La crème de Lacrem, fabriquée dans les Laurentides

Lacrem propose une dizaine de parfums de glace. Les deux fondateurs de la marque ne manquent pas d’idées dans leur cartable de recettes bien rempli.
Photo: Photos philippe Mollé Lacrem propose une dizaine de parfums de glace. Les deux fondateurs de la marque ne manquent pas d’idées dans leur cartable de recettes bien rempli.

Pour être franc, j’étais assez sceptique lorsque Véronik Lacombe a pris contact avec moi pour me parler de ses produits : des crèmes glacées 100 % véganes et québécoises. Un certain préjugé m’habitait au départ, mais il tend à disparaître devant la qualité des produits que l’on retrouve désormais sur le marché.

C’est un changement radical d’alimentation qui a amené Véronik Lacombe à vouloir fabriquer avec son conjoint des produits glacés sans aucun produit laitier. En contractant leurs deux noms de famille, soit Lacombe et Rémillard, ils fondent Lacrem, entreprise de produits glacés du Québec.

Des produits dans l’air du temps

On a trop longtemps associé les produits végétaliens à des produits de remplacement, les jugeant moins intéressants que les produits transformés de façon habituelle. En 2016, il en est tout autrement, et l’entreprise Lacrem prouve bien que de tels préjugés ne sont pas fondés. Honnêtement, je n’ai jamais consommé un produit glacé végétalien d’une telle finesse. Si je n’avais pas été au courant dès le départ, j’aurais facilement pu être berné et croire qu’il s’agissait de produits laitiers glacés.

Pour Véronik Lacombe et Éric Rémillard, leur succès est dû à la qualité des produits qu’ils utilisent. Pas d’additifs, pas d’arômes artificiels ni de colorants. « On ne donne pas aux autres ce que nous ne mangerions pas nous-mêmes », précisent-ils. La texture du produit final et sa finesse sont garants du succès de l’entreprise, installée à Saint-Sauveur, dans les Laurentides. Avec une dizaine de parfums, il faut répondre aux tendances du marché, précisent les deux fondateurs, qui ne manquent pas d’idées avec leur cartable de recettes bien rempli.

Quelques exemples des parfums offerts ? Fraises et basilic, érable, thé chaï, ou encore tarte aux pommes.

Selon les deux fondateurs, de tels produits n’auraient pas pu attirer les épicuriens gourmets il y a de cela dix ans. Pour bon nombre d’amateurs de glaces, dont je fais partie, il eût été impossible d’être convaincus sans goûter d’abord. Difficile en effet d’imaginer une crème glacée sans produits laitiers, à base de boisson de soya. Mais les moeurs ont changé, et les machines et la technologie pour la fabrication des produits glacés ont évolué.

« Nous ne parlons plus d’une catégorie de produits gras, insipides et sans goût, ou encore trop sucrés, que consommaient les “granos” des années 1990. Les gens sont conscients et connaissent, par exemple, les substances qui peuvent provoquer des allergies ou des intolérances. Être végétarien n’est plus un problème aujourd’hui, assure Véronik Lacombe. C’est devenu un signe distinctif et un choix que font bien des gens pour leur santé. »

Un marché en croissance

Il est bien fini le temps des crèmes glacées sans caractère et uniformes avec des parfums « bonbons ». Tout comme pour les bières, les fromages et une foule de produits fabriqués chez nous, les consommateurs ont le choix désormais de consommer de bonnes glaces.

Les joueurs dans l’industrie de la crème glacée sont de plus en plus nombreux à prendre exemple sur le Bilboquet, un des premiers fabricants indépendants de crèmes glacées à avoir osé bousculer les habitudes des consommateurs. Désormais, comme pour le reste de l’alimentation, on n’hésite plus à innover et à proposer des parfums surprenants, qui mélangent le salé et le sucré, par exemple : crème glacée au caramel et à la fleur de sel, crème glacée au cidre de glace, comme celle que fait si bien le Havre-aux-Glaces du marché Jean-Talon.

Il est évident, selon le couple Lacombe-Rémillard, que les consommateurs d’ici sont de plus en plus sensibles à la qualité. Ils préfèrent consommer moins mais de mieux en mieux. Avec leurs produits déjà vendus en magasins, Véronik Lacombe et Éric Rémillard espèrent convaincre les sceptiques comme moi. Comme le disait le Capitaine Bonhomme, les sceptiques seront confondus, dus, dus ! La crème glacée végane est désormais là pour de bon.

On pourra trouver les crèmes glacées de Véronik Lacombe durant le festival Bouffons Montréal, du 16 au 22 juillet.

Pour renseignements sur les produits glacés Lacrem : www.lacrem.ca ou 514 267-8733.

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