En as-tu vraiment besoin?

Enfants de pub, nous sommes lobotomisés dès la naissance pour désirer au gré du «buzz». Certaines entreprises ont compris comment nous séduire au détriment de la raison.
Photo: Saeed Khan Agence France-Presse Enfants de pub, nous sommes lobotomisés dès la naissance pour désirer au gré du «buzz». Certaines entreprises ont compris comment nous séduire au détriment de la raison.

Donc. On voudrait que ça change sans que cela fasse mal, continuer à manger du boeuf bourguignon en avion en sablant du mousseux. Prenez l’auto électrique. Le mot le plus important n’est pas « électrique ». Non, c’est « auto ». L’évocation du char nous réconforte et ne nous oblige pas à couper le cordon. Voilà pourquoi nos politiciens en parlent tant. On vous laissera votre jouet, pas d’inquiétude. Quant à taxer davantage les énergies fossiles — et à hauteur des dommages infligés —, toute notre économie en dépend, cela ferait plutôt mal. Et pourtant, c’est la seule avenue : toucher au portefeuille.

Si vous avez déjà élevé un enfant, vous savez que le volontarisme atteint ses limites dans un Toys’R’Us. La raison (les moyens de production, les ressources, l’impact environnemental, l’obsolescence programmée, l’éthique du travail, les déchets engendrés) prend allègrement le bord face à la séduction. Nous sommes des gamins lobotomisés, conditionnés dès la naissance par la pub pour désirer, acheter, jeter. Nous baisons sans condom parce que c’est plus le fun.

 

Depuis mon dernier texte sur le sujet, les courriels pleuvent, mes amis m’appellent, sont inquiets, fâchés ou consternés. Mais on peut faire quoi ? Les solutions sont désagréables, car elles impliquent des mesures draconiennes, individuelles et collectives. Voilà pourquoi elles n’ont pas été adoptées et ne le seront vraisemblablement pas non plus à l’issue de cette campagne électorale lénifiante, où l’environnement arrive à la quatrième place des intérêts des électeurs après la santé, l’éducation et l’économie, selon la Boussole électorale. Comme si on pouvait être en santé sur une planète qui ne l’est plus.

Le mot « décroissance » a bien fini par surgir cet été, mais pas dans la bouche des politiciens. On appelait ça de la simplicité volontaire il y a 30 ans. Le discours du Dr Serge Mongeau (La simplicité volontaire, 1985), celui qu’on surnomme « le père de la décroissance », n’excitait pas les foules. Pensez, il incitait à moins consommer et à moins travailler, alors que le vent soufflait dans les voiles du néolibéralisme économique. Aujourd’hui, c’est un ouragan.

La décroissance, c’est l’exigence de sortir de cet imaginaire progressiste

 

La religion de la croissance

Le sociologue de l’économie Éric Pineault est invité pour l’année au Collège de recherche sur les sociétés postcroissance à l’Université de Jena, en Allemagne. Il écrit un livre sur la croissance, du point de vue de la décroissance. Un être bouillant et brillant, que j’ai eu le plaisir de rencontrer.

« La décroissance, c’est l’alternative collective à la simplicité volontaire », m’écrit-il. Je lui ai demandé de me donner des mesures politiques concrètes de décroissance. « Dans le contexte des partis actuels ! T’es-tu malade ? » Il me parle de « déjà vu », « déjà connu », « écolo 101 », et croit qu’il faudrait crever un abcès idéologique central à la modernité : « C’est le théoricien de la culture (par ailleurs marxiste) Frédéric Jameson qui disait que, dans cette ère néolibérale, c’est plus facile d’imaginer la fin du monde que la fin du capitalisme. »

De mon point de vue d’athée, le Québec s’est déjà débarrassé des curés ; il lui faudrait à présent se relever du prie-Dieu du PIB et en terminer avec le progrès, dont on dit qu’il ne s’arrête pas. Pineault aborde le thème de l’accélération à laquelle nous sommes dopés. Le rapport au temps est central, il me semble. En épousant le va-vite, les chevaux-vapeur, nous avons perdu de vue le petit trot, la perspective et la sagesse. Penser est une activité chronophage.

