Les leçons du Brexit

Le 21 juin, à 48 heures du vote historique des Britanniques, la City semblait apaisée. Chez Harris and Hoole, un café à la mode sur Cannon Street où les traders londoniens se donnent rendez-vous, on brandissait les derniers sondages. Après les sueurs froides de la semaine précédente, les résultats étaient enfin revenus à la « normale ». Le Brexit, cette idée folle née dans la tête d’une bande de bouseux incultes et arriérés, n’aurait donc jamais lieu. Ouf, on avait eu peur !

À une dizaine de stations de métro de là, dans les chics think tanks de Westminster, on appelait ça « la prime au statu quo ». Voilà comment les très cosmopolites politologues londoniens, tous plus ou moins partisans de l’Union européenne, nommaient l’avantage apparemment insurmontable que détenait le statu quo dans tous les référendums. Cela ne s’était-il pas vérifié au Québec et en Écosse ?

Entre la sécurité économique des grands ensembles mondialisés et la liberté politique, les peuples choisissaient donc toujours la première ? Traders de droite et politologues de gauche étaient convaincus que le vote du 23 juin confirmerait la règle une fois de plus.

Les électeurs britanniques auront donc renvoyé les prophètes de la mondialisation à leurs idées toutes faites. C’est pourquoi le Brexit est particulièrement riche en leçons pour ces peuples en mal de liberté. Ces leçons, on pourrait essayer de les résumer de la façon suivante.

On peut vaincre la peur. La première leçon du Brexit, c’est qu’on peut venir à bout du chantage économique. Contrairement aux Québécois et aux Écossais, les Britanniques n’y ont pas cédé. Il est vrai que, lorsqu’on a dominé le monde, on a la couenne plus dure que les anciens coloniaux. Les partisans du Brexit ont même utilisé les ingérences des Juncker, Lagarde, Obama et Trudeau pour montrer aux Britanniques combien ces derniers faisaient peu de cas de la volonté du peuple et de sa souveraineté nationale. Le chantage économique mené tambour battant s’est retourné contre ses auteurs. Il est devenu la preuve que, pour les élites mondialisées, le peuple comptait pour des prunes.

La politique reprend ses droits. Si les partisans du Brexit ont pu vaincre ces peurs, c’est parce qu’ils se sont situés clairement sur le terrain politique. Certes, plusieurs partisans du Brexit ont expliqué que le Royaume-Uni ne quitterait l’Europe que pour mieux commercer avec le reste du monde, en particulier l’Asie. Mais cette argumentation est demeurée secondaire. Les partisans du Brexit ont préféré faire appel aux plus hautes aspirations du peuple britannique et à son désir de liberté. C’est ce message qui a dominé toute la campagne. Face aux banquiers et aux marchands, ils ont invoqué le beau mot de souveraineté et imposé le bon vieux « maîtres chez nous » de Jean Lesage. Même si les motivations furent évidemment diverses, c’est d’abord à cet appel que les électeurs ont répondu le 23 juin dernier.

Renouer avec le peuple. Certes, on a qualifié la campagne du « Leave » de démagogique et elle le fut à l’occasion. Mais elle ne le fut pas plus que celle du « Remain » avec ses scénarios à la Dracula. Au-delà de ces exagérations inévitables, les partisans du Brexit furent capables de rejoindre les milieux populaires. Ils ont tout particulièrement mobilisé les laissés-pour-compte de la mondialisation. Le bon taux de participation (72 %) montre que des couches populaires qui délaissent généralement les urnes se sont exceptionnellement déplacées pour voter.

