Coup de cœur et coup de gueule sur la Croisette

Coup de cœur

Image: Capture d'écran

Cinquante ans après Mai 68, l’esprit contestataire n’est pas mort à Cannes. Mais il survit aussi grâce à deux pigistes new-yorkais couvrant le festival depuis quatre ans, qui protestent contre le système de caste qui sévit ici. Les journalistes ont des privilèges ou pas selon la couleur de la carte qui leur est assignée. Je suis en haut de la pile avec ma blanche, mais les bleus se tapent la longue attente sous le soleil et, lors des projections les plus courues, ne trouvent pas de sièges, surtout dans les petites salles. Ils affichent leur frustration et leur humiliation dans une pétition en ligne et un court métrage, The Color of Cannes. Les mêmes droits pour tous ! Allez, on les appuie.

Coup de gueule

Photo: Laurent Emmanuel Agence France-Presse

La chaise vide du cinéaste russe Kirill Serebrennikov, en conférence de presse et à la projection officielle de son film Leto (L’été), qui rend hommage à une figure du rock alternatif. Arrêté lors du tournage de Leto, il est interdit de voyage et doit demeurer dans un appartement moscovite. Renommé pour sa liberté créatrice, il est d’abord un homme de théâtre et de ballet, directeur artistique du Théâtre Gogol, accusé abusivement de détournement de fonds publics par l’État et défendu par les artistes et tous les esprits libéraux au pays de Poutine.

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