Le deuxième souffle

Quand Françoise David a décidé de faire le saut en politique, j’avais dit craindre que cette voix qui parlait haut et fort au nom des plus vulnérables de notre société se perde dans la cacophonie partisane de l’Assemblée nationale.

En sa qualité de présidente de la Fédération des femmes du Québec, elle réussissait à forcer la main des gouvernements. Au terme de la Marche du pain et des roses en juin 1995, le premier ministre Jacques Parizeau lui avait dit : « Merci de nous déranger à ce point. » Comment Mme David pourrait-elle conserver le même ascendant en politique active ?

J’avais tort de m’inquiéter. Durant les cinq années où elle a représenté la circonscription de Gouin, sa voix ne s’est pas éteinte. Au contraire, elle s’est amplifiée et a continué de déranger ceux pour qui la « lutte contre la pauvreté » était davantage une figure de style qu’un réel objectif. « Je n’ai pas l’intention de me taire devant l’injustice et l’intolérance », a-t-elle assuré jeudi en annonçant son départ. Il faut s’en réjouir.

« Françoise a inventé une nouvelle façon de faire de la politique », a déclaré le président de Québec solidaire, Andrés Fontecilla. Les discours sur la nécessité de faire de la politique autrement n’ont pas manqué au cours des dernières années, mais Mme David est passée de la parole aux actes. Pour plusieurs, l’élégance de sa prestation lors du débat télévisé entre les chefs de parti en septembre 2012 a eu l’effet d’une révélation.

Malgré la frustration que peut facilement engendrer la joute politique, surtout pour un parti dont la représentation parlementaire est aussi réduite, la députée de Gouin n’a jamais cessé de s’adresser à l’intelligence de la population dans le respect de ses adversaires, même si elle n’était pas dupe de la compassion de façade et des fausses promesses.

« Les plus grandes révolutions, la révolution féministe par exemple, sont fondées sur l’amour pour les personnes avec qui l’on se bat, construit, discute », a-t-elle expliqué dans son essai intitulé De colère et d’espoir. Bien peu de politiciens tiendraient de tels propos. Mme David est de ces personnes qui suscitent des vocations, a dit Jean-François Lisée. On souhaiterait que son exemple soit contagieux, mais il ne faut pas trop s’illusionner sur la possibilité d’une transformation en profondeur de nos moeurs politiques dans un avenir prévisible.

 

C’était un secret de Polichinelle que Mme David ne solliciterait pas un renouvellement de son mandat en 2018, tout comme on connaissait la cour assidue que QS faisait à Gabriel Nadeau-Dubois, qui est assurément le plus apte à lui donner un deuxième souffle. La ferveur des militants solidaires ne fait aucun doute, mais, à défaut d’une nouvelle figure emblématique, le parti risque d’être confiné à la marge.

Plusieurs ont vu dans la tournée Faut qu’on se parle, dont l’ancien leader étudiant a été le principal animateur, une façon de lui mettre le pied à l’étrier. Lui-même ne prévoyait sans doute pas devoir plonger aussi rapidement, mais ce départ précipité ne lui laisse pas vraiment le choix. On dirait même que c’est arrangé avec le gars — ou la fille — des vues.

Celui ou celle qui défendra les couleurs de QS dans Gouin a toutes les chances de l’emporter et se représentera vraisemblablement à la prochaine élection générale. Amir Khadir a également déclaré qu’à moins de circonstances exceptionnelles, il sera de nouveau candidat dans Mercier. Autrement dit, la fenêtre qui s’ouvre pour M. Nadeau-Dubois risque de se refermer.

Une candidature dans une autre circonscription, par exemple Hochelaga-Maisonneuve, qui est représentée par une députée péquiste, serait beaucoup plus risquée. Une entente avec le PQ pour tenter d’arracher une circonscription aux libéraux, par exemple Laurier-Dorion, ou encore à la CAQ serait tout aussi hasardeuse.

