Le naufragé

Il est toujours hasardeux pour un chef de parti de court-circuiter ses députés, à plus forte raison quand son leadership est déjà fragile.

Au printemps 2011, Pauline Marois avait provoqué une cascade de démissions quand elle avait présenté, sans avoir consulté le caucus péquiste, un projet de loi visant à empêcher toute contestation judiciaire de l’entente très discutable sur le nouvel amphithéâtre qui était intervenue entre la Ville de Québec et Québecor.

La chef péquiste semblait pourtant bien en selle. À peine deux mois avant que la crise éclate, les délégués au XVIe congrès national du PQ lui avaient renouvelé leur confiance dans une proportion de 93 %. Jean-François Lisée a obtenu un appui aussi massif au congrès de septembre dernier, mais il a finalement eu le bon sens de renoncer au projet de loi plus musclé sur la laïcité dont il avait récemment annoncé la présentation. S’il est vrai qu’Alexandre Cloutier n’a pas l’âme d’un putschiste, M. Lisée allait assurément au-devant de graves ennuis s’il s’entêtait.

Le chef péquiste ne pouvait pas sérieusement croire que c’était une simple question d’« emballage » et s’imaginer que l’interdiction du voile intégral dans la totalité de l’espace public pourrait faire consensus. Lors de la course à la chefferie, ses propos sur la burka avaient soulevé un tollé dans la députation péquiste et M. Cloutier a toujours dit que ses positions sur la laïcité, essentiellement celles du rapport Bouchard-Taylor, n’avaient pas changé.

Le problème est que ces positions demeurent très en deçà de celles de la CAQ, et que M. Lisée n’a manifestement pas l’intention de laisser François Legault se présenter comme le champion de la laïcité. Il reste à voir quelle sera la politique officielle du PQ lors de la prochaine campagne électorale.


 

Le résultat de ce cafouillage est d’affaiblir encore un peu plus la position personnelle de M. Lisée et, conséquemment, celle de son parti. Quand Mme Marois avait présenté son projet de loi sur l’amphithéâtre, le PQ détenait une avance de 4 points sur le PLQ et de 16 points sur la défunte ADQ dans les intentions de vote, alors qu’il est actuellement en troisième place, à un plancher historique.

Alors que l’élection de Valérie Plante pourrait donner un nouvel élan à Québec solidaire, qui semble plafonner maintenant que l’effet Gabriel Nadeau-Dubois s’est estompé, le PQ a un urgent besoin de renfort. Alors qu’on anticipait généralement son retour en politique seulement après la prochaine élection générale, sans savoir sous quelle bannière, la rumeur veut maintenant que Jean-Martin Aussant rentre prochainement au bercail péquiste.

Cela n’aurait sans doute pas un grand impact dans la population, mais il y aurait là un signal important pour les souverainistes. Alors que le report du référendum à un deuxième mandat et le refus d’utiliser les fonds publics pour faire la promotion de la souveraineté ont eu un effet démobilisateur, le retour de M. Aussant prendrait l’allure d’une police d’assurance et enverrait le message que l’indépendance demeure la raison d’être du PQ. Encore faut-il que M. Aussant lui-même croie encore à l’avenir du PQ.


 

Après avoir fusionné avec Option nationale, QS ne demanderait certainement pas mieux que d’accueillir son fondateur dans ses rangs. S’il est vrai que M. Nadeau-Dubois met davantage l’accent sur l’indépendance que ce à quoi les porte-parole solidaires nous ont habitués, on peut toutefois penser que le modèle de gouvernance de QS, avec sa direction bicéphale et son « Politburo », n’emballe pas M. Aussant.

Certains diront que M. Lisée devrait y penser à deux fois avant de laisser le loup entrer dans la bergerie. Après avoir claqué la porte du PQ pour créer son propre parti, on imagine mal l’ancien député de Nicolet-Yamaska se contenter de jouer les seconds violons.

En réalité, qu’a encore à perdre le naufragé auquel le chef péquiste ressemble de plus en plus ? Si, par miracle, le PQ remportait la prochaine élection, M. Lisée serait roi et maître. Si tel est son bon plaisir, il pourrait toujours nommer M. Aussant ministre de la Souveraineté. Ou même de la Santé, si cela lui chante. De toute manière, au point où en sont les choses, un dauphin de plus ou de moins ne fera pas une grande différence. Si le PQ perd la prochaine élection, à plus forte raison s’il finit troisième, M. Lisée devra partir.

