Ce qu’il reste de nous

C’est parti pour un nouveau round de « qui sommes-nous », « que voulons-nous » et « où allons-nous » grâce à la course à la chefferie du Parti québécois. Exercice qui fait toujours un peu peur mais qui n’est certainement pas superflu, notamment après l’exercice bâclé de la dernière fois, pour ne pas dire du dernier référendum.

Premier constat : celui qui a le plus à dire sur ces questions demeure toujours très impopulaire. Jean-François Lisée continue d’indisposer comme pas un. Toujours étonnant de constater combien quelqu’un qui a le mérite de voir clair — personne, c’est vrai, ne veut un référendum bientôt — se fait rabrouer. Ce n’est pas seulement une question de ton ou de nez en l’air. Au sein du PQ, il faut aussi qu’il y ait une peur de dire les choses comme elles sont, une impossibilité de voir la réalité en face, sans mentionner une capacité infinie d’interpréter les sondages à sa guise.

Deuxième constat : la social-démocratie est de nouveau à l’honneur au PQ. Tout le monde a le « bon gouvernement » quand ce n’est pas le « projet de pays » a la bouche. Seulement, on reste dans l’approximation. « Pour ce qui est de la social-démocratie, on est tous les quatre pas mal au même diapason », disait Martine Ouellet. Sans plus. Comme si tout ça allait de soi, comme si le PQ n’avait pas fait des beaux yeux au pétrole lors du dernier mandat, sans parler d’épouser le nationalisme identitaire de son ancien adversaire l’ADQ. (Et comme si le projet de constituante n’était pas une idée piquée à Québec solidaire.) L’ambiguïté, en d’autres mots, n’est pas seulement le problème de ceux toujours prêts à remettre le référendum à plus tard, il est le problème d’à peu près tous les candidats à l’heure actuelle.

Troisième constat : le problème de fond du PQ, celui qui, depuis 1980, le hante, le divise et le rend parfois un peu ridicule, ne pas savoir à quel « axe » se vouer, n’est plus la seule grande difficulté. Il y a une nouvelle embûche, d’ailleurs partagée avec l’ensemble du mouvement souverainiste aujourd’hui. La suivante : personne ne semble reconnaître que la raison profonde de l’indépendance a changé.

Quand les bombes se sont mises à exploser à Montréal à la fin des années 60, nous étions des Nègres blancs d’Amérique, des porteurs d’eau, nés pour un petit pain. Il fallait idéalement avoir un nom anglais pour réussir en affaires et des curés se mêlaient de la procréation des femmes. René Lévesque tenait tête aux Rhodésiens de Westmount et aux compagnies minières et forestières qui saccageaient l’Abitibi, promettant de « les civiliser ». Bref, la raison de faire l’indépendance était enracinée dans un siècle d’assujettissement et de désarroi. Ça coulait de source de la même façon que briser ses chaînes, pour n’importe quel animal normalement constitué, est un réflexe sain et nécessaire.

Mais cette mythologie, ce combat épique, n’a plus cours. Au pays de Maria Chapdelaine, à peu près tout a changé depuis 30 ans (à l’exception peut-être des compagnies de ressources naturelles qui font toujours à leur tête). René Lévesque et ses successeurs nous auront donné l’indépendance de corps et d’esprit, mais sans nous donner « le flag sur le hood ». N’ayant plus de dragon crachant du feu à abattre, on a droit régulièrement à des tactiques de diabolisation de Pierre Elliott Trudeau, du fédéral ou encore de la « pétrocratie canadienne ». La proposition cette semaine de tenir un référendum à double volet — indépendance ou « Canada renouvelé », faites vos choix — n’est autre chose que ce désir manichéen d’insuffler une nouvelle vie à l’ennemi de toujours, la méchante Ottawa, en l’obligeant à bouder une démarche qu’il récuse (le renouvellement constitutionnel) et donc, à cracher sur le drapeau québécois, forçant ainsi l’animal normalement constitué en nous à enfin voter « oui » !

Ça s’appelle se tortiller le derrière pour marcher droit. Il faut de toute urgence trouver mieux, la désaffection des jeunes au projet indépendantiste est là pour nous le rappeler.

Il faut redonner des proportions héroïques au combat en incluant évidemment tout le monde, pas seulement les tricotés serrés, mais aussi en en faisant un projet d’envergure internationale. De la même façon « qu’on ne peut pas faire la France dans un seul pays », comme dit le politicien français Jean-Luc Mélenchon, on ne peut pas faire l’indépendance à l’intérieur d’une seule province. Il faut inscrire la démarche à l’enseigne des grands enjeux planétaires. Autant le mouvement à ses origines était lové sur lui-même, circonscrit à une époque, à un endroit, à une population, autant il faut le faire éclater aujourd’hui et voir bien plus grand que soi.