Affronter les questions qui fâchent. Pour rejoindre ces milieux, il a évidemment fallu tenir compte de leurs préoccupations. Parmi celles-ci, l’immigration a été déterminante. Depuis dix ans, le Royaume-Uni a connu une augmentation importante de l’immigration. Cette immigration pauvre a particulièrement affecté les anciens milieux ouvriers en accentuant la concurrence pour l’emploi, en faisant baisser des salaires déjà maigres et en favorisant la crise du logement dans l’est de Londres et à la périphérie des grandes villes. Il ne faut pas confondre la xénophobie et le racisme, qui ne fleurissent pas plus au Royaume-Uni qu’ailleurs, avec le désir parfaitement légitime des Britanniques exprimé depuis longtemps de contrôler l’immigration, de l’ajuster aux besoins du moment et à la volonté démocratique du peuple. En votant pour le Brexit, les Britanniques ont affirmé qu’ils n’entendaient pas se départir de ce droit souverain.

Ni droite ni gauche. La dernière leçon de ce référendum, c’est que, pour mobiliser le peuple, il faut savoir aller chercher aussi bien la droite que la gauche. Dans la campagne du Brexit, on a vu se mobiliser non seulement des conservateurs, mais aussi des leaders de gauche, comme la brillante députée travailliste Gisela Stuart, elle-même immigrante. Les vieilles banlieues ouvrières traditionnellement travaillistes ont massivement voté pour le Brexit. C’est aussi ce qu’avait compris le social-démocrate René Lévesque autrefois en s’alliant avec des personnalités de droite comme Gilles Grégoire et Jean Garon. Tant il est vrai que l’indépendance concerne aussi bien la droite que la gauche. Bref, ce qu’on appelle le peuple souverain.

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44 commentaires
  • Pierre Desautels - Abonné 8 juillet 2016 06 h 30

    Hautes aspirations?

    "Les partisans du Brexit ont préféré faire appel aux plus hautes aspirations du peuple britannique et à son désir de liberté."

    Très drôle. Quand on sait que l'immigration était le thème central de cette campagne et qu'une députée pro-Europe a été assassinée dans une atmosphère malsaine de xénophobie et de racisme, exacerbée par les élites et les tabloïds de droite. Les référendums au Québec et en Écosse, malgré tous les déchirements, ne se sont pas déroulés ainsi. Christian Rioux tente maladroitement de faire de la récupération avec le Brexit...

    • Jacques Patenaude - Abonné 8 juillet 2016 09 h 00

      "Au-delà de ces exagérations inévitables, les partisans du Brexit furent capables de rejoindre les milieux populaires. Ils ont tout particulièrement mobilisé les laissés-pour-compte de la mondialisation. "

      Effectivement les tenant du Remain n'ont pas su tenir compte des problèmes des classes populaires. C'est le drame: ils ont laissés aux démagogues du Brexit toute la place auprès du peuple. Espérons que la leçon portera pour les partisans d'un monde progressiste. Depuis trop longtemps la réalité que vivent les laissés pour compte qui ne sont pas suffisamment pauvre pour susciter la compassion de la "gauche radicale" et trop pauvre pour intéresser les élites libérales est ignorés.
      C'est une erreur que ne faisait René Lévesque. Invoquer dans cet article la mémoire de ce grand homme politique est d'ailleurs quant à moi odieux. Le lâche Boris Johnson n'a rien en commun avec Lévesque.

    • Gilles Théberge - Abonné 8 juillet 2016 10 h 09

      J'incline à penser que malheureusement ici, c'est monsieur Desautels qui tente «maladoitement» de justifier l'injustifiable : le pied de nez que le peuple Britanique à fait aux sondeurs!

      Les paramètre d'analyse que soumet monsieur Rioux m'aparaissent tout à fait conformes à ce qui a pu être observé lors de cette consultation.

      De l'exagération, il y en a eu des deux côtés, tant chez les partisans du brexit que celui de remain.

      Et normalement ceux du remain auraient du pouvoir compter sur la «prime» à l'urne de ceux pour qui «aller quelque part est toujours trop loin...» comme l'aurait sans doute dit feu Pierre Falardeau...

    • Pierre Desautels - Abonné 8 juillet 2016 11 h 56

      @Gilles Théberge

      "De l'exagération, il y en a eu des deux côtés, tant chez les partisans du brexit que celui de remain."

