Les braises de l’intolérance

Il n’est jamais facile de comprendre les motivations profondes d’un individu qui décide d’assassiner ses semblables, mais on doit certainement s’interroger sur les conditions qui peuvent l’encourager à commettre un acte aussi barbare que le massacre de la mosquée de Québec.

François Legault, que le premier ministre Couillard avait accusé de « souffler sur les braises de l’intolérance », a raison de dire que de telles tragédies ne doivent pas nous faire renoncer à débattre des moyens de combattre l’extrémisme, mais le discours politique qu’on entend au Québec depuis dix ans a pour le moins manqué de nuance. Certes, l’exemple xénophobe de Donald Trump risque d’être contagieux, mais le « code de vie » d’Hérouxville date de janvier 2007 et la boîte de Pandore ne s’est jamais refermée depuis.

Le débat sur la laïcité est tout à fait légitime, mais la crainte de l’extrémisme islamique a eu pour effet de créer une confusion dont l’ensemble de la communauté musulmane est devenue la victime. Une confusion qui a été trop souvent entretenue et exploitée à des fins politiques.

Une triste coïncidence a voulu que le drame de Québec survienne à quelques jours du dixième anniversaire de la création de la commission Bouchard-Taylor, qui visait précisément à empêcher pareils dérapages.

Force est de reconnaître que nous avons collectivement échoué. La « vigoureuse prise de conscience » que la commission voulait provoquer au sein de la société n’a pas eu lieu. La réponse politique n’est pas venue non plus. Depuis la crise des accommodements raisonnables de 2006-2007, aucun gouvernement n’a réussi à légiférer pour donner suite aux recommandations pourtant très modérées de son rapport.

 

On a sévèrement reproché au gouvernement Marois d’avoir semé la division avec son projet de charte des valeurs. Après la défaite du PQ, ceux qui siégeaient à la table du Conseil des ministres s’en sont désolidarisés les uns après les autres, mais quelqu’un croit-il sérieusement que quelqu’un aurait démissionné si elle avait été adoptée, comme l’a prétendu Jean-François Lisée ?

Il est vrai que le projet de Bernard Drainville ratissait beaucoup trop large, mais la plupart des gens ne prêtent pas une grande attention aux détails d’un projet de loi. C’est surtout le ton du débat et les malheureux amalgames auxquels il peut donner lieu qu’on retient.

Durant les audiences en commission parlementaire, le président du Conseil musulman de Montréal, Salam El Menyawi, avait été moins choqué qu’attristé par le témoignage de la famille Pineault-Caron, de retour d’un voyage au Maroc, où elle avait été horrifiée de voir des hommes « prier à quatre pattes, à terre sur un petit tapis » et qui ne comprenait pas que le maire Coderre laisse « des al-Qaïda, des n’importe quoi » s’installer à Montréal.

« On a besoin d’éduquer la population. C’est triste parce que les gens qui ne connaissent rien à notre religion vont se fier à ces commentaires », avait dit le président. Alors que la commission Bouchard-Taylor proposait la création de programmes qui favoriseraient un rapprochement, le discours politique contribue trop souvent à un éloignement qu’on déplore seulement quand il tourne à la tragédie.

Jean-François Lisée n’est pas un islamophobe, mais il a clairement voulu profiter de l’islamophobie ambiante quand il a associé Alexandre Cloutier à Adil Charkaoui durant la course à la chefferie du PQ. Il n’a pas davantage contribué à alléger le climat en déclarant qu’une burka pouvait cacher un AK-47.

 

Malgré l’ampleur du drame de dimanche, le Québec a une remarquable tradition de tolérance. En raison de leur histoire et de leur environnement géopolitique, les Québécois sont néanmoins habités par une insécurité culturelle permanente.

« Tant que plusieurs d’entre eux éprouveront un vif sentiment d’insécurité pour la survie de leur culture, ils seront moins sensibles aux problèmes des immigrants et des minorités ethniques », soulignait la commission Bouchard-Taylor, y voyant l’origine de la crise qui avait entraîné sa création.

Le premier ministre Couillard avait raison d’insister sur l’attention qu’il faut porter au choix des mots, notamment dans le discours politique, mais le devoir de ceux qui gouvernent est aussi de conjurer dans toute la mesure du possible cette insécurité qui tenaille les Québécois.