 

Jean-François Lisée a probablement raison de penser que le départ de Mme David n’aura pas d’effet significatif sur l’issue des discussions au sujet d’une éventuelle alliance électorale PQ-QS en 2018. Plusieurs de ses déclarations ont été interprétées comme une opposition à la « convergence », mais elles faisaient simplement écho à la grande méfiance qu’un bon nombre de militants solidaires entretiennent envers le PQ et que l’arrivée de son nouveau chef n’a pas atténuée.

L’ouverture que le conseil général de QS a manifestée en novembre dernier n’a rien d’un chèque en blanc. Toute la question devra être réexaminée au congrès de mai et il faudra vraisemblablement attendre que le PQ tienne le sien, en septembre, avant que les négociations s’engagent sérieusement. Si, au début de 2018, aucune entente n’est en vue, les deux partis retourneront à leurs préparatifs électoraux, chacun de son côté.

M. Lisée n’a pas voulu dire si le PQ présenterait un candidat à l’élection partielle dans Gouin, mais il va de soi que laisser le champ libre à QS enverrait un signal très positif pour la suite des choses.

38 commentaires
  • Claude Bariteau - Abonné 21 janvier 2017 08 h 29

    Le souffle de monsieur Gabriel Nadeau-Dubois

    Monsieur Nadeau-Dubois véhicule un message avec conviction et a de l'audace et du souffle.

    La tournée de « Faut qu'on se parle », financée par des gens de la scène dont Yvon Deschamps et plusieurs autres, s'est voulue des discussions hors des cadres politiques existants.

    Elle a regroupé un noyau de personnes, trois plus visibles (Martin Aussant, Gabriel Nadeau-Dubois et Maïté Labrecque-Saganash), toutes engagées à cerner une démarche citoyenne pour revitaliser l’action politique.

    Il y eut un rapport. Depuis, les associées ont repris leurs activités antérieures et réfléchissent à leur cheminement respectif dans le champ du politique.

    Comme vous le laissez entendre, il est possible que la participation de Nadeau-Dubois ait été sa façon de mettre le pied à l’étrier ou d’être sollicité à le mettre.

    En vous lisant, on a l’impression que l'étrier est QS, car plusieurs, dont madame David, voient en lui une figure emblématique avec contenu et expérience aux idées très proches de ce parti.

    On le saura d’ici peu. Il y a toutefois une autre voie à ne pas sous-estimer : sa plongée dans Gouin comme candidat indépendant pour faire valoir une démarche citoyenne.

    Les changements politiques sont sauvent de cet ordre. « Faut qu’on se parle » a brassé des idées et soulevé un intérêt. Partout au Québec, des mouvements de citoyens et de citoyennes prennent forme.

    Il y a là du nouveau, qui occupera un jour ou l’autre la scène politique. L’élection prévue dans Gouin pourrait s'avérer un tremplin, bien que des membres de QS en seraient déçus.

    Chose certaine, que monsieur Nadeau-Dubois s’y présente sous QS ou comme indépendant, il y aura de nouveaux alignements en vue et l’ancrage citoyen ressortira, à mon avis, avec plus de force s’il est candidat indépendant.

    « Faut qu'on se parle » ne visait pas à alimenter les partis existants, mais à faire émerger le citoyen e tla citoyenne sur la scène politique. Monsieur Dubois-Nadeau le sait très bien.

    • Richard Génois Chalifoux - Inscrit 21 janvier 2017 12 h 32

      On a quelquefois l’impression que le « Faut qu’on s’parle » de Gabriel Nadeau-Dubois était beaucoup plus un « Faut qu’j’vous parle ».

      Nadeau-Dubois aime parler, il a besoin d’une tribune, d’un auditoire. Il est une sorte de Molière qui se cherche un public.

      Il y a certainement bien des gens qui ont le goût de l’entendre, mais parler pour parler ne sera peut-être pas suffisant pour convaincre et pour gagner.

    • Claude Richard - Abonné 21 janvier 2017 13 h 21

      Intéressant.

