L’indigné

Gabriel Nadeau-Dubois a dit tout haut ce que plusieurs pensaient en déclarant qu’il n’avait pas cru Vincent Marissal si proche de Québec solidaire sur les plans idéologique et politique.

On ne devrait pas se surprendre que l’ancien chroniqueur ait mis une sourdine à ses convictions souverainistes durant ses années à La Presse, mais il avait également réussi de façon remarquable à contenir cette « profonde indignation » qu’il dit aujourd’hui ressentir. Comme il l’a lui-même expliqué, il ne faisait pas le même métier à l’époque. Cela n’interdit cependant pas une occasionnelle saute d’humeur.

Il s’est bien gardé de faire une profession de foi dans le programme économique de QS, notamment quand il y est question de nationalisations. « Est-ce qu’on peut au moins débattre de ces choses ? » a-t-il simplement demandé. Le nouveau métier commence déjà à rentrer.

Personnellement, j’ai été moins surpris de le voir opter pour QS que de faire le choix de la politique active. Quand le jeune journaliste du Soleil avait été nommé correspondant à l’Assemblée nationale, peu avant l’élection de 1994, j’avais été étonné de l’entendre dire qu’il n‘avait jamais vu la nécessité d’aller voter.

Il est heureux que les nombreuses années qu’il a consacrées à l’observation de la faune politique, à Québec comme à Ottawa, l’aient convaincu que ces gens-là pouvaient faire oeuvre utile. En règle générale, c’est l’idéalisme qui fait place au cynisme et non l’inverse.


 

Comme tous les anciens journalistes qui ont suivi le même itinéraire, M. Marissal a pu voir avant de s’y engager à quel point la vie politique peut être exigeante, pour ne pas dire exténuante. Plonger en connaissance de cause témoigne indéniablement d’un certain courage.

Il est vrai qu’en se présentant sous les couleurs de QS, ses chances d’accéder un jour au Conseil des ministres sont très minces. En revanche, celles de siéger à l’Assemblée nationale sont bien réelles. Même s’il l’avait voulu, le PQ aurait été actuellement incapable de lui offrir une circonscription « prenable » dans la région de Montréal. La lutte qui se déroule dans Pointe-aux-Trembles témoigne de leur rareté.

M. Marissal assure ne pas avoir amorcé de discussions avec le Parti libéral du Canada, mais il avait quand même écouté ce qu’on avait à lui dire. Le PLC devra compenser au Québec les circonscriptions qu’il risque de perdre ailleurs au pays et un candidat de son calibre pourrait raisonnablement espérer accéder au cabinet. Outremont est cependant une circonscription convoitée. Yolande James pourrait témoigner qu’il ne faut pas tenir une investiture pour acquise, même quand on a la faveur de Justin Trudeau.

QS n’est sans doute pas le meilleur endroit pour celui qui rêve d’une limousine, mais un indigné peut y éviter l’inconfort des compromis idéologiques et des demi-vérités qu’implique l’exercice du pouvoir.


 

Depuis sa création, QS a toujours récusé l’accusation de diviser le vote souverainiste et progressiste au profit du PLQ. Il est vrai qu’il y a là une part de sophisme, dans la mesure où le propre d’une élection est précisément de diviser le vote. Il n’en demeure pas moins que l’essentiel des gains que QS pourra faire dans Rosemont sera le résultat d’un transfert de voix péquistes.

Cela n’a rien de nouveau : les trois circonscriptions que détient présentement QS sont toutes des anciens châteaux forts péquistes, et une autre, Hochelaga-Maisonneuve, est dans sa mire. Que Rosemont soit représentée par Jean-François Lisée n’est cependant pas anodin. Des chefs péquistes ont déjà été battus par des libéraux et vice-versa, mais une défaite de M. Lisée aux mains d’un candidat solidaire serait un puissant symbole de fin d’époque.

Si le PQ perd Rosemont, il y a de fortes chances qu’Hochelaga-Maisonneuve tombe aussi. De son côté, la CAQ croit être en mesure de prendre Pointe-aux-Trembles, et peut-être même Bourget. La possibilité que le PQ soit chassé de l’île de Montréal le 1er octobre prochain ne peut pas être écartée.

Un chef de parti a déjà suffisamment de chats à fouetter durant une campagne électorale sans avoir à se préoccuper de sa propre réélection, mais il est clair que M. Lisée devra avoir un oeil attentif sur Rosemont où, à n’en pas douter, la lutte sera rude.

