Sortir de l’angélisme

Insensé. Incompréhensible. Pas Québec. Pas ici… J’avoue avoir la mèche un peu courte pour ces sentiments de stupéfaction qui, inévitablement, coiffent le drame qui nous happe. Ce n’est pas la première fois, après tout, que nous vivons l’innommable. Alexandre Bissonnette ressemble à s’y méprendre à Marc Lépine. Un « loner » que tout le monde trouvait un peu bizarre, un jeune homme blanc de classe moyenne « mal dans sa peau », mais sans plus. Personne n’aurait cru que ce nerd un peu bourru, aimant choquer son entourage avec des propos malvenus sur les femmes et/ou les immigrants, entretenait des idées de meurtre à grande échelle. Pourtant, Bissonnette comme Lépine ont méticuleusement préparé leur coup, choisi leur arme, rêvé de devenir le héros de leurs machinations abjectes. (Du moins le présume-t-on, dans le cas du premier, puisqu’il n’a pas encore été condamné).

Substituez des hommes musulmans pour des étudiantes en génie, une mosquée pour une université, Québec pour Montréal, le droit à la religion pour le droit à l’égalité et vous avez, 25 ans plus tard, le même crime, la même atteinte à un droit fondamental, la même horreur qui crée la même sourde angoisse chez ceux ou celles qui sont visés. Lépine et Bissonnette sont tous deux des modèles « classiques » de tueur de masse. Deux opportunistes politiques qui ont choisi leurs victimes en fonction de ce qui saurait mieux nous choquer, nous écoeurer. Deux hommes parfaitement « de leur temps ». Le Québec a donc l’insigne honneur d’avoir créé deux grandes premières dans les annales des crimes haineux en Occident : un massacre de femmes suivi d’un massacre de musulmans. Il faudrait peut-être se garder une petite gêne avant de qualifier ce dernier drame, comme Polytechnique avant lui, « d’acte isolé ».

Mais pourquoi ici ? Pourquoi le Québec ? Heureusement, et c’est une différence notoire avec les événements de 1989, on commence aujourd’hui à se poser la question. N’en déplaise au maire de la « belle ville » de Québec et aux Bernard Drainville de ce monde, on commence à relier les radios-poubelles et le « climat délétère » qui règne dans la capitale nationale, le débat identitaire et le rejet de ceux qui ne nous ressemblent pas, la charte des valeurs et le fait de cracher sur des femmes musulmanes dans le métro de Montréal. On commence à comprendre que malgré la tolérance et l’ouverture qu’on retrouve au Québec, c’est possible de se sentir montrée du doigt, méprisée et même conspuée si on a le malheur de porter un hidjab ou d’avoir simplement l’allure maghrébine. La tuerie à la mosquée de Québec a certainement ceci de bon : elle nous place comme jamais devant nos contradictions.

Cela dit, la tendance à « l’angélisme », comme le notait Stéphane Berthomet cette semaine, est une tendance lourde au Québec. Plus qu’ailleurs, nous sommes portés à nous donner le Bon Dieu sans confession, à nous innocenter, à nous croire exemplaires. Les Pineault-Caron, ce couple qui a témoigné en commission parlementaire des pratiques « barbares » qu’il aurait vues au Maroc, sont la parfaite caricature de ce type de supériorité québécoise bon enfant. Il n’y a que les Israéliens, à mon avis, pour être aussi sûrs d’être dans « le droit chemin » malgré l’évidence parfois du contraire. Et c’est, je pense, pour les mêmes raisons.