M. Couillard accuse ses adversaires d’attiser l’intolérance, mais que fait-il lui-même pour les rassurer. Qu’il s’agisse de langue, de laïcité ou d’intégration des immigrants, son gouvernement donne toujours l’impression de chercher à en faire le minimum.

Même dans le projet de loi sur la neutralité religieuse de l’État, on a trouvé le moyen de faire en sorte que la règle voulant que les services publics soient livrés et reçus à visage découvert puisse être contournée. Ce laisser-faire est aussi une façon de souffler sur les braises.

75 commentaires
  • Marc Therrien - Abonné 31 janvier 2017 01 h 20

    Le mal de la peur, la peur du mal


    «Tant que plusieurs d’entre eux éprouveront un vif sentiment d’insécurité pour la survie de leur culture, ils seront moins sensibles aux problèmes des immigrants et des minorités ethniques »

    Peu importe le gouvernement en place depuis les 10 dernières années, je traduis les manquements identifiés dans l’article de M. David à 2 niveaux en m’inspirant de la psychologie individuelle que je transpose au niveau social : le manque de « caring » et le manque de « holding ». Ces deux grandes fonctions parentales transposées au niveau gouvernemental permettent d’aider la personne ou la société en développement à mieux composer avec l’angoisse et ainsi, à diminuer les risques du passage à l’acte agressif ou violent. Le « caring » consiste en cette écoute attentive avec une volonté authentique de bien comprendre les préoccupations et les besoins des personnes de façon à ce qu’elles se sentent importantes et dignes d’être prises en compte. Le « holding » est cette fonction de contenance qui consiste en cette capacité de fournir un encadrement sécuritaire permettant de contenir les débordements et écarts de conduite nuisibles au bien-être personnel et collectif; tout le contraire du laisser-faire qui peut être source d’angoisse si on conclut que tout est permis et que chacun, seul avec lui-même livré aux autres et à leur bonne volonté ou mauvaise foi, ne peut compter que sur lui-même pour « sauver sa peau » avant de penser à sauver celle d’autrui.

    Ainsi, si l’invidualisme est égocentrisme, l’invidualisme souffrant peut conduire à un égoïsme délétère lorsqu’il n’est plus que solipsisme encapsulé.

    "La volonté ne consent au mal que par crainte de tomber dans un mal plus grand"-(Dante)

    Marc Therrien

    • Jean-Sébastien Garceau - Abonné 31 janvier 2017 13 h 24

      Vous avez bien raison : il manque quelque chose comme une responsabilité gouvernementale à ce niveau. Mais n'est-ce pas ce même gouvernement qui dit que l'austérité est une «vue de l'esprit»? Écouter la souffrance du peuple, ce n'est pas leur fort quand bien même cette souffrance a des noms et qu'elle pousse des cris.
      La difficulté tient sans doute à ce qu'une partie du laisser aller permet parfois la réalisation de soi et d'autre fois, ne permet rien du tout tant il manque de soutient, de support et de soin comme vous le dites.

  • Richard Génois Chalifoux - Inscrit 31 janvier 2017 02 h 07

    Les fleurs du tapis

    Monsieur David semble ici vouloir nous faire croire qu’il ne savait pas que Charles Taylor était un ami personnel de notre PET national et que le rapport de la commission Bouchard Taylor n’était rien d’autre qu’un prétexte pour nous enfoncer dans le crâne, avec un clou de plus, le multiculturalisme à la Trudeau.

    Michel David serait presque crédible si l’on ne savait pas qu’il a été mandaté pour mettre des bâtons dans les roues de la Souveraineté du Québec à n’importe quel prix.

    Malheureusement pour lui, le pauvre Couillard ne cesse de s’enfarger dans les fleurs du tapis.

    • Patrick Boulanger - Abonné 31 janvier 2017 08 h 54

      « Michel David serait presque crédible si l’on ne savait pas qu’il a été mandaté pour mettre des bâtons dans les roues de la Souveraineté du Québec à n’importe quel prix. » ?

      C'est une étonnante et grosse affirmation que vous faites là, M. Génois Chalifoux. Puis-je vous demander sur quoi vous vous êtes appuyé avant de la formuler?

