Qui trop embrasse…

Observateur invité par Le Devoir, M. Khadir déclarait mardi que Québec solidaire devrait se concentrer sur un nombre limité de circonscriptions où ses chances de l’emporter sont réelles, plutôt que de « s’éparpiller » aux quatre coins du Québec.

Gabriel Nadeau-Dubois a présenté cette divergence de vues comme une nouvelle version de la querelle séculaire des Anciens et des Modernes. Au-delà de ce qui peut apparaître comme un simple différend sur la meilleure stratégie électorale, c’est néanmoins la nature même de QS qui est en cause.

« Québec solidaire est un mouvement, ce n’est pas seulement des députés, ce sont des Québécois et Québécoises qui rompent avec la vieille politique, et ça, tu ne fais pas ça dans une poignée de circonscriptions », a déclaré Manon Massé, selon laquelle son ex-collègue n’est pas conscient de l’ampleur de l’accueil réservé à la tournée de QS.

À l’approche pragmatique d’Amir Khadir s’oppose une vision plus romantique, qui mise plutôt sur l’élan du coeur que le projet de société proposé par QS provoquerait dans l’ensemble du Québec.

Il ne fait aucun doute que M. Khadir adhère personnellement à ce projet, mais il craint manifestement qu’à vouloir trop embrasser, QS n’arrive qu’à mal étreindre.

Les années qu’il a passées à l’Assemblée nationale lui ont également fait réaliser que notre système parlementaire conditionne largement la capacité d’un parti de changer les choses au nombre de députés qu’il fait élire. Dans l’éventualité d’un gouvernement minoritaire, cela pourrait d’ailleurs changer complètement la situation.

   

M. Khadir a déjà eu l’occasion de constater que le pragmatisme, avec le lot de compromis qu’il implique, cohabite mal avec l’idéalisme qui anime les militants de QS. Lors du débat sur l’opportunité de conclure un pacte électoral avec le PQ, au printemps 2017, il avait mal mesuré l’aversion que leur inspirait la perspective d’un rapprochement.

Il avait calculé qu’une alliance avec le PQ dans trente circonscriptions pourrait permettre à QS de faire élire jusqu’à treize députés, dont quatre à l’extérieur de Montréal. Les délégués au congrès de QS n’ont même pas voulu en entendre parler. Les péquistes étaient des mécréants, point à la ligne. M. Khadir l’a tout de suite compris et n’a pas insisté.

La question de l’éparpillement des efforts de QS n’en demeure pas moins d’actualité. Malgré le bel autobus que le parti a maintenant les moyens de s’offrir et l’affection que suscite Mme Massé, miser sur une quelconque vague paraît bien hasardeux.

Avec un mode de scrutin proportionnel, qui ferait en sorte que la représentation d’un parti à l’Assemblée nationale reflète le pourcentage du vote qu’il a obtenu dans l’ensemble du Québec, la campagne tous azimuts menée par QS serait pleinement justifiée.

Certes, même si la récolte de circonscriptions est décevante, tout ne sera pas perdu, dans la mesure où le financement public dont bénéficiera QS sera déterminé par le total des votes qu’il obtiendra, peu importe où, mais le système uninominal à un tour n’en provoque pas moins un « gaspillage » de voix dont QS risque de faire les frais si ses énergies sont trop dispersées.

   

Il faut reconnaître à QS d’avoir fait un réel effort pour rendre ses propositions plus concrètes aux yeux du commun des mortels, sans nécessairement réussir à le convaincre qu’elles sont réalisables. Et Manon Massé a sur ses adversaires le grand avantage que personne ne doute de sa sincérité, même si seulement 5 % des électeurs voient en elle la plus apte à occuper le poste de premier ministre.

D’une élection à l’autre, QS a cependant la mauvaise habitude d’obtenir des résultats inférieurs aux intentions de vote que les sondages lui accordent entre les élections. Il n’y a que 2 % des Québécois et 6 % des électeurs solidaires qui croient à une victoire de QS. Même dans une élection où il est difficile de déterminer un enjeu central, la peur de « perdre son vote » demeure un handicap pour QS.