      C'est vrai, sauf que le camp du "remain" n'a pas versé dans la xénophobie, comme les bouffons Boris Johnson et Nigel Farage, qui ont lâchement démissionné ensuite. Dans une de ses dernières chroniques dans un autre journal, Josée Legault, dans une liste de leçons référendaires, écrivait ce qui suit :

      Leçon #5: refuser la peur de l’«autre». Versant aussi dans la peur, la campagne du Brexit visait plutôt l’«étranger», les migrants, l’islam, les travailleurs est-européens, etc. S’inscrivant en Occident dans la même montée inquiétante d’une droite et d’une extrême droite outrageusement populistes, les leaders du Brexit ont fait de l’«étranger» le principal bouc émissaire de toutes les craintes, même les plus légitimes.

    • Cyril Dionne - Abonné 8 juillet 2016 19 h 16

      M. Desautels, pour quelqu'un qui se dit indépendantiste, vous êtes difficile à suivre, à moins que votre définition de "maître chez nous" s'apparente à celle de nos idéalistes utopistes de la gauche solitaire. Le gros bon sens n'est ni à droite ou à gauche, mais toujours en avant. Comme disait l'autre, cette gauche que vous aimez et qui semble vous allez comme un gant n'est «qu’un passe-droit, un facteur d’acceptation sociale, une identité idéologique admise et nécessaire, un badge à présenter avant d’exister publiquement, et qui déteint même à droite».

      L'immigration de masse sans balise ne fait que réduire la richesse d'un pays. Elle en coûte plus de 5 milliards au Québec par année. Sans parlez de la réduction du salaire minimum et de cette compétition malsaine entre les couches de la société qui sont pauvres, elle dénature l'esprit de la république lorsque les refugiés économiques n'ont aucune envie de s'intégrer. L'augmentation salariale des classes moyennes et pauvres n'a toujours pas eu lieu dans cette frénésie d'un multiculturalisme malsain depuis plus de 40 ans. La technologie de masse masque ces manques puisqu'elle nous libère de plusieurs tâches. Et comme pour tous nos citoyens du monde et de nulle part, si l'État dont vous faites partie en est un dit postnational, qu'attendez-vous pour tronquer votre nationalité pour un de ces pays en voie de développement ?

      Avec les nouvelles technologies, il y aura au moins 25% des emplois qui vont disparaître dans la prochaine génération. La robotisation, vous connaissez ? Eh bien oui, les multinationales reviendront au bercail non pas pour un renouveau économique au niveau de l'emploi, mais pour s'établir plus proche de leur marchés respectifs. Il ne faudrait jamais oublier que nous ne fabriquons plus rien puisque nous vivons de nos ressources naturelles. Alors, cette nouvelle horde de réfugiés économiques, que fera-t-elle ?

    • Pierre Desautels - Abonné 9 juillet 2016 08 h 41

      @Cyril Dionne

      Elle en coûte " plus de 5 milliards au Québec par année." Ah oui, rien que ça? Et quelles sont vos sources? Vous employez les mêmes arguments que les fanatiques de Front national en France, de l'Ukip en Grande-Bretagne et de l'Aube dorée (le parti néonazi en Grèce).

      J'ai honte d'être indépendantiste quand je lis ces propos anti-immigration et xénophobes. En fait, vos jouez le jeu des fédéralistes en prônant cette rhétorique. Ils sont trop contents de faire passer les indépendantistes pour des extrémistes et des fanatiques de tout crin.

      Heureusement, les candidats à la chefferie du PQ ne tomberont pas dans ce piège et vous en serez sans doute malheureux. Les membres du PQ qui sont d'accord avec les idées du Front national devraient songer, s'ils ont de la suite dans les idées, à un nouveau parti national au Québec, au lieu de nous rabâcher les oreilles avec un discours passéiste qui nuit à la cause...

