Coup de coeur et coup de gueule sur la Croisette

Coup de coeur

Photo: Laurent Emmanuel Agence France-Presse


Jafar Panahi. Absent de la Croisette, bien entendu, le cinéaste iranien qui tourne ses films sous le manteau, sans avoir le droit en principe de faire du cinéma ni d’en témoigner sur les tribunes internationales où on lui déroule le tapis rouge. En ces temps de revendications #MeToo, il soutient les femmes depuis longtemps, elles qui ont la vie si difficile en Iran. Son film 3 visages témoigne de trois générations d’actrices, dont la plus vieille est une paria au village, sa cadette une vedette à Téhéran et la plus jeune une rebelle qui ne brûle que de s’évader du bled pour faire du cinéma.

Coup de gueule

Photo: Eric Feferberg Agence France-Presse

L’attentat au couteau de Paris dimanche avec un mort et quatre blessés sous le cri de « Allah Akbar ». Bien sûr qu’il endeuille la Croisette aussi. Le tout-Paris cinéphile est à Cannes. En cette édition très politique, le réel vient se rappeler aux consciences de tous. À pleins films, à pleines tragédies. Mais chacun est pris aussi dans son tourbillon festivalier, et j’ai peur que l’horreur ne se banalise.