Comme les Juifs d’Israël, nous sommes non seulement des survivants, mais des miraculés de l’Histoire. Contre toute attente — la conquête, la domination anglaise, la pauvreté… — nous sommes toujours là. Un petit village gaulois qui résiste. Le sentiment d’être les « bons », jamais les « méchants », quelle que soit l’histoire que nous vivons, vient en partie de là : nous sommes ceux à qui on veut faire du mal, pas le contraire. La mythologie entourant la Révolution tranquille n’a fait que renforcer ce sentiment de supériorité morale. Ayant résolument tourné le dos à la « Grande Noirceur », nous sommes plus convaincus que jamais d’être dans le bon chemin. Ne nous sommes-nous pas passés, en un temps record, de petits provinciaux mal dégrossis à une société ouverte, moderne, progressiste ? Les Juifs ont aujourd’hui leur Terre promise, eh bien, les Québécois aussi. Un endroit qui, socialement, politiquement et culturellement, fait l’envie du monde entier. Gare à ceux (ou celles) qui diraient le contraire.

On dit que le malheur éduque. Puisse celui-ci nous aider à ouvrir les yeux, et les bras, bien grands. L’honneur et l’avenir du Québec en dépendent.

83 commentaires
  • Nadia Alexan - Abonnée 1 février 2017 01 h 30

    L'ouverture doit se faire des deux côtés.

    C'est précisément l'obscurantisme que le Québec a rejeté depuis la Révolution tranquille que les islamistes veulent entretenir encore. Les féministes orientales, comme Nawal El Saadawi et Hoda Shaarawi, se sont battues, depuis le 19e siècle, pour que les femmes se débarrassent de ce voile, symbole de l'oppression et du prosélytisme. Les Québécois ne veulent pas retourner aux valeurs régressives du 7e siècle: l'apostasie, la misogynie, l'excision, l'homophobie, la peine de mort, l'inégalité homme/femme et j'en passe. Ce n'est pas une question de ne pas aimer la différence, mais il faut évoluer avec le temps et il ne faut pas accepter la barbarie au nom de la diversité. Même les pays arabes, comme le Maroc, ont interdit le port du niqab en public. L'ouverture doit se faire des deux côtés, Mme Pelletier. Le discours islamiste qui invoque la haine contre les «infidels» et les «mécréants» propagés par les prédicateurs dans les mosquées, n'est pas propice à l'amour ou à l'ouverture de l'autrui. Il faut faire la part des choses. Il faudrait que les intégristes adoptent un peu de souplesse pour le bienvivre ensemble. La liberté de conscience, l'égalité homme/femme et la liberté d'expression sont des valeurs très chères aux Québécois et elles ne sont pas négociables.côtés.

    • Richard Génois Chalifoux - Inscrit 1 février 2017 19 h 59

      Je partage entièrement votre point de vue Madame, mais demander à Francine Pelletier de faire la part des choses, ça relève de l’utopie. Elle a la mèche trop courte.

    • Marc Lévesque - Inscrit 3 février 2017 18 h 59

      "L'ouverture doit se faire des deux côtés."

      Si on pouvait vraiment rencontrer tous nos concitoyens je crois qu'on verrait que le pourcentage de Québecois non Musulman ouvert et le pourcentage de Québecois Musulman ouvert est le même.

  • Jacques Lamarche - Abonné 1 février 2017 01 h 50

    En effet le maheur éduque!

    Et tous les partis ont promis, enfin, de tenir un débat SEREIN sur la laïcité! Sans vouloir lancer la pierre à l'autre! Comme vous l'avez si bien fait, madame! Merci!

    • Christiane Gervais - Abonnée 1 février 2017 10 h 07

      Parions, qu'au contraire, comme c'est déjà commencé, les élus feront taire tout débat sur la laïcité, sur les valeurs communes et celles dont une société mature ne veut pas!

      Quant à moi, je suis convaincue que le discours victimaire qui avait déjà cours chez certains groupes s'accentuera et qu'on nous fera taire en invoquant «Québec».

      Sortir de la culpabilité par association : je ne m'identifie ni ne partage ce crime ou cette culpabilité.

    • André Joyal - Abonné 1 février 2017 10 h 10

      Moi, je ne vous remercie pas, Mme Pelletier, pour ce texte fort impertinent.

      Angélisme, dites-vous ! Parlons-en.

