Un acte de sabotage

La direction de Québec solidaire n’a pas joué franc jeu en n’informant pas les délégués au congrès de la fin de semaine dernière de la conclusion d’une entente secrète sur une « feuille de route » commune vers l’indépendance avant qu’ils se prononcent sur l’opportunité de conclure une alliance avec le PQ.

Gabriel Nadeau-Dubois a fait preuve d’un sophisme digne d’un vieux politicien en déclarant qu’il ne fallait pas placer la charrue devant les boeufs. Les militants solidaires étaient si enragés contre le PQ que cela n’aurait peut-être rien changé à leur décision, mais cette donnée était d’une pertinence évidente dans l’évaluation d’un pacte électoral. Sans ce pacte, il était clair que la « feuille de route »avait toutes les chances de se transformer en feuille morte. La séance d’information à huis clos tenue en toute fin de congrès, qui n’a donné lieu à aucun débat, ressemblait plutôt à une tentative maladroite de sauver les apparences.

Il était déjà intrigant que cette « feuille de route » inspirée du modèle catalan, dûment signée le 10 avril dernier par les représentants du PQ, de QS, d’Option nationale et du Bloc québécois, sous l’égide des Organisations unies pour l’indépendance (OUI-Québec), n’ait pas été rendue publique, comme cela était prévu. Après que le PQ eut reporté le référendum à un deuxième mandat, une telle entente était pourtant inespérée. Pourquoi QS s’opposait-il à son annonce, alors que les autres signataires la souhaitaient ?

Mercredi, en fin de journée, ICI Radio-Canada a révélé l’existence d’un courriel du président sortant de QS, Andrés Fontecilla, qui était un des deux cosignataires de l’entente au nom de son parti, informant OUI-Québec que le Comité de coordination de QS s’opposait à l’entente qu’il avait approuvée en son âme et conscience huit jours plus tôt, malgré les modifications que les autres partis avaient accepté d’y apporter à la demande de QS. « Ça arrive souvent qu’un négociateur juge qu’il y a entente, mais pas les instances qui le mandatent. Ce sont les dangers de la politique », a plaidé M. Fontecilla.


 

Certes, M. Fontecilla n’est pas le premier politicien à se faire larguer, mais s’il est vrai que la direction de QS n’approuvait pas la« feuille de route », pourquoi Manon Massé a-t-elle confirmé en fin de semaine qu’il y avait bel et bien eu entente. Et si cette entente était caduque, pourquoi l’avoir présentée à huis clos aux militants de QS ? Les a-t-on seulement informés que celle-ci avait été désavouée par le Comité de coordination ?

Ces troublantes manoeuvres ressemblent à un acte de sabotage. Tout le monde a bien noté que les leaders solidaires favorables à une alliance avec le PQ ont été très discrets lors du débat. Seul M. Khadir s’est présenté au micro, et on l’avait déjà vu plus fougueux. C’est à se demander si le Comité de coordination national, dont plusieurs membres étaient opposés à tout rapprochement, n’a pas programmé ce dérapage. Finalement, qui était le véritable Machiavel dans cette histoire ?

Jean-François Lisée réclame maintenant que la« feuille de route »soit rendue publique, mais cette démarche a-t-elle encore un sens ? La politique n’est pas faite pour les coeurs sensibles, mais il y a des limites aux insultes et aux manigances qu’on peut accepter. Pour l’heure, il est difficile d’imaginer péquistes et solidaires marchant main dans la main vers le pays.


 

Pour ce grand stratège qu’est censé être Jean-François Lisée, l’échec demeure cinglant. Il avait mis tout son poids dans la balance pour imposer la convergence aux éléments de son parti qui n’en voyaient ni le réalisme ni l’intérêt. Heureusement pour lui, le PQ n’a pas les moyens de changer de chef encore une fois, si bien qu’il n’a pas trop à s’inquiéter du vote de confiance auquel il devra se soumettre en septembre. Le chef péquiste a beau jeu d’accuser QS d’avoir fait prévaloir ses intérêts partisans avant ceux du Québec, mais il faut bien reconnaître que la convergence servait admirablement ceux du PQ. On ne reprendra pas Pascal Bérubé à déclarer que le PQ sera incapable de prendre le pouvoir sans l’aide de QS, mais il n’avait pas moins raison.