    • Christian Montmarquette - Abonné 9 juillet 2016 16 h 32

      " Ils essaient de nous faire croire qu'ils ont les solutions pour la solidarité fiscale, la justice sociale, l'intervention de l'État et des services de santé et d'éducation publics de qualité sans passer par les contribuables. Faut le faire." - Cyril Dionne

      C'est faux.

      Primo, puisque QS propose une augmentation du nombre de paliers d'impôts.

      Secundo, il existe plusieurs manières d'augmenter les revenus du gouvernement donc la création de nouvelles sociétés d'État comme Pharma-Québec et une banque nationale du Québec qui font aussi partie du programme de QS

      Tercio en imposant les entreprises à leur juste part qui ne contribue plus qu'à 12% des revenus fiscaux du Québec alors qu'elles en payait 40% autrefois.

      - CQFD

    • Christian Montmarquette - Abonné 9 juillet 2016 19 h 35

      @Pierre Desautels

      Comme l'affirme une étude datant de 2012, certains critiquent l’immigration en arguant qu’elle est démographiquement inutile et potentiellement néfaste sur le plan économique.

      Alors qu'un tel discours relève à la fois d’une déresponsabilisation du
      marché du travail et de la société d’accueil et d’une surresponsabilisation
      des immigrants face à leurs difficultés d’intégration socioprofessionnelle.

      Le fait que la situation soit plus problématique au Québec que dans les autres provinces nous indique un plus grand nombre d’obstacles discriminatoires et économiquement irrationnels sur le marché du travail québécois

      Cyril Dionne fait donc des prédictions autoréalisatrices, puisque si le taux de chômage des immigrants est le double de natifs, c'est justement à cause desdits préjugés, du racisme et de la non reconnaissance de leurs habiletés d'emploi, alors qu’ils sont deux fois plus nombreux à détenir un diplôme universitaire, soit 51% pour les nouveaux arrivants contre 19% de la population canadienne selon les chiffres de l'Institut de recherche et d’informations socio-économiques.

      Alors qu’en Colombie-Britannique et en Ontario, la population immigrante représentait en 2006 respectivement 27,5% et 28,3% de la population totale provinciale. Elle ne représentait que 11,5 % de la population
      québécoise.

      Le problème au Québec n'en n'est donc pas un d'immigration, mais du peu d'efforts d'intégration de la part de la société d'acceuil.

    • Cyril Dionne - Abonné 9 juillet 2016 20 h 57

      Cher M. Desautels,

      Vous avez atteint le point "Charkaoui" avec votre commentaire. Celui-ci n'est pas à confondre avec le point "Godwin" ou ni le point "G" ;-). Évidemment, lorsqu'on est à court d'arguments logiques, on a recourt à traiter les autres de xénophobes ou même pire, de racistes. Mes commentaires n'ont rien à voir avec la rhétorique de l'extrême droite pour décrire le comportement de notre extrême gauche bien-pensante et donneuse de leçons. On imagine aussi, que le 17 millions d'Anglais qui ont voté pour le "BREXIT", sont tous des racistes qui n'ont pas été éclairés par la lumière de nos mondialistes, de nos libre-échangistes et de l'élite du 1%.

      Pour le 5 milliards que nous coûte l'immigration, eh bien, vous n'avez qu'à consulter des organismes comme le "Fraser Institute" mais vous allez nous dire que ce sont des gens de l'extrême droite. Alors, pourquoi pas Maurice Allais, prix Nobel d’économie, qui disait entre autre que :

      « Les raisonnements économiques sur l’immigration sont ici généralement tout à fait superficiels. C’est un fait que dans les différents pays, le capital national reproductible est de l’ordre de quatre fois le revenu national. Il en résulte que lorsqu’un travailleur immigré supplémentaire arrive, il faudra finalement pour réaliser les infrastructures nécessaires une épargne supplémentaire égale à quatre fois le salaire annuel de ce travailleur. Si ce travailleur arrive avec une femme et trois enfants, l’épargne supplémentaire nécessaire représentera suivant les cas, dix à vingt fois le salaire annuel de ce travailleur, ce qui manifestement représente pour l’économie une charge très difficile à supporter. »

