Une question de vie ou de mort

En juin 2005, Bernard Landry avait démissionné de la direction du PQ parce qu’il jugeait insuffisant l’appui de 76,2 % des délégués au congrès. Neuf ans plus tôt, Lucien Bouchard était venu à un cheveu de claquer la porte parce seulement 76,7 % lui avaient renouvelé leur confiance. La vie n’est jamais facile pour un chef souverainiste, qui doit gérer le rêve des militants, à plus forte raison pour le chef d’un parti comme le Bloc québécois, qui ne peut même pas alors offrir le pouvoir en guise de prix de consolation.

Le Bureau national du Bloc québécois a fixé à 50 % plus une voix la barre que Martine Ouellet devra franchir lors du référendum interne des 1er et 2 juin. Elle-même soutient qu’elle serait « tout à fait à l’aise » avec un tel résultat. S’il est d’usage pour un chef de parti de ne pas fixer publiquement d’objectif, il est bien évident que cela ne suffirait pas. De toute manière, le mal est fait. Le véritable choix que doivent faire les membres du Bloc est le suivant : mourir avec Mme Ouellet ou tenter de survivre sans elle.

Il n’y a aucun exemple d’un chef de parti qui ait survécu au départ de 70 % de son caucus. Il n’est pas nécessaire de savoir lire entre les lignes pour comprendre un message aussi clair. Si cela ne suffisait pas, la distance prise par son allié de toujours, Mario Beaulieu, aurait dû lui faire comprendre la précarité de sa situation. Si M. Beaulieu avait pensé que son statut de président lui imposait la moindre réserve, cela se serait su bien avant.

N’importe qui d’autre que Mme Ouellet aurait préféré partir sans faire d’histoire plutôt que de risquer l’humiliation d’être désavoué par l’ensemble des membres du parti, mais la chef du Bloc est unique en son genre. On a beau avoir constaté son extraordinaire manque de sens politique depuis son entrée en politique, son comportement au cours des dernières semaines laisse pantois.


 

Comme pour mieux illustrer cette maladresse, le libellé de la question portant sur le rôle du Bloc à laquelle devront répondre les membres du parti donne l’impression qu’on cherche délibérément à jeter de l’huile sur le feu. « Le Bloc doit-il être, dans ses actions quotidiennes, et non pas seulement en théorie, le promoteur de l’option indépendantiste en utilisant chaque tribune et chaque occasion pour démontrer la nécessité de l’indépendance du Québec… ? »

Cela semble sous-entendre qu’il y a les « vrais » indépendantistes et ceux qui le sont « seulement en théorie ». Mme Ouellet avait déjà fait cette distinction durant la dernière course à la chefferie du PQ. Ceux qui ne l’appuyaient pas, c’est-à-dire tous les autres députés, n’étaient que des « provincialistes ». Elle poursuit simplement son travail d’épuration au Bloc.

Il est vrai que l’article 1 du programme adopté au congrès de mai 2014 prévoit que le Bloc doit profiter de toutes les occasions pour faire la promotion de l’indépendance, en premier lieu à la Chambre des communes, mais les militants et les députés du Bloc ont toujours semblé convenir qu’il est tout à fait possible de marcher tout en mâchant de la gomme.

La « Déclaration de principes » qui a été adoptée au même congrès, et qu’on peut toujours lire sur le site Internet du Bloc, affirme clairement le rôle de promotion du Bloc, mais elle ajoute ce qui suit : « D’ici l’indépendance, le Bloc québécois a aussi pour mission de défendre les intérêts du Québec, des Québécoises et des Québécois dans toute son action parlementaire et extraparlementaire. Dans tous les dossiers qu’il défend à Ottawa, le Bloc québécois, contrairement à tous les autres partis fédéraux, n’a qu’un seul critère fondamental : les intérêts du Québec. »


 

Malgré toute la sympathie qu’ils pouvaient avoir pour leurs collègues bloquistes, qui n’imaginaient sans doute pas le calvaire qui les attendait, les députés péquistes ont poussé un soupir de soulagement quand Mme Ouellet a décidé de faire le saut en politique fédérale. À partir du moment où elle se retirait du caucus et ne se représenterait pas à l’élection du 1er octobre prochain, ils ont à peine maugréé de la voir conserver son siège de députée de Vachon, même s’ils désapprouvaient cet « interparlementarisme » qui semblait surtout présenter un avantage financier pour Mme Ouellet.