Entre les 15 % dont le créditent ces jours-ci les coups de sonde quotidiens de Mainstreet, ce qui ramènerait QS au niveau où l’avait propulsé l’entrée en scène de Gabriel Nadeau-Dubois, et les 8 % que lui accordait le récent sondage Léger-Le Devoir, l’écart est considérable.

Si QS obtenait 15 % du vote le 1er octobre, un « scénario Cendrillon » impliquant un effondrement du vote péquiste pourrait lui faire remporter jusqu’à treize sièges et réaliser une percée importante hors de l’île de Montréal, a calculé Bryan Breguet, du site Too Close To Call. Le choix de l’éparpillement apparaît alors comme un véritable éclair de génie.

Même en politique, il peut arriver que les contes de fées deviennent réalité, mais cela demeure plutôt rare.

43 commentaires
  • Gilles Bonin - Abonné 6 septembre 2018 01 h 14

    Oh! combien

    voudraient chez QS que sa campagne tout azimuth et milliardaire de promesses toutes plus «pétées» et radicales les unes que les autres se matérialise en votes et sièges... Grand bien leur fasse, mais en effet ce serait très surprenant que le pogo magique se révèle autre chose qu'un délire féérique. Mais QS aura largement gagné et le pogo magique aura fait son grand oeuvre en permettant de réduire le PQ à sa plus simple expression - avec bien sûr la collaboration active du sens auto-destructeur péquiste. Quant à la souveraineté, bof! l'Histoire est remplie de peuples qui se sont dit non ou se sont «naturellement» fondu à d'autre peuple et culture...

  • Diane Gélinas - Abonnée 6 septembre 2018 02 h 25

    Payer l'autobus de campagne et les frais de transport

    "Certes, même si la récolte de circonscriptions est décevante, tout ne sera pas perdu, dans la mesure où le financement public dont bénéficiera QS sera déterminé par le total des votes qu’il obtiendra, peu importe où..." Michel David

    Monsieur Khadir, dans son idéalisme, oublie que cette tournée n'a pour but que de ramasser le plus grand nombre de voter 'perdants' pour assurer que la collecte du financement public soit le plus élevée possible. La prétendue pureté idéologique de la tournée québécoise de QS ne se résume au fond qu'à une vile question d'argent, quoi qu'on en dise.

    Les 87% de membres et sympathisants frustrés par le refus de Québec Solidaire de choisir le parti avant la nation auront l'occasion de lui faire savoir leur désapprobation en votant massivement pour le Parti Québécois, seul parti indépendantiste (ne pas confondre avec 'référendiste') qui peut prétendre gouverner le Québec (en non l'administrer : le Québec n'est pas une entreprise à but lucratif) en tenant compte du bien commun et des intérêts des Québécois et pour ce faire, en proposant un projet de société emballant et à dimension humaine.

    • Christian Montmarquette - Abonné 6 septembre 2018 14 h 20

      @ Diane Gélinas,

      Je ne vois pas en quoi Québec solidaire aurait frustré des indépendantistes, alors que le PQ n'aura pas eu de référendum au programme durant 27 ans jusqu'en 2022, et que justement, l'indépendance est clairement au programme de Québec solidaire?

      D'autant plus quand on sait que le Canada tente de nous imposer sans cesse son économie pétrolière, sans compter l'entente problématique de l'ALENA qu'il est en train ne négocier.

      À mon avis, comme de celui de beaucoup d'autres, c'est justement le mise au rancart de la question nationale pour des votes qui a fait perdre au PQ sa base électorale, et conséquemment, un nécessaire rapport de force pour contrer les politiques fédérales néfastes pour le Québec.

      Christian Montmarquette

    • Pierre R. Gascon - Abonné 6 septembre 2018 16 h 20

      Le peuple est attentif et les 18-35 ne se laisseront pas berner par des promesses irréalistes et irréalisables de QS.

      Aussi, les 18-35 compendront que la peur susciter par le premier ministre n'est qu'un épouvantall de moneaux porvenant de quelqu'un qui effraie sans raison.