      Encore une fois, pour nos gauchistes d'une certaine gauche aux lunettes roses, on aimerait tous qu'ils tronquent leur citoyenneté pour une du tiers monde. Enfin, ils se disent citoyens du monde et de nulle part. Et comme le disait si bien Pierre Desproges : « J’adhérerai à SOS Racisme quand ils mettront un « s » à racism

    • Pierre Desautels - Abonné 10 juillet 2016 20 h 43

      @Cyril Dionne

      Surprenant qu'un indépendantiste comme vous aime et cite l'Institut Fraser, qui fait dans le Québec bashing depuis des années, parce qu'ils n'aiment pas nos programmes sociaux...

  • Pierre Lefebvre - Inscrit 8 juillet 2016 06 h 38

    Eh bien voilà.

    Une fois qu'on enlève les peurs, les hauts-cris, les insultes et les extrêmes on se rend compte, une fois la poussière tombée, que «le peuple» n'aspire qu'à vivre à sa façon dans l'environnement qu'il s'est créé.
    La vie, la vrai, se vit toujours mieux dans un «juste milieu». Elle n'y est pas parfaite, elle n'y est que moins pire.
    Et quel est le plus grand obstacle à la vie acceptable ? L'exagération.

    PL

    • Christian Montmarquette - Abonné 8 juillet 2016 12 h 02

      «Le peuple» n'aspire qu'à vivre à sa façon dans l'environnement qu'il s'est créé." -Pierre Lefebvre

      Le peuple.. - Quel peuple?

      Le peuple des individualistes qui veut réduire l'État à sa plus simple expression, foutre les BS à la rue sans revenu, graisser les entreprises avec les deniers publics et abattre les syndicats?

      Ou le peuple qui se bat pour la solidarité fiscale, la justice sociale, l'intervention de l'État et des services de santé et d'éducation publics de qualité?

      - Cm

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 8 juillet 2016 14 h 33

      Juste le peuple entre ces deux extrêmes, là où vivent la plupart des gens. Vous savez... ceux qui ne passent pas leur vie à créer la zizanie et qui ne se considèrent pas en croisade à la limite du djihadisme; des gens «ordinaires» quoi. Vous en avez fait une liste l'autre jour «profs, vendeurs, travailleurs de la construction, chauffeurs d'autobus, etc.», vous savez... ceux qui ne portent pas «d'étiquette», ceux qui ne sont pas des «agitateurs qui s'imaginent parler au nom de plusieurs». Des gens de tous les jours qui par leur travail donnent à la société tout en faisant vivre leur famille.

      Vous «besognez» beaucoup dans le sublimé «la solidarité fiscale, la justice sociale, les services de santé et d'éducation publics», ce sont des «gens» qui donnent cela, pas un «système», car un système sans les gens n'est que fabulation et rêverie creuse.
      Mais... vous parlez «de qui» et «pour qui» si vous enlevez «les gens» ? Finalement... vous ne parlez pour personne.

      Bonne journée.

      PL

    • Raymond Saint-Arnaud - Abonné 8 juillet 2016 16 h 14

      Merci M Lefebvre de mettre les pendules à l'heure avec le porteur du macaron pauvreté zéro qui considère parler pour tout le monde ....

    • Christian Montmarquette - Abonné 8 juillet 2016 18 h 41

      " Ceux qui ne passent pas leur vie à créer la zizanie et qui ne se considèrent pas en croisade à la limite du djihadisme" - Pierre Lefebvre

      Vous êtes risible.

      Je laisse le lecteur juger de vos amalgames démagogiques et de vos épouvantails dignes du maccarthysme.

      Hier.. L'anarchisme.. Avant hier.. le communisme.. Aujourd'hui le djihadisme..