83 commentaires
  • Yves Côté - Abonné 1 juin 2016 02 h 59

    Merci

    "Il faut redonner des proportions héroïques au combat en incluant évidemment tout le monde, pas seulement les tricotés serrés, mais aussi en en faisant un projet d’envergure internationale." et "Il faut inscrire la démarche à l’enseigne des grands enjeux planétaires. Autant le mouvement à ses origines était lové sur lui-même, circonscrit à une époque, à un endroit, à une population, autant il faut le faire éclater aujourd’hui et voir bien plus grand que soi." écrivez-vous ici Madame Pelletier.
    Ce qui ne vous mérite de ma part que des remerciements...
    Ne voulons-nous pas d'un Québec ouvert sur le monde ?
    Ne voulons-nous pas d'un Québec respectueux des Droits de l'Homme ? En commençant avec les droits des Nations Autochtones, des femmes, des personnes en besoin d'accompagnement divers, comme en matière de santé, d'âge et d'autonomie ?
    Ne voulons-nous pas d'un Québec qui en matière d'environnement, pense et développe l'existence d'une collectivité humaine en lui donnant de voir plus loin que le bout de son nez ?
    Ne voulons-nous pas d'un Québec qui ouvre aux individus la possibilité d'entreprendre en termes économique et commercial, bien entendu, mais tout autant dans les sciences, les arts et l'aide à la personne ?
    Ne voulons-nous pas d'un Québec qui donne envie à ses enfants et adultes de parler, soigner et développer une langue et une culture aujourd'hui rendue séculaire en Amérique, malgré les vents et marées qui trop souvent s'y opposent ?
    Ne voulons-nous pas d'un Québec libre et républicain ?
    Alors oui, armons-nous de suite et sans attendre plus, d'un courage qui ne peut que souder nos actes dans une solidarité humaine infaillible, sans nous attarder sur la couleur des chaussettes des uns et des autres...
    "Que voulons-nous donc concrètement comme pays ?"
    Voilà à mon sens la seule question qui devrait valoir réponse non-seulement pour les candidats à la chefferie du PQ, mais pour n'importe qui avance son nom pour une représentation politique nationale.

    • Nicole D. Sévigny - Abonnée 1 juin 2016 11 h 53

      @ YC...Aviez-vous lu les commentaires de Jean Lapointe et Benoit Toupin...? alors voilà...(La France ayant un décalage horaire de 6 heures avec le Québec, de là, la remarque que je vous fais!)je disais donc,
      voilà la bonne analyse.

      Il faut parfois revenir au pays...!!! pour avoir "l'heure juste"!!

    • Yves Côté - Abonné 1 juin 2016 15 h 24

      Merci de me porter la contradiction, Madame Sévigny.
      Non, je ne les avais pas lu.
      Impossible de l'avoir fait, puisque le mien de commentaire a été "livré" à 9H00 du matin, heure de mon domicile... alors qu'à Montréal il était alors 3:00 du matin. Soit 4:30 avant le premier de ces deux commentaires.
      Ceci-dit, sur l'absolu de la bonne ou mauvaise analyse des choses, je ne vois pas comment mes propos vont à l'encontre de ceux des deux auteurs que vous mentionnez... Ils sont différents, mais certainement pas contraires à ceux-là.
      Sauf bien entendu, si vous interprétez à priori les propos de Madame Pelletier comme étant incapables de nous mettre sous le nez certains faits, faits troublants, dérangeants pour nous indépendantistes lorsqu'on refuse de réfléchir avec ouverture d'esprit à nos erreurs. Mais faits tout de même et si bien, qu'ils nous font collectivement tourner en rond en entretenant l'impression nuisible que nous serions par définition, déconnectés du reste du monde et de ses enjeux.
      Sauf aussi si nous refusons la nécessité que de montrer une dose de courage notable est dorénavant une donnée de base qu'il nous faut intégrer pour enfin nous donner un pays.
      Parce que les occasions manquées ne se rattrappent jamais, vous le savez sans doute aussi bien que moi.
      Toutes choses qui permettent donc de préciser le sens véritable de la rotation de la Terre et donc, de refuser toute invitation à mieux percevoir ce qu'est "l'heure juste", lorsque celle-ci ne s'accompagne pas d'une réflexion commune...
      Parce que si je suis d'accord avec la nécessité de "parfois revenir au pays", ce que je fais le plus souvent possible mais toujours selon mes très modestes moyens, je peux vous assurer que pour mieux percevoir la forêt touffue des difficultés auquelles nous sommes confrontés, il nuit rarement de s'éloigner significativement de l'arbre au pied duquel on a pu naître et avoir grandi.
      Je vous l'assure.

      Salutations et amitiés républicaines, Madame.

  • Sylvain Rivest - Inscrit 1 juin 2016 07 h 15

    Trudeau était une ordure et un imposteur tout comme harper

    Dire qu'ils ne publient plus madame payette mais vous... On tombe encore sur vos papiers fédéralistes.

    Notre projet de société se meurt parce que nous n'avons pas su être assez agressif envers l'ennemi. Les référendums c'est pour les gens naïfs car de l'autre côté on se fout du résultat.
    C'est par une guerre civile que nous obtiendrons notre liberté. Que ce soit Trudeau, Chretien, Harper, Mulcair, Charest, Couillard... Ce sont tous des ordures qui n'ont jamais eu l'intention de nous rendre notre liberté même en payant deux fois la rançon. Donc, il n'y a rien d'autre que le sang comme prix à payer. J'espère que la jeunesse saura faire renaître, un jour, un mouvement prêt à combattre pour leur liberté.