Invité à dire s’il aurait voté pour ou contre une alliance avec le PQ lors du congrès solidaire de l’an dernier, M. Marissal a qualifié la question d’hypothétique, mais il s’est empressé d’ajouter qu’il comprenait très bien les militants de QS d’avoir réagi par la négative aux « dérives identitaires » du PQ. Lui-même n’a pas aimé « certaines déclarations » de celui qui est maintenant son adversaire. Il est permis de penser qu’il se fera un devoir de les rappeler durant la campagne.

61 commentaires
  • Nadia Alexan - Abonnée 4 avril 2018 01 h 18

    L'état lamentable de notre démocratie mérite notre indignation!

    Je ne comprends pas votre incompréhension du fait qu'un journaliste puisse être indigné en constatant l'état lamentable de notre démocratie. Vous semblez déplorer les nationalisations de nos ressources envisagées par Québec Solidaire. Les minières et les pétrolières qui exploitent nos ressources sans payer leur juste part de redevances. Les multinationales qui cachent leurs profits dans les paradis fiscaux pour ne pas payer leur juste part d'impôt. L'état lamentable de nos écoles et nos hôpitaux. La fiscalité qui privilégie les mieux nantis avec des échappatoires fiscales et des subventions éternelles. Le pillage et le saccage de nos ressources qui réduisent les êtres humains et l'environnement à une commodité à vendre sur le marché. Les malades mentaux et les personnes atteintes de l'autisme laissées à leur sort. La corruption et la collusion de nos gouvernements avec l'oligarchie. Comment ne pas être indigné face à l'état pitoyable de notre démocratie?

    • Colette Pagé - Inscrite 4 avril 2018 09 h 32

      Un mot pour vous dire qu'à chacune de vos interventions j'éprouve beaucoup de plaisir à vous lire. Des commentaires intelligents qui découlent sans nulle doute sur un engagement citoyen en faveur d'une plus grande égalité, un meilleur partage des richeses et surtout sur une société plus juste et égalitaire.

    • Christiane Gervais - Abonnée 4 avril 2018 09 h 54

      L'étonnement de plusieurs Québécois ne vient pas du constat d'indignité dans lequel est plongé le Québec, mais de l'étonnant état d'indignation de Marissal qui a toujours commenté avec assez de complaisance les mesures adoptées par Libéraux. Ses chroniques et commentaires, entre autres chez Bazzo, en font foi.

    • Claude Bariteau - Abonné 4 avril 2018 10 h 05

      Mme Alexan, l'indigantion ça se dit.

      Or, l’arrivée de M. Marissal chez QS se fonde sur son indignation refoulée à La Presse et ses échanges avec GND, disciple de Bernie Sanders.

      Auteur de Our Revolution : A future to Believe in, M. Sanders fut candidat aux primaires démocrates. S’estimant battu après que Mme Clinton ait mis un peu d’eau dans son vin, il propose des réformes et déclare son intention de l’appuyer pour battre Donald Trump. Clinton ayant revu son programme, il s’y rallie.

      Rien de tel chez Marissal. Il se moule au programme de QS. Si son approche économique l’irrite, il en fait une base de discussion. Pour lui, l’essentiel serait l’éducation gratuite et la hausse du salaire minimum.

      Il y a plus. Dans ses propos, Marissal ne fait pas écho au contrôle citoyen du pouvoir, une idée maitresse chez Sanders. Il charge plutôt l’approche « citoyenne » du PQ l’estimant à juste titre crypto-identitaire et ne dit mot de celle de QS qui prône le pouvoir des classes populaires, le complément à l'approche économique de ce parti, qui est la version « classe » à la convergence autour d’un groupe porteur au PQ.

      M. Sanders n’est ni « crypto-identitaire » ni « socialiste à la manière QS ». Adepte des vues sociales-démocrates des pays scandinaves, il est promeut le pouvoir des citoyen/ne/s à l'encontre des détenteurs du capital et de l’establishment politique.

      Par ailleurs, si QS se dit pro-indépendantiste, Marrisal s’affiche « souverainiste », concept utilisé en 1980 et 1995, qui exprime la façon québécoise d’être canadien. Et, à la manière PLQ, il adopte le multiculturalisme, une vision plaquée sur la réalité québécoise qui fait l’économie d’un projet de « vivre ensemble » défini par les futur/e/s citoyen/ne/s du pays du Québec.