      Les citoyens ne devraient craindre qu'une chose.

      La démagogie et les campagnes de peur véhiculées par les chantres de la désinformation.

      Vos amalgames sont dignes de Donald Trump.

      - Cm

    • Cyril Dionne - Abonné 8 juillet 2016 23 h 18

      M. Lefebvre, n'essayez pas de convaincre nos solitaires de l'extrême gauche; ils ont un besoin inné de croire dans leurs livres sacrés socialistes. Dans leur foi dogmatique de leur idéologie politique d'un état interventionniste à la sauce communiste, ils essaient de nous faire croire qu'ils ont les solutions pour la solidarité fiscale, la justice sociale, l'intervention de l'État et des services de santé et d'éducation publics de qualité sans passer par les contribuables. Faut le faire. Ces mouvements, qui ont plus l'apparence de sectes, s'imaginent qu'ils parlent pour tous alors qu'ils ne parlent pour personne. ;-)

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 9 juillet 2016 07 h 51

      «amalgames démagogiques»
      Évidemment, «Je suis la victime» s'écrit celui qui traite ses concitoyens d'attardés mentaux, d'imbéciles heureux et d'incultes politique. Ça fait partie de cette mentalité. Tellement typique.

      «épouvantails dignes du maccarthysme.» «Les citoyens ne devraient craindre» «La démagogie» «les campagnes de peur» «les chantres de la désinformation»
      Même vos «répliques» puent la «politique». Les gens «ordinaires» ne parlent pas comme ça; je sais... car j'en suis un. Et je ne «parle» qu'en mon propre nom à quelqu'un qui n'est pas, lui non plus, un «collectif».
      Et même si vous le seriez... ça ne changerait absolument rien.
      Une seule conclusion s'impose : «On n'est don pas d'accord»

      «Vous êtes risible.»
      Heureux de vous faire rire; je crois que vous en avez beaucoup besoin pour faire descendre votre degré de «ferveur». Attention à la crise d'apoplexie. Moins de café peut-être... une tisane à la camomille ???

      Bonne journée. Et... respirez.
      «Mon dieu, mère-grand, comme vous avez de grandes dents»
      À la prochaine ;)

      PL

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 9 juillet 2016 14 h 18

      Merci de votre support.
      Mais je n'essais pas de les convaincre, je ne fais seulement que les contrer.
      Je ne veux pas leur faire changer de point de vue, c'est impossible. Mais... je ne peux les laisser faire non plus.

      Bonne journée.

      PL

    • Christian Montmarquette - Abonné 9 juillet 2016 16 h 58

      " Juste le peuple entre ces deux extrêmes"." -P ierre Lefebvre

      Autrement dit, vous considérez donc la solidarité fiscale, la justice sociale, l'intervention de l'État et des services de santé et d'éducation publics de qualité comme de l'extrémisme?

      Voilà a au moins la vertu de mettre les choses au clair.

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 10 juillet 2016 19 h 49

      «Services publics de qualité comme de l'extrémisme?»
      Vous parlez comme si on vivait au Zimbabwe.
      Ce qui est étrange, parce qu'au Zimbabwe... ils n'ont pas le droit de parler.

      Hurler pour recevoir de l'éducation à partir de la savane ou d'à l'intérieur d'une université en cassant tout... y a une marge. Venez me dire que je ne paye pas assez d'impôt. On est rendu avec deux hôpitaux qui sont grands comme des villages. Le gouvernement est le plus gros employeur.

      Oui, le peuple entre les deux extrêmes : Ceux qui se lèvent tous les matins pour vous «donner» ce service que vous réclamez à tue-tête. Ils sont faciles à trouver, ils remplissent les rues et autoroutes deux fois par jour pour aller au travail et en revenir.
      Ils en ont une «vertu» eux... ils sont «travaillants».
      C'est effectivement «très clair».