    Vous semblez dire que cette guerre n'a plus aucune raison d'être. Vous avez tord l'anglais est toujours ici et de plus en plus présent et nous somme toujours une vache à lait pour Ottawa.

    • Yves Côté - Abonné 1 juin 2016 08 h 36

      Monsieur Rivest, le vieil indépendantiste que je suis se demande deux choses : D'abord, il se demande si vous connaissez le sens et surtout, puisque vous en parlez, le sang inclus dans des mots comme "agressif", "ennemi", "naïfs", "guerre civile" ?
      Et ensuite, il se demande pour qui vous roulez vraiment ?
      Pourquoi ?
      Mais parce que pour aider les fédéraillistes à continuer de discréditer la lutte politique et culturelle des Québécois pour l'indépendance, on ne saurait mieux faire comme propos que les vôtres.
      J'attends votre réponse à ces deux questions avec impatience.

    • Pierre Desautels - Abonné 1 juin 2016 09 h 14

      @Sylvain Rivest

      "Il faut redonner des proportions héroïques au combat en incluant évidemment tout le monde, pas seulement les tricotés serrés, mais aussi en en faisant un projet d’envergure internationale."

      Et votre campement parmi les tricotés serrés, Monsieur Rivest, est justement une des causes du surplace du mouvement indépendantiste en éloignant les jeunes, entres autres, qui ne sentent pas à l'aise dans ces relents de l'époque du chanoine Groulx...

    • Jeanne M. Rodrigue - Abonnée 1 juin 2016 09 h 51

      M. Rivest.
      La "guerre civile" que vous évoquez n'est pas et ne sera jamais une option envisageable vers l'indépendance. Mêmes faiblards, voire même corruptibles, les seuls moyens d'accéder à la liberté sont sont dans les limites strictes de la démocratie.

      Notre démocratie au Québec est peut-être malade actuellement, mais elle est. À nous d'y voir.

    • Sylvain Rivest - Inscrit 1 juin 2016 12 h 01

      Le Québec est toujours dans le Canada parce que nous avons fait le tapis et ils se sont essuyés les pieds généreusement.
      D'autres société se serait soulevée pour moins que ça.
      Le beau risque on le paie encore.
      Vous êtes naïfs de croire qu'un référendum peut gagner.
      Ils ont l'argent, le vote éthique et dans le pire des cas, ils tricheront.
      Le dialogue n'a jamais marché avec le fédéral ça ne marchera jamais.

      Alors, je vous dit, il n'y aura jamais de liberté sans confrontation.

    • Sylvain Rivest - Inscrit 1 juin 2016 12 h 44

      N’allez pas croire que je fais l’apologie de la guerre et la violence. Mais notre adversaire n’a jamais lésiné sur les moyens. La violence, eux, ils connaissent ça. J’ai voté sur les deux référendums et aujourd’hui je ne m’attends à rien d’un référendum. S’il y avait une chance d’être gagnant ils s’arrangeraient pour le rendre invalide.

      Alors, si on veut parler de séparation il faut être prêt à s’imposer et à faire face à la musique. Mais je doute très fort que les québécois sont prêts à cela. Même la gauche est devenu fédéraliste alors comment voulez-vous imaginer vous libérer sans que le sang soit versé?

    • Yves Côté - Abonné 1 juin 2016 15 h 41

      Monsieur Rivest, de lire vos précisions, je perçois maintenant mieux le contour de vos propos.
      Ceci-dit, ce n'est pas pour autant que devant un adversaire qui triche politiquement, je proposerai la violence. Et cela, bien que je puisse comprendre et même resentir moi aussi l'exaspération...
      D'ailleurs, si j'avais été partisan de la violence, par mon âge, il y a longtemps que je serais passé à l'action. Ce qui d'ailleurs aurait été un des plus grands services à rendre à nos adversaires, pas à nos ennemis pour moi, parce que je ne souhaite sincèrement à personne de se présenter à moi en m'affirmant par ses actes qu'il l'est, parce que comme en 1970, le Canada ne demande qu'à remettre une couche de discrédit international sur notre aventure de liberté, mais pire : sur notre peuple lui-même, pour pouvoir affirmer la déchéance anti-démocratique de notre ambition. Et cela, justement comme argument final pour contrer une décision démocratique de nous qui permettrait à nos représentants d'annoncer la proclamation de notre République indépendante.
      Je vous prie de me croire, il vaut mieux concentrer ses énergies et ses forces, et je sais que nous en avons vous comme moi et nos pairs, à réfléchir ensemble, à agir pour convaincre les indécis et les inconscients à la nécessité de la liberté politique du Québec, plutôt que de les gaspiller à nous agiter en montrant le poing et les pieds à qui tardent à comprendre.
      A comprendre, ou à admettre, selon l'état d'esprit dans lequel il se trouve...

      Salutations républicaines, Monsieur.
      Et Vive le Québec libre !

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 3 juin 2016 07 h 03

      Règle élémentaire de prudence : Vérifier s'il y a des «soldats» qui suivent avant de prendre les armes. Un enragé ne fait pas le printemps.