    • Marc Therrien - Abonné 21 janvier 2017 15 h 44

      @ M. Génois-Chalifoux

      Si ce que vous dites est vrai, il s'agit d'une évolution intéressante. GND n'est plus un simple porte-parole perroquet qui se contente de répéter des mots décidés par d'autres même quand ils ne sont pas en accord avec ce qu'il pense lui-même.

      Marc Therrien

    • Richard Génois Chalifoux - Inscrit 21 janvier 2017 19 h 54

      @ Mard Therrien

      L’avenir nous le dira cher monsieur, et comme le dirait certainement la Sagouine, la parole est maintenant à Gaby.

  • Pierre Desautels - Abonné 21 janvier 2017 08 h 41

    La jeunesse en relève.


    La candidature de Gabriel Nadeau-Dubois pourrait être une mauvaise nouvelle pour le PQ. Voilà un jeune homme brillant, qui changerait la donne, non seulement pour la circonscription de Gouin, mais pour l'ensemble du Québec. S'il se présente, le PQ serait bien avisé, comme l'écrit Michel David, de lui laisser le champ libre dans Gouin aux prochaines élections complémentaires, qui serait gagné de toute façon par GND. Ce serait un premier geste concret pour la convergence et qui forcerait sans doute Québec solidaire à en faire autant en 2018.

    • Patrick Boulanger - Abonné 21 janvier 2017 14 h 52

      Le PQ ne laissera jamais le champ libre à QS dans Gouin. Je ne crois pas à cela. Le parti de M. Lisée a une chance en or (!) de faire mal à QS lors de cette élection partielle et il faut s'attendre à ce qu'il ne ménage pas les efforts pour reprendre l'ancien comté de Nicolas Girard.

    • Christian Montmarquette - Abonné 21 janvier 2017 15 h 08

      "Le parti de M. Lisée a une chance en or (!) de faire mal à QS" - Patrick Boulanger

      Vous me permettrez de mettre un p'tit bémol là-dessus.

      Le PQ n'aura pas de "chance en or" dans Gouin, alors que QS diposait d'une majorité de 9,717 votes en 2014.

      Il faut plutôt s'attendre à ce qu'il frappe un mur.

      Résultats officiel de 2014 dans Gouin :

      http://www.electionsquebec.qc.ca/francais/provinci

      .

    • Pierre Desautels - Abonné 21 janvier 2017 15 h 43


      @Patrick Boulanger.

      Bien sûr, le PQ peut refuser la convergence, mais il faudrait que son candidat-te dans Gouin soit quelqu'un d'envergure. Il ne faut pas oublier qu'aux élections de 2014, Françoise David a obtenu 51% des voix, contre 20% pour Louise Mailloux. C'est un pensez-y bien...

    • Patrick Boulanger - Abonné 21 janvier 2017 18 h 19

      @ MM Montmarquette et Desautels

      MM Montmarquette et Desautels, je suis porté à croire que dans les résultats de 2014 dans Gouin, la candidate solidaire y est pour beaucoup (!) en ce qui a trait au pourcentage enviable obtenu par QS dans ce comté. Cela dit, je ne prétends pas que le PQ va l'avoir facile lors de l'élection partielle qui s'en vient dans cette circonscription. Un grand nombre de militants solidaires vont se mobiliser et en plus QS va probablement présenter une super candidature. À suivre...

    • Christian Montmarquette - Abonné 22 janvier 2017 05 h 24

      "Je suis porté à croire que dans les résultats de 2014 dans Gouin, la candidate solidaire y est pour beaucoup.." - Patrick Boulanger

      C'est une compréhension très limitée du véritable travail de construction, d'organisation et d'enracinement politique des circonscriptions. En plus d'être une approche de droite version culte-du-vedettariat de la "politique-marketing" que je ne partage pas.

      - Que serait Françoise David, Amir ou Manon Massé aujourd'hui sans QS ?

      Poser la question, c'est y répondre.