      PL

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 10 juillet 2016 20 h 59

      Soyons clair : la solidarité fiscale, la justice sociale, l'intervention de l'État et des services de santé et d'éducation publics de qualité c'est le peuple entre les deux extrêmes qui s'en occupent tous les jours de la semaine et ils font pour le mieux malgré ces deux extrêmes.

      Bonne soirée.

      PL

  • Jean Lapointe - Abonné 8 juillet 2016 07 h 02

    Un peuple ce n'est pas une personne.

    «Entre la sécurité économique des grands ensembles mondialisés et la liberté politique, les peuples choisissaient donc toujours la première ?» (Christian Rioux)

    Un peuple ce n'est pas une personne comme monsieur Rioux le laisse entendre.

    Ce n'est pas le peuple qui décide ce sont ceux qui ont voté en majorité pour la question posée lors du référendum.

    En démocratie les gens qui étaient contre sont contraints de se soumettre à la décision prise mais ils ne changent pas d' idée pour autant.

    Mais ce n'est pas parce qu'une majorité de gens ont voté pour qu'ils ont nécessairement raison.

    Je trouve qu' on idéalise un peu trop les «peuples» et leur soi-disant sagesse.

    La souveraineté d' un peuple c'est le choix fait par une majorité d'entre eux ce n'est pas une décision prise par un peuple.

    • Colette Pagé - Inscrite 8 juillet 2016 09 h 57

      Souvent, le peuple se trompe : soutien à Hitler, vote pour l'extrême-droite, réélection de Berlusconi, soutien à Trump, réélection de Bush et de PET malgré les promesses non respectées.

    • Jocelyne Lapierre - Inscrite 8 juillet 2016 12 h 17

      M. Gélinas, vous mettez tous dans le même sac à la fois Hitler (qui voulait étendre l’empire germanique à l’échelle mondiale... tout comme Merkel à présent), l’extrême droite (les partis populistes délibérément diabolisés par les islamo-collabos ultragauchistes et mondialistes), et Trudeau, le premier premier-ministre multiculturaliste à déployer le plan mondialiste au Canada. Un manque de rigueur intellectuel choquant.

      Les Britanniques ne se sont pas trompés. Ils ont réagi avec une forte majorité (près de 72 %, une grande proportion d’ouvriers) au projet de mondialisation et à l’invasion massive de migrants qui détruisent à la fois leur civilisation et le marché de l’emploi, déjà si fragilisé par la relocalisation et la main-d’œuvre bon marché venue principalement des pays de l’Est de l’Europe.

      Le Brexit n’est que le symptôme du refus des peuples européens à disparaître silencieusement dans le magma infernal de la mondialisation.

      Mais bien sûr, Bruxelles et l’Allemagne surtout, n’ont pas abandonné la partie de les soumettre au nouvel ordre mondial qu’ils sont en train de mettre en place, et c’est pourquoi ils accéléreront le débit des flux de migrants vers l’Europe, l’islamisme étant le moyen principal choisit pour soumettre les peuples européens. Des hordes et des hordes de miséreux venant se greffer aux États providences en faillite, soutenus par une proportion de plus en plus faibles de travailleurs-contribuables qui eux sont de plus en plus révoltés devant une telle injustice.

      Pour ma part, je suis révoltée juste à la pensée des centaines de milliers de soldats et de civils morts au cours des grandes guerres « pour l’amour de la nation », des pertes de vie énormes qui n’ont jamais été compensées en Europe, et qui sont maintenant remplacées par des peuples totalement exogènes et hostiles à tout ce qui est occidental. Quel monde léguons-nous à nos enfants?

  • Guy Rivest - Abonné 8 juillet 2016 07 h 31

    Si...

    Si le Brexit l'a emporté, c'est peut-être parce qu'il n'y a pas eu comme ici en 1995 de tricherie à grande échelle, c'est-à-dire pas de fonds secret comme Action Canada, pas de love-in organisé par le fédéral et financé par Via Rail et Air Canada (alors sociétés de la Couronne), ni d'entrée accélérée et massive d'immigrants en faveur du Non, mais seulement une campagne de peur. Il n'y avait peut-être pas non plus à la tête du pays un être totalement dénué de scrupules comme Jean Chrétien. Les partisans du Oui l'on échappé belle et une véritable démocratie a pu s'exercer.

