Vade retro, satana

Depuis 50 ans, on a pris l’habitude de voir libéraux et péquistes comme chiens et chats, mais ce n’est rien en comparaison de la véritable haine que de nombreux militants de Québec solidaire éprouvent envers les péquistes. Par moments, le débat sur une possible alliance PQ-QS, dimanche, a pris des allures de séance de défoulement. À entendre certaines interventions, le PQ semblait être l’incarnation du diable.

Jean-François Lisée, lui, a été comparé à Machiavel. Les délégués de sa circonscription de Rosemont étaient particulièrement remontés contre le chef péquiste, dont la fourberie est apparemment sans limites. Alexandre Cloutier ou Véronique Hivon auraient peut-être pu apprivoiser une majorité de militants, mais la méfiance envers M. Lisée était palpable. La peur de se faire embobiner par ce filou frisait la paranoïa.

Les opposants ont donné le ton d’entrée de jeu. Au bout de vingt minutes, il était presque devenu gênant de vouloir s’allier à de pareils faux jetons. Même ceux qui étaient prêts à envisager la possibilité d’une alliance semblaient le faire à leur corps défendant. Elle a été assortie de conditions si contraignantes que les discussions n’auraient probablement pas abouti ou qu’elle aurait éclaté à la première occasion.

Les griefs de QS envers le PQ remontent à Lucien Bouchard, mais la question identitaire est clairement la pierre d’achoppement. Les péquistes ne réalisent peut-être pas à quel point la charte de la laïcité a laissé des séquelles inguérissables. L’opposition du PQ à la tenue d’une commission d’enquête sur le racisme et la discrimination systémique en a ravivé le douloureux souvenir. Les membres des communautés culturelles et les anglophones, que QS s’emploie à détacher du PLQ, ont été très clairs : tout rapprochement avec le PQ entraînerait automatiquement leur départ.

 

Chez QS, on est très conscient que cette brutale fin de non-recevoir constituera une grande déception, voire un véritable choc, pour de nombreux autres, chez qui la perspective de cette union des forces souverainistes et progressistes avait fait naître de grands espoirs. Cette fois, il ne peut y avoir le moindre doute sur le responsable de l’échec d’une alliance à laquelle 87 % des électeurs de QS — et du PQ — étaient favorables, selon le récent sondage Léger-Le Devoir-Le Journal de Montréal.

« La décision que nous avons prise, il y a des gens qui ne la comprendront pas », a reconnu Gabriel Nadeau-Dubois. À plus forte raison si le résultat devait être de reporter les libéraux au pouvoir en octobre 2018. D’Israël, le premier ministre Couillard n’a d’ailleurs pas caché sa satisfaction. Il a beau prétendre n’avoir jamais cru à cette alliance, bien des libéraux ont dû pousser un soupir de soulagement.

C’est peut-être en région que l’effet sera le plus négatif. Dimanche, il était manifeste que les relations entre péquistes et solidaires y sont nettement plus harmonieuses qu’à Montréal. Un des objectifs de l’alliance était précisément de permettre à QS de faire élire des députés à l’extérieur de la métropole. Cela paraît désormais exclu pour l’avenir prévisible.

 

Le grand perdant est évidemment le PQ, dont les chances de former un gouvernement se trouvent maintenant considérablement réduites. Elles le seront encore davantage si le projet de fusion entre QS et Option nationale se concrétise. Sans minimiser leur divergence de vues sur l’assemblée constituante, la volonté d’arriver à une entente est manifeste.

Il faut prendre avec beaucoup de circonspection les 18 % dont le sondage Léger crédite cette autre alliance, mais 14 % des péquistes auraient l’intention de l’appuyer. Extrapoler la répartition des sièges à partir des sondages sur les intentions de vote est très aléatoire, mais les résultats auxquels arrive le simulateur mis au point par Bryan Breguet sur le site Too Close to Call ont de quoi inquiéter le PQ.

Avec 18 %, QS pourrait l’emporter dans 8 circonscriptions, toutes situées sur l’île de Montréal. À celles de Mercier, Gouin et Sainte-Marie–Saint-Jacques, que QS avait déjà remportées en 2014, il faudrait ajouter Laurier-Dorion, Rosemont, Maurice-Richard (actuellement Crémazie), Hochelaga-Maisonneuve et Bourget. La seule que le PQ conserverait sur l’île serait Pointe-aux-Trembles. Il va sans dire que cela serait une véritable catastrophe.

Comment réagiront les militants péquistes après avoir été éconduits aussi cavalièrement ? Pour favoriser le rapprochement avec QS, la direction du PQ avait donné une orientation résolument progressiste à la « proposition principale » qui sera soumise au congrès de septembre. Maintenant que le projet d’alliance est mort, le PQ va-t-il se recentrer dans l’espoir d’attirer les électeurs caquistes ?