    • Christian Montmarquette - Abonné 6 septembre 2018 17 h 07

      @ Pierre R. Gascon

      "les 18-35 ne se laisseront pas berner par des promesses irréalistes et irréalisables de QS." - Pierre R. Gascon

      « L'utopie n'est pas l'irréalisable, mais l'irréalisé », écrivait le célèbre scientifique naturaliste, Théodore Morneau.

      D'ailleurs,

      - Qu'est-ce qu'il y a de si irréaliste dans les engagements de Québec solidaire qui vont comme suit :

      Salaire minimum à 15$ de l’heure; un système de pension étatique universel; un revenu minimum garanti; une assurance dentaire pour tout le monde; la réduction de 50% des coûts de transport en commun; la création de Pharma-Québec; le refinancement adéquat des CLSC 24h par jour, 7 jours sur 7; réduction de 12% du salaire des médecins pour atteindre la parité avec l’Ontario; 5% du budget de la santé consacré à la prévention; abolition de l’incorporation des médecins les empêchant ainsi de contourner l’impôt; ratio de 1/30 entre la plus haute et la plus basse rémunération des entreprises recevant de l'aide de l'État; la création d'une banque nationale du Québec; la juste imposition des entreprises; l’augmentation des redevances minières, de l'eau et des ressources naturelles; La mise sur pied de Réseau Québec pour un service internet 30% moins cher sur tout le territoire du Québec; l’abolition du financement des écoles privées par le système public; la gratuité scolaire des CPE à l'université; la rémunération des stages des étudiants; le retour de la taxe de 0.8% sur les profits des banques et des institutions financières retirée par Jean Charest; l’adoption d’un mode de scrutin proportionnel; la parité hommes-femmes au Conseil des ministres; l’ajout de nouveaux paliers d’impositions; l'installation d'une Assemblée constituante non partisane; l’adoption d'une Constitution du Québec et un référendum sur l’indépendance du Québec.

      Et si jamais vous me répondez, (ce dont je doute).

      - Veuillez être explicite, et nous expliquer pourquoi ces engagements seraient si irréalistes.

      Merci.

    • Christian Montmarquette - Abonné 6 septembre 2018 18 h 14

      @ Pierre R. Gascon,

      "Les 18-35 ne se laisseront pas berner par des promesses irréalistes et irréalisables de QS." - Pierre R. Gascon

      Je viens justement de faire une recherche, et le « Baromètre Élections 2018» du 1er septembre dernier, indique que Québec solidaire reçoit plus de 30,4% du vote des 18-34 ans.

      Il faut croire que ces jeunes ne sont pas d'accord avec votre assertion.

      Merci d'en prendre note.

    • Christian Montmarquette - Abonné 7 septembre 2018 06 h 12

      Correction.

      Ce n'est pas Théodore "Morneau", mais Théodore "Monod".

      Désolé pour la méprise.

    • Pierre R. Gascon - Abonné 7 septembre 2018 14 h 16

      Monsieur Montmarquette, je ne suis pas seul à parler un point de vue sur des projets irréalistes, votre nomenclature ne me fais pas vibrer;

      Cependants, je souscrits au point de vue de Genevière Tremblay, publié dans le courrier électoral ... entre autres folies douces, sous le titre suivant:

      LE CHIFFRE

      25 milliards

      Voilà ce que coûterait, à terme (en 2030), le «Grand Montréal Express». Non, ceci n'est pas un nouveau film de Wes Anderson, mais bien le nom de l'«ambitieux» (disons même plus: très ambitieux) plan de mobilité présenté par Québec solidaire aujourd'hui. Entre autres folies douces, celle-ci: le rachat à la Caisse de dépôt et placement, pour 6 milliards, du Réseau express métropolitain (REM) — un projet que rejetait pourtant le parti, et plutôt vivement, l'an dernier. «Le transport collectif, ça relève d’une responsabilité collective, a fait valoir Manon Massé. Et c’est pour ça qu’on va le ramener dans le giron public comme les métros et les autobus.» Aussi dans la mire des solidaires? Le métro de Montréal, qui gagnerait 38 stations — incluant la ligne rose de Valérie Plante — d'ici 2030, de même que les périphéries et autres banlieues, dont le service de transport collectif serait peu à peu rehaussé. Bref, «think big!», comme disait l'autre.