Malgré la fronde, Mme Marois avait conservé l’affection de la majorité de ses députés, même si certains doutaient de ses capacités. Ce n’est pas le cas de M. Lisée, qui n’est pas devenu chef en raison d’un élan du coeur, mais parce que la raison dictait de choisir celui qui semblait le plus apte à guider le parti sur le « chemin des victoires ». Gare à lui si celles-ci ne sont pas au rendez-vous.

26 commentaires
  • Claude Bariteau - Abonné 9 novembre 2017 04 h 55

    Le dilemme derrière le naufrage

    Le PQ est né d’un amalgame entre le MSA et du RN, un parti issu d’une scission du RIN et de l’adhésion de membres du RIN.

    Sous René Lévesque, ce parti prôna une « souveraineté-association », qui ligua deux tendances (l’essor des Canadiens français » et la création d’un pays), et fit la promotion de plus de souveraineté dans le Canada.

    Jacques Parizeau reprit le flambeau avec un projet de « souveraineté partenariat », qui lia la quête de plus de souveraineté à l’indépendance du Canada en cas de refus.

    Après 1995 et la loi de clarification, le PQ piétina et ses chefs, associés aux sources de l’amalgame initial, ne sont pas parvenus à tracer une orientation menant à l’indépendance.

    Les problèmes de M. Lisée sont de cet ordre. Il a opté pour une option qui, sans le lustre de Jacques Parizeau, apparaît ce que ce dernier qualifia de hochet pour prendre le pouvoir.

    La résultante : une baisse des appuis dans un contexte marqué par la montée de la CAQ. Il en découle qu’au PQ l’aile « associative » s’énerve et l’aile « indépendantiste » bougonne. Votre texte en témoigne.

    Vous ajoutez que l’avenir du chef actuel est problématique à court et moyen terme. Ça m’apparaît certain s’il ne sort pas de l’impasse créée par ses phases de gestion provinciale et d’affirmation de l’indépendance.

    Vous signalez aussi l’intérêt que présente Jean-Martin Aussant, émule de Jacques Parizeau, mais surtout promoteur de l’indépendance dans une démarche citoyenne de portée sociale-démocrate.

    Dès lors, la question qui se pose, en partie la vôtre, est la suivante : est-il plus approprié qu’il fasse valoir cette démarche en revenant au PQ avant ou après les prochaines élections ?

    Avant, ça mettra l’indépendance au centre des élections de 2018 et relancera ce parti. Après, j’en doute.

    • Solange Bolduc - Inscrite 9 novembre 2017 09 h 59

      Mon petit doigt me dit que J.M. Aussant ne pourra jamais travailler avec Lisée, et Lisée avec Aussant, à moins que ce dernier se plie à la manière du chef! J'ai voté Lisée, mais je me rend compte qu'il n'a pas la capacité, sinon l'intelligence d'un homme d'État. Il s'ajuste, change trop souvent d'idées. Il n'a aucune idée-force, ce qui va le perdre, et si ça continue nous entraîner dans le «naufragisme aigü». Je suis désolée de le dire aussi clairement!
      Et je ne vois pas non plus M. Aussant s'embarqué avec le petit vaniteux GND, et la Mère secourable Manon qui n'avait même pas la pensée politique assez développée pour comprendre que Trudeau n'accorderait jamais l'asile politique à Puigdemont.
      Et si le PQ doit se renouveler (son chef et ses idées en particulier, car en ce moment on ne sait où on s'en va), QS aussi, vivant sur la planète des idées relatives aux années 70: en arrière de leur temps, malgré la belle «bette» de Gabriel qui tente de charmer, mais ne «pogne» pas tant que ça! Il fait très mièvre, malgré qu'il soit bon discoureur! !
      Je suis du PQ, mais j'ai mal à «la tête» , très mal ! Je suis indépendantiste, le bateau coule lentement ... Je verrais bien Aussant, sauf que...à lui de parler, de s'ouvrir et le plus vite sera mieux ! L'attente trop longue rend malade, il y a donc urgence d'agir , et trouver le remède au désenchantement de tous les bords, de tous les côtés !

