Le Politburo

À titre de président de Québec solidaire, Andrés Fontecilla connaissait parfaitement ses structures et son fonctionnement. Il pouvait mesurer mieux que quiconque l’étroitesse de sa marge de manoeuvre. Il n’aurait jamais apposé sa signature au bas d’une entente avec les autres partis souverainistes sans le feu vert du Comité de coordination national de QS, que Jean-François Lisée a comparé à l’obscur Politburo de l’ex-URSS, qui chapeautait le gouvernement soviétique officiel.

Une période de deux semaines avait été prévue entre la conclusion de l’entente et la signature officielle pour permettre aux représentants de chacun des partis d’en faire approuver les dispositions par les instances autorisées. Au reste, M. Fontecilla n’était pas le seul représentant de QS à la table de négociations. Sa collègue Monique Moisan, dont on a pu constater le souci de la règle en la voyant diriger les débats au congrès de la semaine dernière, l’accompagnait tout au long de l’exercice et elle aussi a signé.

En bon soldat, M. Fontecilla a accepté de prendre tout le blâme. « Ça arrive souvent qu’un négociateur juge qu’il y a entente, mais pas les instances qui le mandatent. Ce sont les dangers de la vie politique », a-t-il déclaré. En réalité, il n’y avait pas de problème avec la « feuille de route ». Elle avait simplement le tort de démontrer qu’on pouvait faire affaire avec le PQ, ce à quoi plusieurs s’opposaient férocement au « Politburo ». On a donc préféré la cacher, et il faut maintenant lui trouver des défauts pour justifier cette cachotterie. On attend toujours qu’on nous explique lesquels.


 

M. Lisée a dit ignorer l’identité de ces éminences grises dont les porte-parole officiels du parti, aujourd’hui Gabriel Nadeau-Dubois et Manon Massé, ne seraient finalement que les exécutants. Le Devoir a publié la semaine dernière le texte d’un des membres plus connus du Comité de coordination, André Frappier, quatre fois candidat dans Ahuntsic, qui plaidait vigoureusement contre la conclusion d’un pacte électoral avec le PQ et qui est intervenu en ce sens sur le plancher du congrès.

On parle aussi de Ludvic Moquin-Beaudry, professeur de philosophie au cégep de Saint-Jérôme, qui était responsable des communications à la CLASSE, à l’époque où M. Nadeau-Dubois en était le porte-parole. Dans une entrevue donnée à ICI Radio-Canada la semaine dernière, il s’inquiétait déjà de l’effet négatif qu’un rapprochement avec le PQ aurait sur les électeurs anglophones et allophones que courtise ouvertement QS.

Un autre « suspect » est l’ancien président du Conseil central du Montréal métropolitain (CSN), Gaétan Châteauneuf, qui dirige le secrétariat de QS et sera candidat dans Bourget à la prochaine élection. La loi électorale exige que le nom du « chef » d’un parti politique soit enregistré. Dans le cas de QS, c’est le sien.


 

Le tort de la « feuille de route » est peut-être de mettre en lumière une contradiction flagrante dans son programme. Il déclare « essentielle l’accession du Québec au statut de pays » et constate que « le fédéralisme canadien est irréformable sur le fond ». Pourtant, contrairement à ce que prévoit la « feuille de route », il n’est dit nulle part que l’assemblée constituante proposée devra nécessairement accoucher de la constitution d’un Québec souverain.

Cela sous-entend qu’elle pourrait plutôt proposer la constitution d’un État toujours fédéré, ce qui serait illégal selon les experts qui ont été consultés pour éclairer les discussions. Il va de soi qu’une province, aussi distincte qu’elle soit, ne peut pas réécrire la Constitution du pays à sa convenance.

QS se retrouve face à un dilemme. Reconnaître que la Constitution sera nécessairement celle d’un État souverain donnerait au tiers de ses électeurs qui sont fédéralistes la désagréable impression qu’on cherche à les enfermer dans une « cage à homard » semblable à celle de Jacques Parizeau. Inversement, laisser la porte ouverte à une réforme du fédéralisme risque de compromettre les chances d’une fusion avec Option nationale, qui exige un « engagement clair envers l’indépendance ».

Jean-François Lisée demande formellement à QS de dire toute la vérité sur ce qui s’est réellement passé, mais comment admettre qu’on a délibérément sacrifié une entente qui, contre toute attente, avait réussi à rassembler les partis souverainistes pour s’assurer que le pacte électoral avec le PQ soit rejeté ?

La présidente des OUI Québec, Claudette Carbonneau, suggère une « période de refroidissement » avant de reprendre les discussions. Dans la meilleure des hypothèses, il faudra attendre après la prochaine élection, si tant est qu’une réconciliation soit possible.

Le PQ sort meurtri de ce triste épisode, mais QS pourrait aussi écoper. Si le « Politburo » a pu faire en sorte de cacher la vérité aux militants solidaires et de flouer les autres partis, pourquoi les électeurs devraient-ils lui faire confiance ?

84 commentaires
  • Sébastien Giroux - Inscrit 27 mai 2017 00 h 36

    Triste

    Le PLQ n'a même pas besoin d'être compétent. Même pas un minimum. Il a juste à atttendre que ses opposants s'autodétruisent devant lui.

    Pourquoi gouverner lorsque tu peux juste surfer la vague? La vie est belle.

    • Pierre Beaulieu - Abonné 27 mai 2017 10 h 53

      Monsieur Giroux, ne croyez pas que le PLQ demeure inactif: au contraire les sbires de l'organisation s'activent habilement dans l'ombre à garder les opposants divisés ou à créer une nouvelle division.
      Ils ont sous la main la formule gagnante sans devoir même convaincre la population, c'est le nirvana, l'apothéose!
      Faut-il que nous soyons naïf!