En 1995, M. Lisée avait été un des grands artisans de l’entente tripartite qui avait permis à l’ADQ de faire campagne sous le parapluie du OUI aux côtés de Jacques Parizeau et de Lucien Bouchard. La comparaison avec l’attitude intransigeante de QS est cependant boiteuse. Si le PQ avait proposé un pacte électoral à l’ADQ en 1994, il y a fort à parier que Mario Dumont aurait dit non.

108 commentaires
  • Nadia Alexan - Abonnée 25 mai 2017 01 h 07

    QS abrite un conflit d'intérêts!

    C'est dommage qu'il n'y ait pas une alliance stratégique entre le PQ et QS. C'est le peuple québécois qui sort perdant de cet exercice boiteux.
    Ce n'est pas la première fois que la direction de QS manipule ses membres d'accepter l'inacceptable. Il y' a quelques années on a muselé les dissidents contre la laïcité ouverte, pour ensuite l'imposer à tous les membres.
    Comment arrive-t-on à concilier l'intégrisme religieux avec les principes de socialisme/marxisme, à la base de la création de cette formation? Comment peut-on réconcilier la misogynie religieuse avec le féminisme libérateur de l'emprise de la religion?

    • Pierre Beaulieu - Abonné 25 mai 2017 10 h 01

      Et si c'était vrai ce que beaucoup de gens prétendent, à savoir qu'il y aurait collusion entre PLQ et QS, et ce depuis la fondation de ce derniers dans le but de diviser pour régner? Les partisans QS sincères seraient les premiers à s'être fait flouer.

    • Jean Jacques Roy - Abonné 25 mai 2017 11 h 36

      "Comment arrive-t-on à concilier l'intégrisme religieux avec les principes de socialisme/marxisme, à la base de la création de cette formation?" Nadia Alexan

      On dirait Madame Alexan que vous êtes restée crispée sur un vieux débat et que votre frustration vous empêche de raisonner! Faites-vous exprès pour tordre le bâton? Le débat auquel vous faites rèférence ne portait pas sur la Laïcité et la neutralité de l'État. QS défend ces principes, et comme exemple QS préconise que l'État n'a pas à financer les institutions religieuses, y compris les écoles confessionnelles (chrétiennes, juives, musulmanes etc). Le litige dont vous faites mention porte sur une question particulière: les interdictions pour certaines fonctions dans l'administration publique de signes religieux! Votre position est radicale sur ce point et est restée focalisée sur votre crainte de l'islamisation du Québec.

      Bon, il faut en revenir Madame... Vous avez le droit d'être en désaccord avec QS sur cette question du voile islamique! Mais où se trouve la logique dans votre raisonnement? Quel est le lien en votre désaccord avec QS que vous ne trouvez pas assez de gauche radicale et d'autre part votre souhait que QS accepte de converger pour soutenir l'élection du PQ, parti de centre droite?

    • Benoit Toupin - Abonné 25 mai 2017 12 h 06

      QS place l'orientation très à gauche d'un futur état comme une condition à son adhésion à un projet de souveraineté alors que le choix du type de société ne peut être mis dans la balance pour choisir ou non la souveraineté; les deux questions doivent être distintes et éloignées l'une de l'autre.

      La souveraineté est l'option de récupérer sa gouvernance pour être pleinement responsable de son destin. L'orientation gauche-droite et de toutes autres tendances doit être ouverte à la démocratie électorale et faire l'objet d'un choix à chaque élection.

      Est-ce que mettre la souveraineté et l'orientation très à gauche dans le même chapeau, est une façon de dire "n'oui". Possiblement car il y a dans les rangs de QS des membres qui s'opposent fermement à la souveraineté. Dans la détestation de certains membres de QS à l'égard du PQ, il y a des choses qui ne s'expliquent pas par le très respectable bilan du PQ. D'autant qu'il a peu gouverné au cours des 15 dernières années.

      L'échec de Monseiur Lisée; parlons-en... Faut-il parler de la joute ou de la crédibilité? La joute est un échec pour Monsieur Lisée, mais au niveau de la crédibilité, il m'apparait avoir fait des gains importants. Entre les deux, je préfère la crédibilté... Il y a des petites victoires qui sont faites à gros prix de crédibilité et il y a de grandes victoires au prix de petits échecs.