      PL

  • Marcel (Fafouin) Blais - Abonné 1 juin 2016 07 h 25

    À la prochaine fois ?!?

    « Il faut redonner des proportions héroïques au combat en incluant évidemment tout le monde, pas seulement les tricotés serrés, mais aussi » (Francine Pelletier, Le Devoir)

    Bien que, de cette citation, le projet de pays soit en-corps présent dans la tête de plusieurs, on-dirait que, avec ou sans la course à la chefferie du PQ, le Québec est comme en-train de quitter le Québec, et qu’il lui est aussi difficile de repérer ce qu’il est en tant que nation, pourtant ?, fière de ses origines, de sa culture, de sa langue, de son devenir-avenir !

    À la prochaine fois ?!? - 1 juin 2016 -

  • Jean Lapointe - Abonné 1 juin 2016 07 h 32

    Désolé de vous décevoir madame.

    « René Lévesque et ses successeurs nous auront donné l’indépendance de corps et d’esprit, mais sans nous donner « le flag sur le hood ».(Francine Pelletier)

    Est-ce René Lévesque qui nous l'a donné l'indépendance d'esprit et de corps ou bien est-ce que ce ne sont pas plutôt les Québécois qui l'ont élu qui l'avaient déjà acquise cet esprit?

    C'est vrai qu' il ne nous a pas obtenu (et non pas donné) «le flag sur le hood» comme le disait si gentiment Jean Chrétien mais c'est regrettable parce que le travail entrepris au début des anéées 60 n'est pas terminé.

    Nous avons acquis une indépendance d'esprit et de corps mais nous n'avons malheureusement pas acquis notre indépendance politique nationale qui était la suite logique et normale de ce qui a été fait.

    Et c'est beaucoup à cause de gens comme Jean Chrétien et Francine Pelletier que nous n'avons pas réussi à obtenir ce qui nous est nécessaire et qui devrait nous revenir. Ils ont fait du blocage et continuent à en faire les gens comme eux. Ils restent accrochés au passé colonial.

    Mais quand je dis »nous», je ne pense pas uniquement aux descendants des Canadiens-français mais à tous les Québécois qui ont accepté de participer à l'entreprise de libération à laquelle a collaboré René Lévesque.

    Madame Pelletier, elle, est de la vieille époque. Elle est restée une simple observatricee de ce qui'il s'est passé au Québec. Elle y est restée étrangère. Elle n'a pas évolué dans ce domaine comme beaucoup d'entre nous l'ont fait.

    C'est regrettable mais c'est comme ça.

    Le combat n'est pas terminé madame. Désolé de vous décevoir.

    • Jeanne M. Rodrigue - Abonnée 1 juin 2016 10 h 02


      "Madame Pelletier, elle, est de la vieille époque. Elle est restée une simple observatrice de ce qu'il s'est passé au Québec. Elle y est restée étrangère. Elle n'a pas évolué dans ce domaine comme beaucoup d'entre nous l'ont fait". (Lapointe)

      Vous avez raison. C'est ce qu'il reste d'eux.

      Ce genre de journalisme est de la vieille école des trois colombes (Trudeau-Pelletier-Marchand), difficile de comprendre qu'on puisse tant tenir à une époque si funeste et infiniment dévastatrice pour l'ensemble des Québécois. À moins bien sûr qu'on y trouve son compte.

      Personnellement je trouve que le Devoir à bien changé depuis le départ de son ancien directeur.

      Pensons non seulement la "sortie" impromptue de Mme Payette mais également à celle de Mme Boileau! Comment expliquer ces départs pas ou très peu expliqués? Le Devoir à bien changé depuis le départ à la retraite de M. Descôteaux! Serait-ce un retour vers le passé, comme jadis du temps de Claude Ryan? Le Devoir essaie-t-il encore une fois de concurrencer La Presse dans son champs politique? Serait-ce plus qu'une simple question de rendement?

    • Nicole D. Sévigny - Abonnée 1 juin 2016 17 h 33

      @JMR Je me pose aussi ces mêmes questions...Comment se fait-il que la rédaction reste silencieuse sur ces questionnements légitimes du lecteur\abonné.? pour ceux et celles qui ne pensent pas comme la direction et\ou les ...grands amis\(ré-)actionnaires, le "silence" peut être parfois " très lourd de sens ou... de non-sens" .

  • Benoit Toupin - Abonné 1 juin 2016 08 h 00

    Le flag sur le hood

    Le pays est toujours souhaitable pour une raison bien simple; pourquoi continuer de donner 50 milliards au fédéral qui agit selon ses priorités? Ne serait-il pas justifier de choisir nous même, de façon cohérente, ce que nous pouvons et devons faire avec l'ensemble des ressources que nous mettons entre les mains de nos gouvernements.

    Ne me parler pas de la péréquation; celle-ci puise ses fonds dans les poches des contribuables et le Québec fourni 20% de ces argents pour toute la péréquation canadienne. Tant et si bien que le jour où le Québec recevra 4 milliards de péréquation, la totalité de cette somme proviendra des impôts québécois; bilan nul...

    Ne me parler pas du "plus beau pays du monde"; en matière sociale, le Québec a toujours devancé le Canada. Ce que la Canada fait de mieux, nous pouvons le faire aussi bien et mieux.

