Un faux dilemme

À entendre Jean-François Lisée, le PQ pourrait très bien reprendre la circonscription de Gouin s’il décidait de présenter un candidat à l’élection partielle que le premier ministre Couillard devra nécessairement déclencher au cours des six prochains mois.

Toute élection peut réserver des surprises, et Gouin a longtemps été un château fort péquiste, mais l’affirmation de M. Lisée paraît un brin présomptueuse compte tenu des résultats obtenus par Québec solidaire lors des deux dernières élections générales : 46 % en 2012, 50 % en 2014, par rapport à 32 % et 20 % pour le PQ.

Bien entendu, la popularité personnelle de Françoise David y était pour quelque chose, mais les orientations de l’électorat de Gouin en font une circonscription presque idéale pour QS. Malgré la vague libérale, le néodémocrate Alexandre Boulerice a obtenu 49 % des voix dans Rosement–La Petite-Patrie à l’élection fédérale d’octobre 2015. Au niveau municipal, Projet Montréal est solidement implanté dans l’arrondissement du même nom. C’est du tout cuit pour Gabriel Nadeau-Dubois.

On peut facilement comprendre que Paul St-Pierre Plamondon, qui a été la révélation de la dernière course à la chefferie du PQ, ait hâte de faire son entrée à l’Assemblée nationale. Il serait sans doute un excellent député, mais il serait dommage qu’une recrue aussi prometteuse commence sa carrière politique par une défaite. Après tout, il ne reste qu’un an et demi avant la prochaine élection générale.

M. Lisée a parlé d’un « beau dilemme », que ni le caucus ni l’exécutif du parti n’auraient réussi à trancher, mais il s’agit plutôt d’un faux dilemme. Il est vrai que le PLQ n’aurait aucune chance de se faufiler, même si le PQ présentait un candidat, mais la balance des inconvénients penche très nettement du côté de l’abstention.

 

 

Le chef péquiste est bien placé pour apprécier la délicatesse des négociations sur une éventuelle alliance des partis souverainistes. Pauline Marois en avait jadis fait son émissaire auprès de QS, mais les discussions n’avaient jamais abouti. De part et d’autre, la méfiance demeure grande et certains ne demanderaient pas mieux que de les faire dérailler à nouveau.

Le président de QS, Andrés Fontecilla, qui a invité le PQ à présenter un candidat, n’a jamais été un ardent partisan de la « convergence ». Même dans une lutte qu’on voudrait amicale, la politique a ses exigences. Une campagne électorale est moins l’occasion de faire valoir les ressemblances entre les divers partis que celle de souligner leurs divergences, même si la « proposition principale » qui est appelée à devenir le nouveau programme du PQ a repris de nombreuses propositions chères aux solidaires.

Plusieurs comprennent mal que les partis n’arrivent pas à mettre leurs divergences de côté, malgré le risque évident que la division du vote souverainiste permette la réélection des libéraux. Individuellement, les électeurs du PQ et de QS seraient nettement plus enclins à reporter leur vote sur un candidat issu de l’autre parti.

Paul St-Pierre Plamondon avait lui-même posé le problème sur son blogue durant la course à la chefferie. « Si la convergence est souhaitable pour bâtir un pays, elle n’est peut-être pas réalisable dans l’objectif de gagner les élections de 2018. Les partis politiques sont des organisations qui ont leurs intérêts propres et qui travaillent naturellement en fonction de leur propre survie. Il est par conséquent beaucoup plus difficile de faire converger des organisations que de faire converger des individus. »

 

 

Laisser le champ libre à QS ne garantirait pas pour autant le succès des négociations à venir, mais cela mettrait certainement les militants solidaires dans de meilleures dispositions quand ils se pencheront sur la question au congrès de mai prochain.

Comme l’expliquait M. St-Pierre Plamondon, les partis politiques sont des organisations qui défendent des principes, mais aussi leur existence et leur capacité de fonctionner en tant qu’entité propre, ce qui comporte nécessairement un aspect financier.