    • Christian Montmarquette - Abonné 27 mai 2017 14 h 17

      Lettre répopnse de Gabriel Nadeau-Dubois à Paul St-Pierre Plamondon..

      Étant donné les circonstances particulières, permettez-moi de vous donner ici un extrait de la réponse de Gabriel Nadeau-Dubois aux attaques aussi intempestives que démesurées des chantres du Parti québécois accessible intégralement sur sa page Facebook:

      « Au lieu de réfléchir aux causes profondes de ce refus (de la convergence), la direction du PQ a décidé de se livrer à une triste entreprise de salissage. Elle est même aller jusqu’à diffuser des théories du complot : des « forces occultes » contrôleraient Québec solidaire, un «politburo» obscur aurait manipulé Québec solidaire et piloté l’échec de la «convergence». Au lieu d’une introspection, les ténors médiatiques du PQ démonisent Québec solidaire et ses militant-es.

      Je connais bien cette stratégie de communication politique, puisque j’y ait fait face en 2012 : diaboliser l’adversaire, prétendre qu’il est infiltré par des individus infréquentables, l’associer à des mouvements politiques illégitimes, etc. Bref, rien de nouveau sous le soleil, mais cela me déçoit (je dois l’avouer) lorsque cela provient d’un parti dont j’estime plusieurs des militant-es et des député-es...» — Gabriel Nadeau Dubois

      .

    • Colette Pagé - Inscrite 27 mai 2017 14 h 57

      Ce que reproche GND au PQ le PQ le subit depuis des lustres. Initiée par Madame Françoise David dont la détestation du PQ était devenue virale fallait-il se surprendre de ce rejet

      Une véritable obsession qui a fait des émules et qui compte parmi ses membres Monsieur Montmarquette.

      Toujours prompt à blâmer le PQ sans mettre les choses dans leur contexte notamment en regard de la situation économique expliquant les décisions.

      Bien évidemment, QS qui ne sera jamais un parti de gouvernement n'aura pas de compte à rendre.

      Ce rejet s'explique notamment par la mollesse et l'absence de détermination des ténors du parti à défendre le projet d'alliance.

      Une occasion manquée ! Un vieux jeune parti incapable de s'élever au-dessus de la mêlée et de Faire de la Politique Autrement.

    • Christian Montmarquette - Abonné 27 mai 2017 15 h 46

      À Claude Gélinas,

      "Toujours prompt à blâmer le PQ sans mettre les choses dans leur contexte notamment en regard de la situation économique expliquant les décisions." - Claude Gélinas

      On reconnaitra qu'il ne faut pas manquer de culot pour se faire dire par des péquistes que QS blâme les autres, alors qu'il est de notoriété publique que les péquiste s sont passés maitres dans ce domaine!

      Depuis l'avenue du néolibéralisme, les péquistes sont toujours en train de nous dire exactement ce que nous répètent sans cesse et depuis des décennies les tatchéristes et les libéraux.. soit, qu'ils n'avaient pas le choix d'imposer l'austérité aux services publics et aux gens ordinaires, pendant qu'ils gavaient du même souffle les riches et les élites économiques du 1% à coups de milliards comme on le voit encore aujourd'hui avec Bombardier.

      Ça suffit la démagogie.

      Ce n'est pas une question de "contexte économique", mais de "choix" politiques et d'abus éhontés des deniers publics par l'entreprise privée.

      Le Québec administre plus de 100 milliards par année et il n'y a aucune raison ni excuses qui justifient que des citoyens.nes crèvent de misère au Québec et que nos systèmes de santé et d'éducation soient dans un état aussi lamentable.

      Si le PQ et le PLQ sont des cancres économiques incapables de gérer le Québec comme du monde avec les milliards qui leurs pleuvent d'années en années sur la tête..?

      - Qu'ils cèdent leurs place à d'autres.

      Christian Montmarquette

    • Gilles Théberge - Abonné 27 mai 2017 17 h 46

      C'est exactement ça, monsieur Gélinas a parfaitement raison. Le PQ subit ce genre depuis des lustres.

      D'ailleurs QS est perfide et s'emploie activement à démonisée le PQ. Histoire de masquer sa propre turpitude.

      Quant à GND, à part rapporter ce que disent les autres, et quels autres(?), je n'ai, pas l'impression qu'il est autre chose qu'un exécutant!

    • Christian Montmarquette - Abonné 27 mai 2017 21 h 37

      À Claude Gélinas.

      « Un vieux jeune parti incapable de s'élever au-dessus de la mêlée et de Faire de la Politique Autrement.» - Claude Gélinas

      Faire de la politique autrement n'est pas faire de la politique n'importe comment, M. Gélinas.

      C'est le PQ qui voulait faire une Convergence.

      Que Québec Solidaire refuse son offre n'autorise pas le Parti québécois à le traiter Québec Solidaire de tous les noms en l'accusant d'être sous le contrôle de «forces occultes».

      C'est plutôt quand Lisée nous ramène 70 ans en arrière avec son «politburo» et sa chasse aux sorcières communistes dignes du de l'époque maccarthyste de Maurice Duplessis, qu'il fait de vielle politique politicailleuse d'une époque révolue. Vous devriez sérieusement réfléchir à ça avant d'accuser les autres de refuser de faire de la politique autrement.