Maintenant que son aventure fédérale semble tourner court, plusieurs doivent frémir à l’idée qu’elle pourrait vouloir rentrer au bercail. La semaine dernière, Jean-François Lisée était dans ses petits souliers quand on lui a demandé si elle serait la bienvenue.


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35 commentaires
  • Jean-Marc Simard - Abonné 27 mars 2018 05 h 49

    Mes réponses au sondage référendaire...

    Je suis membre du BLOC québécois, et voici mes réponses aux deux questions référendaires de Martine Ouellet.

    À la question: « Le Bloc doit-il être, dans ses actions quotidiennes, et non pas seulement en théorie, le promoteur de l’option indépendantiste en utilisant chaque tribune et chaque occasion pour démontrer la nécessité de l’indépendance du Québec… ? » Ma réponse est NON...Les membres du BLOC n'ont pas à utiliser toutes les tribunes, ni toutes les occasions pour faire passer le message de l'indépensance. Il me sert à rien d'écoeurrer le monde avec la répétition à satiété de la nécessité de faire l'indépendance comme si l'indépendance était un produit que l'on veut vendre à tout prix, comme le font la plupart des agences de publicité...La nécessité de faire l'indépendance doit d'abord être démontrée...Les deux derniers référendums sur cette question ont été perdus parce que la nécessité de faire l'indépendance (1) n'a pas été suffisamment démontrée (2) la situation du Québec a changé et (3) les relations avec le Fédéral se sont en général améliorées, malgré quelques soubresauts historiques...

    À la question demandant si je peux faire confiance à Martine Ouellet comme chef du BLOC et renouveler son mandat, ma réponse est NON...L'entêtement de Martine à s'accrocher au pouvoir comme elle le fait milite contre elle...Cette femme que l'on dit déterminée m'apparaît davantage comme entêtée et je crois que cet entêtement prend sa source dans ses efforts d'assurer sa survie financière...En outre elle a faillit à son rôle de leader par son comportement trop dogmatique à mon goût, par son incapacité à être rassembleuse et inclusive, par son inaptitude à éteindre les feux plutôt que des arroser, et par sa volonté à imposer ses idées comme si elle était la seule à avoir raison, en fomentant une guerre larvée contre tout ce qui ne pense pas comme elle...MARTINE DOIT PARTIR...Point final...Elle n'est pas la personne qui peut assurer la survie du BLOC...Au contraire..

    • Claude Bariteau - Abonné 27 mars 2018 08 h 39

      Monsieur Simard,

      je comprends de vos réponses que vous êtes souverainistes. Les deux référendums auxquels vous faites écho ne portaient pas sur l'indépendance, mais sur une « souveraineté-association » et une « souveraineté partenariat ». Avec le premeir, le Québec pouvait devenir un quasi-État après négociation ou autre chose comme une province avec plus de pouvoirs. Avec le deuxième, la question de l'indépendance pouvait être abordée par les parlementaires si la négociation bloquait.

      Qu'ils aient été perdu n,a rien à voir avec la démonstration de la nécessité de l'indépendance parce que l'indépendance n'était pas l'enjeu. Oui, la situation a changé après 1980 avec la nouvelle constitution. Et oui elle s'est empirée après 1995 avec le PLQ qui a appliqué els vues canadiennes au Québec, ce qui a certes amélioré l'emprise du Canada sur le Québec, mais pas l'affirmation du Québec.

      Votre lecture avec des verres bleutées et une monture rouge a besoin d'un ajustement majeur. Il faudrait que vous vous demandiez ce qui déforme autant votre vue.

    • Jean Lapointe - Abonné 27 mars 2018 08 h 55

      Je suis aussi membre du Bloc et je vais répondre OUI aux deux questions.

      C' est que je ne suis pas seulement souverainiste je suis indépendantiste c'est -à-dire que pour moi il n' y a que l'indépendance politique du Québec qui puisse assurer véritablement la souveraineté du Québec.