La subvention que l’État verse annuellement aux partis est établie en fonction des voix qu’ils ont obtenues à la dernière élection générale. Une éventuelle alliance électorale devrait non seulement tenir compte des probabilités d’arracher des sièges aux libéraux ou à la CAQ, mais faire en sorte que chacun des partenaires conserve une part équitable du financement public. L’élection partielle dans Gouin échappe toutefois à ces considérations, puisque les résultats d’avril 2014 demeureront la base de calcul des subventions jusqu’à l’élection d’octobre 2018.

Même si le PQ a officiellement renoncé à rétablir le monopole qu’il a longtemps exercé sur le mouvement souverainiste, il lui reste à en donner une preuve tangible. Il a là une belle occasion de le faire à peu de frais.

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55 commentaires
  • Patrick Boulanger - Abonné 4 février 2017 00 h 10

    « C’est du tout cuit pour Gabriel Nadeau-Dubois »

    « C’est du tout cuit pour Gabriel Nadeau-Dubois » (M. David)

    Je suis porté à donner raison à Michel David là-dessus. Espérons maintenant que M. Nadeau-Dubois accepte de devenir le prochain candidat solidaire dans Gouin.

    • Benoit Toupin - Abonné 4 février 2017 20 h 45

      Dans le cas d'une élection partielle où le PLQ n'a aucune chance de gagner, chaque parti doit participer à l'exercice sans chercher d'alliance stratégique.

      Une alliance électorale est utile lorsqu'elle permet de déjouer les effets pervers d'un système électoral; le nôtre favorise outrageusement le PLQ lors d'élections générales. En 2018 certaines circonsciptions détenues par le PLQ mais prenables par QS ou PQ pourraient faire l'objet d'alliance stratégique permettant, à part égale, à QS et au PQ de faire des gains sur le PLQ. Mais dans le cas d'une partielle dans Gouin, la situiation est tout autre.

      Dans Gouin, et le PQ et Qs doivent se faire la lutte, si ce n'est que pour des raisons démocratiques; ils s'agit des deux formations récoltant le plus d'appui. Les deux candidats supposés dans le texte de Monsieur David ont démontré qu'ils peuvent s'en tenir à des débats relevés et rien n'est acquis pour quiconque. Seront-ils candidats? Trop tôt pour le dire.

      Monsieur St-Pierre Plamondon a démontré de remarquables qualités d'écoute, d'ouverture et de respect. Monsieur Nadeau Dubois semble se préparer sérieusement. Dans une partielle, il peut y avoir plus d'un gagnant; il y a celui qui est élu et ceux qui font des gains en pourcentage.

      Quoiqu'on dise du passé de ces deux formations, les deux vivent une période de changement important sur le plan du leadership et les électeurs de Gouin auront l'occasion de se questionner sur le meilleur choix pour adresser un message aux politiques du PLQ qu'ils ne supportent visiblement pas. Pourquoi leur refuserait-on un des choix?

    • Patrick Boulanger - Abonné 4 février 2017 21 h 11

      @ M. Toupin

      Je ne suis pas contre un candidat péquiste dans Gouin.

    • Pierre Fortin - Abonné 5 février 2017 10 h 33

      Monsieur Boulanger, explorons encore les possibles.

      Si Gabriel Nadeau-Dubois se présentait sous la bannière QS, il devrait assumer la faiblesse qu'éprouve ce parti à percer dans l'opipnion et à se ralier une pluralité de suffrages. Ne serait-ce pas se mettre une énorme pression sur le dos que de jouer dès le départ le sauveur après le départ de Françoise David ?

      Si au contraire il se présentait dans Groulx comme indépendant et qu'il était élu, avec ses propres idées et son entière liberté de parole, il pourrait profiter du temps qui reste avant l'élection générale de 2018 pour établir sa légitimité à l'Assemblée nationale.