    Le regard extrêmement critique à l'égard du Parti Québécois me laisse toujours perplexe; comment peut-on être aussi brouillon lorsqu'il s'agit d'évaluer les autres formations politiques et si pointilleux lorsqu'il s'agit du PQ? Quelqu'un peut-il m'expliquer le phénomène?

    Le projet de pays est à revoir; c'est l'évidence même. Il reste beaucoup de travail de construction à faire tant sur le plan national qu'international; il faut laisser du temps et faire preuve de patience à l'égard des candidats de la présente course. Ils seront évalués à la pertinence du plan d'action qu'ils proposeront. Mais au moins ils travaillent et se préparent. On est loin du statuo béat des fédéralistes croupissant dans l'aisance.

    Le danger de toutes les formations politiques est le souci trop grand pour l'idéologie de droite comme de gauche et le marketing politique, lesquels donnent des politiques jetables d'un gouvernement à l'autre. Au contraire une gouvernance basée sur la participation, la science et la transparence donnent des réformes durables.

    Voilà le sens de ce qui est en jeu dans la présente course; à chaque candidat de jouer...

    • Christian Montmarquette - Abonné 1 juin 2016 10 h 57

      À Benoit Toupin.

      " Pourquoi continuer de donner 50 milliards au fédéral qui agit selon ses priorités?" - Benoit Toupin

      Selon les derniers chiffres appuyés par l'IRIS, le Québec reçoit 14 milliards de plus qu'il n'envoie au Canada. Alors que les libéraux ont littéralement massacré les services publics avec une simple coupure de 4 milliards en deux ans..

      - Que pensez-vous qu'il se passerait si le Québec disposait de 14 milliards de moins par année pour soutenir les services publics?

      Christian Montmarquette

      .

    • Raymond Labelle - Abonné 1 juin 2016 16 h 11

      M. Montmarquette, si possible, il serait intéressant si vous donniez le lien de cette recherche de l'IRIS, que je n'ai pas trouvé.

      Comme vous avez piqué ma curiosité, j'ai cherché et, ce faisant, j'ai trouvé un document fort intéressant sur le même sujet: https://jeanneemard.wordpress.com/

      Il faut descendre dans la page, ça n'est pas une erreur.

      La conclusion de l’auteur (qui suit une démonstration) m'apparaît sensée:

      "S’il est clair que le Québec a toujours reçu de l’administration fédérale plus qu’il n’a donné, il l’est tout autant que les dépenses fédérales y ont toujours moins favorisé le développement des entreprises et les achats de biens et services que dans les autres provinces. Il faut aussi tenir compte des dédoublements, mais leur ampleur est difficile à estimer et fait l’objet de controverses entre les indépendantistes et les fédéralistes. Cela dit, on peut voir qu’il existe des arguments valables à la fois chez ceux qui disent que le Québec perdrait de fortes sommes s’il se séparait du Canada que chez ceux qui prétendent le contraire.

      J’évite d’ailleurs toujours ce genre de débat quand on parle de l’indépendance. À partir du moment où presque tous s’entendent pour dire que l’économie québécoise est assez solide pour être viable, l’argument purement financier perd pour moi de l’intérêt. Reste-t-on dans un pays ou le quitte-t-on en raison d’avantages financiers au bout du compte bien discutables ?

      L’intérêt de l’indépendance se situe pour moi ailleurs. Il repose principalement sur le principe de l’autodétermination et de la protection d’une nation et de sa langue. Mais, cela aussi, c’est un autre débat…"

      Si je veux être un peu technique. Il est normal que le gouvernement fédéral dépense plus dans sa capitale, où se trouve sa fonction publique - ce qui est comptabilisé comme des dépenses faites en Ontario (bien qu'une partie de ces dépenses se fasse aussi au Québec (Gatineau).

    • Raymond Labelle - Abonné 1 juin 2016 16 h 39

      Félicitations pour votre honnêteté intellectuelle M. Toupin, qui se manifeste en partageant une étude qui est nuancée sur le sujet que vous abordez.

      L'étude d'Iris à laquelle vous renvoyez ne conclut pas que Québec perd au change avec le fédéral.

      Elle conclut ainsi:

      "(...) la question est beaucoup plus complexe et il est difficile de dire ce qu’il adviendra et si l’indépendance sera effectivement une option avantageuse.

      Bref, peut-on dire que le Québec est empêché par sa dépendance économique envers le fédéral de réaliser son indépendance? Non, rien ne permet de faire une telle affirmation. Cependant, savoir si elle sera avantageuse relève d’une question politique plus qu’économique."

      Ce qui se rapproche de la conclusion de l'autre étude que j'ai citée sur le même sujet.