    • Christian Montmarquette - Abonné 7 septembre 2018 17 h 26

      - Pierre R. Gascon,

      "Je ne suis pas seul à parler un point de vue sur des projets irréalistes... LE CHIFFRE 25 milliards." - Pierre R. Gascon

      Plusieurs (et même certains journalistes) mêlent les dépenses d'opération et les dépenses d’investissements. Jacques Parizeau lui-même s'insurgeait contre ce types d'analyse qui ont pour effet de noircir injustement le tableau.

      Québec solidaire a fait connaître la source et les montants des ses revenus fiscaux et autres pour payer épicerie et non les revenus d'emprunts couramment utilisés pour financer les immobilisations

      Tous les projets d'infrastructures au Québec sont financés par les dépenses d'investissement. Les autoroutes, hôpitaux, écoles, etc.

      Les premières sont le «budget courant» de l’État, où Québec solidaire atteint 12,9 milliards de revenus supplémentaires à la quatrième année du mandat. Les secondes sont financées par les emprunts que nous remboursons sur le plus long termes pour des immobilisations et infrastructures majeures comme l'ajout de stations de métro.

      Les investissements en transport en commun vont générer plus de retombés que ce qu’ils vont coûter et cela va aussi se répercuter sur le revenu des gouvernements, tout en favorisant une croissance qui réduit les émissions de GES.

      - CQFD

      Christian Montmarquette

    • Christian Montmarquette - Abonné 7 septembre 2018 17 h 31

      Corrigé.

      À Pierre R. Gascon,

      "Je ne suis pas seul à parler un point de vue sur des projets irréalistes... LE CHIFFRE 25 milliards." - Pierre R. Gascon

      Plusieurs (et même certains journalistes) mêlent les dépenses d'opération et les dépenses d’investissements. Jacques Parizeau lui-même s'insurgeait contre ce types d'analyses qui ont pour effet de noircir inutilement le tableau.

      Québec solidaire a fait connaître la source et les montants des ses revenus fiscaux et autres pour payer l'épicerie et non les revenus d'emprunts couramment utilisés pour financer les immobilisations.

      Tous les projets d'infrastructures au Québec sont financés par les dépenses d'investissement. Les autoroutes, les hôpitaux, les écoles, etc.

      Les premières sont le «budget courant» de l’État, où Québec solidaire atteint 12,9 milliards de revenus supplémentaires à la quatrième année du mandat. Les secondes sont financées par les emprunts que nous remboursons sur le plus long termes pour des immobilisations et infrastructures majeures comme l'ajout de stations de métro.

      Les investissements en transport en commun vont générer plus de retombés que ce qu’ils vont coûter et cela va aussi se répercuter sur le revenu des gouvernements, tout en favorisant une croissance qui réduit les émissions de GES.

      - CQFD

      Christian Montmarquette

  • Nadia Alexan - Abonnée 6 septembre 2018 04 h 16

    C'est dommage que l'on ait raté une occasion en or!

    Il n'y a pas de doute qu'en matière de politique favorable aux citoyens/citoyennes Québec solidaire mérite d'être élu et de former un gouvernement pour le peuple par le peuple. Par contre, je suis déçue par la décision de ses membres d'avoir rejeté la main tendue du Parti Québécois de se joindre stratégiquement pour les élections. C'est dommage que l'on ait raté une occasion en or de former un gouvernement de gauche, déterminé à faire des changements majeurs pour le bien commun.

  • Gilles Bonin - Abonné 6 septembre 2018 04 h 34

    Ajout à mon commentaire

    plus haut (si publié). Et voilà: paf! le pogo magique a encore récidivé. Sur les 33 milliards promis en 2 semaines par les partis, la bienveillante et richissime go-gauche en fait miroiter 19. Plus seulement congelé le pogo, il se couvre de givre miraculeux... bah! au fond pas de problème: les riches vont payer et avec QS puisque vous êtes riches avec 97 000 $ (si je ne me trompe) préparez les festivités la barre de la richesse va passer à quo,? 65, 70 000?