Quand on sait que 60 % de ce PIB est attribuable à la consommation, on continuera longtemps à camper à la porte des IKEA de ce monde.

J’en ai discuté toute une soirée avec une étudiante en gestion de l’environnement, Alix Ruhlmann, 23 ans, qui a fait son essai de maîtrise sur la décroissance à l’Université de Sherbrooke. Elle a même participé à la dernière COP, à Bonn, et mesuré le degré d’inquiétude des pays du Sud par rapport aux pays riches.

Alix constate que même les jeunes de sa génération vivent dans une forme d’insouciance béate. Seulement le quart des 18-34 ans estiment que l’environnement est un enjeu prioritaire. L’étudiante propose une foule d’éléments concrets dans son essai fouillé de 150 pages : encadrer la pub, réduire les lobbys, donner la possibilité aux employés de moins travailler sans précarité, donc, de déconsommer. Mais elle ne croit pas trop aux incitatifs imposés. Elle voudrait encore convaincre. Malheureusement, l’urgence est telle — cette semaine, l’ONU nous donnait deux ans pour faire quelque chose… — que sans mesures draconiennes, musclées et planétaires, rien n’arrivera. Nous avançons en arrière.

L’acte d’acheter est loin d’être anodin : il a plus de portée et d’influence qu’un bulletin de vote dans l’urne

 

Le seul pouvoir qui nous reste

Pierre-Yves McSween, l’auteur du best-seller En as-tu vraiment besoin ?, s’apprête à en publier la version compacte le 19 septembre. La déconsommation, il la prône et il la pratique.

« Je l’ai rendue mainstream », me dit-il. Le comptable et chroniqueur économique a déjà été candidat pour le Parti vert en 2007.

Il a pris l’avion en janvier (un gros pollueur, on en parle peu), ce qu’il n’avait pas fait depuis huit ans : « Tu vas sauver la planète quand 200 000 personnes feront comme toi. Ma façon de lutter contre le capitalisme, c’est en décourageant la consommation. C’est le seul pouvoir qu’on a. Il est là, le mouvement de masse. »

McSween a réussi à démarginaliser cette approche de sobriété heureuse sans revendiquer un discours vert grano, en rassemblant son public autour de son point faible : moins payer. Une approche lucrative.

« Quand tu achètes, tu donnes ta liberté à quelqu’un d’autre. À part payer ton loyer, manger et t’habiller, le seul choix, c’est de ne pas en faire. »

Effectivement, à vivre en dessous de ses moyens, on redevient maître de son temps. « Y’a du monde qui me disent : oui, mais je vais faire quoi avec mon argent, maintenant ? »

Jouer au Monopoly ? Parler de « rééducation » n’est pas trop fort. « Mon livre ne porte pas sur la décroissance, mais cela devient une conséquence de ce que je propose. Je leur vends l’angle financier. Tout ce système tient dans une planète Terre. Jusqu’à ce que ça crashe. Ça va arriver, ce n’est pas soutenable. »

Ainsi soit-il. La seule chose dont nous ayons vraiment besoin semble être en rupture de stock.

L'huile de bras

« Je vais remettre en question la nature même de la croissance en montrant comment celle-ci a reposé et repose toujours sur beaucoup plus que la savante combinaison de technologie et de travail humain ; en soulignant l’apport de la nature, en particulier des hydrocarbures, une source d’énergie sans laquelle nous n’aurions pas connu la croissance du siècle dernier — un genre de one shot que nous avons d’ailleurs brûlé en moins d’un siècle », m’écrit le sociologue économique Éric Pineault au sujet de son prochain essai.

Cette explication du sociologue de l’environnement, Alain Vézina, sur laquelle je suis tombée, parle de la puissance de ces énergies fossiles : « L’équivalent du travail de 12 hommes, 24 heures sur 24, pendant toute une année dans un seul baril (159 litres) de pétrole, soit 25 000 heures de dur travail humain. À ce compte, dans les termes de l’économie biophysique plutôt que de l’économie de marché, un litre d’essence devrait coûter 1500 $, contre 1,37 $ aujourd’hui à la pompe. Actuellement, c’est une quasi-gratuité. »

Il ne faut pas s’étonner si nous sommes désormais propriétaires d’un pipeline (Trans Mountain) et que la CAQ entend évaluer les projets d’exploration pétrolière à Anticosti. Money talks, comme on dit à Québec solidaire.