      Christian Montmarquette

      Référence :

      « Duplessis et le danger du communisme »

      Archives de Radio-Canada

      Date de diffusion : 21 avril 1948

      « Deux ans après le procès de Fred Rose, en 1946, la chasse aux communistes se poursuit. Au Québec, sous le gouvernement Duplessis, les militants sont pourchassés. Le 21 avril 1948, le premier ministre Maurice Duplessis prononce un discours à Trois-Rivières lors d'un banquet préélectoral. Son ton est survolté quand il parle de la détermination de son gouvernement à « protéger le peuple contre l'empoisonnement communiste»


      .

    • Christian Montmarquette - Abonné 27 mai 2017 21 h 41

      Corrigé.

      À Claude Gélinas.

      « Un vieux jeune parti incapable de s'élever au-dessus de la mêlée et de Faire de la Politique Autrement.» - Claude Gélinas

      Faire de la politique autrement n'est pas faire de la politique n'importe comment, M. Gélinas.

      C'est le PQ qui voulait faire une Convergence.

      Que Québec Solidaire refuse son offre n'autorise pas le Parti québécois à traiter Québec Solidaire de tous les noms en l'accusant d'être sous le contrôle de «forces occultes».

      C'est plutôt quand Lisée nous ramène 70 ans en arrière avec son «politburo» et sa chasse aux sorcières communistes dignes de l'époque maccarthyste de Maurice Duplessis qu'il fait de vielle politique politicailleuse d'une époque révolue. Vous devriez sérieusement réfléchir à ça avant d'accuser les autres de refuser de faire de la politique autrement.

      Christian Montmarquette

      Référence :

      « Duplessis et le danger du communisme »

      Archives de Radio-Canada - 21 avril 1948 :

      « Deux ans après le procès de Fred Rose, en 1946, la chasse aux communistes se poursuit. Au Québec, sous le gouvernement Duplessis, les militants sont pourchassés. Le 21 avril 1948, le premier ministre Maurice Duplessis prononce un discours à Trois-Rivières lors d'un banquet préélectoral. Son ton est survolté quand il parle de la détermination de son gouvernement à «protéger le peuple contre l'empoisonnement communiste».

      .

    • Sylvain Auclair - Abonné 28 mai 2017 13 h 56

      Qui a parlé de forces occultes, monsieur Montmarquette? À ce que j'en comprends, M. Lisée a simplement fait allusion à un comité directeur qui décide de ce que les délégués peuvent voir ou non lors des assemblées.

    • Christian Montmarquette - Abonné 29 mai 2017 06 h 31

      À Sylvain Auclair,

      Qui a parlé de forces occultes?

      "Le Parti québécois (PQ) invite les électeurs à s'interroger sur les forces occultes qui contrôlent Québec solidaire (QS)." - Le Soleil, 26 mai 2017

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  • Nadia Alexan - Abonnée 27 mai 2017 00 h 46

    Ce son les intégristes qui ont gagné!

    Cependant, Mohamed Al Issa secrétaire général de la Ligue islamique mondiale (LIM) vient de réitérer ces propos lors d'une conférence prononcée à Vienne devant des femmes musulmanes au sujet du voile islamique: «Ôtez vos hijabs ou quittez l'Europe», à tranché vigoureusement le Secretaire général. Serait-il lui aussi raciste, xénophobe, islamophobe et suprématiste blanc ?
    Pourtant, il ne dit que ce que promeut la laïcité; c’est-à-dire la séparation du religieux et du politique. Il a affirmé que l'Islam ordonne aux musulmans de se conformer aux lois et aux pactes sociaux du pays d'accueil et de ne jamais forcer ces pays qui ont offert l'asile et les conditions de vie aux réfugiés à changer leurs lois.: «L’islamophobie est un terreau favorable pour le recrutement des jeunes par les extrémistes,» a-t-il exprimé.
    Ôtez vos hijabs ou quittez l'Europe, tranche vigoureusement le Secrétaire général de la Ligue Islamique Mondiale | Rues Des Mondes - Pascal Airault 27 Mars 2017

    • Pierre Desautels - Abonné 27 mai 2017 10 h 27

      Quel est le rapport avec la chronique? Vous êtes hors sujet.

    • Alexis Lamy-Théberge - Inscrit 27 mai 2017 11 h 26

      Votre aveuglement frénétique fait pitié à voir. Le plus ridicule de vos propos agressifs et incohérents et qu'à chaque occasion, vous vilipendez le méchant capitalisme inhumain qui serait à la base de toutes les infamies, sans voir que le seul parti qui s'y oppose dans sa chair même est Québec Solidaire.

      L'épouvantail de l'Islam fait des victimes....

    • Gilles Théberge - Abonné 27 mai 2017 17 h 48

      Ha ha ha!

      Alexis, le discours de Dalila, lui, a fait des victimes...

    • Christian Montmarquette - Abonné 27 mai 2017 18 h 02

      "Quel est le rapport avec la chronique?" - Pierre Desautels

      La démonisation de Québec Solidaire.

      Un parti dont Mme Alexan a été canditate aux élections du Québec dans le comté de Westmount/Saint-Louis en 2008 et 2009.

      - Quelle cohérence..

    • Nadia Alexan - Abonnée 27 mai 2017 20 h 27

      À Monsieur Alexis Lamy-Théberge: Quand on ne trouve plus d'arguments valables, on lance des insultes personnelles. C'est honteux!

    • Michel Blondin - Abonné 27 mai 2017 21 h 02

      Madame Alexan,
      Le fondement de cette molesse canadienne, de la tolérance des signes religieux en tout et partout, vient des tribunaux qui interprètent bien la constitution telle que faite pas Trudeau père.
      En voulant clouer le bec au Québec, il a laissé déborder le multiculturalisme qui est enchassé dans la constitution

      La charte des droits et libertés du Québec comme celle du Canada ont mis sur le même pied la religion, la culture ou la langue. Un changement doit s'opérer. Maheureusement pour les laïques,, la charte canadienne est appuyée par le préambule risible instituant la suprématie de Dieu au même palier que la primauté du droit.