      C'est à Québec que ça va se décider mais, pour le moment, ce qu'il faut c'est travailler pour que le Parti québécois remporte les prochaines élections. La question du comment faire l'indépendance c'est prévu lors d'un second mandat en 2022.

      D'ici là le Bloc québécois doit à mon avis préparer le terrain en prévision de 2022. C'est-à-dire qu'ii doit travailler à tenter de convaincre les Québécois qui ne le sont pas encoreou qui sont hésitants de la nécessité de faire du Québec un Etat indépendant poltiquement et de tenter aussi de convaincre le plus de Canadians possible que ce serait aussi une bonne chose pour eux.

      Je suis bien conscient qu' il y a des souverainistes québécois qui préfèreraient y aller plus lentement en se contentant de confier au Bloc le mandat de défendre les intérêts du Québec du point de vue des souverianistes, mais dans l'état actuel des choses je suis d'avis qu'il est préférable de dire plus clairement pourquoi c'est l'indépendance que nous voulons pour qu'on nour prenne enfin au sérieux.

      Mais il faudra que nous soyons plus nombreux à l'affirmer.

      C'est l'occasion d'en discuter comme jamais.

      Une chose est sûre en tout cas. L'indépendance du Québec n'est pas inévitable . Elle n'est pas écrite dans le ciel. Nous n'avons pas entendu des voix nous disant que nous devons en faire une mission. Il faut y travailler tous les jours.

    • Jean-Marc Simard - Abonné 27 mars 2018 14 h 06

      «je comprends de vos réponses que vous êtes souverainistes. Les deux référendums auxquels vous faites écho ne portaient pas sur l'indépendance, mais sur une « souveraineté-association » et une « souveraineté partenariat»

      @ Monsieur Bariteau...
      Souveraineté-association, ou souveraineté-partenariat versus indépendance, je mne vois pas du tout qu'est-ce que cela change...Faire l'indépendance sous-entend forcément continuer à faire du commerce avec nos voisins immédiats, les Provinces canadiennes...Faire l'indépendance ne signifie pas ériger un mur aurour du Québec, et l'isoler de toute association avec les partanaires canadiens...En outre il était plus facile de motiver les électeurs à voter pour une souveraineté-association que pour une complète indépendance...C'était plusfacile et els référendums ont été perdus...Imaginez si le PQ propose que le référendum porte essentiellement sur l'indépendance...Il sera automatiquement perdu...Ce n'est pâs en ncriant à tout vent indépendance, indépendance, que le pays sera fondé, mais en en démontrant la nécessité de la faire cette indépendance...C'est la seule condition à un référendum gagnant...Si on n'est pas capable de démontrer noir sur blanc la nécessité de lindépendance, alors aussi bien oublier ce projet, car la population n'embarquera pas...Imaginez si nous perdions le prochain référendum...Le ressac contre le Québec serait encore plus grand qu'à la dernière fois...Le Québec en ressortirait humilié de nouveau et en perte de légitimité et de légalité. Son pouvoir d'influencer la destinée canadienne serait pour un très long temps complètement perdu...Chose sûre, si le prochain référendum est perdu, ce sera sûrement le dernier...Il nous faut absoluement le gagner...Et Martine Ouellet na milite pas en ce sens...

    • André Joyal - Abonné 27 mars 2018 19 h 26

      Je suis membre du Bloc et je pense que Monsieur Simard n'en fera plus partie d'ici peu. Libre à lui de trouver que tout va mieux avec le fédéral et avec le parti actuellement au pouvoir, et libre à lui donc de ne pas renouveller son membership. Je voterai OUI 2 fois.

  • Claude Bariteau - Abonné 27 mars 2018 07 h 27

    Marcher en mâchant de la gomme

    Marcher en mâchant de la gomme

    Il n'y a pas de droiture dans une courbe et mâcher de la gomme en marchant peut se faire si cette gomme aide à atteindre un objectif.

    Mme Ouellet, ne sera pas l’assassine du BQ si elle continue à marcher ou, si elle cesse de le faire, ne sauvera un parti, du moins un temps, des aimants des courbes pour faire valoir les intérêt des Québécois et des Québécoises sans cibler l’objectif.