      Monsieur Lisée qu'on dépeint comme un rusé qui réfléchi tout haut, est depuis son accession à la tête du PQ grandement constant dans ses orientations et très transparent dans ses démarches; il faut le reconnaître. Le PQ est un parti qui, par ses politiques a grandement contribué à des gains sociaux durables et remarquables. Que les membres de QS se soient permis des remarques excessives fausses et déplorables n'est pas sans conséquence sur l'image de leur congrès et de ses participants.

      Maintenant. le PQ travaillera librement à son programme avec ses nombreux membres; enfin...

    • Christian Montmarquette - Abonné 25 mai 2017 16 h 09

      À Benoit Toupin,

      "QS place l'orientation très à gauche d'un futur état comme une condition à son adhésion à un projet de souveraineté" - Benoit Toupin

      Malheureusement, votre commentaire ne fait que démontrer votre totale ignorance de ce qu'est l'Assemblée constituante de Québec solidaire M. Toupin.

      Alors que Québec solidaire ne pose aucune condition à l'indépendance. En fait, il ne fait pratiquement pas partie du processus, pas plus que n'importe quel autre parti qui aurait le droit de donner son point de vue sur le déroulement de la chose.. Mais de l'extérieur de la constituante bien entendu.

      Puisque l'Assemblée constituante telle que proposée par Québec Solidaire devra se faire hors de tous les partis politiques et de tous les élus.es, à l'abris de tous les pouvoirs économiques et totalement indépendante, autonome et élue au suffrage universel.

      Une large de consultation populaire de plus de 18 mois soutenue par 50 millions d'argent public, constituera le matériel de base à partir duquel les constituants rédigerons une Nouvelle Constitution du Québec.

      Ce sera donc si et seulement si «après coup», Québec solidaire est à nouveau élu comme gouvernement, qu'il mettra son programme en action comme tout autre parti politique pourrait le faire.

      L'éclaircissement nécessaire ici étant qu'une fois le Québec sera devenu indépendant et devenu libre de tous ces choix Québec solidaire pourra par exemple instaurer un nouveau code criminel plus progressiste que celui du Canada; se donner son propre ministère des télécommunications; décider de ne pas avoir d'armée; de se retirer des traités de guerre; de l'OTAN, de l'ALÉNA etc.

      Malheureusement, comme bien d'autres, vous mélangez les pommes et les oranges, ce qui n'aide en rien la discussion.

      Espérons que ce commentaire corrigera la situation.

      Christian Montmarquette

    • Raymond Saint-Arnaud - Abonné 25 mai 2017 17 h 37

      QS est noyauté par des allophones et alloreligieux. Manon Massé l'a elle-même dit: on ne peut pas converger avec le PQ car on va perdre des votes anglophones et allophones : « Si QS se rapproche d’un pouce et quart du PQ, il y a toute une partie de la population qui va se sentir trahie par QS, souligne Mme Massé. C’est important comme argument. » Elle pense notamment aux membres de la communauté anglophone, de communautés culturelles ainsi qu’aux « personnes racisées »,qui n’ont jamais été aussi nombreuses à voir QS comme une solution de remplacement au PLQ. »
      (Voir http://www.ledevoir.com/politique/quebec/497602/qu )

    • Christian Montmarquette - Abonné 25 mai 2017 18 h 26

      À Benoit Toupin,

      "Le néolibéralisme est une tendance mondiale dont la contestation exige doigté pour ne pas s'isoler et être le seul à en payer le prix....etc.. etc... etc.. " - Benoit Toupin

      Il me semblait que vous n'appréciez pas les copier-coller M. Toupin..

      À ce que je vois..

      Vous ne donnez-pas votre place.

      .

    • Benoit Toupin - Abonné 25 mai 2017 18 h 43

      A Monsieur Montmarquette,

      Heureux de vous voir reconnaître que la constitution qui pourrait être définie par une assemblée constituante n'a pas de lien réel avec la pertinence de la souveraineté, même si la constitution à définir est un élément important de ce que les électeurs désireront connaître au moment d' éventuel référendum. Et j' imagine que vous reconnaissez que l'orientation vers la gauche, le centre ou la droite relève de la démocratie électorale à chaque élections...

