qui se cachent sous les mots.

    • Richard Turmel - Abonné 22 septembre 2018 13 h 18

      Il est plus facile de faire croire que les miliards de revenus prévus sont "artificiels" que de considérer le programme de QS, qui explique clairement d'où proviendront ces revenus. C'est de la paresse intellectuelle que de répéter compulsivement les mêmes clichés sur QS, en tout déni de ce qui est. Le mépris n'aura qu'un temps!

    • Pierre Robineault - Abonné 22 septembre 2018 18 h 19

      Vous vous trompez, Elle n'est pas une Fée, mais une Madone. Les être méchants disent même qu'elle est une mal-donne".
      Peut-être que si.

  • Jean-Pierre Martel - Abonné 22 septembre 2018 03 h 43

    La désinformation de M. Yakabuski

    Konrad Yakabuski écrit : « l’idée de QS de vider le Fonds des générations pour financer sa lutte contre les changements climatiques a de quoi faire sourciller. »

    Au cours du débat auquel M. Yakabuski fait référence, Mme Massé à réitéré que son parti ne veut pas _vider_ le Fonds des générations, mais plutôt cesser d’y contribuer pour quelques années afin que les versements prévus servent plutôt à des fins environnementales, jugés plus importantes par QS que le combat contre la dette.

    M. Yakabuski se trompe de parti politique. C’est le Parti libéral qui se propose de _vider_ le Fonds des générations sur cinq ans et d’appliquer la totalité des sommes récupérées au remboursement de la dette.

    Comme j’ai eu l’occasion de l’expliquer dans le texte ‘Puiser dans le Fonds des générations pour diminuer la dette’, la création du Fonds des générations est une idée stupide; ce n’est pas à l’État de spéculer à la bourse avec l’argent du peuple. À mon avis, il est urgent de retirer nos billes avant que l'actuelle bulle spéculative boursière n'éclate.