      En cela, M. Marissal est porteur d’une vision canadienne du Québec. Elle explique ses charges sur un parti, le PQ, qui entend sortir le Canada du Québec, car elle invite, comme celle de QS, à composer avec le Canada.

    • Benoit Toupin - Abonné 4 avril 2018 14 h 58

      L'indignation est une réaction facile et peu engageante si on ne passe pas à l'étape du plan d'action. Et quand je dis plan d'action, j'ose espérer qu'un minimum de réalisme, de sens pratique et d'urgence s'impose. Il faut aussi, j'imagine des convictions franches.

      L'indignation permet toute les critiques, la distribution de tous les qualificatifs et le discrédit mais, à lui seul, elle change bien peu de chose.

      Le départ de Monsieur Marissal en politique, précédé d'un magasinage fouineur et dispersé idéologiquement, est peu convaincant sur le plan des convictions; convictions confirmées une fois le magasinage complété...

      Le programme de QS qu'il avoue implicitement discutable, il s'en accommode, mais il aura à en defendre le réalisme et la faisabilité. Vouloir une société plus juste et égalitaire, c'est facile à dire quand le pouvoir est hors de portée mais ceux qui ont le mieux réussi par des politiques audacieuses, et il y en à eu de fort belles au Québec, n'étaient pas dans l'indignation, mais dans le constat et la créativité.

    • Nadia Alexan - Abonnée 4 avril 2018 20 h 48

      À monsieur Claude Gélinas: merci beaucoup pour votre gentillesse. C'était Mark Twain qui disait: "Je pourrais vivre pour trois mois suite à un compliment!" Merci.

  • Christian Montmarquette - Abonné 4 avril 2018 01 h 53

    QS présente des candidats dans toutes les circonsciptions du Québec et pas seulement dans des châteaux forts péquistes

    ...et ce n’est donc pas QS qui divise le vote du PQ, mais les élcteurs et les électrices qui font leur choix. - Allez-vous aussi reprocher aux électeurs de voter librement selon leur conscience? Ceux et celles qui pensent comme ça ne sont pas des démocrates. Désolé.

    • Jean-François Trottier - Abonné 4 avril 2018 08 h 19

      Ceci serait vrai si QS ne jouissait pas comme par hasard de dizaines de nouveaux travailleurs d'élection juste au bon moment dans les comtés où la division du vote peut avantager un Libéral.

      Puisque que QS a une si "belle morale", je souhaite que ses candidats fassent la preuve que ces travailleurs ne sont pas payés en sous-main par une certaine caisse occulte très bien fournie merci.

      Vous parlez plus haut de l'état lamentable de notre démocratie... En effet. Par son silence et pour quelques votes QS participe au massacre à plein en compagnie de son allié "objectif", de moins en moins objectif quand les élections approchent.

      Vous excellez pour nommer tout ce qui va mal, et surtout d'un seul trait pour bien montrer qu'il nous faut un Messie qui nous sauvera. Ledit Messis doit évidemment prendre des mesures "vigoureuses", n'est-ce pas ? Ouan.

      Vous faites du Chavisme et rien d'autre. Chavez, vous connaissez ?

      Sachez une bonne fois pour toutes que la social-démocratie utilise le capital et fonctionne en conséquence. Vous ne savez que condamner le capital sans mesurer lesmoyens a utiliser, dans une belle pensée toute judéo-chrétienne, faite de péchés et de méchants.
      Ce discours puéri est terriblement éloigné,autant que leprogramme de QS, de la social-démocratie.

      On va se passer de vos généralisations indues du genre "toutes les circonscriptions...", merci.

    • Colette Pagé - Inscrite 4 avril 2018 09 h 35

      Cher Monsieur Montmarquette, entre nous, n'aurait-il pas été approprié que pour un chef du PQ, un parti frère, que QS auraiit pu ne pas présenter de candidat. Mais donnant donnant, en s'assurant que pour l'un ou l'autre des co-paroles le PQ en fasse autant. Entre partis souverainsites, une telle entente n'aurait rien eu de surprenant.