    • Patrice Bolatre - Abonné 31 janvier 2017 09 h 08

      Commentaire confus et, surtout, navrant...

    • Jacques Patenaude - Abonné 31 janvier 2017 09 h 47

      Gérard Bouchard n'est-il pas le frère de Lucien Bouchard. Les liens personnels n'ont pas nécessairement d'utilité dans ce débat. Je peux être ami ou frère d'une personne tout en ayant des désaccords profonds avec lui.

      Pour moi un des vrai problèmes actuellement est l'inconscience des partis politique qui visent d'abord à satisfaire leur clientèle plutôt que de s'occuper du bien commun.

      La crise des accomodements raisonnable dont l'origine est un jugement de la cour surprême à propos des shiks n'a cessée de dégénérer parce les politiciens de tous les partis l'ont utilisés à des fins "commerciales".

      Il est plus que temps qu'un vrai politicien soucieux de bien commun se lève enfin. vivement un René Lévesque!

    • Patrick Boulanger - Abonné 31 janvier 2017 10 h 16

      « Monsieur David semble ici vouloir nous faire croire qu’il ne savait pas que Charles Taylor était un ami personnel de notre PET national et que le rapport de la commission Bouchard Taylor n’était rien d’autre qu’un prétexte pour nous enfoncer dans le crâne, avec un clou de plus, le multiculturalisme à la Trudeau. »?

      Michel David a écrit pour aujourd'hui une chronique et non une... « brique ». Il ne peut donc pas aborder dans le détail tous les sujets de sa chronique qui vous intéresse. Cela dit, êtes-vous au courant que dans les mots « Commission Bouchard-Taylor » il y a le nom Bouchard qui se rapporte à un intellectuel... indépendantiste?

    • Benoit Toupin - Abonné 31 janvier 2017 11 h 40

      La politique et l'actualité batissent les perceptions... Mais dans ce cas, comme Polytechnique, Dawson, et Métropolis, il s'agit d'une question de santé mentale qui amène une personne fragile à développer une haine extrême envers un groupe mal-aimé de notre société; et il y en a plus d'un. Il suffit de lire les commentaires sur les réseaux sociaux...

      Pourtant massivement, les humains de tous les groupes sont des individus attachants, affables et intéressants.

    • Hermel Cyr - Abonné 31 janvier 2017 11 h 45

      C'est un peu fort le café.

      Ce n'est pas avec une nouvelle théorie du complot qu'on va arriver à mettre en place la complexe formule d'une politique d'intégration citoyenne. Plus les bases de cette politique s'enracineront hors de la partisanerie et des idéologies, plus elle sera apte et s'ancrer dans la société réelle.

    • Jacques Patenaude - Abonné 31 janvier 2017 12 h 11

      L'attentat du métropolis n'était pas le fait d'un deséquilibré mais le fait d'un individu qui fut influencé par le discours courant qu'on peut retrouver dans une certaine presse anglophone. Le juge l'a reconnu et l'a comdamné pour son acte. Ce juge a reconnu que ce crime était un crime politique perpétré par une personne influencée par un discours ambiant dans son milieu. Il faut se garder de juger trop vite l'auteur du crime de Québec comme celui d'un deséquilibré. C'est peut-être aussi quelqu'un qui comme Bain a été influencé par un discours haineux qui circule dans certains milieux, sans doutes marginaux mais xénophobe.

  • Nadia Alexan - Abonnée 31 janvier 2017 02 h 34

    La tolérance doit se pratiquer des deux côtés.