Lu une étude suédoise de l’Université de Lund sur la décroissance individuelle. Celle-ci se base sur 39 études scientifiques précédentes ainsi que sur des rapports gouvernementaux. Vous vous demandez quoi faire pour diminuer votre empreinte personnelle ? « Il y a quatre actions qui peuvent réduire de façon importante l’empreinte carbone individuelle : adopter un régime alimentaire végétarien, éviter de voyager par avion, ne pas avoir de voiture et faire moins d’enfants. » L’enfant étant de loin l’empreinte la plus importante avec 58,6 tonnes de CO₂/an dans un pays industrialisé. Une auto (2,4 tonnes/an), un vol transatlantique aller-retour (1,6 tonne), manger végé (0,8 tonne et +/an en moins). Mais vous pouvez aussi continuer à fermer l’eau du robinet lorsque vous vous brossez les dents.

Visionné les vidéos sur la décroissance du journaliste Olivier Arbour-Masse, de RAD, qui a connu un certain succès, à la mi-août, avec ce sujet. Pour en comprendre le b-a-ba.

Aimé le livre Notre empreinte cachée. Tout ce qu’il faut savoir pour vivre d’un pas plus léger sur la terre, de Babette Porcelijn. Un essai graphique qui traite autant d’énergie que d’alimentation, de transport et de consommation. Très bien fait, pratique et utile avec des ados aussi. D’ailleurs, c’est cette génération qu’il faut cibler pour espérer les plus grands changements. Les cours de sexualité, c’est super. Il faudra aussi ajouter ceux sur l’environnement. 

 
21 commentaires
  • Yves Côté - Abonné 14 septembre 2018 04 h 30

    Chance...

    Québécois, nous pourrions avoir chance unique de décider de prendre un virage écologique où la croissance nécessaire au dynamisme économique ne reposerait plus sur l'exploitation des richesses limitées de la Terre mais sur les richesses infinies qu'elle nous donne : celles de la culture, de l'éducation et du savoir.
    Mais pour profiter et exploiter (oui profiter et exploiter, mais cela de manière enfin saine...) cette chance qui nous pend au nez, il faut d'abord que l'idée soit proposée sous forme de projet politique sérieux et concret...
    Ce qui ne peut donner espoir au Québec de se réaliser que par une République pour le peuple et par le peuple.

    Le seul avenir possible pour un Québec indépendant se trouve du côté de la venue d'un pays respectueux des humains et de l'environnement. Un pays où l'utopie du partage de la vie et de ses formidables composantes, deviendra enfin l'idéal d'une organisation humaine équilibrée : en quête de justice pour tous et de liberté toujours à mieux apprivoiser.

    Alors qu'une part majeure des pays non-occidentaux se trouvent déjà dans un processus d'adoption/rejet de régimes dictatoriaux, les pays occidentaux se trouvent déjà trop engagés dans une glissade (utile à qui veulent continuer d'accroître leur domination économique oligarchique) vers un populisme réducteur en matière de connaissances réelles des choses et, bien entendu ce qui va de pair, en termes d'idées et d'idéaux politiques.
    Occasion peut être donnée aux Québécois de sortir de cette ornière mais tant que nos chefs(fes) et penseurs(ses) de programmes politiques indépendantistes nous déprimeront en se contentant de proposer comme programme la soupe médiocre de la gestion politique et sociale des choses humaines comme s'il s'agissait d'une simple banalité administrative à adopter, non-seulement l'adhésion à l'idée de la république du Québec s'affadira mais celle elle-même de la nécessité du vote et de l'implication civique quotidienne de chacun en politique.

    VLQL !

  • Gaston Bourdages - Abonné 14 septembre 2018 05 h 38

    J'avais besoin de vous lire...