      Rien ne l'empêcherait alors de se joindre à un parti établi de son choix, étant entendu que ce parti accepte son orientation et ses prises de position. Même le PQ, qui doit se refaire une crédibilité à gauche pourrait l'accueillir dans ses rangs. Jean-François Lisée qui ne craint pas les divergences d'opinion pourrait bien se réjouir de l'opportunité de rebâtir une gauche que son parti a dédaigneusement négligée ces dernières années.

    • Patrick Boulanger - Abonné 5 février 2017 12 h 55

      @ M. Fortin

      M. Fortin, QS n'a besoin d'être sauvé par personne et il n'y a personne qui demande à M. Nadeau-Dubois de jouer les sauveurs. Quant au comté de Groulx, il est présentement représenté par un député indépendant et rien n'indique, à ma connaissance, qu'il va quitter son siège. En outre, QS a obtenu 50.98% dans Gouin en 2014 comparativement à... 6,79% dans Groulx pour la même année. Oui, ce comté est une possibilité pour M. Nadeau-Dubois lors de la prochaine élection générale, mais cette possibilité semble être mise de l'avant par quelqu'un qui souhaite que QS se plante dans cette circonscription tout en augmentant significativement les chances du PQ dans Gouin.

      En ce qui a trait à la possibilité que M. Nadeau-Dubois se joigne à un parti une fois qu'il est élu comme indépendant, elle ne m'emballe pas du tout. Si quelqu'un se présente comme indépendant lors d'une élection et qu'il se fait élire comme tel, il ne doit pas trahir ses commettants à la première occasion en se joignant à un parti politique. Je suis déçu et étonné que vous évoquez cette possibilité. Comme si cette façon de faire de la politique allait de soi.

    • Patrick Boulanger - Abonné 5 février 2017 16 h 08

      @ M. Fortin

      Excusez-moi M. Fortin, j'ai lu trop vite votre dernier commentaire. Si M. Nadeau-Dubois se présente comme INDÉPENDANT dans Groulx, il me semble hautement improbable qu'il va se faire élire si QS n'a pas fait mieux que 6.79% en 2014.

    • Pierre Fortin - Abonné 5 février 2017 18 h 55

      @ Patrick Boulanger

      Bien sûr qu'il s'agit de Gouin et non de Groulx, c'est mon erreur.

      Mais pour les reste, Monsieur Boulanger, vous sautez vite aux conclusions : « Si quelqu'un se présente comme indépendant lors d'une élection et qu'il se fait élire comme tel, il ne doit pas trahir ses commettants à la première occasion en se joignant à un parti politique. Je suis déçu et étonné que vous évoquez cette possibilité. Comme si cette façon de faire de la politique allait de soi. »

      Je ne vous ai pourtant proposé que d'explorer les possibles. Quelle gachette! la meilleure dans l'Est.

      Il n'y aurait pourtant aucune trahison si Gabriel Nadeau-Dubois annonçait ses couleurs pour être RÉÉLU. Je ne fais qu'explorer un possible et, si j'étais à sa place, j'y réfléchirais avec une profonde attention.

    • Patrick Boulanger - Abonné 6 février 2017 08 h 07

      @ M. Fortin

      « Rien ne l'empêcherait alors de se joindre à un parti établi de son choix, étant entendu que ce parti accepte son orientation et ses prises de position. Même le PQ, qui doit se refaire une crédibilité à gauche pourrait l'accueillir dans ses rangs. Jean-François Lisée qui ne craint pas les divergences d'opinion pourrait bien se réjouir de l'opportunité de rebâtir une gauche que son parti a dédaigneusement négligée ces dernières années. »?