    • Claude Bariteau - Abonné 9 novembre 2017 11 h 46

      Votre dernier paragraphe donne emprise à mon doute de la survie du PQ.

      Il stipule par contre, que M. Aussant et d'autres promoteurs de l'indépendance relancent l'idée de faire du Québec un pays par une refonte de la mouvance indépendantiste.

      Cette refonte, je la vois autrement que vous, car elle devra plutôt se nourrir des forces vives avec au centre de l'objectif recherché une démarche citoyenne qui unit les Québécois et les Québécoises au-delà de leurs origines, de leurs affinités sociales et de leurs groupes d'âge.

      C'est une approche analogue, qui fait défaut sur la scène québécoise, mais qui vient de se manifester à Montréal et dans plusieurs municipalités et qui pourrait rapidement s'irradier.

      Cela dit, le retour de M. Aussant au PQ avant les prochaines élections pourraient l'engendrer à la condition que son retour s'accompagne du retour d'indépendantistes à la tête de ce parti et de l'ancrage citoyen à la base du réalignement de son approche politique.

    • Jean Breton - Abonné 9 novembre 2017 13 h 24

      Plus le temps passe au PQ, plus on s'aperçoit que Martine Ouellet aurait été « l'homme de la situation », comme dirait Valérie 1re..

    • Jean Jacques Roy - Abonné 9 novembre 2017 17 h 38

      «  le retour de M. Aussant au PQ avant les prochaines élections (...) à la condition que son retour s'accompagne du retour d'indépendantistes à la tête de ce parti et de l'ancrage citoyen à la base du réalignement de son approche politique. «  C. Bariteau

      Croyez-vous réellement que M. Aussant pourrait réunir une équipe pour refonder ce parti sur ses fondements du départ? C’est-à-dire revenir au programme pour l’indépendance et pour des réformes sociales-démocrates. En plus de revenir aux sources, le défi du PQ est de repenser son projet dans le cadre du Québec actuel et d’une population qui sociologiquement continue de se renouveller depuis les années 70.

      La question qui se pose à Monsieur Aussant - si effectivement il envisage revenir au PQ - est-ce pour remplacer un chef par un autre chef ou est-ce pour refonder ce parti? Si c’était d’abord et avant tout pour devenir le 3ième chef depuis le départ de Madame Marois, j’imagine qu’il serait accueilli avec autant d’ardeur que ne furent PKP et JFL! Par contre, si Aussant se présentait en annoncant et un projet de refondation, avec une équipe de direction renouvelée, serait-il toujours le bienvenue?

  • Jean-Pierre Marcoux - Inscrit 9 novembre 2017 08 h 05

    Jean-Martin Aussant

    À titre de gérant d'estrade, j'aimerais vous faire part de menues réflexions sur le cas Aussant.

    Il faut se méfier du syndrome du «sauveur». Le passé récent a donné lieu à des moments Marois, Péladeau et, maintenant, Lisée. Le train PQ est toujours sur la voie d'évitement. Celui de QS occupe la gare du Montréal francophone et quelques stations du Métro vers l'est. Il lui faudrait traverser l'un des ponts hors de l'Île.

    Mais si la rumeur d'un retour de M. Aussant en politique s'avérait, qu'est ce qui pourrait se passer?

    S'il allait pour QS en dehors de la région métropolitaine de Montréal par exemple, ce pourrait être le «début d'un temps nouveau» pour ce parti, comme l'introduction d'une plante invasive dans le bon sens du terme. N'oublions pas que M. Aussant faisait partie du groupe «Faut qu'on se parle» avec M. Nadeau-Dubois.

    S'il allait pour le PQ, il lui faudrait coexister avec Lisée et les instances «complexes» de ce parti. En seraient-ils capables? Est-ce que ce dauphin de notre regretté Jacques Parizeau y trouverait lieu et place pour s'exprimer?

    Ou serait-ce pour lui préférable d'attendre que les jeux de la prochaine élection se fassent. S'il y avait déconfiture, effondrement ou balayage dans un sens ou dans l'autre, ça prendrait quelqu'un(e) pour ramasser les pots cassés.