    Votre analyse n’y fait pas allusion. Vous citez deux souverainistes qui ont nettoyé le PQ des indépendantistes pour réaliser les vues de René Lévesque après 1995 et mettez de l’avant la nécessité pour le BQ de mâcher de la gomme « souverainiste » et de prendre des courbes allègrement.

    Quand la mollesse s’empara des chefs du PQ, Jacques Parizeau disait que le BQ, du moins avant son appui à la motion du PC sur la « nation québécoise », maintenait au moins le cap sur l’indépendance. C’est précisément ce que fait Mme Ouellet.

    Or, les 7 démissionnaires préfèrent mâcher la gomme « souverainiste » plutôt que la gomme « indépendantiste » et se faire valoir dans les courbes. Pourquoi ne les invitez-vous pas à dire à le dire clairement plutôt que d’attaquer une femme qui marche en mâchant la gomme « indépendantiste » et évite les courbes pour atteindre l’objectif.

    M. Lisée marche dit marcher dans la même direction que Mme Ouellet. En le présentant en oiseau craintif, vous laissez entendre qu’il devrait prendre des courbes et mâcher une autre sorte de gomme. Celle qui se mâche au Québec depuis la pendaison de Riel et qu’ont remâché le fondateur du Devoir, les nationalistes libéraux, Duplessis, Lesage, Lévesque et même Bourassa, aussi Bouchard et Landry, qui, tous, voulait le Québec comme foyer des Canadiens français.

    Cette gomme n’a plus d’effet. Il faut la remplacer. Quoi qu’il advienne, Mme Ouellet aura eu l’audace de clarifier ce point. Si elle demeure, elle poursuivra dans cette direction. Si elle part, ce sera la fin du BQ.

  • Claude Bariteau - Abonné 27 mars 2018 07 h 27

    Marcher en mâchant de la gomme

    Marcher en mâchant de la gomme

    Il n'y a pas de droiture dans une courbe et mâcher de la gomme en marchant peut se faire si cette gomme aide à atteindre un objectif.

    Mme Ouellet, ne sera pas l’assassine du BQ si elle continue à marcher ou, si elle cesse de le faire, ne sauvera un parti, du moins un temps, des aimants des courbes pour faire valoir les intérêt des Québécois et des Québécoises sans cibler l’objectif.

    Votre analyse n’y fait pas allusion. Vous citez deux souverainistes qui ont nettoyé le PQ des indépendantistes pour réaliser les vues de René Lévesque après 1995 et mettez de l’avant la nécessité pour le BQ de mâcher de la gomme « souverainiste » et de prendre des courbes allègrement.

    Quand la mollesse s’empara des chefs du PQ, Jacques Parizeau disait que le BQ, du moins avant son appui à la motion du PC sur la « nation québécoise », maintenait au moins le cap sur l’indépendance. C’est précisément ce que fait Mme Ouellet.

    Or, les 7 démissionnaires préfèrent mâcher la gomme « souverainiste » plutôt que la gomme « indépendantiste » et se faire valoir dans les courbes. Pourquoi ne les invitez-vous pas à dire à le dire clairement plutôt que d’attaquer une femme qui marche en mâchant la gomme « indépendantiste » et évite les courbes pour atteindre l’objectif.

    M. Lisée marche dit marcher dans la même direction que Mme Ouellet. En le présentant en oiseau craintif, vous laissez entendre qu’il devrait prendre des courbes et mâcher une autre sorte de gomme. Celle qui se mâche au Québec depuis la pendaison de Riel et qu’ont remâché le fondateur du Devoir, les nationalistes libéraux, Duplessis, Lesage, Lévesque et même Bourassa, aussi Bouchard et Landry, qui, tous, voulait le Québec comme foyer des Canadiens français.

    Cette gomme n’a plus d’effet. Il faut la remplacer. Quoi qu’il advienne, Mme Ouellet aura eu l’audace de clarifier ce point. Si elle demeure, elle poursuivra dans cette direction. Si elle part, ce sera la fin du BQ.