      Vous explorez peut-être les « possibles » M. Fortin, mais cette possibilité que vous évoquez (et qui ne semble pas vous déplaire) me paraît hautement immoral. Dans votre dernier commentaire, vous avez ajusté le tir en évoquant la possibilité d'être réélu, mais savez-vous combien ça coûte une élection partielle? Plusieurs centaines de milliers de dollars. À mon sens, on ne se présente pas à une élection en ayant en tête de peut-être éventuellement démissionner en essayant de se faire réélire en grand frais sur le dos des contribuables. En outre, vous pouvez être certain que plusieurs candidats d'opposition de la personne tente de se faire réélire vont pousser des hauts cris pour tenter capitaliser sur le mécontentement de cette manoeuvre. Pour vous, M. Nadeau-Duboois devrais y réfléchir sérieusement, mais à mon sens, cette possibilité est une attrape-nigaud qui a possiblement comme objectif d'augmenter les chances du PQ de se faire élire dans Gouin.

    • Pierre Fortin - Abonné 6 février 2017 10 h 31

      Monsieur Boulanger, il me semblait clair que je distingue les deux élections : la partielle dans Gouin où GND peut se faire élire une première fois et celle de 2018, la générale, où il peut se faire élire une deuxième fois sous l'étiquette de son choix.

      Je ne vois là aucune immoralité ni aucune dépense supplémentaire.

      M'enfin !

    • Patrick Boulanger - Abonné 6 février 2017 23 h 15

      @ M. Fortin

      M. fortin, je pense que vous avez raison. Je devrais me calmer la gachette!

  • Luc Archambault - Abonné 4 février 2017 00 h 38

    Plutôt la démocratie que l'abstention

    Les citoyen,nes ont droit de pouvoir exprimer leur choix lors des élections, se désister consiste à priver les citoyen,nes d'user de leur pouvoir électoral démocratique et d'exprimer leur préférences électives.

    L'union des démocrates doit surgir, l'occasion des partielles dans Gouin est idéale pour la mettre sur pieds autour d'un même Programme commun d'État démocratique républicain qui transcende les concurrents programmes de gouvernance plus à gauche ou plus à droite. L'union permet de contrer la division du vote et un dispositif de « proportionnelle pragmatique » permet à la démocratie de s'exercer sans diviser le vote.

    « Proportionnelle pragmatique »

    Tous les partis membres de l'union démocrate multipartite présentent des candidat,es. La campagne électorale a cours autour des Programmes de gouvernance des partis mais aussi sur le Programme commun d'État démocratique républicain.

    Trois jours avant le vote par anticipation, la Commission électorale formée par des experts indépendants en sondages et pointages déterminent que tel parti membre de la Coalition est en avance sur les autres partis membres de la Coalition. Pour assurer une large victoire d'un parti membre de la Coalition sur les partis adversaires de la Coalition, des mots d'ordres vote pour tel parti membre de la Coalition en avance dans les sondages sont lancés... Ce parti obtient la victoire.

    Avec un tel dispositif, Jean-Martin Aussant aurait été élu dans son comté en 2012. Il aurait été ministre du gouvernement multipartite majoritaire dirigé par Pauline Marois...

  • Patrick Boulanger - Abonné 4 février 2017 00 h 48

    Un faux dilemme?

    Un faux dilemme? Peut-être, mais je ne suis pas convaincu. Le PQ a une chance en or de faire mal à QS avec cette élection partielle et si cela se produit, cette défaite pour les solidaires pourrait avoir un impact négatif significatif sur leurs résultats électoraux lors des prochaines élections générales. Cela dit, Gouin n'est pas gagné davance pour le PQ et si M. Nadeau-Dubois se présente, les chances pour le parti de M. Lisée de l'emporter vont être plutôt minces, à mon avis.

    • Yves Petit - Inscrit 4 février 2017 13 h 14

      Patrick, et si Gabriel Nadeau-Dubois se présentait pour le parti québécois, cela montrerait qu'il veut descendre des nuages et faire quelque chose de concret, non?

    • Patrick Boulanger - Abonné 4 février 2017 15 h 26

      @ M. Petit

      M. Petit, je ne crois pas que M. Nadeau-Dubois a une grande estime du PQ. Cela dit, que voulez-vous dire au juste par « faire quelque chose de concret »? Indexer davantage les frais de scolarité universitaires comme l'a fait le PQ de Mme Marois? Ou, peut-être, donner son accord à un nouveau projet d'oléoduc? Le PQ de Mme Marois aimait bien celui d'Enbridge pour le Québec.

