Qui a peur de PKP?

Le premier ministre Couillard estime que la perspective du retour en politique de Pierre Karl Péladeau, qui en brûle d’envie, crée une « situation inconfortable » pour les journalistes de Québecor, mais lui-même en serait certainement ravi.

Le départ-surprise de l’ancien chef péquiste, en mai 2016, avait permis de balayer sous le tapis, sans le régler pour autant, le problème posé par le contrôle qu’il exerce sur le plus important empire médiatique au Québec. Les amendements au code d’éthique de l’Assemblée nationale proposés par l’ancien commissaire à l’éthique, Jacques Saint-Laurent, n’ont jamais été adoptés et ils ne le seront pas dans un avenir prévisible.

Son retour relancerait inévitablement le débat, mais M. Couillard avait indiqué dès le départ qu’il ne croyait pas à une solution juridique. Elle devait plutôt être de nature politique. Autrement dit, il appartiendrait à la population de trancher à l’occasion d’une élection.

Quant aux journalistes de Québecor, ils sont déjà dans une position inconfortable. M. Péladeau a actuellement les deux mains sur le volant, alors qu’il se dit lui-même « en réserve de la République » et ne manque aucune occasion d’afficher sa foi souverainiste. S’il replonge officiellement, il devra au moins confier les rênes à quelqu’un d’autre.

En réalité, M. Couillard serait ravi de le voir reprendre du service. Pour que les libéraux aient une chance de conserver le pouvoir, la CAQ doit absolument perdre une partie de ses appuis chez les francophones. Les électeurs libéraux qui passent au PQ sont rarissimes. Ceux que M. Péladeau pourrait attirer viendront pour l’essentiel de la CAQ.


 

L’épouvantail séparatiste manque terriblement aux libéraux. Dans l’immédiat, le retour de M. Péladeau ne changerait rien à l’échéancier du PQ, mais cela justifierait que M. Couillard reparle de souveraineté au cours de la prochaine campagne, alors que cela apparaîtrait autrement comme une diversion visant à occulter son bilan.

La principale victime d’une repolarisation du débat autour de la question nationale serait évidemment la CAQ. De l’aveu même de François Legault, son parti avait été marginalisé par l’entrée en scène de M. Péladeau en 2014.

Si l’enjeu de l’élection est simplement de se débarrasser des libéraux, le « nouveau projet nationaliste » de la CAQ peut toujours suffire à donner bonne conscience aux souverainistes qui ne croient pas aux chances du PQ. Inversement, l’engagement de M. Legault à ne pas remettre le lien fédératif en question permet aux fédéralistes qui en ont assez du PLQ de voter pour la CAQ sans avoir le sentiment d’affaiblir l’unité canadienne.

Le retour de PKP, ajouté à celui de Jean-Martin Aussant, ne permettrait plus de présenter l’élection du 1er octobre simplement comme le choix d’un bon gouvernement. Dès lors, les uns et les autres seraient tentés de retourner à leur famille naturelle.


 

Personne ne pense que M. Péladeau reviendrait au PQ pour se contenter d’un rôle de lieutenant. Il appartiendra à terme aux militants péquistes de décider s’il a les qualités requises pour redevenir chef.

Jean-François Lisée est évidemment conscient qu’il ne pourra pas compter sur son appui au lendemain de l’élection, si le PQ se retrouve à nouveau dans l’opposition, à plus forte raison s’il finit en troisième place. Même s’il le voulait, il n’aurait cependant aucun moyen d’empêcher son retour. Il n’y a d’ailleurs aucun danger immédiat. Tous les prétendants à sa succession savent qu’ils ne peuvent pas se permettre la moindre déloyauté d’ici le 1er octobre sans ruiner leurs propres chances.

Il faut reconnaître à M. Lisée d’avoir eu la lucidité de reconnaître et l’humilité d’accepter que la situation nécessitait des mesures exceptionnelles, même si elles pouvaient être mortifiantes. Tant qu’à former un trio avec Jean-Martin Aussant et Véronique Hivon, pourquoi pas un quatuor avec Pierre Karl Péladeau ?

Ceux qui voient encore dans le « roi du lockout » un suppôt du capitalisme sauvage pourront toujours migrer vers Québec solidaire, les départs risquent d’être moins nombreux que les arrivées en provenance de la CAQ.