      Si nous trouvons tous cet attentat horrible, et si nous compatissons tous avec la communauté musulmane, nous n’avons pas à nous culpabiliser.

      Doit-on attribuer à la survivance des Norvégiens l’horrible attentat de la part d’un des leurs qui a fait 67 morts en 2011 ? Et que penser de nos voisins chez qui l’équivalent de l’attentat de Québec se reproduit tous les mois ? Et que penser de Bain ? Que penser de Lépine, dont le vrai nom est Gharbi ? Et son père, un survivant de 132 ans de colonialisme ?

      Mais, hélas, de l’angélisme, oui, nous allons en faire la preuve à plein dans les prochains mois avec tous les accommodements que l’on va devoir accepter pour se déculpabiliser. Car les salafistes de Montréal vont profiter de la brèche ouverte par un jeune déséquilibré québécois pure laine.

    • Pierre R. Gascon - Abonné 1 février 2017 10 h 23

      L’intolérance peut revêtir des formes multiples : idéologiques, politiques, sociale, culturelle, cultuelle etcetera. Ce qui est commun à toutes ces attitudes, c’est l’incapacité de rejoindre l’autre dans sa différence, voire le refus délibéré de cette différence.

      Nous cultivons nos particularismes, qui sont en eux-mêmes légitimes.
      Mais pourquoi les transformons-nous en barrières discriminatoires, comme si les bons étaient tous d’un côté et les méchants tous de l’autre?

      Ensemble, nous formons un champ sur lequel Dieu fait lever le soleil et tomber la pluie.

    • Jean-Pierre Marcoux - Inscrit 1 février 2017 10 h 39

      Un débat serein commence par une pratique journalistique moins sensationnaliste et inflationnaliste. Que de surenchère!!!

      Cette comparaison caricatural entre les israéliens et les québécois ne tient absolument pas la route.

      Je me bornerai à souligner que les israéliens ont hérité d'un pays, Israël, grâce à un lobbying planétaire et de longue date auprès de pays «stratégiques» de l'ONU, et ce, suite à un holocauste. Ils défendent leur pays avec tous les moyens dont ils disposent, y compris celui de nuire à la souveraineté des palestiniens. Ils croient à leur pays. Le défendre est pour eux une question de survie collective.

      Quant au Québec, il n'existe pas comme pays. Il est une province parmi neuf autres qui forment le Canada. Il n'existe pas comme pays parce qu'il a peur d'exister. Il ne se pense pas plus fin que les autres, bien au contraire. Il n'est pas du tout prèt à se battre. Il préfère passer son temps à blâmer les autres, plutôt que de prendre le risque de devenir responsable de lui-même.

      Est-ce une coincidence si la région de Québec est celle qui a comptabilisé le plus faible pourcentage de OUI au référendum de 1995?

    • Serge Morin - Inscrit 1 février 2017 12 h 20

      Vous avez probablement mal lu et avez avalisé sa vision tronquée de la situation.
      Ça part mal quand on occulte ainsi une partie de l'équation.

    • Jocelyne Lapierre - Inscrite 1 février 2017 15 h 43

      Madame Gervais, et messieurs Joyal et Marcoux, vous message me redonne espoir. J'espère que la jeunesse verra aussi clair dans des événements socio-politiques de plus en plus complexes et déroutants. Avant tout, il faut garder la tête froide en politique, ce que même notre premier ministre semble incapable de faire... comment les leader de grands pays peuvent-ils se permettre de pleurer devant leur peuple? On n'a plus les leader que l'on avait, qui mettent les intérêts de leur peuple et de leur nation avant même leurs propres intérêts.

    • Jacques Lamarche - Abonné 1 février 2017 17 h 15

      Oui, je m'en confesse, j'ai lu bien vite et bien mal! J'ai surtout escamoté le parallèle entre Israël et le Québec. La comparaison est grotesque: l'un est une machine de guerre qui bafoue le droit international, l'autre une paisible province, docile et servile, qui a perdu ses rêves d'émancipation et qui se dilue dans une fédération. Parler de ¨terre promise¨ fausse la comparaison et la réflexion! Vraiment, j'ai péché! Désolé!