    • Raymond Labelle - Abonné 4 avril 2018 11 h 36

      M. Marissal était un candidat inattendu, même pour QS. Un candidat connu et crédible. Et il est établi dans Rosemont - c'est là qu'il vit depuis de nombreuses années. Et Rosemont est un des 7-8 comtés peut-être prenables par QS pour les prochaines élections. M. Marissal se serait sans doute présenté dans Rosemont même si son député actuel n'avait pas été le chef du PQ. Que JFL en soit le député est une malheureuse coïncidence, mais il ne faut pas le prendre trop "personnel".

      Vous savez, un des buts (ça ne devrait pas être le seul, voire pas nécessairement le premier) but de l'exercice pour un parti politique est d'avoir le plus de député.es possible - ce qui implique nécessairement défaire d'autres candidat.es de d'autres partis. C'est cruel mais bien difficile à éviter dans un tel contexte.

      De toute façon, en bout de ligne, ce sont les personnes qui votent qui choisissent - personne ne devrait s'opposer à ça.

    • Louise Collette - Abonnée 4 avril 2018 12 h 35

      Merci Monsieur Trottier.

    • Christian Montmarquette - Abonné 4 avril 2018 17 h 32

      À Jean-François Trottier,

      « Ceci serait vrai si QS ne jouissait pas comme par hasard de dizaines de nouveaux travailleurs d'élection juste au bon moment dans les comtés où la division du vote peut avantager un Libéral » -Jean-François Trottier


      — Avez-vous l’ombre d’une preuve des propos farfelus que vous avancez?

      Tous les sondages indiquent que le PQ et QS sont au coude à coude depuis des mois dans Rosemont et ce, avant même que Marissal ne se lance en polique et que la campagne ne soit amorcéę.


      Christian Montmarquette

    • Raymond Labelle - Abonné 4 avril 2018 21 h 23

      "Tous les sondages indiquent que le PQ et QS sont au coude à coude" et que le PLQ et la CAQ n'en sont pas assez proches pour espérer remporter Rosemont.

    • Raymond Labelle - Abonné 5 avril 2018 11 h 00

      Je dois m'auto-corriger. Le PLQ n'est pas très loin derrière PQ et QS, en tout cas d'après cette projection de M. Philippe J. Fournier, professeur de physique et d'astronomie au Cégep de Saint-Laurent à Montréal, qui a été faite le 8 mars 2018, soit avant l'annonce de la candidature de M. Marissal. Voir ici: http://qc125.com/circ/circ-rosemont.htm

      Bien sûr, la moyenne des marges y estimées accordent 27,6% au PQ, 24% à QS et 23,9% au PLQ. Même la CAQ n'est pas si loin avec 21,7%. Probabilité d'élection dans ce comté: PQ 68%, QS 16% et PLQ 13%. Encore une fois, avant l'annonce de l'élection de M. Marissal et en se servant des sondages les plus près du 8 mars. D'ici octobre, beaucoup d'eau peut couler sous les ponts.

      Je n'ai pas accès au simulateur de Too close to call. Si quelqu'un pouvait entrer les chiffres du dernier sondage pan-québécois dans le simulateur et nous dire ce que ça donne pour Rosemont... Ici pour le simulateur: http://www.tooclosetocall.ca/p/simulateur-pour-le-

      Les derniers chiffres de Léger après répartition à l'échelle du Québec (sondage publié le 2 mars 2018, fait entre le 26 février et le 1er mars - http://leger360.com/admin/upload/publi_pdf/Rapport ):
      37% CAQ, 26% PLQ, 22% PQ, 9% QS, PVQ 1%, PCQ2%, NPDQ 2%.

    • Raymond Labelle - Abonné 5 avril 2018 12 h 47

      Oups, lapsus, "élection de M. Marissal" devrait être remplacé par candidature à l'investiture de QS.

  • Serge Pelletier - Abonné 4 avril 2018 04 h 06

    Ouais, pis!

    Il est malheureux qu’il se présente dans Rosemont, cela ne donnera pas de grandes choses positives : chicanes et colportages en tous genres entre lui et Lisée. Tous deux récents en politique active.

    Par ailleurs la population est tannée, pour ne pas dire écoeurée, des politiciens professionnels et de leur appareil débordant d’oligarques obséquieux envers eux, et irrévencieux envers la population locale… Des exemples foisonnent. Prenez Hochelaga-Maisonneuve, la député actuelle a été la favorite de Louise Harel pendant des décennies… et quand Harel s’est retirée, et bien coucou, elle a pris la place… Le même phénomène dans Duplessis… Richard (PQ) est là depuis plus de 25 ans… après avoir été longtemps au « bureau » du député péquiste.