    • Christian Montmarquette - Abonné 25 mai 2017 19 h 02

      À Benoit Toupin,

      "Heureux de vous voir reconnaître que la constitution qui pourrait être définie par une assemblée constituante n'a pas de lien réel avec la pertinence de la souveraineté" - Benoit Toupin

      Vous fraudez mes propos de manière complèment innaceptable.

      Et j'espère que tout le le voit.

      Je n'ai jamais dit ça.

      Laissez donc les gens dire exprimez eux-même ce qu'ils ont à dire au lieu de parler à leur place.

      Une chose est sûre, avec une telle attitude..

      Jamais je ne vous prendrais comme constituant en tout cas.

      Vous n'entenderiez que la raissonnance de vos propres pensées.


      - CM

  • Anne Arseneau - Abonné 25 mai 2017 03 h 16

    La convergence aurait admirablement servi les intérêts de tous les partis...

    ...et, au final, elle aurait admirablement servi les intérêts de tous les québécois.

    Aussi, la convergence de tous les partis a peut-être échoué, mais rien n'indique qu'il n'y aura pas convergence des progressistes qui en ont assez.

    Jean-François Lisée a démontré qu'il peut favoriser les intérêts de la patrie avant ceux du parti. C'est quand même une très grande qualité pour un futur chef d'État, vous ne croyez pas ? En voilà une façon de faire de la politique autrement. Et s'il est vrai que «six mois en politique, c'est l'éternité», et bien il reste un peu plus de deux éternités avant les prochaines élections. C'est amplement suffisant pour permettre au PQ de se positionner et de présenter son programme emballant.

    Avec QS qui vient, en quelque sorte, de se saborder (c'est qu'il en a déçu de ses électeurs...), et avec l'écoeurantite envers les libéraux, il me semble que le PQ a ses chances de les gagner, ces élections.

    Et, en passant, en 1994, y'avait-il des écoles en ruine ? Des usagers du système de santé et services sociaux qui baignaient dans leur excrément en attendant leur repas de patate en poudre? Des personnes lourdement handicapées qui attendaient des heures sur la toilette qu'on vienne les ramener dans leur fauteuil roulant ?

    En 1994, y-avait-il des juges «post-it» ? Des meurtriers relâchés par manque de de ressources pour les juger ? Surtout, en 1994, les libéraux avait-il autant de sièges assurés ?

    Bref, le contexte dans lequel aurait été élaboré un pacte électoral était-il similaire à celui qu'on connaît aujourd'hui ?

    • Pierre Raymond - Abonné 25 mai 2017 10 h 40

      « Aussi, la convergence de tous les partis a peut-être échoué, mais rien n'indique qu'il n'y aura pas convergence des progressistes qui en ont assez. » A. Arseneau

      Bien dit et je crois, qu'à la lumière de tout ce qu'on a appris dernièrement, l'électorat est assez mature pour savoir à qui donner son vote en 2018.

    • Raymond Saint-Arnaud - Abonné 25 mai 2017 17 h 47

      J’étais convaincu depuis longtemps que le débat sur la « convergence » était mal engagé. Le principal ennemi de QS semble de plus en plus être le PQ plutôt que le PLQ.

      Je me méfie de l’hypocrisie de Québec solidaire en rapport avec l’indépendance du Québec. Je suis un socialiste de coeur et d'esprit, appréciant le modèle social québécois, mais QS ne m'apparait pas honnête ni réaliste dans son discours et ses actes.

      Je pense qu'une coalition ad hoc PQ-CAQ serait plus viable pour déloger le parti libéral de Couillard, quitte ensuite à procéder à des élections avec proportionnalité.

    • Raymond Saint-Arnaud - Abonné 25 mai 2017 17 h 58

      QS vient de renier la « démarche commune d’accession à l’indépendance » de la Table de concertation des OUI Québec, qui prévoit notamment la mise sur pied d’une Assemblée constituante qui sera chargée de mener une vaste consultation publique, puis d’élaborer un projet de Constitution d’un Québec indépendant. Celle-ci stipule aussi que les Québécois seront consultés, au moyen d’un référendum en bonne et due forme, à la fois sur l’indépendance du Québec et le projet de Constitution élaboré par l’Assemblée constituante.

      Malgré la dérobade sournoise de QS, il faudra que OUI Québec continue son travail avec les autres membres (Parti québécois, Option nationale et Bloc québécois) des OUI Québec. Je suis convaincu que les vrais indépendantiste ayant jusqu’ici appuyé QS vont se réunir à ce grand projet trans-partisan si prometteur.