  • Jean Lapointe - Abonné 27 mars 2018 08 h 20

    Inacceptable la façon dont est ici traitée Martine Ouellet

    Ceux qui ne l’appuyaient pas, c’est-à-dire tous les autres députés, n’étaient que des « provincialistes ». Elle poursuit simplement son travail d’épuration au Bloc.» (Michel David)

    Je trouve qu'il faut reconnaître qu' on peut être indépendantiste à la façon de Martine Ouellet et qu'on peut être souverainiste à la façon de beaucoup d'autres souverainistes.

    Martine Ouellet elle dit vouloir l'indépendance politique du Québec et elle laisse entendre qu'elle ne changera pas d'idée tant et aussi longtemps que ce ne sera pas fait . Pour elle, semble-t-il, il n'est absolument pas question de revenir en arrière. Pour elle c'est aussi ce que doit faire le Bloc. Et elle aimerait en assurer la direction en lui donnant cette mission. Et je l'appuye.

    Pour bien d'autres Québécois, l'indépendance du Québec est une chose souhaitable voire même nécessaire. Ils en font donc la promotion. Ils la préconisent. Mais en attendant que les conditions le permettent le Bloc pour eux doit défendre les intérêts du Québec à Ottawa du point de vue d'un Québec souverain. Pour eux c'est suffisant. Il n'est pas nécessaire de faire plus pour le moment. C'est la souveraineté qu'il faur défendre becs et ongles. Mais pas vouloir nécessairement l'indépendance.

    Les deux positions se défendent. Mais je trouve inacceptable que Michel David parle de travail d'épuration au Bloc de la part de Martine Ouellet.

    A mon avis ce n'est pas parce que Martine Ouelllet a adopté la première qu'elle méprise et rejette ceux qui se contentent de la seconde. Elle espère tout simplement que plus de souverainistes en viennent à se joindre à elles.

    Je trouve inacceptable la façon dont certaines personnes dont MIchel David traitent Martine Ouellet. C'est faire preuve d'intolérance. C'est comme si, pour lui, elle n'avait pas le droit de voir les choses autrement que lui.

  • Sylvio Le Blanc - Abonné 27 mars 2018 08 h 20

    Chronique dévastatrice. Bravo !

    Quelqu'un peut m'expliquer pourquoi Xavier Barsalou-Duval se présente toujours avec son bébé dans les bras aux conférences de presse? Il veut gagner des votes ou quoi? Il fait plutôt rire de lui.

    • Jacinthe Lafrenaye - Inscrite 27 mars 2018 09 h 52

      Sylvio Le Blanc,

      ce commentaire est totalement ridicule.
      Il implique que vous riez de TOUS les politiciens qui, en campagne électorale, ne font que ça: prendre des bébés, les cajoler et leur parler comme si ces bébés pouvaient comprendre un programme politique.

      M. Duval ne fait peut-être que prouver que la conciliation travail-famille est possible en politique.

    • Sylvio Le Blanc - Abonné 27 mars 2018 17 h 33

      Mme Lafrenaye,

      Amener un bébé en conférence de presse pour un député, c'est l'équivalent pour moi d'amener un bébé au travail. Devant des journalistes, tu dois te concentrer et répondre à des questions; ce n'est pas le temps de faire des guili-guili. À 170 000 $ par année, si XBD a un problème à se trouver une gardienne, il devrait engager un comptable.

      La conciliation travail-famille, c'est de la bouillie pour les chats. L'objectif réel de M. Barsalou-Duval est de bien paraître auprès d'un certain électorat. (Souvenez-vous de l'aîné de John F. Kennedy se faisant photographier à la Maison-Blanche en train de marcher à quatre pattes. Ces photos ont fait chavirer les pires conservateurs.) Sa cause est si difficile à défendre qu'il a besoin d'une béquille pour l'aider.

    • Jacinthe Lafrenaye - Inscrite 28 mars 2018 16 h 58

      M. le Blanc

      votre commentaire est étonnant, en ces temps où tous les partis politiques parlent d'aider les familles et vous, vous pensez que la solution est de mettre les bébés dans les mains de gardiennes "pour ceux qui sont assez riches pour s'en payer".

      Vraiment renversant. Pauvres "vos enfants".