      Changer la charte Québécoise peut se faire en tout temps mais elle devra se soumettre à la charte canadienne parce que cette dernière est aussi enchassé dans la constitution.et donc elle prime sur celle Québécoise.

      À n'en pas sortir, la constituion Québécoise est donc la priorité des priorité. Pour y arriver, il faut que le Québec soit un pays. Il faut en sortir.

      Nous ne pouvons que constater notre impuissance dans ce pays des autres.
      QS, je suis de votre avis a perdu sa virginité indépendantiste pour devenir intégriste tant dans sa négation du peuple québécois que dans son refus de lui donner la chance de s'épanouir. Cela s'appelle des parasites.
      De plus, QS vient de démontrer qu'il est ambivalent sur ses fondements et les a enfoui dans des propositions alambiquées volontairement.

      Pire, il a trompé ses propres militants, ce qui a permis à un groupe d'extrémiste de prendre le plancher sans règle d'éthique des hautes instances. Il faut conclure à une diffamation montée et une mauvaise foi intentionnelle d'une part des délégués officielle de QS. Du jamais vu.

      Pour la pertinence, faut croire que plusieurs en ont assez de se faire charier par des oppositions à la charte par des groupuscules extrémistes de religion musulmanes. Il faut tirer les conclusions, à regret, QS est devenu un parti de gauche extrémiste,

    • Christian Montmarquette - Abonné 28 mai 2017 07 h 28

      À Michel Blondin,

      "QS est devenu un parti de gauche extrémiste.." - Michel Blondin

      Rien de nouveau sous le soleil.

      QS a toujours été traité de "gauche extrémiste" par les péquistes..

      - Quoi de plus prévisible?

      Pour se prétendre encore de gauche la seule chose que le PQ peut faire c'est de dire qu'il faut extrémiste pour être à gauche du PQ.

      Cette démagogie est vielle comme le monde.

      - Comment peut-on être encore aussi arriéré politiquement pour se servir de ce genres de propagandes dignes du duplessisme des années 50'?

      Alors que le Parti québécois bien sûr, n'est pas extrémiste-lui, à laisser crever de misère ses propres concitoyens à 500$ par mois de BS avec les boubous-macoutes au cul?

      Christian Montmarquette

      .

    • Nadia Alexan - Abonnée 28 mai 2017 12 h 09

      À Monsieur Michel Blondin: La Charte québécoise et la Charte canadienne ne sont pas inscrites dans le béton. On peut toujours changer l'aspect néfaste du fait que les religions ont préséance sur toutes les autres valeurs, la laïcité de l'état, l'égalité homme/femme et le bien-vivre ensemble.

  • Jean Duchesneau - Abonné 27 mai 2017 02 h 16

    Le PQ n'a plus de compromis à faire!

    Les masques sont tombés, vous dévoilez parfaitement l'envers du décor M. David. Le PQ n'a qu'à affirmer haut et fort sa position sociale-démocrate afin de bien délimiter le positionnement de QS à l'extrême gauche et la CAQ à la droite du PLQ. Les Québécois tiennent à leurs acquis sociaux et à leur culture. Ils sont ouverts au monde et à l'inclusion mais dans le respect de leur langue et de leurs valeurs. Beau coup franc celui de la désignation de "politburo"!

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 27 mai 2017 09 h 41

      Je ne désespère pas de voir le PQ trouver mieux à faire qu'à s'essuyer les pieds sur un peu tout le monde. Mais pour l'heure, ils y vont avec un tel entrain qu'on se demande s'ils sont encore capables d'autre chose. Ah oui: tirer parti de cette fausse déconvenue pour dire à la frange nationaliste identitaire de droite qu'elle n'a plus rien à craindre, qu'elle peut rentrer au bercail pour le salut au drapeau Carillon Sacré-Coeur (patrimonial et non religieux, cela va de soi).

    • Claude Bariteau - Abonné 27 mai 2017 11 h 16

      Si vous lisez bien le texte de monsieur David, il pointe du doigt le Comité de coordibation qui n'a pas donné son aval au document signé ses délégués et que cette décision ne fut pas objet d'un débat au congrès, mais plutôt la transmission de la position du Comité à l'effet de revenir sur un projet d'entente.

      Aussi, monsieur David signale qu'il y a une contradiction chez QS entre se déclarer pour l'indépendance et refuser que la constituante rédige une constitution pour un pays indépendant.

      Cette contradiction reflète la composition de son membership qui véhicule des approches divers à l'égard de l'indépendance de sorte que le parti prône une constituante dont les membres seraient élus mais que leur mandat ne serait pas la rédaction d'une constitution d'un pays.

      Ce point a conduit le Comité de coordination à désavouer ses délégués au comité quatripartite, le seul objectif qu'ils devaient rechercher étant d'inscrire la démarche de QS. Or, il y eut un compromis qu'a refusé le Comité de coordination de QS, parce qu'il impliquait une constitutante d'élus et de désignés qui régigeraient la constitution du pays de Québec.

      Il y a deux ans, lors d'une réunion à l'Université de Montréal sous l'égide de Oui Québec, une représentante de QS a annoncé que son parti acceptait de cibler dorénavant l'indépendance et de travailler à une alliance avec les partis qui prônent l'indépendance. Disparaissait du coup l'ambiguité de la constituante de QS.