    ...madame Blanchette pour me faire rappeler que j'ai une responsabilité citoyenne face à tout ce que vous soulevez vous et vos invités.es.
    Dans un autre commentaire ou quelque chose comme ça émis plus tôt cette semaine. je pose la question : « Pourquoi souffrir est « nécessaire » pour apprendre ? Lorsque les factures de la surconsommation, celle-ci parente riche du néolibéralisme nous arriveront dans la face, oui, vous avez raison, il sera trop tard. Quel est le degré de notre conscience autant individuelle que collective ?
    Une blague pour terminer et ce en langage de ruelle : « Y a ben du monde en pseudo liberté qui devrait être en prison....juste pour apprendre » parce que superbe endroit que celle-ci pour qui VEUT apprendre.
    Le nouveau dieu adoré : « Money talks, period ! »
    Gaston Bourdages,
    Saint-Mathieu-de-Rioux, Qc.

  • Raynald Blais - Abonné 14 septembre 2018 07 h 34

    Simplicité volontaire de masse

    « ... Ma façon de lutter contre le capitalisme, c’est en décourageant la consommation. C’est le seul pouvoir qu’on a. Il est là, le mouvement de masse. » (Pierre-Yves McSween)

    Décourager la consommation ne nous donne aucun pouvoir si cela est exercé sans attaquer la production elle-même. La preuve en est qu’entre 1942 et 1947, le rationnement qui matérialisaient une forme de simplicité volontaire de masse servait à alimenter les guerres plutôt que de malmener le capitalisme.

  • Pierre Samuel - Abonné 14 septembre 2018 07 h 43

    Regarder le doigt qui montre la lune ...

    Chère Madame Josée,

    Vous touchez effectivement au coeur du problème : changer radicalement notre façon de vivre. Autrement dit, effectuer une révolution des esprits. Ce à quoi nous invite, comme plusieurs autres penseurs, le philosophe Normand Baillargeon, un des partenaires de Richard Séguin dans son magnifique nouvel opus : < Retour à Walden sur les pas de Henry David Thoreau. > . Oeuvre tout à fait exceptionnelle qui porte à réfléchir : < Je le répète : on devrait être beaucoup plus révoltés et indignés que nous le sommes > insiste fortement les complices, merveilleusement appuyés par Jorane, Elage Diouf et Normand D'Amour dans cette plaquette qui pourrait aisément franchir le cap du théâtre musical...

    Depuis combien de temps les écologistes les plus réputés nous claironnent-ils qu'il est minuit moins cinq pour le sort de la planète ? Maintenant, un étude de l'ONU nous avise qu'a moins d'un changement radical de nos mentalités d'ici deux ans, le déclin sera effectivement irréversible quoi qu'on y fasse.

    Il s'agissait simplement de regarder le débat des chefs hier soir, pour constater combien cet enjeu n'est malheureusement considéré qu'un parmi tant d'autres, alors qu'il en va de notre survie. A l'exception de Manon Massé qui en a fait le point central de son discours de fermeture, le message des autres candidats est, maintenant que la dualité souverainisme vs fédéralisme s'est étiolée du paysage politique, essentiellement concentré sur l'économie dont Philippe Couillard est le prototype par excellence en voulant < faciliter la vie des Québécois>
    après avoir < égorgé > les plus vulnérables...

    Bref, que sert également de vouloir éduquer encore mieux les Québécois et d'améliorer le sempiternel système de santé (!?!), d'accueillir
    et de mieux intégrer les immigrants si dans cinq ou dix ans, ici comme ailleurs où ce n'est guère mieux sinon pire, nous nous dirigeons consciemment ou non vers l'irréparable ?

    • Cyril Dionne - Abonné 14 septembre 2018 09 h 43

      Non M. Samuel, notre survie est dépendante des autres nations. Point à la ligne. Si nous ne pouvons pas convaincre la Chine, les États-Unis, l’Inde et j’en passe de diminuer leur empreinte carbone, eh bien, la fin du monde humain risque de se réaliser en 2060 comme l’avait prédit Isaac Newton. Encore une fois, même si le Québec devenait plus vert que vert, rien ne changerait à l’équation. Nous avons juste à regarder au ROC et notre adolescent en chef achète des pipelines pour transporter le pétrole le plus sale de la planète. Et augmenter les taux d’immigration pour satisfaire la croissance économique ne fera qu’accélérer le processus.