    Ceci dit, la situation du Royaume-Uni au sein de l'Union européenne et celle du Québec au Canada sont évidemment bien différentes et je crois que cette sortie de l'Union était une mauvaise idée, surtout avec les avantages particuliers qu'avait réussi à obtenir le R.-U. dans l'UE.

    • Jean-Pierre Grisé - Abonné 8 juillet 2016 09 h 32

      M.Rivest,est-ce que l idée de sortir du Canada est bonne ou mauvaise ?Pour moi ,c est nécessaire.

    • Colette Pagé - Inscrite 8 juillet 2016 09 h 54

      En somme, pour le dire autrement, si les règles du jeu imposées par l'Assemblée nationale pour le référendum avaient été respecté par le Fédéral, il est raisonnable de penser que malgré la campagne de Peur des fédéralistes, le référendum aurait été gagnant.

      Une occasion manquée. Un déni de démocratie !

    • Loraine King - Abonnée 8 juillet 2016 14 h 16

      Vous pourriez aussi vous demander, Monsieur Rivest, pourquoi les taux de rejet des bulletins de vote lors des rêférendums administrés par la Electoral Commission of the United Kingdom furent de 0,08% dans le cas du Brexit et de 0,09% dans celui sur l'Écosse, donc statistiquement équivalents. Le taux de rejet en 1995 fut de 1,8%, soit vingt fois plus élevé. Dans ces trois cas l'électeur devait marquer avec un crayon une des deux cases d'un bulletin papier, et les bulletins étaient comptés par des personnes (pas des machines).

      Je ne peux m'imaginer qu'il y a vingt fois plus de Québécois que de Britanniques incapables de faire une croix avec un crayon. Ce sont les scrutateurs qui ont fait la différence. Le Québec aurait grand intérêt à améliorer le processus de sélection et de formation des personnes qui comptent les bulletins afin de rassurer la population que tous les bulletins seront comptés dans la plus grande impartialité.

      Le Québec devrait aussi considérer le choix de la question, soumise selon la loi britannique de 2000 à un examen par l'Electoral Commission qui doit publier un rapport sur sa clarté et son objectivité avant d'être adoptée par le parlement. Pourquoi accepter que ce choix soit celui d'un groupe qui défendra une des deux options?


      Les indépendantistes d'un bord veulent gagner pour faire du Québec un pays, de l'autre les fédéralistes veulent demeurer des Canadiens. Il semble qu'il ne reste personne pour assurer le respect de la liberté d'opinion des électeurs québécois.

  • Claude Bernard - Abonné 8 juillet 2016 09 h 04

    Comme en Irak, c'est la suite qu'il faut planifier

    Gagner la guerre et vaincre la peur du «oui» est déjà un exploit.
    Mais ne pas prévoir les conséquences et ne pas «avoir de plan» pour la suite des choses est criminel.
    Le Brexit s'est fait surtout contre l'immigration, cela semble se confirmer.
    La Grande Bretagne n'étant pas dans l'espace «Schengen», avait déjà le contrôle des immigrants (bloqués à Calais au grand dam des Français).
    Par contre, tous les citoyens de l'UE avaient le droit de venir travailler en GB.
    En échange la GB pouvait vendre ses produits partout en UE sans restrictions.
    Qu'arrivera-t-il maintenant est la question qui demeure sans réponse.
    La leçon du Brexit, à mon avis, est là.
    On peut gagner ou perdre par la peur: peur de l'inconnu, peur de l'immigrant.
    La victoire peut avoir un goût amer quand les vainqueurs se sentent obligés de démissionner faute de savoir quoi faire avec leur nouvelle liberté.