  • Benoit Simoneau - Abonné 25 mai 2017 04 h 17

    Avec des si...

    "Si le PQ avait proposé un pacte électoral à l’ADQ en 1994, il y a fort à parier que Mario Dumont aurait dit non."

    Avec le recul, c'est en effet difficile de penser autrement... mais qui sait? Il serait intéressant de s'en entretenir avec le premier intéressé.

  • Hugo Tremblay - Abonné 25 mai 2017 05 h 21

    D'autres taupes?

    Il y a des Libéraux partout, même le commissaire de la commission charbonneau.
    Peut-être y en a-t-il chez QS, cela expliquerait beaucoup de choses des agissements de ce parti qui a l'air d'avoir comme premier but de faire élire ces Libéraux.

    • Christian Montmarquette - Abonné 25 mai 2017 10 h 10

      QS vient de prendre 7% aux libéraux dans le dernier sondage Léger. Ça m'étonnarait que les libéraux la trouvent bien drôle.

    • Jacques Patenaude - Abonné 25 mai 2017 11 h 41

      QS aurait pris 7% des votes aux libéraux!!
      SVP faites-en la démonstration.

    • Michel Blondin - Abonné 25 mai 2017 17 h 40

      "QS vient de prendre 7% aux libéraux dans le dernier sondage Léger." M.Montmarquette.

      Il vient de démontrer que PLQ et QS c'est du pareil au même.

      La clientèle des libéraux aime les agissements de QS, surtuot quand ses membres critique les indépendantistes.

      L'indépendance pour QS c'est un hochet qui passe après le multicuturalisme des musulmans et le fédéralisme des Anglos.
      Bravo pour ce 7% de libéraux! Vous allez faire gagner le PQ ou la CAQ en affaiblissant le PLQ. Et avec le coup fourré des cachettes, vos membres en conscience auront à se cacher de honte.

    • Christian Montmarquette - Abonné 25 mai 2017 18 h 06

      À Jacques Patenaude,

      "QS aurait pris 7% des votes aux libéraux!!

      SVP faites-en la démonstration." - Jacques Patenaude

      La voici donc, cette démonstration:

      Léger élection générale de 2014 vs mars 2017:

      Depuis les élections générale de 2014, le Parti libéral a perdu 7% des intentions de votes, pendant que le PQ et la CAQ sont demeurés stables respectivement à 25% et 23%, (aujourd'hui 26% pour la CAQ).

      Et ceci, alors que QS est passé de 7 à 14%.

      À qui QS a-t-il pris ce 7% des votes selon vous?

      Christian Montmarquette

      Lien de référence de Qc125.com :

      http://blog.qc125.com/2017/03/leger-mars-2017-vs-l


      .

    • Christian Montmarquette - Abonné 25 mai 2017 18 h 18

      C'est quand même fort que des péquistes qui nous lancent sans cesse inepties et des jugements gratuits sans gène et sans références, soient les premiers à exiger des preuves à la moindre affirmation. Alors que toutes ces donnés sont facilement accessibles sur le Web; et d'autant plus que j'avais déjà mentionné qu'il s'agissait d'un sondage Léger.

      Avez-vous les deux pieds dans la même bottine pour être aussi peu capable de vous renseigner par vous-même?

      J'avoue ne pas trouver drôle d'avoir à jouer les agents de recherches et les secrétaires pour des gens qui passent leur temps à nous dénigrer, en s'insultant du même souffle qu'on ait rejeté de pactiser avec eux.

      Cherchez l'erreur..

    • Raymond Labelle - Abonné 25 mai 2017 21 h 40

      "Depuis les élections générale de 2014, le Parti libéral a perdu 7% des intentions de votes, pendant que le PQ et la CAQ sont demeurés stables respectivement à 25% et 23%, (aujourd'hui 26% pour la CAQ).

      Et ceci, alors que QS est passé de 7 à 14%.

      À qui QS a-t-il pris ce 7% des votes selon vous?"

      Ça peut être plus complexe que l'apparence. Par exemple - j'exagère pour simplifier mathématiquement l'illustration de la possibilité de vases communicants - je ne dis pas que c'est ce qui se passe - le 7% du PLQ serait allé à la CAQ, 4% de la CAQ serait allé au PQ (donc CAQ monte de 3%), le PQ est rendu à 29% avec les gains de la CAQ mais 4 du 25 précédent du PQ va à QS, maintenant rendu à 13%.