Le PQ ne rétablira jamais l’hégémonie qu’il exerçait jadis sur le mouvement souverainiste. M. Péladeau a d’ailleurs été le premier chef à le reconnaître. L’introduction d’un mode de scrutin proportionnel faciliterait les alliances dans le respect des différences, en évitant les déchirements, comme ceux dont le congrès de QS de mai dernier a offert le triste spectacle, mais il faut jouer selon les règles en vigueur.

Il serait illusoire d’espérer recréer la coalition arc-en-ciel dont parlait jadis René Lévesque, mais le PQ n’a pas les moyens de faire la fine bouche. Malgré ses défauts, M. Péladeau y a certainement sa place.

40 commentaires
  • Jean-Pierre Martel - Abonné 27 février 2018 04 h 30

    PKP est autant en conflit d’intérêts que Bill Morneau

    Je n’adhère pas au dogme que les partisans libéraux ne peuvent pas voter péquiste. Cela est vrai seulement des angloQuébécois, pour des raisons évidentes.

    Mais, par exemple, je ne suis pas certain que les hommes d’affaires francophones ne pourraient pas voter péquiste — en se bouchant le nez, peut-être — si le PLQ continue de tergiverser sur la taxation des biens culturels dématérialisés et des biens achetés sur l’internet auprès de commerces étrangers.

    Les électeurs sont autant indifférents aux conflits d’intérêts de PKP qu’à la corruption libérale. Ils veulent un gouvernement susceptible de bien gérer l’économie québécoise, que ce soit un PLQ ‘raisonnablement’ corrompu, une CAQ ‘raisonnablement’ girouette, ou un PQ dont des ministres seraient autant en conflit d’intérêts que le ministre Bill Morneau et tous ces ministres libéraux qui refusent d’agir contre les paradis fiscaux tout en y ayant placé secrètement de l’argent (puisqu’aucun élu n’est obligé de déclarer ses avoirs dans de tels paradis).

    Bref, les principes moraux de l’éditorialiste l’honorent. Loin de moi l’idée de tenter d’insinuer qu’il a tort à ce sujet. Mais tout peuple a ses incohérences. C’est ce qui fait la popularité de Berlusconi, de Donald Trump et d’Erdogan.

    Conséquemment, si le PQ veut le pouvoir, il n’a qu’à prouver non seulement qu’il peut mieux redistribuer justement la richesse que le PLQ et la CAQ, mais également que ses politiques sont plus aptes à créer de la richesse que le PLQ (dont le bilan est catastrophique) et celles, simplistes (ex. train à grande vitesse), de la CAQ.

    Le reste, on s’en fout. Personne n’est parfait. Moi le premier.

    • Jean-Pierre Marcoux - Abonné 27 février 2018 08 h 49

      «...mieux redistribuer justement la richesse...»
      Pour prouver qu'il peut le faire, le PQ doit accéder au pouvoir lors des prochaines élections. Pour faire cela, il doit éviter les controverses inutiles. Les opposants du PQ seraient très contents de voir PKP sauter tout de suite dans la mêlée.
      M. Péladeau peut très bien être utile à titre de réserviste jusqu'aux élections suivantes, partielles ou plénières. Ya pas le feu.

    • Pierre R. Gascon - Abonné 27 février 2018 11 h 08

      Après avoir déconstruit beaucoup de nos acquis issus de mesures inspirées de la sociale démocratie, en trois ans, le chef du parti libéral poursuit ses élans : Rapettissage des uns. Ratatinage des autres. Il est convaincu, sans toutefois être convaincant, Dieu merci.

      Hors du canadianisme, monsieur Couillard n'a pas confiance en notre capacité d'une prise en charge par les gens du milieu.

      Mais attention. Jean-François Lisée s'améliore; il joue pour gagner.

    • Jean-Pierre Martel - Abonné 27 février 2018 12 h 31

      Jean-Pierre Marcoux écrit : « Pour prouver qu'il peut le faire (redistribuer la richesse), le PQ doit accéder au pouvoir lors des prochaines élections. Pour faire cela, il doit éviter les controverses inutiles. »

      Une telle controverse ne serait pas inutile. Ce sera de la publicité gratuite.

      Dans la population en général, PKP possède une crédibilité plus grande que François Legault et Philippe Couillard lorsqu’il s’agit de parler de choix économiques.