      Je tenais trop à ce qu'enfin, les hautes instances puisent honnêtement se parler et que tous et chacun cessent de s'accuser! Mais madame Pelletier, à un autre lecture, a bien cherché à faire peser sur notre histoire et notre parcours tout le poids de massacres commis par deux hommes complètement aliénés! Comme si le Québec l'avait bien mérité! Et que le Canada n'était jamais concerné!

      Il n'en demeure pas moins qu'un discours d'extrême droite, via les radios-poubelles, a bel et bien fleuri au Québec et qu'il y a lieu de s'interroger sur ses effets pervers et les moyens de le contrer!

  • Jules Desrosiers - Abonné 1 février 2017 02 h 32

    un autre exercice

    Suggestion pour Madame Pelletier:
    Et si, comme objet de votre réflexion, vous ajoutiez l’attentat de Richard Baines à ceux commis par Lépine et par Bissonnette. Normalement, vos conclusions devraient être différentes. Mais d’ailleurs, deuxième difficulté : en plus de changer potentiellement votre raisonnement, le crime de Baines, lui, est tabou. Essayez quand même.
    Jules Desrosiers

    • Michel Fontaine - Abonné 1 février 2017 07 h 43

      Madame Desrosiers,
      Atténuer le caractère horrible et inacceptable de l'attentat à la mosquée de Québec en le comparant et le mesurant comme vous le faites à un autre attentat tout aussi inacceptable ne contribue certes pas à apaiser le climat comme tout le monde le souhaite depuis dimanche. "Choisir les mots qu'on prononce ou qu'on écrit...."

    • Robert Bernier - Abonné 1 février 2017 08 h 46

      Non. Ses conclusions devraient être les mêmes. En effet, pour Richard Henry Bain comme pour Lépine ou Bissonnette, il s'agit d'un individu fragile psychologiquement ayant baigné trop longtemps dans un environnement dans lequel les discours haineux et de division sont acceptés. Pour Bain, il s'agissait des discours anti-Québec tenus régulièrement dans les chroniques des journaux anglo-québécois et canadiens.

      Dans ces environnements de discours lourdement chargés, certains individus psychologiquement fragiles finissent par se donner à eux-mêmes la mission de passer à l'acte.

      L'analyse de Mme Pelletier, même si elle nous force à en revenir de notre belle auto-complaisance, demeure fondée.

      Robert Bernier
      Mirabel

    • Pierre Hurteau - Abonné 1 février 2017 09 h 34

      Cher Monsieur, je ne vois pas en quoi la référence à l'attentat de Baines conduirait l'auteure à des conclusions différentes. Tous ces crimes ont une même source: l'intolérance et la haine envers un groupe ciblé, les femmes, les indépendantistes, les musulmans. Dans d'autres circonstances et ailleurs, ce sont les LGBTQ2, les chrétiens ou les juifs. Malheureusement, le triste événement de Québec nous démontre clairement que nous ne sommes pas une société à l'abri de cela. Le temps est venu d'un sérieux examen de conscience sur nos gestes et paroles à l'égard de la différence.

    • Guy Archambault - Inscrit 1 février 2017 09 h 58

      Vraiment, ça devrait changer les conclusions de Mme Pelletier ? L'horrible attentat de Bain justifie de s'en prendre à nos minorités, de se considérer toujours victimes et de ne jamais se remettre en question ?

    • Victor R. Aubry - Abonné 1 février 2017 10 h 04

      M. Desrosiers,

      Le crime de Baines ne justifie pas celui d'Alexandre Bissonnette ni le climat d'intolérance qu'on connait dans la ville de Québec.

      Vos propos montrent donnent plutôt raison à Francine Pelletier et Stéphane Berthomet: l'angélisme est une tendance lourde au Québec.