    Peut-être que les conséquences des prochaines élections seront de redonner une conjoncture favorable à la CONVERGENCE tant souhaitée et que M. Aussant sera alors «l'homme de la situation».

    Et qu'est ce que la jeunesse, que dis-je , la relève, en pense? Après tout, c'est à eux que l'avenir appartient, comme on dit dans mon village.

    Advienne que pourra.

    Votre dévoué gérant d'estrade

    • David Cormier - Abonné 9 novembre 2017 10 h 57

      J'aime bien votre analyse, mais laissez-moi y ajouter mon opinion de gérant d'estrade numéro 2.

      Vous présentez le retour éventuel de M. Aussant au PQ comme une aventure semée d'embuches. Soit! Il est clair que cette situation serait difficile et le passage d'Aussant par le passé chez les péquistes montre qu'il a de la difficulté à se ranger derrière la ligne de parti (et on le comprend). Il faudrait qu'il fasse preuve de patience et qu'il ne s'imagine pas devenir premier ministre demain matin. Un séjour comme simple député (et fort probablement dans l'opposition) s'imposerait.

      Cela dit, vous semblez faire comme si le passage éventuel de M. Aussant à QS ne serait qu'une formalité et qu'il serait accepté à bras ouverts dans ce parti. Attention! Les communistes solidaires auraient peut-être de la difficulté à accepter un "méchant" économiste dans leurs troupes et M. Aussant trouverait sûrement difficile de se ranger derrière une direction bicéphale (ou enfin, un "porte-parolariat" bicéphale) et des directives parfois radicales imposées par le politburo.

  • Johanne Archambault - Abonnée 9 novembre 2017 08 h 19

    L'indépendance, c'est terminé

    Et je pensais que Monsieur Lisée nous procurerait une issue honorable, définie en fonction des nouvelles réalités, et peut-être susceptible de nous maintenir en vie; j'ai donc voté pour lui à la chefferie du parti. Je continue de penser qu'il serait capable de nous emmener vers cette "nouvelle voie". Mais s'il est trop occupé à chipoter avec ceux qui refusent de voir l'état actuel de notre société, ou avec ceux qui veulent occuper la place parce que les vieux doivent partir (ou avec les plaisantins et les jaseux), il ne pourra pas. Que Québec Solidaire ne se fasse pas d'illusions. Maintenant que le PQ n'est plus dangereux, QS va perdre les appuis sournois dont il a bénéficié en tant qu'instrument d'affaiblissement du PQ, surtout si par extraordinaire il (QS) se retrouvait en première ligne. La montée de la CAQ est éloquente. La CAQ, misère! avez-vous entendu ce que dit la nouvelle député (sans "e" svp) au sujet des services de garde? Et le reste. Dire qu'il y a tellement de gens très capables au PQ, comme au temps de RL...

    • Lise Bélanger - Abonnée 9 novembre 2017 09 h 37

      Je suis bien d'accord avec votre commentaire. À l'exception que je n'ai pas voté pour M. Lisée mais pour madame Ouellet.

      Je crois qu'elle aurait apporté du nouveau, une assurance sans complexe, une affirmation sans peur. Elle ne se serait pas enfarger dans les fleurs du tapis du multiculturalisme à la mode et qui n'apportera jamais de voix significatives au projet d'indépendance.

      Mais au moment de cette élection, ce qu'on appelle ridiculement l'aile dure du Parti québécois, n'existe plus au sein des principaux représentants et on a mis madame Ouellet sur un autre rail.

      Des mous pour l'indépendance, il y en a dans tous les partis ou presque.
      Le PQ ne semble pas se démarquer à ce point de vue. Même si préférable aux pseudos indépendantistes de QS.

      Je ne crois pas que le responsable en soit M. Lisée mais plutôt la peur des représentants principaux au sein du PQ, c'est-à-dire les on veut l'indépendance mais pas à n'importe quel prix etc... plutôt que de voir l'indépendance comme un tremplin, un dynamisme nouveau pour se développer. Cela n'est plus le discours principal du PQ mais remplacé par: il ne faut pas déplaire aux minorités, il faut les inclure. Mais les minorités ne veulent pas s'inclure dans ce projet, ceci est une réalité incontestable.