    • Raymond Labelle - Abonné 1 juin 2016 21 h 40

      Le Québec ne va même pas au bout de ce qu’il peut faire dans sa juridiction actuelle pour épanouir et protéger la nation. La latitude que le Québec a aussi bien dans le choix de ses immigrants que dans la quantité qu’il peut recevoir n’est pas utilisée de façon maximale pour atteindre ces fins. En ce sens, les propositions de JFL sont intéressantes. On pourrait aussi faire tellement mieux pour intégrer les immigrants déjà ici – mieux reconnaître leurs compétences (discrimination outrancière et corporatiste des ordres professionnels, surtout les médecins), mieux et plus franciser. Forcer davantage la main aux entreprises pour ne pas exiger le bilinguisme lorsque pas nécessaire. On pourrait soit faire un tronc commun au Cégep, comme le propose JFL, ou appliquer la loi 101 aux Cégeps également. Toutes sortes de choses qui ne requièrent aucun amendement constitutionnel. Par exemple.

      Si les gouvernements du Québec, y compris ceux du PQ, n’ont pas fait ce qu’il fallait et pouvait être fait dans le cadre de notre juridiction actuelle pour atteindre ces fins, l’indépendance n’apparaît-elle pas prématurée?

      Supposons même qu’un gouvernement indépendantiste respecterait les droits des minorités et voudrait créer une citoyenneté civique, à part le fait que ça soit le fun être majoritaire, je ne vois pas de motif valable de faire l’indépendance.

      Toute l’action du PQ est orientée vers faire l’indépendance – c’est le seul but.

      Pour QS, le but est la justice sociale et l’indépendance est vue comme un moyen d’y arriver. Or, on peut avoir un gouvernement fédéral plus à gauche que le gouvernement québécois à un moment X, ou le contraire à un moment Y – cela est strictement conjoncturel.

      Pour quelle raison QS est-il donc indépendantiste? Pourquoi ne consacre-t-il pas toutes ses énergies à réaliser son programme intéressant, chiffré, crédible, qui ne requiert aucun amendement constitutionnel et peut se réaliser immédiatement?

    • Raymond Labelle - Abonné 2 juin 2016 05 h 38

      Quand on regarde ces études, ci-haut citées, et qu’on examine aussi le principe de la péréquation, il est incontestable que le but de la péréquation est de s’assurer que toutes les provinces disposent des mêmes moyens pour assurer les dépenses de nature sociale. Et que cette pratique atteint en grande partie ce but d’équité fiscale et de redistribution du revenu à l’échelle du Canada des riches vers les pauvres.

      Que certains soient prêts à la sacrifier pour le fun que l’ethnie canadienne-française soit majoritaire dans un pays souverain, je peux encore le concevoir, mais pourquoi QS, qui viserait principalement la justice sociale, en met-il l’application au Québec en péril en faisant la promotion de la souveraineté?

    • Christian Montmarquette - Abonné 2 juin 2016 06 h 31

      À Benoit Toupin,

      " Vous suggérez des données d'Iris; en voici." - Benoit Toupin

      1) Ce texte de Simon Tremblay-Pépin remonte à 2014 et suppose que le gouvernement du Québec couperait 13 milliards de subventions fédérales pour balancer son budget. Alors que c'est loin d'être dans les valeurs, mles habitudes et la culture politique d'un PQ largement néolibéral qui a toujours prôné le "business as usal" depuis René Lévesque de couper les vivre aux entreprises.

      2) Le texte de Jeanne Darwin appuyé par le même Simon Tremblay-Pépin mais deux ans plus tard soit en mai 2016, maintien que le Québec reçoit 14 milliards de plus qu'il n'envoie au Canada.

      Il faut croire qu'après une plus profonde analyse M. Tremblay-Pépin se soit finalement ravisé pour appuyer la thèse de Mme Darwin.

      Référence :

      " Le Québec reçoit-il plus qu’il ne donne au fédéral ?" - Jeanne Darwin, 21 mai 2016

    • Christian Montmarquette - Abonné 2 juin 2016 08 h 29

      À Raymond Labelle,

      Je vous invite à prendre contact avec moi sur Facebook.

      Je ne suis pas difficile à trouver, merci.

    • Christian Montmarquette - Abonné 2 juin 2016 09 h 15

      À Raymond Labelle,

      " Pourquoi QS, qui viserait principalement la justice sociale, en met-il l’application au Québec en péril en faisant la promotion de la souveraineté?" -Raymond Labelle

      Question pertinente.

      Réponse: Parce qu'il y a un monde de différence entre la gouvernance de gauche de Québec Solidaire et une gouvernance de droite du Parti québécois.

      QS reconnait le droit à l'autodétermination des peuples reconnu par l'ONU. Si le le peuple du Québec veut se séparer du Canada QS respecte donc ce droit fondamental.

      Le problème est donc un porblème de gouvernance et d'administration des deniers publics. Ce qui démontre selon moi, que seul un parti de gauche comme QS serait habileté à faire l'indépendance sans littéralement foutre les citoyens du Québec et les services publics dans le marasme.

      Puisque rien qu'en éliminant la pauvreté le Québec irait chercher plus de 8 milliards par années d'économies en services de santé + 10 milliards par année en gavage éhonté des banques et des corporations avec des deniers publics qui devraient servir au financement des services publics.

      Alors qu'il y a longtemps que le PQ aurait pu le faire, pourquoi donc le PQ le ferait-il davantage dans un Québec souverain? Aucune raison.

      Ce qui démontre que seul un parti de gauche dispose du programme et des valeurs nécessaires pour faire l'indépendance sans en faire pour autant pâtir le peuple.