    • Patrick Boulanger - Abonné 4 février 2017 16 h 29

      @ M. Petit

      Correctif : avant la décision du PQ de Mme Marois, les frais de scolarité universitaires au Québec n'étaient pas indexés. Ma formulation précédente laissait croire le contraire.

    • Hélène Paulette - Abonnée 4 février 2017 17 h 34

      Madame Marois n'est plus là, au cas ou vous ne l'auriez pas remarqué, monsieur Boulanger.

    • Patrick Boulanger - Abonné 4 février 2017 18 h 58

      @ Mme Paulette

      J'ai remarqué Mme Paulette. Je répondais simplement à M. Petit qui trouve que l'on peut faire du « concret » avec le PQ. Et puisque cette formation politique n'est plus au pouvoir, j'ai donné des exemples de façons de faire récentes du PQ quand il est au pouvoir. Des exemples « concrets » qui ne sont pas de nature à inspirer M. Nadeau-Dubois.

    • Christian Montmarquette - Abonné 5 février 2017 10 h 01

      À Hélène Paulette,

      "Madame Marois n'est plus là, au cas ou vous ne l'auriez pas remarqué, monsieur Boulanger." - Hélène Paulette

      Effectivement Mme Paulette.

      La néolibérale identitaire Pauline Marois a été remplacé par le néolibéral identitaire Jean-François Lisée qui est allé défendre l'Entente de libre-échage Québec-Europe et qui voulait privatiser Hydro-Québec.

      Grosse amélioration..

      Christian Montmarquette

    • Pierre Fortin - Abonné 5 février 2017 11 h 03

      Monsieur Boulanger, vous affirmez dans votre réponse à Madame Paulette à propos du PQ « [...] puisque cette formation politique n'est plus au pouvoir, j'ai donné des exemples de façons de faire récentes du PQ quand il est au pouvoir. Des exemples " concrets " qui ne sont pas de nature à inspirer M. Nadeau-Dubois ».

      Voilà beaucoup de certitudes en ce qui concerne les intentions du nouveau chef du PQ et plus encore envers celles de Gabriel Nadeau-Dubois qui cultive à leur sujet un mutisme bien légitime. Votre constat quant au « PQ quand il est au pouvoir » date un peu et il ne tient pas compte des nouvelles orientations qu'il se donnera officiellement à son prochain congrès.

      Il est hasardeux de prédire l'avenir en se fondant sur les réalités du passé, surtout qu'un minimum de clairvoyance impose aux politiques de ne pas répéter leurs propres erreurs.

    • Patrick Boulanger - Abonné 5 février 2017 14 h 55

      @ M. Fortin

      M. Fortin, il n'est pas question de M. Lisée dans l'extrait de mon commentaire que vous avez sélectionné. Où avez-vous pris cela (ce paralogisme de l'homme de paille, est-ce voulu?)? Quand à votre idée sous-entendu d'un PQ amélioré, attendons de voir le prochain congrès... Pour terminer, je vous signale que mon commentaire ne prédit en rien l'avenir. Il ne fait que constater certaines réalités « historiques » du PQ... si vous préférez.

  • Yves Petit - Inscrit 4 février 2017 02 h 38

    Laissons tomber QS

    Québec Solidaire est Québec solitaire depuis sa création. Ce parti ne cherche qu'à diviser et non rassembler. Lorsque devant nous il y a un parti libéral qui démolit les acquis dans les domaines du travail, de la solidarité sociale et du développement économique et que l'on ne fait pas bloc pour l'évincer du pouvoir, on est complice de ce démantèlement.