      La ‘controverse’ libérale à son sujet ne ‘pogne’ pas. Pourquoi ? Parce même si le Journal de Montréal devenait la ‘Pravda’ du PQ, personne n’est obligé de lire ce quotidien. Les abonnés mécontents de cette nouvelle orientation se tourneraient vers d’autres quotidiens. Donc le conflit d’intérêts entre faire de la politique et posséder des médias n’affecte à peu près personne. Voilà pourquoi tout le monde s’en fout.

      Mais le conflit d’intérêts entre être député et cacher de l’argent dans des paradis fiscaux — ce qui est parfaitement légal — pénalise tout le monde puisque nous devons tous payer davantage d’impôts parce que d’autres ne paient pas leur juste part.

      Ce conflits d’intérêts, beaucoup plus grave, à peu près personne n’en parle. Pourtant, lorsque l’Assemblée nationale discute de ce sujet, aucun des députés qui cachent leur argent n’est prié de se retirer parce que tout cela est secret.

      Pour plus de détails, je vous invite à lire le texte ‘Pour la déclaration obligatoire des investissements des élus dans les paradis fiscaux’, disponible sur l’internet.

  • Léonce Naud - Abonné 27 février 2018 05 h 11

    Introduction d'un mode de scrutin proportionnel ?


    « La représentation proportionnelle est un système éminemment raisonnable et évidemment juste; seulement, partout où on l’a essayée, elle a produit des effets imprévus et tout à fait funestes, par la formation d’une poussière de partis, dont chacun est sans force pour gouverner, mais très puissant pour empêcher. C’est ainsi que la politique devient un jeu des politiques. » Émile Chartier, dit Alain, philosophe français (1868-1951) Propos, 1er septembre 1934.

    • Claude Bariteau - Abonné 27 février 2018 09 h 39

      Vous devriez approfondir vos idées. Je vous suggère de lire le rapport du DGE du Québec sur https://www.electionsquebec.qc.ca/documents/pdf/DGE-6360.pdf.

      Vous découvrirez qu'il y a des règles qui vont à l'encontre des propos du philosophe Alain applicables seulemnt dans le cas d'une proportionnelle intégrale, ce qui n'est pas la proposition du DGE.

    • Léonce Naud - Abonné 27 février 2018 10 h 22

      Cher M. Bariteau : J'avoue avoir d'autres chats à courir et surtout à attraper que de lire le rapport du DGE sur la proportionnelle. Cependant, je crois que le philosophe Alain suivait une piste intéressante:

      « De plus en plus il faut être d’un parti si l’on veut être élu, et, une fois élu, se faire écouter. (…) Tel est l’effet de tous ces congrès de partis et de ces évangiles de partis. Et ce serait bien pis encore avec le scrutin de liste et la représentation proportionnelle; car je voterais alors pour une affiche, non pour un homme; et quand je demanderais compte d’un vote, ou d’une réforme mal venue, on me renverrait aux chefs du parti, à la discipline du parti, aux formules et aux décisions du parti. Au lieu d’avoir un Député à mon service, j’aurais pour maître un Congrès. Merci bien. C’est déjà trop que les guichets de l’administration soient fermés. Je veux que la porte du député soit ouverte. » Alain, Propos, 20 mars 1909.

    • Claude Bariteau - Abonné 27 février 2018 11 h 40

      Cette citation d'Alain confirme qu'il pensait à une proportionnelle intégrale appliquée en Israël et un ou deux autres pays.

      Je comprends mal que vous vous infligez de ne pas vous documenter.

      Alors, n'en parlez pas si vous ne voulez pas courir après ce chat.

  • Pierre Samuel - Abonné 27 février 2018 07 h 00

    L'inévitable talon d'Achille ...

    Comme vous le dites, si justement, M. David : < Personne ne pense que M. Péladeau reviendrait au PQ pour se contenter d'un rôle de lieutenant. > Et, comme le PQ, à l'instar du Bloc Québécois, n'ont besoin de personne d'autre qu'eux-mêmes pour se mettre hors combat, la lutte s'avère effectivement intéressante pour les partis d'opposition à titre de simples spectateurs de ces formations soi-disant "rassembleuses".

    Seul René Lévesque réussit jadis à réaliser cet exploit avec malheureusement les résultats que l'on connaît...

  • Claude Bariteau - Abonné 27 février 2018 07 h 37

    Seriez-vous anti-CAQ, pro-PLQ, crypto-QS et canadien errant ?