Quoi qu’en pensent les militants solidaires, le PQ avait mis une sourdine à son discours identitaire au cours des derniers mois. De nombreux péquistes pestaient en voyant François Legault le reprendre à son compte. Ils pourraient se dire qu’il est urgent de rattraper le temps perdu.

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53 commentaires
  • Nadia Alexan - Abonnée 23 mai 2017 02 h 02

    Québec solidaire a trahi non seulement sa formation politique, mais tous les Québécois!

    C'est vraiment dommage qu'on ait diabolisé la Charte des valeurs qui a été mal comprise par les anglophones et les allophones. Pourtant la Charte des valeurs est un document progressiste avec des valeurs universelles reconnues mondialement, surtout la séparation entre l'Église et l'État. QS a trahi les pères de la Révolution tranquille, qui avaient préconisé la laïcité de l'État, notamment pour sortir la politique de l'emprise de la religion.
    Je suis convaincue que Québec solidaire va regretter cette décision historique qui va compromettre notre libération des libéraux.

    • Pierre Raymond - Abonné 23 mai 2017 10 h 49

      Mme Alexan, je suis tout à fait d'accord avec vous.

      Il est à la mode de diaboliser la Charte des valeurs et je soupçonne qu'il y en a beaucoup qui le font parce que « c'est à la mode » et/ou qu'il n'en n'ont jamais compris le sens réel.
      Quand on veut se débarraser de son chien...

    • Louise Collette - Abonnée 23 mai 2017 12 h 15

      Entièrement de votre avis Madame Alexan, je n'aurais pas dit mieux.

    • Michel Blondin - Abonné 23 mai 2017 13 h 42

      Pire, tellement il embrouille l'avenir.

      QS, rendu un vrai parti de p'tits diables pour extrémistes et religieux!

      On peut maintenant dire que QS est un parti nulticulturaliste et extrémiste de gauche.

      Déjà le programme avait cette tendance, il ne manquait que l'action politique incompromissoire.

      Il vient de sacrifier son programme d'action social-démocrate pour le principe absolu du multiculturalisme incluant la religiosité à tout vent. Ces adeptes du multiculturalisme viennent de démontrer leurs capacités à prendre le contrôle de ce parti aidé de quelques anglophones fédéralistes à tout crin.

      Son positionnement devient clair. Le club des radio-canada francophones du plateau de Montréal, les francophones musulmans dont 80% des 50 000 sont dans le grand Montréal et les Anglos (allophones +anglophones) fédéralistes.

      Ausi, il devient attirant pour la clientèle "propre" du PLQ

  • René Bourgouin - Inscrit 23 mai 2017 05 h 18

    Québec Sectaire

    QS n'est pas un mouvement authentiquement progressiste mais une secte gauchiste. Même sans l'épisode de la Charte des Valeurs, les militants auraient trouvé un autre motif de détestation, en particulier la «droite» que le PQ incarne à leurs yeux (même si les gouvernements péquistes successifs ont mis en place plusieurs programmes sociaux détestés par la vraie droite...). Ils auraient trouvé une autre raison de dire non. Après tout, QS a été fondé pourquoi à l'origine? Parce que le PQ n'était pas assez à gauche à leur goût (alors qu'il l'est déjà trop pour bon nombre d'électeurs...).

    QS dans ses orientations actuelles n'a pas la moindre chance de former un gouvernement dans un futur proche ni lointain. C'est un mouvement gauchisant de style «uqamien» qui n'a aucune chance de séduire à l'extérieur de quelques comtés de l'île de Montréal. QS est une imposture, un leurre qui ne mène nulle part sauf à un régime libéral éternel par la division des votes qu'il engendre.

    • Pierre Raymond - Abonné 23 mai 2017 11 h 04

      Et j'ajouterais que contrairement à ce que plusieurs membres de QS croient, leur parti ne serait pas porté au pouvoir même si le PQ disparaissait comme ils en sont convaincus.

      On assisterait plutôt à la création d'un nouveau parti.

    • Jacques Tremblay - Inscrit 24 mai 2017 08 h 05

      D'accord aussi avec Pierre Raymond

  • Richard Maltais Desjardins - Abonné 23 mai 2017 06 h 39

    Les votes n’appartiennent pas aux partis


    Par conséquent, toute velléité de les faire migrer ici en faveur de QS ou là en faveur du PQ serait au mieux improbable et de toute façon présomptueux. Ce dont notre vie démocratique a besoin, ce n'est pas de peddleurs qui se magasinent des fauteuils à l'Assemblée nationale, mais de propositions politiques claires qui rendent significatifs et clairs leurs suffrages.