    Dans Hochelaga-Maisonneuve, lors des dernières élections provinciales, la péquiste Poirier a vu se rétrécir comme peau de chagrin les appuis de population, et QS est passé à deux doigts de remporter le vote… Pour Duplessis, les chances de Bernard « Rambo » Gauthier (ex-candidat indépendant, mais qui ne se présentera finalement pas) faisait frémir de terreur la députée péquiste…

    J.-F. Lisée aurait, s’il avait visionnaire un tant soit peu, proposer (ordonner) la mise à la retraite de Poirier et Richard… J.F. Lisée n’a pas saisi l’occasion de renouvellement de nouveaux "out siders" et de recruter Rambo pour la circonscription de Duplessis, et Marissal pour la circonscription d’Hochelaga-Maisonneuve… Deux circonscriptions où les travailleurs et ex-travailleurs sont majoritaires et tannés des oligarques…

    Le manque de vision de Lisée se retourne maintenant, dans sa propre circonscription, contre lui.

    • Marguerite Paradis - Abonnée 4 avril 2018 07 h 43

      La « seule » vision que semble avoir une majorité de nos éluEs semble être une vision d'eux-même au pouvoir.
      D'ailleurs, ça fait très longtemps que le PQ se regarde la binette dans « son » miroir aux préoccupations citoyennes plateauistes.

  • Yvon Pesant - Abonné 4 avril 2018 04 h 48

    Les pogos

    Je trouvais que Québec solidaire était un petit parti de gauche avec Françoise David et Amir Khadir pour lesquels j’ai toujours beaucoup de respect. Mais, plus ça va, plus je trouve QS bas dans sa manière de faire et de dire les choses pour soit disant arriver à se donner un pays à notre réelle image.

    L’arrivée de Vincent Marissal que personne, même pas lui, ne voyait dans le portrait QS est certainement un coup d’éclat médiatique qui sert la cause de quoi? Ou plutôt de qui, au juste?

    • Danièle Jeannotte - Abonnée 4 avril 2018 09 h 19

      Le seul parti qui y gagnera sera le PLQ. QS n'a jamais hésité à jouer la politique partisane même si ses représentants jurent, la main sur le coeur, qu'ils veulent faire de la politique autrement. M. Marissal, dont je n'avais jamais remarqué la ferveur solidaire auparavant (et pourtant, je l'ai souvent lu et écouté au fil des années), nous montre en fait qu'on peut aider le PLQ sans même se présenter pour le PLQ. Les stratégies politiques deviennent de plus en plus tortueuses mais celle-ci emporte la palme. Je sais que le PQ a couru à sa propre perte mais le PLQ mérite de se faire congédier le temps d'un mandat et QS n'est pas une solution de rechange sérieuse puisque ce parti ne prendra pas le pouvoir à moins d'un miracle. Donc, si M. Marissal gagne dans Rosemont, il cloue le dernier clou dans le cercueil du PQ sans mettre en danger le PLQ et sans aider la CAQ pour qui Rosemont n'a jamais été accessible. Ça ressemble drôlement à ce qu'un libéral déguisé chercherait à accomplir.

    • Pierre Raymond - Abonné 4 avril 2018 10 h 07

      « M. Marissal, dont je n'avais jamais remarqué la ferveur solidaire auparavant (et pourtant, je l'ai souvent lu et écouté au fil des années), nous montre en fait qu'on peut aider le PLQ sans même se présenter pour le PLQ. » D. Jeannotte

      Vous donnez la réponse à tous ceux qui ne s'expliquent pas la venue de Monsieur Marissal dans Rosemont.

  • Patrick Boulanger - Abonné 4 avril 2018 05 h 51

    « une défaite de M. Lisée aux mains d’un candidat solidaire serait un puissant symbole de fin d’époque »

    Allez les solidaires, mobilisez-vous en grand nombre dans Rosemont pour faire de ce symbole une réalité! Chaque personne qui peut donner un peu de temps pour le parti dans cette circonscription pourrait peut-être faire la différence entre un gain ou une défaite. Certains comtés se gagnent par une très faible majorité...

    • S. A. Samson - Abonnée 4 avril 2018 09 h 12

      Les vrais solidaires sont au Parti québécois.... Allez membres et population de Rosemont, continuez à donner une réelle chance à l'indépendance de se réaliser et à favoriser une réelle sociale-démocratie.