      Sur la base de ce qui s'est passé, il y eut retour à l'approche initiale de QS. Pour que revienne l'idée d'entente, il faudra dorénavant que QS clarifie sa position. Actuellement, il dit que si les « constituants » prennent pour alignement de l'indépendance, il emboîtera le pas. Avec une telle approche, la participation de QS à une entente pour une élection décsionnelle comme pour un référendum portant sur l'indépendance est impossible.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 27 mai 2017 12 h 38

      « une représentante de QS a annoncé que son parti acceptait ... »

      Ah bon... si une représentante du parti a dit cela, ça suffisait à rendre caduque la position inscrite dans le programme. Cout' donc.

    • Marc Bouchard-Marquis - Inscrit 27 mai 2017 13 h 09

      Monsieur Duchesneau, j'ai cliqué sur j'aime, mais un astucieux contrôleur Webmaître empêche que les j'aime s'aditionnent..."je me demande bien pourquoi"...et ce n'est pas la première fois que ça arrive...

    • Claude Bariteau - Abonné 27 mai 2017 13 h 40

      Elle était mandatée pour le dire, ce qu'elle a clairement avancé. C'est d'ailleurs par la suite qye deux délégués furent identifiés pour élaborer un projet d'entente, ce à quoi ils ont contribué.

      Le revirement avant le congrès s'appuie certes sur la position de QS inscrite dans son programme. Or, pourquoi à ce congrès ce point du programme n'a pas été inscrit pour débat et révision ?

      Lorsque QS s'est engagé dans cette discussion, il se devait de donner un mandat clair, ce qui aurait évité aux autres délégués une perte de temps, à ses délégués une perte de crédibilité et aux promoteurs de cette entente de se sentir floués.

      Ce n'est pas banal monsieur Maltais Desjardins. Revenir sur le programme dit plutôt que l'ouverture de QS n'était que cosmétique. Aussi que QS n'est pas indépendantiste, mais uniquement promoteur d'une constituante qui renvoie la question de l'indépendance aux rédacteurs de cette constituante qui seront des élus.

      Il vous faudrait plutôt revenir sur ce point que je développe et que souligne monsieur David.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 27 mai 2017 15 h 35

      Je suppose que vous pourriez citer la résolution de congrès qui lui donnait autorité d'annoncer que QS allait désormais « cibler l'indépendance » dans les discussions. Me semble que cela se serait su, non? Me semble qu'on se serait épargné à partir de là les incessantes accusations faites à QS de ne pas être souverainiste.

      Ce qui a toujours été clair, c'est qu'il devait appartenir à la constituante de définir le projet de constitution. Je comprends que de laisser au peuple le soin de décider si ce serait celle d'un pays indépendant puisse en irriter plus d'un. On préfère repousser la quesiton nationale, depuis 28 ans et accuser ceux qui ont simplement la patience de suivre la population de trahir la cause. Et faire comme si QS pouvait se récuser d'un engagement aussi central.

    • Christian Montmarquette - Abonné 27 mai 2017 16 h 59

      À Claude Bariteau,

      "Cette contradiction reflète la composition de son membership"- Claude Bariteau

      Si on endosse votre analyse.

      - Serait-il possible que le référendum des calendes grecs, des conditions gagnantes et des mises en veilleuses du PQ, représente aussi le membership du Parti québécois M. Bariteau?

      Christian Montmarquette

    • Claude Bariteau - Abonné 27 mai 2017 17 h 16

      Monsieur Maltais Desjardins, je sais qu'il n'y a pas de résolution à citer puisqu'il n'y en a pas eu. La question n'est pas là et vous le savez. Elle concerne le mnadat donné aux délégués. Si ces derniers n'avaient de mandat que celui du programme, ils ont dupé les autres partis en ne le disant pas et en signant un texte qui débordait le programme.

      Cela dit, reste la question de la constituante qui serait écrite sans visée venant du ou des partis qui l'enclenchent. Cela revient à donner aux élus de trancher sur l'avenir du peuple québécois alors qu'ils n'en ont pas le mandat, celui-ci consistant à écrire un document sur lequel le peuple québécois aura à trancher à l'occasion d'une élection, ce qui consiste à repousser la question nationale à l'élection de QS, qui est façon de repousser la question plutôt que d'inviter lors d'une consultation (élection décisionnelle ou référendum) le peuple québécois à prendre position.

      Derrière vos propos, je vois plutôt que QS inscrit sa démarche de constituante en présumant qu'il ne lui appartient pas de clarifier sa position sur l'indépendance, ce qui ne permet aux électeurs et aux électrices de voir en QS un parti qui prône l'indépendance et le place, sur ce point, dans l'axe PLQ et CAQ.

    • Jean Jacques Roy - Abonné 28 mai 2017 00 h 10

      "Si ces derniers n'avaient de mandat que celui du programme, ils ont dupé les autres partis en ne le disant pas et en signant un texte qui débordait le programme." Claude Bariteau

      Monsieur Bariteau, je comprends que vous ayez un point de vue particulier concernant l'appel à une constituante et la démarche la plus appropriée en vue du processus pour l'indépendance. Cependant, avec tout le respect que vous méritez, je ne vois vraiment pas où vous voulez en venir en agittant la question des mandats des délégués concernant l'entente sur une feuille de route.

      Madame Charbonneau, a bien expliqué qu'aucune signature de la fameuse "feuille de route" n'engageait aucun des partis. Ce n'est qu'après l'acceptation aux congrès de chaque parti qu'une démarche commune serait ou non enterinée. Les délégué.es QS à OUI-Québec ont signé interprétant les positions de QS compatibles. Auraient-ils en cela dupé le PQ assis à la même table? Le signataire du PQ n'était-il pas en train de duper QS et ON, l'appel à une Constituante, est-ce dans le programme du PQ? Quel signataire pouvait garantir que la "feuille de route" ou la proposition de OUI-Québec serait acceptée sans amendements?