      Dans la gauche, ce ne sont pas les vedettes et les messies qui font le parti. Mais le parti qui crée ses propres figures de proues.

      Christian Montmarquette

    • Patrick Boulanger - Abonné 22 janvier 2017 19 h 23

      @ M. Montmarquette

      Que serait Françoise David, Amir ou Manon Massé aujourd'hui sans QS? Poser la question, c'est y répondre.

      M. Montmarquette, même sans QS, Mme David aurait tout de même eu son nom dans les livres d'Histoire du Québec... En outre, les différents sondages du Devoir sur la popularité des politiciens l'a plaçait toujours parmi les plus populaire... Cela dit, je crois qu'il faut tenir compte de sa popularité indéniable au sein de la population québécoise lorsqu'on regarde les résultats de 2014 dans Gouin.

    • Christian Montmarquette - Abonné 23 janvier 2017 08 h 22

      Désolé, mais je considère toujours que Mme David n'aurait pas le centième de l'attention qu'elle dispose aujourd'hui sans QS.

      D'ailleurs, qui connaissais Amir avant qu'il ne devienne porte-parole de QS?

      Pratiquement personne.

      Ce qui ne lui enlève évidemment, aucune de ses qualités.

    • Patrick Boulanger - Abonné 23 janvier 2017 12 h 23

      @ M. Montmarquette

      Je suis d'accord avec vous que la carrière politique de Mme David au sein de QS l'a fait connaître à la population québécoise en général. Cela dit, même sans cette formation politique, elle se serait taillée une place dans nos livres d'histoire en tant que féministe.

  • Bernard Morin - Abonné 21 janvier 2017 09 h 38

    Rapport?

    Vous dites Monsieur Bariteau qu'il y a eu un rapport suite à la tournée "Faut qu'on se parle"? Quand a-t-il été publié? Où peut-on se le procurer?
    Merci.

    • Claude Bariteau - Abonné 21 janvier 2017 14 h 56

      Il y eut un rapport verbal, mais un rapport écrit est en cours de rédaction.

  • Jeanne M. Rodrigue - Abonnée 21 janvier 2017 10 h 42

    Françoise David fatiguée par les tensions internes?


    Se présenter comme indépendant dans Gouin (avec l'appui du PQ et de QS) serait le plus sûr moyen pour GND de garder son indépendance de parole. Agir autrement serait la perdre, comme lors du printemps érable lorsqu'il représentait la CLASSE et qu'il n'avait d'autre choix que de "tenir l'équilibre" entre deux factions diamétralement opposées "en marchant sur la ligne" dictée par cette organisation, fidèle au mandat qu'on lui a donné.

    La frange militante radicale au sein de QS n'abandonnera jamais sa politique consistant à écraser, paraphrasant Voltaire, "l'infâme" bête capitaliste. C'est un leitmotiv qui revient constamment dans leurs récriminations sociales. La souveraineté, l'indépendance territoriale et culturelle du Québec, étant le moindre de leur soucis.

    Il faut voir également comment les fédéralistes et les commentateurs d'engeance libérale travaillent indirectement l'opinion publique afin que GND devienne le chef de QS de crainte, n'ayons pas peur de l'affirmer, de la convergence.

    • Christian Montmarquette - Abonné 21 janvier 2017 15 h 02

      À Jeanne M. Rodrigue.

      "La frange militante radicale au sein de QS n'abandonnera jamais sa politique consistant à écraser, paraphrasant Voltaire, "l'infâme" bête capitaliste." "La souveraineté, l'indépendance territoriale et culturelle du Québec, étant le moindre de leur soucis.- Jeanne M. Rodrigue

      Mme Rodrique,

      - Comment qualifiez-vous un système qui permet aux 8 personnes les plus riches du monde de posséder autant que le 3,6 milliards les plus pauvres?

      - Et que pensez-vous d'un PQ qui n'aura pas eu de référendum au programme pendant 28 ans en 2022? Trouvez-vous que les péquistes sont en position pour donner des leçons d'indépendance à Québec Solidaire?