      Je crois que madame Ouellet aurait pu faire une différence par sa volonté, sa personalité moins encline à suivre la ligne du parti qui ne fait que nuire à l'indépendance depuis M. Boisclair.

    • Claude Bariteau - Abonné 9 novembre 2017 16 h 18

      Pas d'accord avec vous, Mme Archambault. L'indépendance n'a jamais été l'objet d'une consultation populaire lors d'élections et les deux référendums ne portaient pas sur l'indépendance.

      On ne peut pas annoncer la mort d'un projet que le PQ n'a jamais mis sur la ligne de départ. Aussant a créé un parti politique parce que le PQ sous Marois avait une autre idée en tête, qui nMavait rien à voir avec l'indépendance ni une démarche citoyenne.

      C'est ça qui fait défaut actuellement avec le PQ. Changer l'alignement et valoriser une démarche supporté par des dossiers inspirants et des projets tout aussi inspirants, dont un qui concernerait le régime politique, peut mobiliser comme jamais, d'autant que la conjoncture s'y prêtera d'ici peu.

  • Jean Lapointe - Abonné 9 novembre 2017 08 h 28

    Les sous-entendus de Michel David

    «Si, par miracle, le PQ remportait la prochaine élection, M. Lisée serait roi et maître.» (Michel David)

    Ce qu'on peut conclure de cela c'est que Michel David ne tient pas à ce que le Parti québécois remporte la prochaine élection parce que, pour lui, ce serait un miracle.

    Alors pour quel parti travaille-t-il donc et que souhaite-t-il donc?

    S'il était véritablement en faveur de l'indépendance du Québec il ne tiendrait pas de tels propos parce que ce ne peut qu'avoir un effet démobilisateur.

    Prenons donc acte du fait que Michel David ne tient pas à ce que le Parti québécois remporte la prochaine élection. Il faut donc prendre avec beaucoup de réserves ce qu'il écrit quand on est un souverainiste convaincu.

    Moi je me méfie de lui.

    Continuons donc le combat pour l'indépendance avec Jean-François Lisée.

    • Colette Pagé - Inscrite 9 novembre 2017 09 h 10

      Avec respect je vous dirai que Monsieur David n'a pas à travailler pour un parti ou un autre.

      Avec son expérience de chroniqueur politique chevronné et indépendant, il ne fait qu'analyser la situation pour constater comme nous tous que sondage après sondage le PQ est malheureusement en perte de vitesse.

      Subrepticement, ne nous dit-il pas qu'un virage s'impose !

      Quant à QS, ce parti profite de l'embelli reposant sur l'arrivée de GND et par l'élection surprenante mais bienvenue de Valérie Plante qui a fait de l'expression " Faire de la Politique Autrement " son mantra en y ajoutant son sourire juvénile et rafraîchissant. De l'air frais !

      Le PQ, au plus bas dans les sondages.

      Partant delà, faut-il se surprendre que la grogne semble désormais s'étendre au caucus, grogne qui reflète l'humeur de leurs électeurs sans oublier en cas de vague de la CAQ la crainte de se faire battre dans son comté.

      Maintenant que faire ?

      À moins d'un an de la porchaine élection générale, voilà toute la question de ce chantier difficile et parsemé d'embûches imposé à un chef mal aimé que, pour paraphraser Michel David, la raison a désigné.

    • S. A. Samson - Abonnée 9 novembre 2017 10 h 36

      Quel naufrage..

      Un titre présomptueux à ce moment-ci de l'état des choses...A suivre avec intérêt cependant.

    • Dominique Vadeboncoeur - Inscrit 9 novembre 2017 17 h 01

      Je n'ai jamais eu la moindre impression que David avait un penchant souverainiste aussi petit soit-il

  • David Cormier - Abonné 9 novembre 2017 08 h 45

    Et Couillard, est-il bien en selle?

    Alors que plusieurs parlent que le premier ministre Couillard, chef du Liberal Quebec Party, ne se présentera peut-être pas aux prochaines élections et que ça grenouille fort chez les libéraux pour le remplacer, il faut bien sûr que M. David accorde 100 % de l'attention à la soi-disant faiblesse de M. Lisée.