    Votre analyse utilise des effets de style pour redonner vie à des critiques dirigées contre un homme d’affaires, propriétaires de Québecor, qui prônent l’indépendance du Québec.

    Comme ceux qui le voient dans leur soupe, vous tirez des fantômes de vos cartons pour parler du bonheur et des malheurs des partis politiques sans mot dire de l’indépendance.

    La CAQ serait la victime du retour du patron de Québecor au PQ, le PLQ le grand gagnant, QS n’en récolterait quasi rien et le PQ n’aurait pas les moyens de faire « fine bouche », surtout pas de susciter une coalition de l’envergure de celle du PQ en 1976.

    En cela, vous ne dites rien sur la relance de l’idée d’indépendance comme si elle ne serait pas la raison du retour de M. Péladeau.

    Comme les « nationalistes » qui rêvent du paradis canadien pour finir leurs vieux jours en tirant avantage de ce qui peut leur rapporter, y compris le pouvoir de la province, vous faites des analystes dont le but est qu’au Québec on continue de danser avec des béquilles

    Vous le faites parce que là se trouve l’intérêt du Devoir, celui de Radio-Canada dont vous êtes analyste et des promoteurs d’un Canada arc-en-ciel qui aiment voir le Québec en une région où observer des couchers de soleil et des pleines lunes avec des lunettes roses laissées par l’homme à la boutonnière en fleur prêt à dégainer.

    C’est ce voile qui bande les yeux qu’il importe de cibler, car il empêche de voir l’essentiel. Mais vous ne le faites pas.

    Pour vous, la CAQ, née pour faire de l’ombre à l’indépendance, pourrait se retrouver dans l’ombre avec le retour de Fantômas. QS stagnerait. Le PLQ, parti de couleuvres prédatrices au service du Canada, surnagerait en faisant le plein d’amateurs de pleines lunes et de couchers de soleil.

    Alors, il vous fallait dénigre le quatuor qui s’annonce pour que l’indépendance demeure un levier pour ramasser des miettes dans le Canada.

    Votre texte en témoigne.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 27 février 2018 08 h 20

      L'analyse de Michel David ne porte pas sur les mérites objectifs des options politiques mais sur l'effet d'un éventuel retour de PKP sur les alignements partisans en vue des prochaines élections. Si on veut le critiquer, ici, ce devrait être quant à l'appréciation des motifs des électeurs et non sur la valeur de ceux-ci.

    • Gilles Théberge - Abonné 27 février 2018 08 h 56

      Toutes ces réponses sont bonnes.

      De là la confusion qui brouille l’esprit de monsieur David.

    • Robert Beauchamp - Abonné 27 février 2018 09 h 37

      Et lorsque M. David parle du plus grand empire médiatique au Québec devient un leurre dans la mesure où Desmarais a ses ramifications dans les journaux régionaux (sous un paravent bien connu qui investit dans le pot), en plus du réseau de Power avec Cogeco, Bell, Evenko et Cie. des amis partageant les mêmes idéaux. La différence entre Desmarais et PKP c'est que Desmarais invite les politiciens et que PKP s'invite visière levée en politique. N'oublions pas surtout que la famille Desmarais occuppe maintenant le centre de nos institutions par des présences physiques réelles: CHUM, HEC, U. de MTL, et il n'y a pas si longtemps Hydro.

    • Guy Boudreau - Inscrit 27 février 2018 10 h 05

      Un excellent texte M. Bariteau, comme d'habitude !

    • Jean-Pierre Grisé - Abonné 27 février 2018 10 h 50

      En effet M.Michel David est décevant en devenant un "canadien errant" dans la lignée du PLQ (Couillard , Fournier et les autres suiveux).
      Au Devoir l'indépendance a bien mauvais gout.
      Et la nouvelle forme du journal ne me plait pas.Je préfere l'ancienne.

    • Pierre Samuel - Abonné 27 février 2018 14 h 50

      @ M. Jean-Pierre Grisé

      Pas sérieux ! Le Devoir n'a jamais été si pertinent et à la page ! Préférez le Journal de Montréal, peut-être ?!?

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 27 février 2018 15 h 47

      @ Pierre Samuel

      il se peut que Le Devoir n'ait jamais été « si pertinent », mais je crois qu'il l'était quand même un peu plus quand il faisait plus de place à la lettre qu' « à la page », comme dirait « on ».