      Christian Montmarquette

      Référence :

      Les 8 personnes les plus riches du monde possèdent autant que les 3,6 milliards les plus pauvres " - Oxfam, 17 janvier 2017

      https://fr.express.live/2017/01/17/oxfam-8-personnes-plus-riches-monde-possedent-autant-lensemble-36-milliards-plus-pauvres/

      .

    • Claude Bariteau - Abonné 21 janvier 2017 15 h 23

      Vous cadrez bien l'enjeu pour GMD. Il y a aussi son engagement dans le mouvement « Faut se parler » qu'il ne peut pas ne pas prendre en considération.

    • Christian Montmarquette - Abonné 21 janvier 2017 16 h 43

      "Françoise David fatiguée par les tensions internes?" -Jeanne M. Rodrigue

      - Ne faites-pas de projections.

      Françoise David n'a jamais parlé de "tensions internes".

      C'est un domaine qui appartient au Parti québécois.

  • Monique Bisson - Inscrit 21 janvier 2017 10 h 44

    Alliance pour l'indépendance!

    « M. Lisée n’a pas voulu dire si le PQ présenterait un candidat à l’élection partielle dans Gouin, mais il va de soi que laisser le champ libre à QS enverrait un signal très positif pour la suite des choses. »

    Il ne nous reste plus qu'à espérer que M. Lisée et les partisans du PQ comprennent l'essence même de ce qu'une alliance pour mener au pays du Québec signifie réellement sur le terrain.

    Monique Bisson, Gatineau

    • Christian Montmarquette - Abonné 21 janvier 2017 13 h 39

      À Pierre Carpentier,

      « M. Lisée n’a pas voulu dire si le PQ présenterait un candidat à l’élection partielle dans Gouin, mais il va de soi que laisser le champ libre à QS enverrait un signal très positif pour la suite des choses. » - Pierre Carpentier

      - Vous oubliez une chose dans cette histoire.

      Que le PQ dégage Gouin ne nous avance strictement à rien.

      Québec Solidaire pas besoin de la charité du PQ pour gagner dans Gouin. Il avait déjà une majorité de 9,717 votes en 2014.

      Ce serait plutôt dans Laurier-Dorion qu'il faudrait qu'il dégage où le PQ a divisé le vote de QS et a contribué à faire passer le libéral Gerry Sklavounos actuellement inculpé pour argressions sexuelle et qui risque de se faire destituer.

      Christian Montmarquette

    • Gaëtan Genest - Abonné 21 janvier 2017 14 h 13

      Depuis la victoire de M Lisée à la chefferie, son message ne peut-être plus clair.
      La place des indépendants à L'Assemblé National est des plus démocratique que le peuple du Québec puisse se donner.

      Dit à l'Assemblé National.

      *Je vous tend la main*

      'Jacques Parizeau '

      Gaétan Genest. du Québec.

    • Gaetane Derome - Abonnée 22 janvier 2017 20 h 32

      A M.Montmarquette,

      C'est plutôt QS qui divise le vote et permet a certains libéraux de l'emporter.On l'a bien vu récemment dans Verdun...

    • Pierre Desautels - Abonné 22 janvier 2017 22 h 17


      @Gaetane Derome.

      Vous voulez rire? Verdun est un château fort libéral depuis 50 ans. Ça n'aurait fait aucune différence...

    • Christian Montmarquette - Abonné 23 janvier 2017 08 h 30

      "C'est plutôt QS qui divise le vote et permet a certains libéraux de l'emporter.On l'a bien vu récemment dans Verdun..." - gaetane derome

      Dans les faits, AUCUN parti ne divise le vote.

      Chaque parti cumule ses propres votes par la forces et la pertinence de son programmes, de ses valeurs et de ses arguments.

      Si le PQ veut les votes de gauche, qu'il adopte des politiques de gauche.

      Le PQ ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre.

      Christian Montmarquette