      Bon, ceci étant dit, même si on arrivait au Canada à diminuer à zéro notre production des gaz à effet de serre, nous aurions encore besoin de 1,4 planètes pour survivre. La plupart des pays dans le monde empruntent écologiquement sur les années à venir. Les humains de la planète ont besoin de 1,7 Terres pour survivre. En 1950, nous étions 2,5 milliards. Aujourd’hui nous sommes 7,5 milliards. Est-ce qu’on a besoin d’une calculette pour comprendre que c’est non seulement la croissance économique qui fait partie du problème, mais c’est surtout la surpopulation. C’est l’éléphant dans la pièce et tout le monde l’évite de peur de passer pour un xénophobe ou un raciste. Le « soyez féconds, multipliez-vous et remplissez la Terre » des religions créationnistes aux accents monothéistes est plus que révolue.

      Lorsque les pays occidentaux augmentent leur population via surtout l’immigration, eh bien, leur empreinte carbone augmente proportionnellement. Imaginez pour un instant si les États-Unis doubleraient leur population. Ils risqueraient d’avoir besoin de 8 planètes pour soutenir leur consommation.

      C’est une position intenable de continuer à augmenter les populations. Comme le disait si bien Jacques-Yves Cousteau : « Une terre et une humanité en équilibre, ce serait une population de cent à cinq cent millions de personnes ».

    • Pierre Samuel - Abonné 14 septembre 2018 11 h 26

      @ M. Dionne :

      Ainsi donc, selon vous cher Monsieur, tout le reste de la planète est responsable sauf nous < extraterrestres > que nous sommes...eh, ben !

    • Cyril Dionne - Abonné 14 septembre 2018 14 h 13

      Cher M. Samuel,

      Évidemment que nous ne sommes pas mieux. Nous polluons aussi. Mais là n'est pas la question. La proportion du Québec par rapport au reste du monde en ce qui concerne la pollution des gaz à effet de serre (CO2) est à peu près de l'ordre de 1 pour 400. Le Québec produit 80 mégatonnes (2016) par année. C’est 536 mégatonnes pour le Canada (2013). La planète produit 31 755 mégatonnes par année (2013). C’est « ben » pour dire.

      Alors, si les autres ne font pas leur part, eh bien, nous sommes foutus nous aussi. La Terre est un organisme et la pollution qui est créé en Chine, quelques semaines ou mois plus tard, nous respirons leur air dilué dans l’atmosphère au Québec. De même, lorsqu’il y a des émanations irradiées dans l’air, que ce soit de Tchernobyl ou bien de Fukushima, nous les subissons aussi.

      On apprécie les discours sur l’environnement comme celui de Manon Massé et de Jean-François Lisée, mais le Québec n’est certainement pas responsable de la dérive écologique planétaire. Et de là à mettre tous nos œufs dans le même panier et s’autoflageller en voulant être plus vert que vert alors que la Chine produit un tiers du CO2 mondial, ça suffit. Nous ne sommes pas comme les Chinois; on n’a pas besoin de faire bouillir notre air avant de respirer.

    • Pierre Samuel - Abonné 15 septembre 2018 15 h 04

      Cher Monsieur,

      Nous n'avons certes pas à nous autoflageller, mais si la planète entière, comme actuellement, s'en fout éperdument en mettant la responsabilité sur autrui : < Bye, bye, Charlie Brown ! >

  • Gilles Bousquet - Abonné 14 septembre 2018 07 h 57

    Capitalisme pollueur

    Trop souvent, profit égale pollution donc, plus de profit résulte en plus de pollution.

    Si Trump réussit, avec ses barrières tarifaires, à réduire la production mondiale, faudra que notre environnement le remercie bien bas.

    • Bernard Terreault - Abonné 14 septembre 2018 13 h 02

      Le communisme était et est aussi pollueur!