    • Christian Montmarquette - Abonné 6 septembre 2018 14 h 08

      À Gilles Bonin,

      Ce n'est pas 33 milliards, mais 12 milliards d'engagements que Québec solidaire a avancés.

      12 milliards financés dans un budget équilibré déjà sorti publiquement où il prend l'argent dans les poches des banques, des multinationales, des 97,000$ et plus par année. Et par l'augmentation des redevances sur les ressources naturelles, la création de nouvelles sociétés d'État comme Pharma-Québec et une banque nationale d'État etc.

      Christian Montmarquette

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 7 septembre 2018 08 h 16

      Ce dont il faut convaincre, monsieur Montmarquette, ce n'est pas que cet argent existe, mais qu'on pourrait le prélever sans entraîner des effets adverses. Les trois gros partis partent tous avec la prémisse que la fiscalité québécoise est à peu près optimale. À cela on ne peut se contenter de répondre qu'il serait plus moral de faire autrement comme si QS se distinguait essentiellement des autres par une hauteur de vues qu'on sera bien prêt à lui concéder la main sur le coeur, mais pas son vote si elle ne s'accompagne pas d'une démonstration de faisabilité rigoureuse. Si QS se voit lui-même comme aspirant au «pouvoir», il doit un peu remballer la posture vertueuse et s'astreindre à convaincre ceux qui ne voteront pour lui que sur la fois de justifications pragmatiques. C'est un peu salissant, certes, mais plus «populaire» vraiment.

    • Christian Montmarquette - Abonné 7 septembre 2018 09 h 19

      À Richard Maltais Desjardins,

      "Ce dont il faut convaincre, monsieur Montmarquette, ce n'est pas que cet argent existe, mais qu'on pourrait le prélever sans entraîner des effets adverses." - Richard Maltais Desjardins

      C'est étrange comme personne ne questionne les effets adverses majeurs et ce, autant sur la population que sur l'économie, du fait que le Québec accorde plus de subventions aux entreprises que l'ensemble des provinces canadiennes réunies, soit, plus de 6 milliards par année. Ou que la pauvreté engendre plus de 17 milliards de dépenses par année au Trésors public. Ou encore, que que les gains de capitaux ne soient imposés qu'à 50%; qu'il n'y a que trois pallier d'impositions au Québec; que le salaire minimum à 14$ de l'heure n'a eu aucun effet négatif en Ontario; que la création de nouvelles sociétés d'État comme Pharma-Québec ou un banque nationale d'État rapporterait des milliards par année etc, etc etc..

      Tous les argumentaires pour soutenir ses projets sont construits depuis des années à Québec solidaire. Et non seulement de nombreux ont déjà été rendus dans les multiples conférences de presse diffusées par Québec solidaire, mais suis convaincus qu'ils ne manqueront pas de ressortir lors du débats des chefs du 13 septembre prochain.

      Christian Montmarquette

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 7 septembre 2018 12 h 38

      En réalité, il y a comme une sorte de fatalisme à deux lames. Un qui adhère sans examen à l'idée que l'État québécois fait pour le mieux, un qui adhère sans examen à l'idée que le Gouvernement est corrompu. Sans examen, l'une ne vaut pas mieux que l'autre. C'est pourquoi je crois qu'il faut convaincre, ce qui demande de mettre de côté les certitudes reçues.

  • Gilles Bousquet - Abonné 6 septembre 2018 07 h 25

    La balançoire PQ-Québec solidaire

    Quand Québec solidaire monte, le PQ descend et vice versa.

    • Jean Jacques Roy - Abonné 6 septembre 2018 22 h 24

      Monsieur Bouquet, vous devez mieux regarder la balançoire des sondages. La descente et maintenant les oscillations de la balance du côté péquiste corresponde à la montée des caquistes... Et comme c’est le cas cette semaine, si la Caq oscille vers le bas ce sont les libéraux et en parti le PQ qui remonte un peu.