    Le parti québécois se doit de déloger QS de Gouin. Pourquoi Gabriel Nadeau-Dubeau ne se présenterait-il pas pour le parti québécois s'il aime son peuple et s'il a des idées qu'il veut faire avancer? Le PQ peut prendre le pouvoir, QS ne peut que continuer à nous diviser et à ruer dans les brancards.

    • Christian Montmarquette - Abonné 4 février 2017 13 h 24

      À Yves Petit,

      "Ce parti (QS) ne cherche qu'à diviser et non rassembler." - Yves Petit

      Un parti de gauche comme QS ne peut pas diviser le vote de droite du PQ.

      S'il y a des votes qui se divisent. Ce sont les votes de ces trois partis de droite que sont le PQ, le PLQ et la CAQ.

      Christian Montmarquette

    • Sylvain Auclair - Abonné 4 février 2017 20 h 14

      Croire que le PQ est un parti de droite, c'est s'illusionner.

    • Christian Montmarquette - Abonné 5 février 2017 08 h 14

      Corrigé.

      «De gauche le PQ? - Mon œil.»

      «Croire que le PQ est un parti de droite, c'est s’illusionner.» - Sylvain Auclair

      C'est plutôt de croire que le PQ est un parti de gauche qui est s'illusionner.

      PQ = Coupures dans l'aide sociale; déduction des pensions alimentaires aux enfants des prestations d'aide sociale; désinstitutionnalisation et mise à la rue des malades mentaux sans services et sans suivi; 10 milliards par année de cadeaux aux banques et aux multinationales; 800 millions en cadeaux pour les multinationales minières étrangère en 2013; rejet de Pharma-Québec; augmentations records des tarifs d'électricité; libre-échange néolibéral; dogme du déficit zéro; politiques d'austérité; attaques aux services publics par le retrait de 17,000 employés.es de la fonction publique; développement du gaz de schiste à Anticosti; construction d'une centrale électrique à Val-Jalbert; 2 millions de fraudes électorales; système de prête-noms avec SNS-Lavalin; deux arrestations par l'UPAC dont l'attaché politique de Pauline Marois; rejet du scrutin proportionnel en 2011; trahisons d’engagements électoraux : maintien de la taxe-santé; augmentation des frais de scolarité et coupures dans l’aide sociale entre 2012 et 2014 :

      - De gauche le PQ?
      - Mon œil.

      Il y a belle lurette que le PQ n’est même plus social-démocrate.

      Christian Montmarquette

      .

    • Pierre Fortin - Abonné 5 février 2017 11 h 17

      « Croire que le PQ est un parti de droite, c'est s'illusionner ». En effet, Monsieur Auclair. Mais c'est tellement facile de l'affirmer lorsque ça sert notre argumentation.

    • Christian Montmarquette - Abonné 5 février 2017 13 h 52

      À Pierre Fortin,

      « Croire que le PQ est un parti de droite, c'est s'illusionner ». En effet, Monsieur Auclair." - Pierre Fortin

      Comme le démontre mon commentaire ci-dessus, je ne demande personne de me croire. Je le démontre faits à l'appui.

      C'est le PQ qui nous demande de croire qu'il est de gauche alors qu'il ne l'est pas.

      Christian Montmarquette

  • Jacquelin Beaulieu - Abonné 4 février 2017 06 h 44

    Que faire lorsqu'un parti refuse de collaborer ?

    Si QS ne collabore pas dans une partielle , il risque de ne pas collaborer dans la générale , c'est une évidence ..... Un tango se danse a deux et devant ce dilemme le PQ serait justifié de foncer et faire une vraie bataille ..... Pour une vraie bataille la venue de JM. Aussant serait le signe d'un combat dont l'issue se déterminerait le jour du scutin ..... Monsieur David prend pour acquis que Nadeau-dubois se présentera ce qui n'est pas fait et sous-estime la grande notorité de Francoise David .... Aussant pourrait prendre Gouin et Saint-Pierre Pllamondon faire une belle lutte a finir ....