      Christian Montmarquette

    • Raymond Labelle - Abonné 2 juin 2016 10 h 37

      Dans sa mise au point sur la question de savoir si le fédéral donne plus qu'il ne reçoit au Québec, M. Montmarquette réfère à ce texte:

      " Le Québec reçoit-il plus qu’il ne donne au fédéral ?" - Jeanne Darwin, 21 mai 2016

      Voici le lien qui y mène directement: https://jeanneemard.wordpress.com/2016/05/21/le-quebec-recoit-il-plus-quil-ne-donne-au-federal-2/

    • Benoit Toupin - Abonné 2 juin 2016 10 h 37

      Voici le lien concernant le document du 21 mai 2016.

      https://jeanneemard.wordpress.com/2016/05/21/le-quebec-recoit-il-plus-quil-ne-donne-au-federal-2/

      Il est en nuance et invite à la prudence en ce qui a trait aux conclusions que l'on pourrait tirer; rien de clair el limpide. Il ne suffit pas de prendre une phrase hors contexte, évitant de tenir compte des nuances pertinentes qui suivent. Mon texte original, ci-haut contient des approximations, je l'avoue; il semble que même les experts s'y perdent sur les chiffres. Il est vraiment dommage que la population ne puisse avoir l'heure juste et faire un bilan exact de la situation.

      Participer à un ensemble politique nécesite, il me semble, que l'on puisse en faire le bilan objectif. Pouvons-nous, au moins s'entendre là dessus.

    • Christian Montmarquette - Abonné 2 juin 2016 10 h 57

      À Benoit Toupin,

      " Voici le lien concernant le document du 21 mai 2016 (...) Il est en nuance et invite à la prudence en ce qui a trait aux conclusions que l'on pourrait tirer; rien de clair el limpide" - Benoit Toupin

      Tant qu'à référer au texte de Jeanne Darwin, voici le verbatim du point en question :

      " Le coefficient de corrélation demeure à -0,94 et l’estimation du gain du Québec en 2014 passe de 14 à 13 milliards $ (ou de 13,8 à 12,7 milliards $ selon mes calculs). On voit donc que, quelle que soit la méthode de calcul, il est clair que le Québec reçoit plus de l’administration fédérale qu’il ne lui en remet. En passant l’estimation de ce surplus par le ministre des Finances du Québec est à mi-chemin de mes deux estimations (13,3 milliards $)." - Jeanne Darwin, 21 mais 2016


      Il me semble que c'est clair comme nuance, non ?


      - CM

    • Raymond Labelle - Abonné 2 juin 2016 11 h 07

      À M. Toupin. Oui, ce texte du 21 mai conclut en nuances - j'ai reproduit sa conclusion ci-dessus. Mais, franchement, quand on regarde les faits bruts cités, on voit que le fédéral donne plus qu'il ne reçoit. 14G$.

      Les nuances de l'auteure portent sur des critères moins facilement décelables objectivement: dans quelle mesure les dédoublements permettraient-ils d'économiser? Dans quelle mesure un gouvernement québécois dépenserait-il de la même manière que le gouvernement fédéral? Toutes les nuances proviennent de ce genre d'impondérables.

      La conclusion du pondérable est claire. Et si vous voulez rester objectif, vous n'avez pas d'autre choix que de vous coller sur ce qui est plus pondérable.

      L'auteure présente les faits avec assez d'honnêteté intellectuelle pour qu'il soit possible de tirer ses propres conclusions.

      "Participer à un ensemble politique nécessite, il me semble, que l'on puisse en faire le bilan objectif." BT.

      En fait, le fardeau de la preuve repose davantage sur ceux qui proposent de quitter un ensemble politique déjà existant, il me semble.

    • Raymond Labelle - Abonné 2 juin 2016 11 h 26

      Allez, M. Toupin, la proportion des dépenses du fédéral au Québec est en proportion inférieure à sa population - c'est relativement objectif. Mais attention, ici, nous devrions savoir.

      - quel est l'impact de ces dépenses par rapport à celle des transferts. L'auteure parle dans sa conclusion comme si ceci et les autres impondérables venaient annuler cette énorme différence de 14G$ dans les dépenses et ne nous explique pas pourquoi "ça s'annule". La différence entre 19% et 23% des dépenses, ça fait combien? Et l'impact d'une dépense n'est pas le même que celui d'une subvention, d'une prestation ou d'un transfert au gouvernement provincial.

      - Dans sa conclusion, l'auteure mentionne que le Québec reçoit une proportion moindre que "toutes les autres provinces" des dépenses en biens et services mais dans son texte, on ne voit que la comparaison entre la population du Québec et la proportion des dépenses fédérales au Québec. Rien sur les autres provinces.

      - l'Ontario reçoit-elle une proportion plus grande que toutes les autres provinces à cause du fait que le gouvernement fédéral dépense davantage de biens et de services pour faire fonctionner sa fonction publique, qui est Ottawa, ce qui serait relativement normal ? C'est ce que je croirais intuitivement, mais ça mérite vérification chiffrée.