    • Pierre Samuel - Abonné 27 février 2018 16 h 11

      @ Richard Maltais Desjardins :

      Question de goût, n'est-ce pas ? Pourquoi ne pas y ajouter La Presse ou The Gazette pour les insatisfaits ?

  • Jean Lapointe - Abonné 27 février 2018 07 h 48

    Ce n'est pas une question de foi pour moi.

    «Quant aux journalistes de Québecor, ils sont déjà dans une position inconfortable. M. Péladeau a actuellement les deux mains sur le volant, alors qu’il se dit lui-même « en réserve de la République » et ne manque aucune occasion d’afficher sa foi souverainiste.« (Michel David)

    Je ne vois pas pourquoi les journalistes de Québécor seraient dans une position inconfortable. C'est drôle que lorsqu'il s'agit de l'indépendance du Québec il y a des gens qui se mettent à soupçonner ceux qui la considèrent comme souhaitable voire comme nécessaire d'avoir de mauvaises intentions. C'est comme si être souverainiste ce serait avoir la peste. C'est comme si pour eux ça risquerait d'être contagieux si des moyens ne sont pas pris pour empêcher que la maladie se répande.

    C'est comme si pour eux il ne pourrait pas y avoir de débats menés démocratiquement sur le sujet de l'indépendance.

    Pourtant il y a d'autres journaux qui sont dans les mains de fédéralistes mais d'eux on n'aurait rien à craindre.

    Bien sûr les gens qui ont la foi sont tentés par le prosélytisme mais faire de l'indépendance son combat ce n' est pas pour la majorité des souverainises une question de foi mais une question de volonté parce que vouloir l'indépendance du Québec c'est un choix politique tout comme l'est la fédéralisme canadien.

    Bien sûr il y a sûrement un certain nombre de souverainistes pour qui c'est le cas mais ce n'est pas ce qui domine au sein du Parti québécois.

    Je m'étonne que des journalistes répandent l'idée que c'est ce serait une question de foi, ce qui impliquerait une sorte de révélation divine. C'est considérer les tenants de l'indépendance un peu comme des illuminés.

    Quand vont-ils enfin reconnaître que la préférence pour l'indépendance face au fédéralisme canadien est un choix rationel tout à fait légitime et qu' il n'y a pas lieu d'en faire une mission presque divine dans l'espoir de la discréditer?

    On dirait qu'ils sont eux-mêms aveuglés par leurs propres croya

    • Louise Collette - Abonnée 27 février 2018 09 h 41

      Bravo excellent commentaire. :-)

    • Robert Beauchamp - Abonné 27 février 2018 11 h 28

      Un adage bien connu dit que lorsque l'on veut abattre son chien, on dit qu'il a la rage. Accuser les indépendantistes de tous les maux est bien la ligne dure empruntée par Jean Chrétien et consors qui disait lui-même qu'il fallait être guerrier pour les battre et Jean Charest qui dictait à ses troupes qu'il fallait les haïr pour les battre.

    • Josée Duplessis - Abonnée 27 février 2018 11 h 47

      ''Pourtant il y a d'autres journaux qui sont dans les mains de fédéralistes mais d'eux on n'aurait rien à craindre.''
      Tout à fait raison.
      ''une question de volonté parce que vouloir l'indépendance du Québec c'est un choix politique tout comme l'est la fédéralisme canadien''
      Je dirais même c'est une nécessité économique, identitaire et environnementale.

    • Lucien Cimon - Abonné 27 février 2018 19 h 55

      Vous avez tellement raison!
      Si on voulait prévenir le malheur qui guette notre peuple, on appliquerait son intelligence à éclairer les citoyens sur les effets des actions de l'actuel gouvernement. Au lieu de ça, on nous met en garde contre tout ce qui nous serait salutaire.

    • Raynald Richer - Abonné 27 février 2018 22 h 54

      «Quant aux journalistes de Québecor, ils sont déjà dans une position inconfortable. »
      Que dire des journalistes de la Presse, ceux du Groupe Capitales Médias, ceux de « The Gazette » ou encore de Radio-Canada ?

      Sont-ils toujours dans une position confortable ?

      Un moment donné, il va falloir que les journalistes et les chroniqueurs sortent un peu de l’aveuglement volontaire lorsqu’ils font ce genre de commentaires.