    Sauf exception. Sauf urgence. On a bien essayé de créer un tel sentiment d'urgence en démonisant le gouvernement du PLQ. Comme on s'empressera de qualifier de trahison la fidélité de QS à ses principes. La plate réalité, c'est que si le PLQ a de bonnes chances d'être réélu la prochaine fois, c'est que dans la population (et indépendamment de ce que vous ou moi en pensons) il bénéficie d'une conjoncture économique assez favorable, des heureux effets immédiats des malheureuses coupures d'hier et d'une administration plutôt satisfaisante.

    Bref, comme la question nationale mise entre parenthèses par le PQ était à peu près tout ce qui le rapprochait encore de QS et comme il n'y a pas urgence de remplacer un gouvernement de droite par un autre gouvernement de droite... À ceux qui suggéreraient méchamment qu'il se fait ainsi l'allié objectif des libéraux, personne ne le dira trop fort à QS, mais droite pour droite, il n'est pas évident que la péquiste identitaire soit plus désirable.

    Quoi qu'il en soit, quel que soit le gouvernement et son statut majoritaire ou minoritaire, ce qui compte, ce sont les électeurs qu'ils ont charge de représenter autant que de gouverner. Quand un demi million de québécois auront clairement adhéré à un projet de société clairement à gauche, peu importe le nombre de députés, cela pèsera de tout son poids dans les décisions politiques. Surtout si ce demi million continue de prendre sa place dans l'espace public.

    Sans filouterie.

    • Serge Morin - Inscrit 23 mai 2017 08 h 48

      Belle tentative de se déresponsabiliser .
      Le retour de l'insouciance.

    • Jacques Patenaude - Abonné 23 mai 2017 09 h 32

      Il ne reste plus aux partis qui sont dans l'opposition de bâtir des programmes cohérents et à les présenter à l'électorat. L'électorat tranchera. Cela n'exclut pas la possibilité de créer une coalition. QS autant que le PQ et la CAQ ont comme devoir de créer un programme qui à leur avis fédérera suffisamment d'électeurs pour leur accorder le droit de gouverner. On verra. Les coalitions se créent plus facilement après les élections quand on connaît la volonté des citoyens. Rien n'empêche dans notre mode de scrutin de créer des coalitions. À chaque parti de définir son programme et ses stratégies.
      Le scrutin proportionnel n'est pas un projet de société, c'est un des moyens de choisir son gouvernement. Ce qui compte c’est ce qu’un gouvernement choisit de faire. Aux partis politique de créer des programmes qui peuvent favoriser des coalitions s'ils en ont la volonté. Je crois bien que le changement de culture devra précéder le changement de mode de scrutin. Pour le moment les partis politiques ne semblent pas comprendre que les électeurs en votant pour eux n'adhèrent pas à leur programme en totalité et inconditionnellement. C’est le véritable problème, bien plus que le mode de scrutin.

    • Raymond Labelle - Abonné 23 mai 2017 11 h 21

      « Ce dont notre vie démocratique a besoin, ce n'est pas de peddleurs qui se magasinent des fauteuils à l'Assemblée nationale, mais de propositions politiques claires qui rendent significatifs et clairs leurs suffrages. » (…)

      « Quand un demi million de québécois auront clairement adhéré à un projet de société clairement à gauche, peu importe le nombre de députés, cela pèsera de tout son poids dans les décisions politiques. »

      Les meilleures politiques, si elles ne sont pas appliquées par un gouvernement, n’ont aucun effet – il s'agit d'avoir un effet sur les politiques - pas seulement d'un magasinage de sièges à l’assemblée nationale par des peddleurs.

      Des compromis politiques auraient été possibles entre QS et le PQ sur 3 ou 4 gros points avec lesquels n’importe quel gouvernement en aurait plein les bras pendant un mandat de toute façon (p. ex. : opposition ferme à Énergie Est utilisant tous les moyens des pouvoirs provinciaux de gouvernement, réforme du mode de scrutin, rétablissement de la taxe sur le capital, salaire minimum à $15 – on pourrait en trouver d’autres).

      Rappelons que la position adoptée en congrès par QS n’est pas de refuser une proposition donnée X ou Y mais de refuser, d’avance, peu importe les circonstances, TOUTE possibilité d’alliance stratégique avec le PQ.

      Quant à la clarté des propositions politiques, il est prématuré d'affirmer que celles du PQ ne le sont pas, celui-ci n'ayant pas encore adopté un programme pour la campagne de 2018. Notons quand même la clarté des propositions faite par JFL dans le cadre de la course à la chefferie, et que l'on retrouve ici: http://jflisee.org/aveclisee-mes-propositions/

    • Raymond Labelle - Abonné 23 mai 2017 12 h 37

      " (...) notre vie démocratique a besoin (...) de propositions politiques claires(...)"

      Voici 20 propositions faites par le PQ pour favoriser l'intégration par l'emploi des immigrants. C'est clair.