      Michel David, Lisée et autres tenors du PQ reprochent à la direction de QS de ne pas avoir accepté la version de la "feuille de route". Pourtant, Manon Massé a bien expliqué que le document n'était pas satisfaisant en regard des positions déjà adoptées par QS concernant la Constituante. On n'est pas en situation d'urgence. Le PQ tient un Congrès à l'automne. Est-ce que Lisée présentera "la feuille de route" de OUI-Québec ou sortira une enième position de son chapeau?

      On pourrait discuter ad nauseam sur la question des mandats et s'enfoncer dans la logique machiavélique de Lisée et de Michel David, au point de fabuler sur un politik buro! Ces messieurs, et vous le savez, prennent le chapeau qui est sur la tête de leur parti et ils voudraient le repartir sur celle de QS.

    • Christian Montmarquette - Abonné 28 mai 2017 07 h 49

      À Claude Bariteau,

      "QS inscrit sa démarche de constituante en présumant qu'il ne lui appartient pas de clarifier sa position sur l'indépendance, ce qui ne permet aux électeurs et aux électrices de voir en QS un parti qui prône l'indépendance et le place, sur ce point, dans l'axe PLQ et CAQ." - Claude Bariteau

      Puisqu'il s'agit de permettre aux électeurs de se prononcer sur l'indépendance pour être considéré comme parti indépendantiste.

      Sans référendum durant plus de 28 ans en 2022, et qui plus, est conditionnel à deux victoires consécutives du PQ.. - Pourquoi ne placez-vous pas le Parti québécois dans la liste M. Bariteau? Alors que la CAQ et le PQ se trouvent objectivement dans la même situation?

    • Claude Bariteau - Abonné 28 mai 2017 13 h 24

      Monsieur Montmarquette,

      mon propos concernait QS.

      Quant au PQ, j'ai critiqué le virage identitaire Marois, l'ambiguité de la Charte des valeurs, la mise de côté de l'indépendance d'ici 2022 et souligné que, depuis le référendum de 1995, le Québec est coincé dans le moule canadien et ne pourra développer des politiques inspirées de la révolution tranquille qu'en en sortant pour avoir une plus grande marge de manouvre et faire valoir ses priorités sur la scène internationale.

      Par ailleurs, je ne suis pas un adepte d'un référendum, voyant plutôt dans une élection décisionnelle le moyen le plus approprié pour réaliser l'indépendance avec pour visée de se doter d'un régime politique présidentiel, ce qui va plus loin qu'un mode de scrutin proportionnel.

    • Claude Bariteau - Abonné 28 mai 2017 19 h 21

      Monsieur Roy,

      sur la question des mandats, je ne reprenais que les propos de Madame Massé, qui a signalé peu après le congrès de QS qu'il importait que ce point soit revu et clarifié.

      Dans ce cas-ci, je ne questionne pas le fait que la « feuille de route » devait être ratifiée par les assemblées décisionnelles des partis. Je questionne le mandat des deux délégués de QS.

      Je présume que les deux savaient très bien que QS à son congrès de 2016 a mis de côté l'indépendance à 55% versus 45%. Ils savaient aussi que, pour QS, leur définition de la constitutante est non négociable car élément-clé de leur programme.

      Alors, apposer leurs signatures à la « feuille de route », qui impliquait une démarche vers l'indépendance, dérogeait des vues de QS sur la constituant. Qui plus est, modifier d la composition des membres actifs à la rédaction de la constituante, devenait un geste lourd de conséquences.

      Cela dit, il n'est pas dans mes habitudes de faire des procès d'intention et je n'entends pas déroger. Il m'apparaît par contre important de connaître l'espace de manoeuvre des deux signataires de QS, aussi des autres signataires de « feuille de route ».

      Si cela était clarifié, s'atténueraient les écarts autour de cette « feuille de route », mais aussi seraient mis en relief les contraintes d'une entente sur une « feuille de route » qui a pour but d'impliquer des partis indépendantistes dans un processus menant à l'indépendance.

      Cela dit, comme vous le rappelez, je ne vois pas dans l'entente projetée le meilleur moyen pour que le peuple québécois créée son pays. Il y a d'autres façons que de rédiger une constitutante, car, sous cet angle, l'important est une entente sur des principes généraux traitant des droits et libertés et du régime politique au pays du Québec.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 28 mai 2017 21 h 01

      « QS à son congrès de 2016 a mis de côté l'indépendance à 55% versus 45% »

      Si ce n'était d'un biais évident, il faudrait s'inquiéter que vous fassiez une erreur logique aussi élémentaire : Que 55% des membres n'aient pas voulu infléchir le mandat de la constituante pour en faire d'emblée un projet souverainiste ne signifie pas que ces membres aient mis de côté l'indépendance.

      Vous le savez, nous le savons. On vous accordera toute latitude d'extrapoler à votre guise. Mais de grâce, ne faites pas comme si vous ne présumiez pas du sens de cette affaire et comme si les choses n'étaient pas claires parce qu'elles ne le sont pas selon la logique binaire à laquelle vous entendez contraindre QS.

    • Jean Jacques Roy - Abonné 28 mai 2017 22 h 59

      Monsieur Bariteau, c'est toujours un réconfort de lire vos commentaires qui, comme vous dites, évitent d'être un procès d'intentions. Et je vous remercie d'avoir donné une réponse honnête et sensée à mon commentaire.

      Et si on revient à l'objet de votre questionnement: la marge de manoeuvre des délégué.es de QS à Oui-Québec? Sans doutes que la question est légitime et, n'étant qu'un sympathisant de QS, je présume comme vous que cette marge est étroite puisque QS avance une définition particulière de la Constituante.