    • Michel Fontaine - Abonné 1 février 2017 13 h 24

      Monsieur Desrosiers,

      Tenter d'atténuer le caractère tragique et inacceptable de la tragédie à la mosquée de Québec en rappelant et en la comparant au geste tout aussi inacceptable de Richard Baines n'améliorera en rien la paix sociale au Québec. "Choisir les mots que l'on dit et ceux que l'on écrit" comme nous exhortait à le faire notre premier ministre me semble une voie bien plus prometteuse.

    • David Cormier - Abonné 1 février 2017 13 h 38

      Tenter de faire des rapprochements, comme le fait Mme Pelletier, entre l'ignoble tuerie de Québec et celle de Polytechnique en omettant toutes les autres tueries survenues au Québec, dont l'attentat de Richard Bain, je ne pense pas que ça suive les préceptes de M. Couillard non plus. Quant à comparer le Québec à Israël comme Mme Pelletier l'a fait également, mettons ça se passe de commentaires.

    • François Leduc - Inscrit 1 février 2017 14 h 34

      En effet, Mme Pelletier passe sous silence l'attentat perpétré par Richard Bain le 4 septembre 2012 qui ciblait Pauline Marois, la nouvelle première ministre et le Parti Québécois.

      Mme Pelletier ne dit mot non plus de l'attentat commis par Denis Lortie au Parlement de Québec en 1984 qui avait pour but comme il l'a déclaré de "nettoyer" l'Assemblée nationale du gouvernement de René Lévesque. Bilan: 3 morts et 13 blessés.

      Dans les deux cas, on a frôlé une catastrophe bien pire. Bain n'a pu rentrer dans le Métropolis et son arme s'est enrayée et Lortie s'est présenté au Parlement à une heure où les députés ne siégeaient pas.

      Dans les deux cas, il s'agissait bel et bien d'actes terroriste, défini ici comme le recours à la violence pour des fins politiques. Parce que les deux agressions avaient prioritairement pour but d'éliminer des politiciens, membres d'un parti souverainiste.

      Or, on a tout fait pour éviter qu'ils soient perçus ou qualifiés ainsi. En ce qui concerne Bain, les accusations portées contre lui parlaient de meurtre avec préméditation et de trois tentatives de meurtre (le crime d'acte terroriste existe bien dans le Code criminel). Pour Lortie, on a plaidé l'aliénation mentale.

      Tout pour éviter le réveil d'un peuple conquis et dominé.

  • Jacques-André Lambert - Abonné 1 février 2017 02 h 46

    Ligne de mire

    Vous avez omis (sciemment?) de mentionner Richard Henry Baines. Si son arme ne s’était pas enrayée en septembre 2012… Si sa tentative incendiaire avait réussi…

    Par la lorgnette des victimes, on pourrait relier les femmes, les nationalistes et les musulmans. Alignés dans la ligne de mire.

    Objets communs de haine.

    Madame Pelletier, vous vous empressez d’éliminer les cibles anticipées de Baines.
    Et de pourfendre Bernard Drainville pour crime de lèse-majesté à l’égard des valeurs «canadiennes».

    Dans le cadre de son bulletin de lundi, à Québec, Céline Galipeau s’entretenait avec le président du Centre culturel musulman. Avec le professionnalisme et l’empathie qu’on lui connaît. Et les émotions légitimes que l’entrevue communiquait.

    Parmi les éléments de douleurs confiés par cet homme honorable, il y avait la responsabilité future de la communauté musulmane à l’égard des «veuves voilées», désemparées et «inaptes au travail».

    Pourtant, le hijab n’est pas une entrave au travail. À moins qu’il ne s’agisse de voiles plus envoilants.

    Avec toute la sympathie et le respect profond que cette tragédie m’inspire, cet aveu m’a laissé perplexe.

    Comme si l’autonomie était une tare.
    Femmes, nationalistes et musulmanes «incluses».

    • Pierre Grandchamp - Abonné 1 février 2017 09 h 02

      Comment peut-on ignorer l'attentat lors de l'élection de Pauline Marois?