Un bâtisseur et une pionnière

Un décor du Groupe Classique signé Francine Martineau
Photo: Le groupe classique Un décor du Groupe Classique signé Francine Martineau

Les entrepreneurs en construction résidentielle, qui sont à remodeler le paysage de l’habitation neuve dans le Grand Montréal, doivent beaucoup à la vision et à l’audace d’un homme qui a su s’imposer comme figure de proue de cette industrie : Nicolas Metsos célèbre ce mois-ci les 35 ans de sa société Le Groupe Classique.

Son enfance est marquée par son grand intérêt pour l’architecture. Dès l’adolescence, il s’engage dans des études qu’il doit interrompre à 18 ans, au décès de son père. Il devra ainsi travailler très tôt dans d’autres secteurs pour subvenir aux besoins de sa famille. Mais sa passion ne le quitte pas et il réalisera ses premiers plans de maison dès 1969, qui auront un succès inespéré.

En 1973, il concevra une première maison sous la bannière du constructeur Carrier, un projet ambitieux aux abords du golf de la Vallée-du-Richelieu. Cette demeure de plus de 7000 pieds carrés, avec piscine intérieure, constituera un premier jalon important dans la réputation de l’entrepreneur en devenir.

En plus de l’aventure résidentielle avec une approche unique et avant-gardiste de l’architecture contemporaine, il relèvera le défi de restaurer des résidences ancestrales du Vieux-Longueuil, à la fin des années 1970.

En juin 1981, il fondera Habitation Classique, aujourd’hui Le Groupe Classique, qui deviendra un leader de l’habitation neuve sur la Rive-Sud mais rayonnera également partout au Québec. L’homme à la curiosité insatiable a su, dès le premier jour, miser sur le pouvoir du design pour se démarquer et s’imposer comme un bâtisseur hors du commun.

Photo: Le groupe classique Un décor du Groupe Classique signé Francine Martineau

Moderne et intemporelle

La force de Nicolas Metsos réside bien sûr dans ses réalisations à l’architecture à la fois moderne et intemporelle, mais aussi dans le fait qu’il a toujours su se mettre dans la peau d’un acheteur et n’a jamais lésiné sur la qualité, tant des matériaux que de la main-d’oeuvre.

La complicité qui l’unit depuis près de 30 ans à l’icône du design d’intérieur Francine Martineau démontre que design et architecture doivent rimer à l’unisson. Cette collaboration s’est d’ailleurs vue récompensée ce printemps, pour une deuxième fois, du prix Habitat Design « choix du public ».

« Francine a compris dès le premier mandat que je lui ai confié l’essentiel de mes exigences et le sens de ma démarche, dit l’entrepreneur. Elle a une très belle qualité d’écoute et sait toujours apporter des éléments chaleureux à un décor. Son goût très sûr, son exigence et son obsession pour les détails font en sorte qu’elle réussit à m’amener chaque fois un peu plus loin. Je n’hésite jamais à lui donner carte blanche. »

La gloire est éphémère, seule la renommée dure

 

La designer a su jouer, tout au long de sa carrière, un rôle de guide depuis sa graduation en aménagement intérieur, en 1975, au cégep de Trois-Rivières, jusqu’à aujourd’hui où elle vient d’être élue membre honoraire de l’Association professionnelle des designers d’intérieur du Québec (APDIQ). Une reconnaissance qui la touche particulièrement car elle est accordée par ses pairs.

Une référence en design au Québec, elle fut notamment responsable du succès de la section des décors de rêve de certaines de nos plus grandes stars, lors du Salon national de l’habitation dans les années 1980.

Rencontre déterminante

« Ma rencontre avec M. Metsos, il y a plusieurs années, a été déterminante. J’admire sa vision sans cesse renouvelée, sa passion contagieuse et sa loyauté indéfectible », dit-elle.

Quant à M. Metsos : « J’ai voulu faire une différence en mariant le meilleur de la tradition et de l’innovation. Pour moi, la maison, c’est comme la mode, d’un côté il y a les tendances, et de l’autre, il y a le style. » Ces amoureux du beau donnent son sens à l’expression de Guerlain : « La gloire est éphémère, seule la renommée dure. »

Cette chronique est publiée le dernier samedi de chaque mois.

Le carnet

Les conférences du FMD 2016

Le Festival Mode Design dévoilait récemment le FMD Conférences, un volet de sa programmation éclectique où 25 créateurs de renom, issus des scènes locale, nationale et internationale, sont invités à partager leur expérience. Le commissaire, Stéphane Le Duc, a recruté l’impressionnante sélection de personnalités que vous pourrez entendre lors de ces rendez-vous, entre autres : Hervé Léger-Leroux (Paris), Scott Schuman (New York), Lise Watier (Montréal), Jeanne Beker (Toronto), Claude Cormier (Montréal), Didier Vervaeren (Bruxelles), Fusion Jeunesse (Montréal). « Encore une fois cette année, les conférences promettent de belles découvertes, dit Stéphane Le Duc. L’important pour nous était d’offrir un survol de l’univers fascinant de la création internationale. Le choix s’est donc fait avec des coups de coeur pour des gens qui ont un talent exceptionnel. » Le festival se déroulera du 15 au 20 août prochain.

Les 3R au service du tricot

À l’ère du slow fashion, la marque Ça va de soi s’inscrit dans la mouvance des 3R, « restaurer, rafraîchir, renouveler », avec Ça va bain, un service de soin et d’entretien haut de gamme pour les tricots. Ce spa nouveau genre pour fibres naturelles exclusivement s’est donné comme mission de faire une remise à neuf de vos pulls favoris dans une optique écoresponsable. Vous pouvez déposer vos pièces dans l’une des boutiques et on se chargera de les acheminer vers la buanderie.

Un écrin à redécouvrir

La Guilde canadienne des métiers d’art présente jusqu’au 9 juillet la dernière exposition de l’artiste multidisciplinaire Denise Landry. Les oeuvres présentées lors d’Obsession métal permettront au public de découvrir cette créatrice d’abord formée en gravure, qui allie savamment l’art de la sculpture et de la joaillerie, conférant le titre d’oeuvres d’art à ses bijoux hors du commun.