      Par contre, il me semble que le questionnement sur la marge de manoeuvre des délégué.es est valable en rapport à tous les délégués... particulièrement provenant du PQ? En effet, le délégué du PQ avait-il une marge de manoeuvre plus grande que ceux de QS ? Pourtant il a signé un document en contradiction à la position classique du PQ: l'indépendance passe par un référendum dont la question est entérinée par l'AN?

      S'il y a un reproche á faire aux délégués de QS, ce n'est pas tant d'avoir donné trop d'extension au mandat fermé, mais plutôt de n'avoir pas flairé le piège grossier qui était tendu. En effet, même si la proposition concernant la Constituante eut été conforme strictement à la position officielle de QS, il n'y aurait pas eu nécessairement urgence de la faire entériner au Congrès de mai de QS, puisqu'en novembre QS tient un autre Congrès...

      D'autant plus que c'est surtout le PQ qui doit se brancher à son congrès de septembre ou octobre. Que disent Lisée et que diront les congrésistes sur cette modification de leur approche à partir de la proposition de OUI-Québec. Enfin, quel poids réel aura la proposition de la Constituante dans l'univers et le scénario indéfini du rêve de Lisée de former un gouvernement en 2018 et de promettre l'indépendance en 2022.

      OUI-Québec est une entité péquiste pour projeter des scénarios fictifs depuis sa création par PKP.

  • Marcel (Fafouin) Blais - Abonné 27 mai 2017 06 h 05

    … d’en douter ?

    « Si le « Politburo » a pu faire en sorte de cacher la vérité aux militants solidaires et de flouer les autres partis, pourquoi les électeurs devraient-ils lui faire confiance ? » (Michel David, Le Devoir)

    Pourquoi ?

    Pour ce seul plaisir …

    … d’en douter ? - 27 mai 2017 -

  • Benoît Landry - Abonné 27 mai 2017 06 h 07

    On se croirait revenu au Duplessisme.....

    Ainsi parce que nos instances se questionnent et finissent par respecter les mandats donnés par notre congrès on juge ces instances d'agir comme un politburo soviétique. Wow bravo M. David, non c'est vrai vous hier matin avant que le PQ commence à nous crier des noms, vous avez parlé de Soviet supreme à l'émission de Gravel le matin.

    De son côté, Jean-François Lisée a-t-il consulté ses instances avant d'outrepasser le mandat qu'il a reçu dans sa course à la chefferie et de proposer une constituante ? Ça fait un mois et demi qu'il a changé son fusil d'épaule qu'il s'est converti et ses membres n'ont jamais été informé à ce que je sache. Une chance qu'il y a eu le congrès de Québec solidaire pour mettre à jour son revirement, sinon personne ne saurait qu'ils doivent décider de ce changement de programme à l'automne. Qu'est-ce qui l'empêchait de faire une sortie publique pour annoncer son changement de programme et influencer nos membres plutôt que de faire un ultimatum ?

    Ben non c'est beaucoup plus payant de dire «stacause» de l'extrême gauche solidaire.

    Vous croyez vraiment que de présenter en début de congrès une entente avec un chef qui change son programme sans consulter ses membres aurait contribuer à améliorer le climat de confiance envers le chef du PQ ? Vous rêvez. À mes yeux cela n'aurait qu'amplifié la méfiance, on n'aurait jamais su à quel moment le chef du PQ se serait retourné pour renier une promesse, comme le PQ l'a si souvent fait, entre autre avec la proportionnelle....

    Maintenant on va de l'avant, pour lutter contre les forces néolibérales et nous n'avons plus ce boulet à nos pieds qui se confondaient si souvent avec ces mêmes forces néolibérales

    Vous savez M. David la devise du Québec est «Je me souviens», parfois quand je vois les désirs d'oubli du passé des membres du PQ, je me demande s'ils ne voudront pas la réformer pour «Mémoire sélective». Car ils veulent bien qu'on se rappelle la main tendue qu'ils nous offrent

    • Benoît Landry - Abonné 27 mai 2017 06 h 19

      suite à mon commentaire qui a été tronqué...

      ...., mais ils oublient facilement qu'ils nous ont classé comme des parias depuis 11 ans, de création des Desmarais, du PLC, du PLQ des fédéralistes en général. Même en 2012 et 2014 l le PQ nous a fermé la porte à des ententes électorales, préférant le vote stratégique, une chance que cela a fonctionné car vous n'avez perdu que 300 000 voix

      Ah oui je dois avouer que j'ai voté pour l'option B, car c'est ce que notre assemblée générale nous a demandé, vous savez le respect des mandats chez Québec solidaire c'est important... désolé pour vous

    • Gilles Théberge - Abonné 27 mai 2017 07 h 21

      D'accord monsieur Landry, d'accord.

      Maintenant, si vous voulez bien répondre sur le fond, parce que votre argument est une tentative malhabile de faire dévier le débat.

      Ce que nous apprend monsieur David ce matin, tend à dicréditer totalement QS.

      C'est au point où je me demande comment QS va réussir à s'en sortir...

    • Serge Morin - Inscrit 27 mai 2017 08 h 57

      Maintenant, que la confiance est définitivement rompue,vous essayer de limiter les dommages,trop tard.
      Voir voir perdre la raison après quelques points dans les sondages, n'augure rien de bon quant à votre aptitude à gouverner.

    • Pierre Raymond - Abonné 27 mai 2017 09 h 19

      Il n'est pas question d'ignorer ou d'excuser ce qui s'est passé au PQ mais les exactions du PQ ne sauraient servir d'excuse pour ce qui s'est passé à QS.

      Les deux partis doivent de sérieuses explications à leur base respective.