    • Raymond Labelle - Abonné 2 juin 2016 12 h 17

      À M. Toupin. Sur la question « le fédéral donne-t-il plus qu’il ne reçoit » », supposons que nous faisions la paix suite à notre guerre de chiffres en convenant que la réponse n’est pas claire. Un motif financier me semble petit et mesquin pour décider de quitter un ensemble politique (j’ai des soupçons pour la Catalogne).

      Les provinces qui ont longtemps payé de la péréquation et ont été riches longtemps (comme l’Alberta) ont manifesté sentir un malaise, mais le courant sécessionniste y était très minoritaire.

      Quitter avec comme motif que c’est plus payant ne m’apparaît pas comme une manifestation de ce qu’il y a de plus grand et de plus noble en politique. Et en plus, au Québec, certains invoquent ce prétexte alors que sa valeur de vérité est pour le moins… discutable.

    • Raymond Labelle - Abonné 2 juin 2016 13 h 58

      M. Montmarquette, je vais prendre un peu de temps à vous joindre, mais je le ferai. Un peu long pour toutes sortes de raisons, et une de celles-ci est que je boycotte Facebook.

      Votre réponse à la question sur la souveraineté dit à peu près: "nous ferons une indépendance de gauche" (vous avez été très clair, je ne répéterai pas tout), mais ça ne dit pas pourquoi faire l'indépendance. Je comprends pourquoi on vise la justice sociale.

      Quant à savoir si le Québec est visé par le droit des Nations Unis pour le droit à l'autodétermination, ça n'est pas si clair et ça serait ici une longue discussion mais, quoiqu'il en soit, même en supposant que ce droit s'applique au Québec, la question demeure: pourquoi le faire?

      L'existence du droit ne motive pas nécessairement par lui-même son exercice.

    • Christian Montmarquette - Abonné 2 juin 2016 15 h 03

      " Votre réponse à la question sur la souveraineté dit à peu près: "nous ferons une indépendance de gauche" - Raymond Labelle

      Ce n'est pas exactement ça; d'autant plus que c'est le peuple qui décidera de la manière dont l'indépendance se fera avec l'Assemblée constituante proposée par QS; tous les partis politiques étant mis à l'écart dans ce processus.

      Ce que je dis, c'est que quelque soit l'indépendance qu'on fera, seul un parti de gauche comme QS élu dans ce nouvel État serait en mesure de contrer efficacement une réduction aussi importante de 14 milliards transferts fédéraux par les moyens ci-hauts mentionnés.

    • Christian Montmarquette - Abonné 2 juin 2016 15 h 43

      " Même en supposant que ce droit s'applique au Québec, la question demeure: pourquoi le faire? " - Raymond Labelle

      Parce que même si les péquistes utilisent à tort et outranciièrement cet argument pour justifier leur impuissance et leurs politiques de droite. Il demeure que plusieurs éléments comme le code criminel, la loi de l'assurance emploi; la loi qui permet l'évasion fiscale de 30 milliards au Québec et de 170 milliards au Canada etc, pourraient être beaucoup plus à gauche et progressiste sont assujettis de la Constitution candienne.

    • Christian Montmarquette - Abonné 2 juin 2016 18 h 13

      À Benoit Toupin,

      Utiliser un lien partisan de Jean-François Lisée pour justifier que les chiffres disent n'importe quoi n'est pas votre meilleur coup du débat.

      Essayez au moins de trouver une référence neutre et crédible.

    • Raymond Labelle - Abonné 2 juin 2016 21 h 27

      "Il demeure que plusieurs éléments comme le code criminel, la loi de l'assurance emploi; la loi qui permet l'évasion fiscale de 30 milliards au Québec et de 170 milliards au Canada etc., pourraient être beaucoup plus à gauche et progressiste sont assujettis de la Constitution canadienne." CM.

      Et pour quelle raison les chances que ces lois soient amendées dans le bon sens seraient-elles plus grandes dans un Québec indépendant qui aurait rapatrié ces pouvoirs que par un gouvernement fédéral?

      Il doit bien exister aussi un courant au Canada anglais d'avis à modifier ces lois dans le bon sens, et il est permis de faire de la politique fédérale au Québec.

      Il n'y a pas plus de raisons d'être pour les paradis fiscaux ou une loi de l'assurance-emploi oppressive dans le ROC qu'au Québec.

      Je ne dis pas que ça serait le cas, mais juste pour illustrer (désolé d'être déprimant, mais c'est fictif) - un gouvernement fédéral libéral minoritaire à la merci du NPD, ou même un gouvernement du NPD (disons dans une perspective de 15 ans) pourrait faire mieux qu'une alternance avec des éléments comme le PQ ou le PLQ au Québec (en leur supposant le pouvoir de le faire). Ou pas. Conjonctures imprévisibles.

      Ceci dit, JFL propose de d'attaquer aux paradis fiscaux pour la fiscalité québécoise, laquelle n'est pas assujettie aux traités fédéraux avec les paradis fiscaux.

    • Raymond Labelle - Abonné 3 juin 2016 07 h 27

      Cette chaîne devenant longue, j'ai fait une intervention principale qui tente de faire une synthèse des points de vue QS-PQ-fédéraliste. Je vous y renvoie. Vers la fin de cette page (en tout cas, au 3 juin au matin...).