    Bravo, Monsieur David, cette fois-ci vous avez bien expliqué le malaise qui règne au Québec, une conséquence de la politique du laissez-faire du gouvernement Couillard. Même les pays arabes, comme le Maroc, interdisent le port du niqab en public.
    Comment se fait-il que personne ne se scandalise par les tueries des chrétiens et la brulure de leurs églises, presque chaque semaine, en Égypte et ailleurs au Moyen-Orient?
    Bien que la violence n'est jamais acceptable, il faudrait que les islamistes fassent un examen de conscience pour faire la part des choses. La misogynie, la polygamie, la lapidation, l'excision, la peine de mort, les inégalités homme/femme, l'homophobie, et la haine contre les «infidels» et les «mécréants» ne conduisent pas à l'amour de l'autrui.
    Par ailleurs, j'ai été abasourdi quand j'ai appris que les prédicateurs prêchent dans les mosquées, que c'est un péché de saluer un chrétien et lui souhaiter Joyeux Noël et bonne année! La tolérance doit se pratiquer des deux côtés. Je suis sure que la majorité des musulmans renoncent à l'islam politique qui provient de l'Arabie saoudite, et qui a fait des dégâts épouvantables pendant le dernier demi-siècle, partout dans le monde. Cette majorité silencieuse doit se prononcer contre les pratiques barbares qui proviennent de l'Arabie saoudite. La liberté d'expression, la liberté de conscience, la démocratie, et l'égalité homme/femme sont des valeurs universelles et ne sont pas négociables.

    • Cyril Dionne - Abonné 31 janvier 2017 07 h 59

      Vous avez raison Mme Alexan. L'autoflagellation de plusieurs de nos multiculturalistes invétérés fait mal à voir. Nous avons deux civilisations qui sont le contraire de l'une l'autre. L'islam dans le monde n'est pas compatible avec les valeurs de nos sociétés démocratiques, "misogynie, polygamie, lapidation, excision, peine de mort, inégalités homme/femme, homophobie, haine contre les «infidèles» et les «mécréants»" obligent. Le nier, c'est de jouer à l'autruche.

      Le crime haineux perpétré par le suspect Alexandre Bissonnette n'est pas le Québec. Ce n'est pas un acte terroriste. La tuerie de l'École polytechnique était aussi un crime haineux de la part de Gamil Gharbi (Marc Lépine) où il visait les femmes spécifiquement. Lui, il visait les musulmans. Mais la question de 2 millions de dollars, où s'est-il procuré ce AK-47 ?

    • Jean-Marc Simard - Abonné 31 janvier 2017 08 h 10

      Excellent texte Madame Alezan que j'endosse à tour de bras...Beaucoup de Québécois de souche sont islamophobe, probablement parce que leur propre culture est mise à mal comme le dit Michel David...Mais, aussi beaucoup de Musulmans sont christianophobe...Le racisme se pratique des deux côtés de la barrière religieuse et psychologique...Et quand une certaine religion devient envahissante au point de bafouer nos propres valeurs de liberté, d'égalité et de fraternité, ça devient encore pire...Voua avez raison «la tolérance doit se pratiquer des deux côtés», sinon on en sortira jamais...Merci de le dire...

    • Gilles Delisle - Abonné 31 janvier 2017 08 h 28

      Votre commentaire est tout à fait justifié, madame, comme d'autres l'ont fait aujourd'hui. Bien que nous soyons tous secoués par l'attentat d'un jeune écervelé québécois, dans notre pays, les accomodements raisonnables se font à sens unique, malheureusement. Des groupes religieux comme les musulmans, les juifs orthodoxes et autres devraient apprécier le climat de tolérance unique au monde de ce pays qui est le nôtre et faire en sorte que ce climat ne soit jamais altéré par un enfermement de certains sur leurs valeurs et leurs croyances. Les politiciens de toute provenance sont directement les premiers responsables de ce vivre ensemble respectueux entre les personnes, qu'elles soient croyantes ou non.

    • Linda Vallée - Abonné 31 janvier 2017 09 h 56

      Et quel est le rapport entre ce que vous dites ici et la tuerie de Québec? À ce que je sache, un jeune québécois "de souche" a assassiné des gens qui priaient dans une mosquée... pas des "islamistes"...? Ces gens étaient, sommes toutes, très tolérants au sens que vous semblez donner à ce mot.

      Alors, je ne comprend vraiment pas votre propos...

    • Gilles Delisle - Abonné 31 janvier 2017 13 h 58

      A Mme Vallée,
      Si votre commentaire s'adresse à moi, madame, peut-être que ce bout de phrase n'était pas clair: "que ce climat ne soit jamais altéré par un enfermement de certains sur leurs valeurs et leurs croyances." , cette phrase visait les groupes religieux venus d'ailleurs, bien sûr.