    • Colette Richard-Hardy - Abonné 27 mai 2017 09 h 39

      Je ne vois dans vos propos ce qui a pu permettre à votre parti cette trahison et de toute manière rien ne justifie une trahison.

      Quand on veut la solidarité on trouve une solution là il n'y plus rien qui tient

    • Michel Blondin - Abonné 27 mai 2017 14 h 51

      Dans ce que vous dites, il y a un fond de tout et de rien.

      Tous les partis ont le droit à l'erreur.

      Mais, ce qui est dur à prendre, c'est que l'erreur était de mauvaise foi. Pire, elle est visible à mille lieux par le fait que la constitution n’est pas nécessairement indépendantiste et les textes sont clairs sur le flou.

      Le tout n’est pas encore élucidé. Il y a des gens qui n’ont pas tout dit.
      Mais il est indubitable que QS pouvait se dire indépendantiste pendant que Kadir pouvait courtiser les Anglos anti-séparatistes jusqu’aux oreilles. Bref du clientélisme à la limite du vraisemblable. Sans aucune comparaison avec les efforts de rapprochement de Lisée dans son attitude avec les Anglos.

      Le nœud est que c’est au cœur de son projet qu’il y a contradiction volontaire : fédéraliste et indépendantiste. Hum!

      Les délégués n’ont pas suivi les valses du bureau pour une simple raison : la vérité des tractations et des signatures ont été cachées.

      Mais, on les a entendus dans le congrès menacer de partir. De plus, le parti est un assemblage de groupuscules sans commune mesure, laissant la place au principe du multiculturalisme avec en prime les musulmans qui grossissent les rangs ont dominés par leurs fiels, clairement dit au congrès.
      Jamais, un tel fiel n’aurait dû être permis et versé dans une assemblée publique par des délégués officiels du parti Québec solidaire. Ils ont sali la réputation de Parti Québécois abondamment et injustement pour être sûrs d ’être entendus. Le bureau de QS s'est tu.
      Mais, on a entendu, vu et compris. Pas besoin de faire des signes en plus.

      La convergence sera et ira sans eux. Et ceux qui étaient floués comme indépendantiste iront à ON ou PQ ou PI.
      Et ON ne fusionnera pas avec QS pour les motifs que les membres ON sont indépendantistes; QS vient de démontrer qu’il n’est ni l’un ni l’autre, mais au contraire tout l’un et tout l’autre; c’est-à-dire nulle part. Donc, statut quo fédéraliste.

    • Benoît Landry - Abonné 27 mai 2017 16 h 30

      @ Gilles Théberge, sur le fond, quel fond ? Pouvez préciser votre question ?

      @ Serge Morin, en quoi est-ce que je perd la raison ?

      @ Pierre Raymond, et qu'est-ce qui s'est passé de si terrible chez QS ? Une personne a signé un document trop rapidement et les instances lui ont rappellé que c'était contradictoire avec ce que notre congrès avec décidé ?

      @ Colette Richard-Hardy... où ça une trahison et envers qui ? Une décision de congrès a été respecté où voyez-vous une trahision là-dedans. Trahison envers Lisée ? Demandez-lui donc de faire accepter ses changements de programme par ses membres avant de signer des ententes car agir sans consulter c'est de l'autoritarisme

    • Michel Blondin - Abonné 27 mai 2017 22 h 03

      Monsieur Landry,
      Je crois que ce qui vient de se passer est historique. L'erreur de QS si elle n'en est pas une, est doublement troublante. La culture de QS vient d'être remise en question pour ce qui est des indépendantistes.
      Mais elle est une ouverture béante et une grande promesse pour des groupes qui ne sont pas pour l'émancipation française de notre culture en Amérique. QS est maintenant le choix des libertés religieuses et des Anglos.
      Vous avez raison de dire que les militants sont l'autorité en congrès. Alors de cacher une information historique de la signature d'une entente ne serait-ce de principes, ne peut que discréditer l'instance du QS.

      Sans savoir l'impact de dire ou ne pas dire, la décision est historique par le fait du QS bashing n'a pas cesser de pleuvoir, discréditant l'instance et son éthique mollassonne. Du jamais vu.

      Coyez-moi, cette signature non respectée est historique sur une entente historique.

    • Gilles Théberge - Abonné 28 mai 2017 09 h 01

      Benoît Landry - le fond, c'est ce dont parles monsieur Blondin... Ne jouez pas à l'idiot, vous saviez très bien ce que je voulais dire.

    • Benoît Landry - Abonné 28 mai 2017 12 h 05

      @ M Blondin, le QS bashing est fait depuis une semaine principalement par les mêmes qui nous insultent depuis notre création, ils ont rien que trouver un autre os à ronger..... avec très souvent la même démagogie et l'aveuglement volontaire du comportement du PQ.

      Cela m'amène directement à ceci. Ce changement de cap historique du PQ, i.e. d'accepter la constituante, devait-elle être révéler aux membres du PQ par le fait d'être discuter à l'intérieur d'un congrès de Québec solidaire ?

      Si ce changement de cap est aussi historique à ce point pourquoi Lisée ne s'en est-il pas fait un point d'honneur en l'annoncant lui-même à ses membres et ainsi faire pression sur nos membres en faveur de la convergence au lieu de nous lancer un ultimatum quelques jours avant le congrès ? Et ça je dois avouer que ce genre d'attitude de non respect de la part des autorités du PQ, ce n'est pas du « jamais vu» pour nous et de révéler cette entente lors du congrès avant notre vote sur la convergence aurait pu avoir totalement l'effet contraire que vous souhaitiez en confirmant à notre congrès que si Lisée est capable de signer une entente historique sans consulter ses membres c'est qu'il n'est pas fiable