    Ce manque de collaboration va finir par rattrapper QS comme parti car ce sera les individus qui voteront en 2018 pour élire le seul parti susceptible de battre les magouilleurs de Philippe Couillard ou de le garder encore quatre ans au pouvoir dont le PLQ sous Charest et Couillard aurait passé 14 des 15 dernières années au pouvoir .....Cette réalité politique est incontournable et sera un enjeu lors de la prochaine élection ...

    • Christian Montmarquette - Abonné 4 février 2017 13 h 12

      À Jacquelin Beaulieu,

      "Ce manque de collaboration va finir par rattraper QS comme parti car ce sera les individus qui voteront en 2018 pour élire le seul parti susceptible de battre les magouilleurs de Philippe Couillard.."-Jacquelin Beaulieu

      C'est passer sous silence que le PQ AUSSI a sombré dans la magouille avec ses deux millions de financement illégal via le système de prête-noms et de financement sectoriel et les deux arrestations de péquistes par l'UPAC, dont l'attaché politique lui-même de Pauline Marois.

      Il est plus que temps que le Québec largue ses vieux partis brûlés, dépassés et désuets, et optent pour un véritable changement et non une simple copie du Parti libéral.

      Christian Montmarquette

    • Benoit Toupin - Abonné 4 février 2017 21 h 03

      À Monsieur Montmarquette,

      Si je vous comprend, il y aurait des partis à larguer; j'imagine que vous pensez aux militants qui donnent leurs énergies bénévolement à la promotion de la cause qu'ils soutiennent. Tout n'est pas parfait et sachez que même QS n'est pas à l'abri quoique moins à risque vu sa faible popularité.

      A vous croire l'âge d'un parti le discréditerait. Sachez que le PLQ fut un grand parti à une certaine époque et regardez ce qu'il est devenu. Ce qui fait la valeur d'un parti c'est la vitalité idéologique, ses capacités à rassembler, la démocratie interne, son membership, son écoute des besoins de tous les citoyens, sa capacité à s'adapter et son réalisme.

      Si vous proposer de larguer les partis qui ont gouverné, et ce avec les contraintes que la réalité politique obligent, alors vous devriez aussi accepter que certains accusent QS de diviser le vote, parce qu'à 10% du vote, il pourra donner des leçon à tous mais ne sera pas, avant longtemps, en mesure de confronter ses politques à la réalité puisque 90% de la population ne semble pas y croire.

    • Christian Montmarquette - Abonné 5 février 2017 08 h 53

      À Benoit Toupin,

      « Si je vous comprend, il y aurait des partis à larguer (...) À vous croire l'âge d'un parti le discréditerait.» -Benoit Toupin

      Ce n'est pas seulement moi qui le dit, c'est dans la nature des choses. René Lévesque lui-même disait que les partis politiques ne devraient durer guère plus d'une génération :

      Voici d’ailleurs ce qu'il a écrit au sujet des partis politiques appelés à durer plus d’une génération :

      « Pour moi, tout parti politique n’est au fond qu’un mal nécessaire, un de ces instruments dont une société démocratique a besoin lorsque vient le moment de déléguer à des élus la responsabilité de ses intérêts collectifs.

      Mais les partis appelés à durer vieillissent généralement assez mal. Ils ont tendance à se transformer en églises laïques hors desquelles point de salut et peuvent se montrer franchement insupportables.

      À la longue les idées se sclérosent, et c’est l’opportunisme politicien qui les remplace. Tout parti naissant devrait à mon avis inscrire dans ses statuts une clause prévoyant qu’il disparaîtra au bout d’un certain temps. Une génération? Guère davantage.

      Ou sinon, peu importe les chirurgies plastiques qui prétendent lui refaire une beauté, ce ne sera plus un jour qu’une vieillerie encombrant le paysage politique et empêchant l’avenir de percer. »

      – René Lévesque, Attendez que je me rappelle - 1987

      Et comme le disait Lord Acton :

      « Le pouvoir tend à corrompre, le pouvoir absolu corrompt absolument.»-LA

      Christian Montmarquette