  • Pierre Deschênes - Abonné 31 janvier 2017 03 h 40

    Le sempiternel problème du Parti libéral est son manque de volonté de légiférer adéquatement en certaines matières pour ne pas indisposer sa base électorale.

    • Sylvain Rivest - Inscrit 31 janvier 2017 09 h 45

      L'aplaventrisme de couillard et son clientélisme est tel qu'il nommerait "Adil Charkaoui" ministre de la culture du PLQ que je ne serais pas surpris.

    • Michel Blondin - Abonné 31 janvier 2017 10 h 03

      Non seulement Couillard et ses stratèges ne veulent indisposer sa base, mais il provoque ceux qui sont, à certains niveaux et curieusement, ses adversaires: les Québécois francophones a hauteur de plus de 75%.


      Fait en toute "diplomatie" ils négligent les politiques sur la langue, l'immigration, les réseaux de santé et scolaires. Ils font comme les juges sur les dossiers du Québec, ils recherchent à satisfaire les minorités avant de voir la vraie minorité dans le Canada et en Amérique qui est en majorité au Québec. Elle a été édentée et dégriffée comme le disait George Brown par la constitution de 1867. Et P.E.T. a mis un clou de cercueil avec la clause Canda en 1982.

      Pris dans l'angle du fédéralisme, Couillard ne peut pas légiférer dans la satisfaction des besoins de la minorité/majorité au Québec que sont les francophones. Situations créées par les exceptions de la Constitution d'enfermement de 1982.
      La base libérale adhère au multiculturalisme. Les musulmans ne le disent pas, mais ils sont favorables à la charia comme fondement des jugements pour régir notre société en remplacement du fondement de droit humain. Ils sont obligés d'y croire.
      La charia est anticonstitutionnelle et incite doucement à la sédition. Elle sou tend les gestes innocents aux conséquences néfastes contre la charte des valeurs qui avait été proposée et pourtant satisfaisante pour la majorité. Les libéraux y veillaient dans un gouvernement minoritaire.

      Il suffit de mentionné que le coprésident de l’association des musulmans et des arables pour la laïcité, Haroun Bouazzi a pris le parole hier devant des milliers de personnes. Il ne dit mot de la Charia.
      Pourquoi, comme Charkaoui, sont-ils parmis les têtes de fil a prendre la parole? Coderre, ni personne d'autres n'ont rien dit à ce sujet.

      Ce n'est pas un manque de volonté, comme vous dites, mais une volonté claire dans un autre sens, incompatible avec les besoins.

    • Jean-Sébastien Garceau - Abonné 31 janvier 2017 13 h 14

      «Les musulmans ne le disent pas, mais ils sont favorables à la charia comme fondement des jugements pour régir notre société en remplacement du fondement de droit humain. Ils sont obligés d'y croire.»
      C'est sans doute comme les chrétiens qui sont obligés de condamner l'homosexualité. La possibilité qu'un chrétien accepte les homosexuels est donc exclue, comme la possibilité qu'un syndicaliste trouve que son syndicat exagère, de même qu'un entrepreneur qui trouve que le conseil du patronat divague: tout ceci est impossible.
      La vision monolithique des individus d'un groupe est toujours le fruit des étiquettes maladroites et simplistes : je vois beaucoup de spécialistes de l'Islam ici. Ah bon ? Vous avez personnellement interrogé tous les mulsumans sur ces questions ?

  • Jacques Lamarche - Abonné 31 janvier 2017 03 h 48

    Les mille causes du fanatisme

    Certains y verront du racisme, d'autres une phobie; l'autorité préfère y voir du terrorisme! Comment pouvoir qualifier la dose de haine qui pousse un homme au carnage? Chacun sera tenté de trouver des motivations qui vont dans le sens de ses convictions!

    Je n'y échappe pas. L'environnement médiatique n'est sans doute étranger à la charge d'hostillité dont son coeur était rempli. M. David n'en dit mot! Il s'en remet plutôt à une certaine insécurité identitaire, alors que du même trait, il souligne la remarquable tradition de tolérance des Québécois même si depuis un certain temps déjà, chaque camp n'aurait cessé de souffler sur les braises de l'intolérance! La ligne entre ces deux positions est bien fine!