      Encore une fois, je ne dis pas que c'est ce qui s'est passé. Ce que je dis, c'est que de juste additionner et soustraire entre les deux résultats (élections 2014 et dernier Léger) peut donner une fausse impression étant donné un possible phénomène de vases communicants.

      Pour savoir vraiment ce qui s'est passé, il aurait fallu que les sondeurs demandent aux répondants "pour qui avez-vous voté aux dernières élections?"

      Personne ne peut le savoir, et moi non plus, mais intuitivement, je serais étonné que des gens du PLQ, en tout cas, 7/43 de ceux-ci, soit allés à QS, étant donné l'incompatibilité idéologique entre les deux partis -
      je soupçonne un phénomène de vases communicants.

      On peut avoir une petite idée, car dans le Léger de mars 2014 (élections en avril), le sondeur avait demandé le deuxième choix des répondants. QS était le deuxième choix de 40% des gens qui avaient l'intention de voter pour le PQ, et seulement 7% des gens qui avaient l'intention de voter pour le PLQ avaient QS comme deuxième choix... ce qui confirme empiriquement mon intuition.

      Ici pour le Léger de 2014 (voir p. 9) : http://leger360.com/admin/upload/publi_pdf/2014031

    • Christian Montmarquette - Abonné 25 mai 2017 21 h 42

      "Il vient de démontrer que PLQ et QS c'est du pareil au même." -Michel Blondin

      Votre raisonnement est tellement primaire..

      Que plus primaire que ça.. Vous êtes bon pour la maternelle politique..

      Alors qu'au contraire QS est vient de faire ce que le PQ est incapable de faire depuis des décennies:

      Faire voter des fédéraliste pour un parti indépendantiste et affaiblir le PLQ.

      Parce qu'il existe des progressistes dans l'électorat du PLQ. Mais incapables de sentir les péquistes, et je les comprends!

      - CQFD

    • Raymond Labelle - Abonné 25 mai 2017 21 h 53

      Sur une note plus légère et moins mathématique M. Montmarquette - disons que l'on peut trouver très étonnant que GND fasse tripper les électeurs libéraux à ce point. Il est vrai que le réel est quelquefois contre-intuitif de manière étonnante. En tout cas, si on me démontrait que c'était vrai, je serais en effet très étonné.

    • Raymond Labelle - Abonné 26 mai 2017 00 h 47

      M. Montmarquette, il est vrai que M. Blondin vous a mal compris - mais votre intervention suggère que vous n'avez pas lu la mienne de 21h40 (25 mai) - je comprends, dans le feu de l'action et de l'émotion.

      Pour vous rendre service et vous inciter à ne pas trop défendre cette thèse du transfert de votes du PLQ à QS, je vous suggère de lire mon intervention difficile à lire que personne n'aime (snif...:0)), rébarbative, pleine de chiffres et de raisonnements compliqués. Je comprends donc que vous ne l'ayez pas lue également.

  • Gilles Bonin - Abonné 25 mai 2017 06 h 01

    Mais c'est QS ça!

    Mais, c'est typique des partis du style crypto-«bolchevique» qu'est au fond QS. Il ne reste qu'aux sympatisants électeurs de QS de voir le vrai visage de cet organisme faussement démocratique, «POUR LE PEUPLE». Qu'ils réagissent pour que Québec solidaire se confirme comme QUÉBEC SOLITAIRE.

    • Jacques Patenaude - Abonné 25 mai 2017 09 h 10

      Il faudrait dire plutôt crypto-"anarchiste", ce serait plus conforme à la réalité. QS ne s'inspire pas du bolchévisme mais plutôt de l'anarchisme.

    • Patrick Boulanger - Abonné 25 mai 2017 14 h 54

      @ M. Patenaude

      M. Patenaude, les anarchistes ne croient pas à la démocratie représentative.

    • Jacques Patenaude - Abonné 25 mai 2017 22 h 47

      @Boulanger
      c'est pour cela que j'ai parlé de cryto-anarchistes.

    • Patrick Boulanger - Abonné 26 mai 2017 08 h 40

      @ M. Patenaude

      M. Patenaude, je ne comprends pas votre raisonnement.