      Les voici: http://pq.org/integration/

      Le programme du PQ sera révisé en septembre - d'ici là, il y en un en vigueur - il semble clair - en tout cas, le voici:

      http://pq.org/programme/

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 23 mai 2017 13 h 16

      Entendons-nous, monsieur Labelle. Je ne dis pas que le PQ ne fait pas de propositions claires.

  • Jean-Pierre Martel - Abonné 23 mai 2017 06 h 41

    Est-ce « Vade retro, satana » ou est-ce « Ite, missa est » ?

    Pour le PQ, butiner les miettes électorales de QS n’en vaut pas la peine. Je ne dis pas cela comme le renard de la fable; je n’y ai jamais cru.

    La voix de QS est unique et cette spécificité doit être préservée. Elle nous change du totalitarisme idéologique du néolibéralisme.

    Le PQ a plus à gagner à butiner parmi le nombre incalculable des fédéralistes mous.

    Le PQ peut remporter la prochaine élection. Il lui suffit de prouver ce qu’il se refuse à dire : le PQ est (et a toujours été) le meilleur gestionnaire de l’économie québécoise.

    Même l’éphémère gouvernement Marois a fait épargner trois-milliards$ aux contribuables en mettant la clé dans Gentilly-II.

    En laissant à la CAQ le monopole du discours économique au sein de l’opposition, c’est elle qui remonte dans les sondages.

  • Jean-Marc Simard - Abonné 23 mai 2017 06 h 45

    L'identitaire va revenir en force...

    L'identitaire va revenir en force...On ne peut éliminer du revers de la main l'histoire et l'identité de tout un peuple fondateur du Canada, d'un seul coup de baguette magique...Je suis un Québécois de souche et fier de l'être...Mes premiers ancêtres sont arrivés en Nouvelle-France en 1657, dans le pays des autochtones devenu le pays de Jacques-Cartier, de Champlain et de Maisonneuve...Ce n'était pas des immigrants, mais des colonisateurs...Et ce n'est pas un parti altermondialiste, multiculturaliste et marxiste, du genre de Québec Solidaire, qui va venir détruire ce que je suis, une part autochtone, une autre part française et une dernière part irlandaise...En plus je suis croyant baptisé catholique...Personne ne va venir saborder ce que je suis, renier mon histoire et m'empêcher de construire mon futur...S'il faut faire la guerre pour enfin me faire respecter, respecter mon identité et ceux de mon peuple, alors je vais la faire malgré mon âge avancé...Ce n'est pas non plus des Musulmans qui vont venir me dire comment prier...La meilleure façon de renforcer l'identitaire de tout un peuple est de l'attaquer...Or les positions politiques de PLQuistes trop fortement multiculturalistes, de QSolidaristes trop altermondialistes, et de CAQuistes insuffisamment nationalistes ou d'un nationalisme mou peu convainquant cherchent à détruire mon indentitaire...À force de me faire traité de raciste et de xénophobe, surtout venant d'une musulmane Dalla Awada, qui n'a rien à envier à la xénophobie et au racisme des autres, me rend raciste et xénophobe...Si QS pensait rendre service au Québec en se prononçant contre la convergence offerte par le PQ, GND et Massé ont raté leur entrée au royaume des méprisés...Soyez sûr que vous n'aurez pas mon vote...Ce n'est pas en sapant la personnalité nationale de tout un peuple que vous allez le faire entrer dans le monde planétaire...L'identitaire québécois va revenir en force, soyez-en-sûr...

    • Pierre Raymond - Abonné 23 mai 2017 11 h 16

      ...et votre commentaire a le mérite d'être clair.

      Merci M. Simard.

    • Michel Blondin - Abonné 23 mai 2017 14 h 12

      Vous avez bien dit, ce que plusiers pensent tout bas. Il y a un ras le bol de cette faiblesse politique d'affirmer lâchement la laïcité du Québec pour deux raisons, dès plus nauséabondes:
      1- le clientélisme de gidounne;
      2- le Canada fédéraliste et multiculturaliste qui veullent dicter ceux du Québec.
      Les solutions à 82.5 recommandations de PSPPlamondon ne font que dévier le problème identitaire avec une confusion des genres.
      Les musulmans du Québec envahissent toutes les spères d'activités, la rue, le politique, les lois, et les aménagements compromissoires avec la bénédiction du fédéral et aussi l'argent de quelques "philantrophes" religieux du Qatar.

      En refusant la convergence, le PQ doit réagir et fermer la porte à ces tendances qui énervaient le monde ordinaire. Il doit se centrer sur les urgences nationales comme le cégeps français et la langue française sans concession autres que les droits éducatifs. On peut tolérer qu'il ne fasse pas l'indépendance jusqu'en 2022, point à la ligne.
      À défaut, il y a déjà iontention d'abandoner le navire rapidement pour la CAQ. Ça se voit déjà sur le terrain.